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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]

Auteur Sujet: Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]  (Lu 2107 fois)

Hors ligne Miromensil

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Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]
« le: 01 Février 2018 à 09:04:49 »
Deux mètres de toutes parts

Je me demande comment me souvenir. J'en suis là dans mes pérégrinations : devant moi un cul de sac formé par un entrelacs d'ISAI (Immeuble suivant un arbre incorporé) et, derrière moi, une kyrielle de mobilénius. Les contours nets des bâtiments qu'on dirait coupés dans le ciel, avec leurs fenêtres pas même renfoncées dans les murs, ne m'offrent aucune prise propice à l'escalade. La surface plane parcourue de branches et de feuilles en tous genres, modifiées dans leur essence pour qu'elles acquièrent la platitude  d'un meuble en bois, est sans pitié. Les mobilénius, d’apparence toute aussi calme que le quartier environnant, ne se montreront pas davantage cléments. Ce qu'ils sont fourbes. Ils attendent que j'aie fini de parloter avec moi-même. Ils ont tout leur temps ; le mien est fichu. J'ai oublié mon parapluie. Il aurait suffit que je l'ouvre, le renverse tête vers le sol, saute sur le parapet qui en couvre le fond et pose ma main sur la canne pour qu'il fuse vers le haut.

Dans mon dos, les mobilénius s'accrochent aux lampadaires ou aux bornes d'incendie. Ils se demandent ce que je vais faire. Aucune chance de pouvoir sonner à l'une ou l'autre porte qui me fait face : une règle ici bas dit que nul ne doit ouvrir aux inconnus. La peur qui règne depuis des décennies oblige quiconque à baisser le regard quand il voit quelqu'un en difficulté. Sans être du côté des mobilénius, personne ne m'ouvrira. Qu'ils me craignent – je fais pitié avec ma silhouette débraillée d'avoir tant couru. Cette ville m'attriste... l’apprentissage de l’ignorance a été lent mais certain. Le Conciliabule, avec sa volonté d'exécuter des politiques sociales de façon subreptice, a bien réussi à mettre en œuvre l'adage « Chauve qui peut ». Tant qu'il vous reste un cheveu sur la tête, préservez-le. Votre voisin en fera tout autant. Je m’égare. Du moins, j'aurais voulu. Les mobilénius tournoient lentement. D'après les journaux, le Conciliabule développe une méthode pour lire dans les pensées. On n'y est pas encore, je vis sans doute les derniers quarts d'heure des fuyards toujours en liberté sous leur caboche. Je décide de faire de même et m'assieds en tailleur devant leurs airs interdits. Eux et moi avons l'air d'une guerre à l'usure, mais ils n'en est rien ; ils ont gagné depuis le commencement de mon errance, et là tout de suite ils me laissent les quelques derniers mots avant ma fin. Dès qu'ils m'auront attrapé, je servirai de combustible aux Vaporeuses, d'immenses machines qui recréent de manière artificielle le cycle de l'eau mais à l'échelle urbaine. Elles engrangent toute la dynamique de la ville. Leur matériau pullule en profusion dans les rues : des types comme moi, rejetons de la surpopulation et qui ont eu le malheur de transgresser l'une de leurs règles démodées. Machines cannibales. Vu qu'il y a trop de gens, donnons les marginaux en pâture aux Vaporeuses. Dixit le Conciliabule. Il y a trop de monde ici bas, quid de là-haut ? Autant en faire le tour. On n'y pense pas. Mais je divague. Puis je toise les mobilénius assis à quelques mètres. Pas tant, en fait. Dommage. Je suis toujours là.

Ils ont la patience des forêts séculaires auxquelles l'humain a longtemps envié l'absence apparente d'émotions, l'endurance des organismes convaincus qu'ils arriveront à leurs fins en prenant leur temps. Rien ne les arrête, et je me dis qu'on a du leur enfoncer l'idée de missile dans le crâne. Je suis leur cible et sans sourciller, sans suer, avec des gestes calculés pour ne pas perdre d'énergie tout en restant diables efficaces, ils me prennent en chasse. J'aurai eu beau user de tous les artefacts bas de gamme à ma disposition – sucres pétillants qui stoppent tout mouvement de pensée, habits caméléons qui vous peinturlurent sur votre actuelle toile de fond, mantras qui vous incorporent à la fresque murale la plus proche, rien n'y a fait. J'ai suivi la piste des Et caetera, des courants d'air mus par la voix de la ville, pour me cacher. Ils m'ont toujours retrouvé après m'avoir fait croire qu'ils m'avaient oublié. Les mobilénius sont des hippocampes génétiquement modifiés. De taille humaine, leur corps translucide laisse entrevoir les organes fabriqués en plastique, polystyrène ou polyester. Ils incarnent en leur être les contradictions du Conciliabule, qui entendait promouvoir l'écologie à l'aide de substances disponibles facilement et en profusion. Les mobilénius évoluent en milieu urbain comme leurs ancêtres vivaient dans l'océan, en nageottant. Leur extrémité qui finit en boucles concentriques se spirale une énième fois autour du poignet de leur proie. Nous y voilà. Je sais ce qu'il va m'arriver, ils savent que je m'y prépare. Ils me laissent le temps. Nous nous faisons face. Une photographie sur fin de fuite.

Hélas pour moi, les fenêtres qui m'entourent demeurent hermétiquement closes. Je me demande pourquoi les feuilles des tilleuls et des sycomores – les ISAI qui m'entourent – m'attristent à ce point. A moins que ce soit mon contexte qui me saute enfin au nez, bien que je m'y sois résigné. A propos de l'unicité opaque du béton, je me dis que le Conciliable aurait tout aussi bien fait de construire des murs d'un gris traditionnel mais pourvus de motifs de feuilles. Au lieu de voir ces arbres emmurés et pouvant à peine respirer. La moindre écorce, fleur,... toute protubérance renfloue vers l'intérieur, donnant l'image d'un végétal encastré. Un peu comme moi, en fait, je me dis égoïstement. Je servirai bientôt à remplir une fissure d'un cycle artificiel et les engrenages aqueux perpétueront la gauche marche du monde.

Les mobilénius ne semblent décidément pas pressés. A croire que je n'aurais qu'à me lever, les frôler avant de m'en aller comme si de rien n'était. Mais tout est, hélas. Bien que factice, comme ces murs qui ont l'air de ne pas vivre mais qui grandissent les immeubles. J'arrive où je voulais en venir : comment me souvenir ?

Des mouettes. On dormait sur un clic-clac déplié devant une fenêtre dont on ne fermait pas les volets. On entendait les mouettes. Un musée dont l'objet de l'exposition temporaire était de narrer des histoires à partir de trois fois rien. D'antiques photos de la ville, quelques décennies plus tôt, accrochées au mur. Est-ce que j'invente. Aussi, il disait que ça sentait la mer – le musée était situé à quelques mètres. Je ne sentais rien. Des moules éventrées devant la porte d'entrée – les mouettes, encore ? Si je m'intitulais d'un ailleurs, je m’appellerais « Souvenirs de l'éternel présent », du nom d'une BD qui jonchait le sol. De la chambre, pas de la plage. Une voiture toute simple, « tant qu'elle roule, c'est le principal ». On ne se disait pas encore que l'odeur de l'essence ne nous manquerait pas. « J'ai l'habitude de dormir contre le mur », « Moi aussi ». Nos mots n'étaient pas inodores. J'ai si mauvaise mémoire, et je ne pourrai pas faire un parfum des sensations passées. Elles ne me survivront pas. Voyons... «  Tu as une démarche de lampe de chevet ! » La pluie. Du temps où on ne la commandait pas. Elle rehaussait les environs. Même les nôtres, ceux de la chambre. On ouvrait les fenêtres pour qu'il pleuve dedans. Les objets par terre s'en trouvaient couverts d'une couche de vernis. Une brume s'en élevait. Elle sentait cannelle, clous de girofle, fleur d'oranger et  cardamone. Toi, moi, on embaumait le thé vert. Venu d'où ? Des draps, sans doute. Sans aucun ailleurs. Dans la cuisine, la friture voilait chaque chose et m'empêchait d'y voir clair. Je puais la graisse de friture, tu ne le sentais pas. De ces années il me revient, à quelques mètres du point de non retour, en tête à tête avec les mobilénius, ce mélange d'air marin et de frites, de tisane et de boissons gazeuses, d'essence et d'huile d'amandes douces et de coco.

Les mobilénius se rapprochent lentement. Ils ne se doutent pas que je passe en revue la carte postale olfactive d'une période qui m'est chère. J'ai du mal à me résoudre que ces secondes sont vouées à n'avoir aucun impact, comme si elles se destinent à s'évanouir dans l'air sitôt perçues. Pour l'heure, ma peur masque tout. De ces arômes qui datent je ne les enfermerai dans aucun livre, aucune fiole. J'aurais aimé. Pour les envoyer par la poste, qui sait, à la personne avec qui je les ai partagés. Je me console en me disant que je finirai sous forme de vapeur d'eau. Peut-être que le Conciliabule n'a pas tort... les friandises sursucrées, la petite voiture, les saucisses, le gel douche, le liquide vaisselle. La mer. Ils s'évaporent pour qu'un nouveau présent se fiche et s'archive à leurs côtés, au fur et à mesure. Voilà, on me dira que je divague. Pour de bon. Deux mobilénius se détachent du groupe et enroulent leur torsade autour de mes poignets, m'élevant vers le sommet des ISAI. Maintenant que j'essaie de me remémorer du prénom de la personne avec qui je partageais cette chambre, pendu en air, il ne me revient que deux mots gris qui sentent la fumée : elle s'appelait Le Havre.
« Modifié: 14 Mars 2018 à 13:57:04 par Miromensil »

Hors ligne Rémi

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #1 le: 02 Février 2018 à 20:36:31 »
Plopiploup !

Citer
la lisseur d'un meuble en bois vernis,
sauf erreur de ma part, "lisseur" ne peut avoir le sens de "propriété d'être lisse"

Citer
une règle ici bas dit que nulle ne doit ouvrir aux inconnus.
pourquoi nulle au féminin ?

Citer
La peur qui règne depuis des décennies obligent quiconque à baisser le regard
oblige

Citer
Tant qu'il vous reste un cheveu sur la tête, préservez-le tant.
je comprends pas le sens du "tant" en fin de phrase
(et je capte pas le gag des chauves  :/)

Citer
Eux et moi avons l'air d'une guerre à l'usure,
avoir l'air d'une guerre ?

Citer
ils me laissent les derniers quelques mots
j'aurais dit "quelques derniers mots"

Citer
On y pense pas
on n'y

Citer
Puis je toise les mobilénius assis à quelques mètres. Pas tant, en fait. Dommage. Je suis toujours là.
je ne comprends pas le "dommage"

Citer
D'antiques photos de la ville, quelques décennies plus tôt, accrochées au mur. Est-ce que j'invente.
je comprends pas le "est-ce que j'invente" et ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de point d'interrogation

Citer
«  Tu as une démarche de lampe de chevet ! ».
pas de point après le !

Citer
ce mélange d'air marin et de frittes,
frites

Citer
J'ai du mal à me résoudre que ces secondes sont vouées à n'avoir aucun impact, comme si elles se destinent à s'évanouir dans l'air sitôt perçues.
destinaient (concordance, non ?)

Citer
De ces arômes qui datent je ne les enfermerai dans aucun livre, aucune fiole.
pourquoi le "de" en début de phrase ?

J'aime bien la fin. Mais j'ai eu du mal à rester concentré pendant la lecture, y a pas mal de trucs que je n'ai pas captés et y a aussi des constructions grammaticales qui m'ont perturbé :/
Cela dit, l'ambiance est lourde, originale.

Merci pour la lecture.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Ari

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #2 le: 03 Février 2018 à 10:36:34 »
Je pense que j'ai le même ressenti que Rémi. Il y a quelque chose de séduisant dans l'atmosphère, l'inventivité, les descriptions, l'amertume de la fin de ce texte. Mais les constructions syntaxiques étranges me perdent trop souvent pour pouvoir lire le texte avec fluidité. Ca vaudrait le coup d'être retravaillé pour être + facile à suivre pour le lecteur, toujours penser au regard de la personne qui découvre le texte.
~ Ari ~

Ashka

  • Invité
Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #3 le: 04 Février 2018 à 10:26:21 »
Hello !

J'ai beaucoup aimé les mobiliénus, j'ai trouvé ces créatures originales.
Je me suis perdue un peu, je te dis où :
Citer
mon parapluie. Il aurait suffit que je l'ouvre, le renverse tête vers le sol, saute sur le parapet qui en couvre le fond
à la relecture j'ai compris qu'il s'agissait d'un parapluie particulier, mais j'aurai aimé une chtouille d'explication quand même ;)
Citer
Chauve qui peut
:coeur: :D
Citer
Tant qu'il vous reste un cheveu sur la tête, préservez-le tant
le "tant" à la fin n'est pas en trop ?
Citer
les derniers quarts d'heure des fuyards toujours en liberté sous leur caboche
:coeur:
Citer
Je décide de faire de même et m'assieds en tailleur devant leurs airs interdit
j'ai du remonter en arrière dans la lecture pour saisir que les bestioles s'étaient arrêtées près de lui. Peut-être le glisser plus tôt ? et partir dans les réflexions après ? ce n'est sans doute que moi, hein. ;)
Citer
Il y a trop de monde ici bas, quid de là-haut ? Autant en faire le tour. On y pense pas. Mais je divague.
je me suis perdue à "autant en faire le tour", de quoiii de quiiiii  ?
Citer
je me dis qu'on a du leur enfoncer l'idée de missile dans le crâne
:-[ j'ai pas trop compris cette idée de missile ? par rapport à quoi ? au fait qu'ils ne lâche pas les fuyards ? une chtouille d'explication ?
Citer
Les mobilénius sont des hippocampes génétiquement modifiés. De taille humaine, leur corps translucide laisse entrevoir les organes fabriqués en plastique, polystyrène ou polyester.
:coeur:
 
Citer
Les mobilénius évoluent en milieu urbain comme leurs ancêtres vivaient dans l'océan, en nageottant. Leur extrémité qui finit en boucles concentriques se spirale une énième fois autour du poignet de leur proie
  :coeur:
Citer
La moindre écorce, fleur,... toute protubérance renfloue vers l'intérieur, donnant l'image d'un végétal encastré
ça aussi, j'aime cette vision !
Citer
  Tu as une démarche de lampe de chevet !
:D ;)
Citer
La pluie. Du temps où on ne la commandait pas.
:coeur:
Citer
Les objets par terre s'en trouvaient couverts d'une couche de vernis
oh! c'était une pluie spéciale ?
Citer
il ne me revient que deux mots gris qui sentent la fumée : elle s'appelait Le Havre.
oh, c'est troublant cette fin; je connais un peu Le Havre qui a été démolie pendant la guerre et bizarrement ton texte fait un peu écho à la ville avec ce que tu dis plus tôt "toute protubérance renfloue vers l'intérieur, donnant l'image d'un végétal encastré"
c'est étrange cette ville avec son architecture, je ne saurai te dire, mais tes mots m'ont rappelé l'église St joseph du Havre. bref, je m'égare complètement ! :D
J'aime bien aussi l'idée des Vaporeuses ! Et j'ai bien aimé aussi le passage sur les souvenirs. :coeur:

Lecture qui m'a bien plus en tout cas, j'aurai bien aimé que ton texte soit plus développé pour encore mieux m'immerger dedans.
Ah question: le titre : Deux mètres de toutes parts ? il fait référence à quoi ?
Merci beaucoup pour le partage ! :)





Milla

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #4 le: 04 Février 2018 à 14:32:55 »
Yop !

hmmm tu m'as perdue   :-[ J'ai eu beaucoup de mal à comprendre et à visualiser, notamment à cause des phrases qui s'arrêtent parfois alors qu'elles ne semblent pas finies :\? J'ai l'impression que c'est un style d'écriture volontaire, mais du coup ça n'a pas marché sur moi...
Un peu de mal à capter et apprécier l'histoire du coup... Des trouvailles pourtant, j'ai l'impression.
Et le titre, pas compris non plus  :-\

au plaisir

Milla

Hors ligne ZagZag

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #5 le: 04 Février 2018 à 15:07:38 »
Salut !

J'ai beaucoup aimé. C'est très bien écrit, l'univers est richement décrit et dépeint en assez peu de temps, félicitations. Le tout est très prenant, très palpable, on comprend vite ce qu'est ce Conciliabule, ces Vaporeuses (qui rappellent Huxley), ces mobilénius. Le tout est enrobé dans une imagerie un peu grisâtre, on sent tout le poids de la ville sur le personnage. J'en veux plus, du coup !

Merci pour ce texte !
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Hors ligne elodie janssens

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #6 le: 04 Février 2018 à 21:16:20 »
J ai bcp aimé. Qqes tournures alambiquees, mais c'est agreable de lire qqch de different. Et j aime me creuser les meninges pour visualiser ton texte. Une ecriture tarabiscottee pour un effet reussi sur moi aussi  ;) A+

Hors ligne Miromensil

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Re : [B6] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #7 le: 10 Février 2018 à 12:10:12 »
Oi,

Rémi
Merci, j'ai corrigé les fautes d'ortho. Pour le reste :

Citer
sauf erreur de ma part, "lisseur" ne peut avoir le sens de "propriété d'être lisse"
En effet, j'ai remplacé par "platitude", j'espère que c'est mieux (planeur, sinon...)

Citer
   Puis je toise les mobilénius assis à quelques mètres. Pas tant, en fait. Dommage. Je suis toujours là.
je ne comprends pas le "dommage"
Parce qu'il n'a pas de possibilité de s'échapper (cul de sac + vilaines créatures), donc l'échappatoire par la pensée est en quelque sorte sa seule issue... ça faut concrètement, ça ne l'avance pas trop, il est toujours là.

Citer
je comprends pas le "est-ce que j'invente" et ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de point d'interrogation
Parce qu'il est las et n'a plus le courage de se poser des questions, juste de les formuler mollement :P (non en vrai je sais pas trop, juste j'aime bien l'effet que ça rend)

Citer
J'aime bien la fin. Mais j'ai eu du mal à rester concentré pendant la lecture, y a pas mal de trucs que je n'ai pas captés et y a aussi des constructions grammaticales qui m'ont perturbé :/
Oui, je comprends pour les structures de phrases peu habituelles. J'ai voulu faire light pour ce texte mais faut croire que j'ai raté cet objectif uu En vrai c'est pas juste pour irriter la fibre grammaticale des gens qui lisent que je fais ça, mais parce qu'ils me semble que ces modifications syntaxiques rendent davatange compte du mental du narrateur (perte de repères parce qu'il est fichu, etc). Merci pour ta lecture en tout cas ^^

Ariane
Hum mais j'ai pas trop envie de le lisser, justement (dans la mesure où c'est un peu voulu)  :-[ Par exemple, dans l'énumération d'odeurs à un moment donné, je n'ai juste pas mis les déterminants, mais je pense quand même qu'on comprend que c'est la brume qui sent tout ça : "Une brume s'en élevait. Elle sentait cannelle, clous de girofle,..." si c'est bien à ce type de constructions syntaxiques que tu fais référence. Mais je comprends que l'étrangeté rebute. Merci pour ta lecture et ton impression ici !

Ashka
Citer
    mon parapluie. Il aurait suffit que je l'ouvre, le renverse tête vers le sol, saute sur le parapet qui en couvre le fond

à la relecture j'ai compris qu'il s'agissait d'un parapluie particulier, mais j'aurai aimé une chtouille d'explication quand même ;)
Oui, j'ai voulu mettre l'explication après le parapluie. Ca tient pas la route ?

Citer
le "tant" à la fin n'est pas en trop ?
si, modifié

Citer
j'ai du remonter en arrière dans la lecture pour saisir que les bestioles s'étaient arrêtées près de lui. Peut-être le glisser plus tôt ? et partir dans les réflexions après ? ce n'est sans doute que moi, hein. ;)
Ah c'est intéressant... j'ai cru que j'avais précisé qu'elles étaient à quelques mètres de lui, je vais vérifier

Citer
y a trop de monde ici bas, quid de là-haut ? Autant en faire le tour. On y pense pas. Mais je divague.

je me suis perdue à "autant en faire le tour", de quoiii de quiiiii  ?
Ah euh j'ai voulu tenter de faire un tour de passe-passe :mrgreen: le "en" se rapporte à "monde" : autant faire le tour du monde.

Citer
oh, c'est troublant cette fin; je connais un peu Le Havre qui a été démolie pendant la guerre et bizarrement ton texte fait un peu écho à la ville avec ce que tu dis plus tôt "toute protubérance renfloue vers l'intérieur, donnant l'image d'un végétal encastré"
c'est étrange cette ville avec son architecture, je ne saurai te dire, mais tes mots m'ont rappelé l'église St joseph du Havre. bref, je m'égare complètement ! :D
Ooooh quelqu'un qui est passé par là  :coeur: Oui tout à fait, j'ai pensé à cette ville en écrivant. T'as tout pil poil bien vu :P Elle est chouette, cette ville. L'église St Joseph, on dirait un phare.

Citer
Ah question: le titre : Deux mètres de toutes parts ? il fait référence à quoi ?
Qu'il est encerclé, je crois. Il y a un mur à sa gauche, à sa droite, dans son dos et, en face de lui, les mobilénius. Puis j'aime bien mettre des référénces chiffrées/quantitatives un peu partout, me suis-je rendue compte (servent à rien en soi). Le titre est venu un peu comme ça uu

Merci pour ton passage ! Contente que tu aies vu ma tentative d'humour à 2 balles hihi

Milla
Han zut, j'ai perdu Milla u.u Millaaa tu m'entends ? Oui les phrases pas finies, c'est pour tenter de.. faire ressentir quelqu'un qui pense. Genre les phrases se finissent pas toujours ou alors y a un morceau qui tombe dans l'inconscient, crois-je. D'où les difficultés à se représenter, chez lui c'est evanescent (stress, peur, etc). Pour le titre, j'ai tenté une explication ci-dessus. Sorry que tu sois passée à côté !

Zagreos
*trouve Zag en chemin* cool, tu ne t'es pas perdu ! Pas grand chose à dire, si ce n'est que ça me fait plaisir. Merci !

elodie
Merci à toi aussi ^^





Ashka

  • Invité
Re : [BT hiver 2017-2018] Deux mètres de toutes parts
« Réponse #8 le: 10 Février 2018 à 13:39:36 »
re coucou ! ;)

Citer
Citer
Citer
mon parapluie. Il aurait suffit que je l'ouvre, le renverse tête vers le sol, saute sur le parapet qui en couvre le fond
à la relecture j'ai compris qu'il s'agissait d'un parapluie particulier, mais j'aurai aimé une chtouille d'explication quand même ;)
Oui, j'ai voulu mettre l'explication après le parapluie. Ca tient pas la route ?
pour moi parapet c'est un gros truc urbain, alors dans le parapluie, j'ai buggé, mais tu peux quand même le garder si, (ce n'est qu'une suggestion, hein, si ça ne gêne personne d'autre, ne change pas ! ::)), tu rajoutes peut-être "saute sur le petit parapet", par exemple ?
Citer
j'ai cru que j'avais précisé qu'elles étaient à quelques mètres de lui, je vais vérifier
en fait quand on part dans les réflexions et qu'on raccroche à la suite plus loin, des fois il arrive que je me perde, mais si personne n'a relevé ça, ne fait pas attention. ;)
Citer
Ah euh j'ai voulu tenter de faire un tour de passe-passe :mrgreen: le "en" se rapporte à "monde" : autant faire le tour du monde.
ok ! :D ;)
Citer
L'église St Joseph, on dirait un phare.
:coeur: oui, et l'intérieur avec tous ces petits vitraux, ça donne une sensation extraordinaire d'intimité et de chaleur alors que c'est un bâtiment moderne. ça m'a beaucoup marqué.

La lecture de ton texte m'a plu. C'était original ça sort des sentiers battus et les hippocampes, ils me restent encore dans la tête. ;)

Léilwën

  • Invité
Re : Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]
« Réponse #9 le: 12 Février 2018 à 14:36:24 »
Waoh, ton texte est... déconcertant... on est aussi paumé que le narrateur dans ses idées !  :D
L'ambiance est chouette ! Ça m'a fait penser un peu au film Matrix  :coeur:

Au fil du texte :
Citer
d'un meuble en bois
, est sans pitié.
=> retour à la ligne involontaire ?

Citer
Les mobilénius, d’apparence tout aussi calme
=> "tout aussi calmes" ou "toute aussi calme", non ?

Citer
clément
=> +s

Citer
Ils attendent que j'ai fini
=> aieE ?

Citer
«  Chauve qui peut »
=> un espace en trop après le 1er guillemet et :D

Citer
qu'ils arriveront à leur fins
=> leurS

Citer
clic clac
=> tiret

Citer
Pour les envoyer par la poste, qui sait, à la personne avec qui je les ai partagés.
=>  :coeur:

J'ai bien aimé ta description aussi, le narrateur qui essaye de s'immerger dans ses souvenirs une dernière fois...

A une prochaine ! :)


Hors ligne Loïc

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Re : Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]
« Réponse #10 le: 13 Février 2018 à 23:04:05 »
Plop Miro

Citer
Les contours nets des bâtiments, qu'on dirait coupés dans le ciel, avec leurs fenêtres pas même renfoncées dans les murs, ne m'offrent aucune prise propice à l'escalade.

