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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]

Auteur Sujet: Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]  (Lu 4080 fois)

Léilwën

  • Invité
C’était un après-midi de deuil. Un après-midi de fin d’hiver… ou de début de printemps… Enfin, bref ! C’était peu de temps après que mon lapin roux ne soit mort.
Il avait décidé de mourir comme ça, dans sa prime jeunesse ; comme on décide d’aller pisser dans la litière du chat.
Et moi, en bonne elfe (ou plutôt : demi-elfe) hypersensible et au cœur glutineux, je pleurais… presque sans arrêt. Bon, d’accord : je m’arrêtais un peu pour respirer, histoire de ne pas mourir de chagrin.
Il me restait bien deux chats à fouetter, mais bon, pour une elfe aux lapins roux, un lapin roux, c’est sacré. Feu mon lapin roux ; la roue tourne, mon lapin de feu.
Honnêtement, j’oscillais entre l’organisation de funérailles nationales ou la composition d’un Requiem. Il fallait au moins ça.

J’étais donc là, en fontaine vivante dans mon apothicairerie : « pourquoi t’es mort Lapin ? Qu’est-ce qui t’a pris mon Pipinou ? Qu’est-ce que je vais faire sans toi Pinpin ? [insérez ici moult questions débiles contenant au moins un surnom tout aussi débile se référant à un lapin domestique] ? Clochette avait bien raison… »
L’avantage (ou pas) de l’antenne de demi-elfe, c’est que quoi que vous pensiez ou disiez, « on » vous entend… et vice et versa.
Clochette m’apparut tout de go :
« Ben alors Léil (depuis quand était-elle devenue si familière ?!), qu’est-ce qu’il se passe ? Tu nous floodes tellement d’inepties sur les ondes qu’on ne s’entend même plus penser ! Beh t’inquiètes pas, va, t’en auras d’autres des lapins ! »
Elle se décomposa devant le concerto pour mouchoirs en « snif » majeur provoqué par sa tirade.
« Mais enfin, arrête ! Tu crois que ça lui ferait plaisir à Pipinou Chouchounet de te voir dans un état pareil ? C’est plus possible, faut qu’on te change les idées ! »
Un éclair de génie traversa son regard :
« Mais oui ! J’y suis ! Wënwën ? (je n’étais pas tout à fait sûre d’apprécier toutes ces familiarités) Ça fait combien de temps que tu n’as plus mis les pieds dans la forêt ?
– Je ne sais plus… reniflai-je. J’évite la forêt depuis quelques mois… c’était l’hiver, le vent transportait les sanglots d’une amazone et le ruisseau accompagnait de ses sacs et ressacs. J’attendais l’accalmie… répondis-je, penaude.
– Mouuuaiiis… Ça fait vraiment des lustres alors parce que ton amazone là, elle a fini par se calmer : finis les cris du vent et les débordements du ruisseau !
– Ah bon ? répondis-je, ragaillardie. On va la voir alors ?
– Sérieux ? Wën ? Je suis pas sûre que ce soit l’idée du siècle… C’t’amazone-là, faut s’la farcir quand même. NON ! faut que j’te présente quelqu’un de plus fun… Tu connais Merlin ?
– Merlin… ? Merlin l’enchanteur ?
– Non ! Merlin Pinpin… »
Un éclair de frayeur traversa son regard – décidément, c’était la tempête dans son regard…
« Oups… J’ai rien dit ! lança-t-elle avec son plus beau sourire. Ben oui, Merlin l’enchanteur, qui d’autre ? C’est le vieux schnoque le plus déjanté que je connaisse, avec ses gnutins, bien sûr !
– Pardon ? C’est quoi des gnutins ?
– Bon, attends, je nous téléporte parce que sinon on va mettre trois plombes et il faut agir vite ! J’en ai ras les bouclettes de la friture mélancolique sur les ondes ! »
En trois claquements de doigts, la question était réglée : nous étions dans la forêt.

***

Et vous n’allez pas me croire, mais je vous jure que c’est vrai, je me suis retrouvée nez à nez avec les sosies du Père Fouras, de Passe-Partout, de Passe-Temps – et d’un autre, que je ne connaissais pas.
Copier-coller. les mêmes qu’à la télé (enfin, je crois), mais en vrai (enfin, je crois).
C’est Clochette qui rompit le silence :
« Salut Merlin ! Dis, si t’as cinq minutes tu pourrais pas raconter tes aventures à Dame Léilwën ici présente ?
– Oh, Dame Léilwën, saperlipopette !  C’est bien vous que les affres du tourment poussent à saturer nos ondes de mélopées funèbres ? Oh… excusez-moi ! L’âge, les changements d’époque, tout ça… Je m’égare : c’est toi qui braille sur nos ondes ? Clochette, c’est bien comme ça que vous dites, vous,  les jeunes d’asteur ?
– Oui, Merlin, t’inquiètes, ça le fait ! En plus, Léil, elle est un peu vieille dans sa tête, du coup si tu lui parles comme au Moyen-Âge, ça lui fera sûrement plaisir ! Bon, et ben je sens que vous allez bien vous entendre tous les deux ! J’vous laisse, je retourne voir les Garçons Perdus et mon Crochet ! »
J’étais restée yeux écarquillés et bouche bée tout ce temps. Je me souvins tout à coup primo qu'il ne fallait pas oublier de respirer et deuzio que Merlin m’avait posé une question.
« Bonjour Merlin, heureuse de vous rencontrer enfin… et… oui, c’est moi que vous entendez pleurer un peu trop souvent ces derniers temps. J’en suis navrée.
– Par la corne de ma licorne ! C’est bien vrai que tu ne parles pas comme les djeuns… Te serais-tu trompée d’époque ?
– C’est possible ça ?
– Ah oui, c’est vrai, tu es encore trop humaine pour ça. Tu n’as pas pu choisir… Toutes mes condoléances… À juste titre !
– Pardon Merlin, mais il faut que je vous pose une question saugrenue : savez-vous que vous avez l’apparence et la voix d’un personnage de télévision ? »
Merlin et ses trois acolytes éclatèrent de rire.
« Oui, oui, chère enfant, c’est tout à fait normal. Enfin, c’est l’une de mes nombreuses histoires abracadabrantes – l’immortalité n’aide pas… Oh, pardonne-moi, j’ai oublié de te présenter mes trois compères gnutins ici présents : Passe-Partout et son jumeau Passe-Par-Trou, et Passe-Temps. »
Les 3 gnutins me tirèrent une révérence avec un sourire espiègle.
Trop de questions se bousculaient dans ma tête. J’en oubliais mon chagrin !
« Merlin, je ne sais plus par où commencer ! Quelle est l’origine de votre ressemblance avec le père Fouras ? Que sont des « gnutins » ? Que faites-vous ici, dans cette forêt ? Avez-vous vraiment connu Arthur ? Et Morgane ? Et...
– On se calme petite elfe ! On se calme, me coupa Merlin. Tu m’as l’air très sympathique, je vais donc prendre le temps d’élucider quelques-uns de mes mystères. Mais auparavant, tâche de me tutoyer ! L’époque n’est plus aux ronds de jambe stériles et austères ! Faut évoluer ! Vivre avec son temps !
– D’accord, si vous… euh… tu veux !
– Ça roule ma poule ! Héhé ! L’histoire de Fort Boyard est très simple : les créateurs du jeu, ces enfoirés de mes deux, m’avaient recruté, en 1990 ; ben oui quoi, en tant qu’Immortel, je m’adapte ! Je ne vais pas passer l’éternité reclus dans la forêt à manger des racines et à boire au ruisseau ! De la modernité, bordel ! Pardon, je digresse… Je disais donc que, soucieux de mon intégration temporelle à cette époque formidable, j’avais choisi de passer par le monde du travail. Je confirme : il faut mentir sur son CV. Ces trois andouilles de producteurs m’avaient donc recruté, et je leur avais présenté mes amis les gnutins. Ils semblaient grave emballés, même s’ils avaient exclu Passe-Par-Trou pour des raisons qui m’échappent encore. Toujours est-il que mon immortalité, sur laquelle j’avais été très franc, leur posait souci : on allait voir que je ne vieillissais pas, ça allait faire polémique, les humains n'étaient pas prêts, etc. Je te le dis moi, c’étaient des arguments en carton ! Bien sûr que les humains sont trop bêtes pour remarquer qu'un vieillard ne vieillit plus !
« Quoi qu’il en soit, ils m’ont dit : « On te rappelle ! Non, non, pas besoin de te donner nos numéros, on t’appelle bientôt ! » J’aurais dû flairer l’entourloupe à ce moment-là. J’te jure… Y’a bien que les humains pour s’avérer être de si fieffés bonimenteurs… Oh, pardon ! je m’égare : de si illustres connards ! Au lieu de cela, ils ont choisi de faire porter un masque – très ressemblant, je dois dire – à un péquenot interchangeable et de recruter deux nains usurpant l’identité de mes fidèles compagnons. Ils ne se sont pas encombrés de masques pour eux, tous les nains se ressemblent, c’est bien connu !
« Voilà la véritable histoire de "Fort Boyard" ! »
– Mais c’est honteux, m’emportais-je ! Tu n’as pas porté plainte ?
– Dans quel but ? J’ai l’éternité devant moi : il y aura bien une époque où les Invisibles et les Immortels ne feront plus peur aux Hommes. Je n’ai qu’à attendre !
– Soit… Mais au fait, que sont des gnutins ? Pourquoi n’en ai-je jamais entendu parler ?
– Ah, mes p’tits gnutins… Tu n’en as jamais ouï dire parce qu’il n’y en a que 3 dans toutes les dimensions existantes et qu'ils se trouvent devant tes yeux. Ils sont une anomalie issue du croisement entre un lutin et une gnome : ces deux "espèces" sont normalement incompatibles, mais va savoir pourquoi, avec ce couple-là, la mayonnaise a pris, si tu me permets l’expression ! Et puis devant la myriade d’Invisibles existant, qui prendrait le temps de mentionner une "espèce" éphémère qui s’éteindra en même temps que ses trois représentants ? On en a vu d’autres…
– Mais, quels sont leurs attributs ? Leurs fonctions ? Ont-ils des pouvoirs ?
– Ah… là se situe le drame : mes gnutins ne servent à rien ! Pas qu’ils ne sachent rien faire : Passe-Partout passe son temps à fureter partout, Passe-Par-Trou passe son temps à explorer les trous et Passe-Temps passe son temps à perdre son temps… mais c’est tout ! Ils ne sont même pas doués de parole ! Tu te rends compte ?
– D’accord… répondis-je, curieuse. