Je suçotte soigneusement le sirop de sureau.
Je tousse et il faut que cela cesse !
C'est pourquoi lorsque Cécille, lassée du son, me fit signe que sur la chaussée, à cinq cents mètre à la grosse louche, se situait la pharmacie, j'ai aussitôt chaussé mes sandales. Direction mon sauveur !
Mon sweat-shirt dissimulait mon haut vous souhaitant de "sweet dreams" - en anglais s'il vous plaît - de manière satisfaisante. Le pyjama passa inaperçu, ou la pharmacienne souriante eut la gentillesse de s'abstenir de le souligner.
Le sirop de sureau sous le bras, je rentrai Gus et Cécille.
Gus.
Je ne me souviens pas de la provenance de ce sobriquet mais je l'apprécie. Il sonnait bien. Cela nous rappelait notre enfance. Scotchés devant des dessins animés Disney tous les samedis, nous savourions l'insouciance sans le savoir. Une des souris de Cendrillon s'appellait Gus.
Ainsi, j'extirpe de la cuillère les derniers soupçons de sirop de sureau.