La première virgule me semble à supprimer.

Citer
el, avec leurs fenêtres pas même renfoncées dans les murs, ne m'offrent aucune prise propice à l'escalade. La surface plane parcourue de branches et de feuilles en tous genres, modifiées dans leur essence pour qu'elles acquièrent la platitude  d'un meuble en bois
, est sans pitié. Les mobilénius, d’apparence tout aussi calme que le quartier environnant, ne se montreront pas davantage clément. Ce

Souci de typo ?
Aussi : cléments

Citer
l’apprentissage de l’ignorance a été lent mais certain.

de l'ignorance ou de l'indifférence ?

Citer
On y est pas encore

n'y

Citer
Eux et moi avons l'air d'une guerre à l'usure,

Je comprends pas ce que ça veut dire

Citer
ils ont gagné depuis le commencement de mon errance

Pas convaincu par commencement, c'pas très fluide

Citer
rejetons de la surpopulation et ayant eu le malheur de transgresser l'une de leurs règles démodées.

qui ont plutôt qu'ayant ?

Citer
l'absence apparent d'émotions,

apparente

J'aime beaucoup le passage avec les mouettes et le musée. Il a une vraie ambiance super intéressante.

Citer
De ces arômes qui datent je ne les enfermerai dans aucun livre, aucune fiole.

Je comprends pas cette phrase

Super conclusion.
Bon j'ai adoré. Quelques petites maladresses, repérées ou pas, mais la langueur, la tristesse du texte rendent bien et la conclusion arrive toute seule.
Merci pour la lecture.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Miromensil

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Re : Deux mètres de toutes parts [BT hiver 2017-2018]
« Réponse #11 le: 14 Mars 2018 à 14:04:24 »
Ashka o/
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pour moi parapet c'est un gros truc urbain, alors dans le parapluie, j'ai buggé, mais tu peux quand même le garder si, (ce n'est qu'une suggestion, hein, si ça ne gêne personne d'autre, ne change pas ! ), tu rajoutes peut-être "saute sur le petit parapet", par exemple ?
Ah mais oui mais non, un parapet c’est « Mur à hauteur d'appui, élevé sur le bord d'une terrasse, sur les côtés d'un pont, le long d'un quai. Synon. garde-fou ». Du coup c’est pas ça du tout, en effet ! Faut que je trouve le bon mot. Je veux dire que quand on monte dans la parapluie, y a une sorte de sol, on peut tenir dedans.

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oui, et l'intérieur avec tous ces petits vitraux, ça donne une sensation extraordinaire d'intimité et de chaleur alors que c'est un bâtiment moderne. ça m'a beaucoup marqué.
Oui, tout pareil !

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La lecture de ton texte m'a plu. C'était original ça sort des sentiers battus et les hippocampes, ils me restent encore dans la tête.
Encore merci d’être passée ^^

Léilwën o/
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Waoh, ton texte est... déconcertant... on est aussi paumé que le narrateur dans ses idées ! 
Tellement qu’en parallèle du BT, je l’avais envoyé au concours du forum des Jeunes Ecrivains. Les textes sont postés anonymement, personne ne me connait là-bas. J’avais déjà gagné ce concours 2x. Là, avec ce texte, j’ai fini bonne dernière :mrgreen: Donc je pense que le sentiment de déconcertation en a découragé plus d’un.

Merci pour toutes les fautes, je les ai corrigées.

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J'ai bien aimé ta description aussi, le narrateur qui essaye de s'immerger dans ses souvenirs une dernière fois…
Oui, c’était le but. Contente qu’on ait compris au moins ça ^^

Loïc o/

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La première virgule me semble à supprimer.
En effet, c’est supprimé

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Souci de typo ?
Aussi : cléments
Yep, modifiés

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Pas convaincu par commencement, c'pas très fluide
De fait… je vais y réfléchir

(j'ai corrigé le reste)

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Eux et moi avons l'air d'une guerre à l'usure,

Je comprends pas ce que ça veut dire

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De ces arômes qui datent je ne les enfermerai dans aucun livre, aucune fiole.

Je comprends pas cette phrase

Ok, je vois le genre de phrases qui déroutent.

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Bon j'ai adoré. Quelques petites maladresses, repérées ou pas, mais la langueur, la tristesse du texte rendent bien et la conclusion arrive toute seule.
Merci <3 J’avais effectivement voulu créer une ambiance.

 


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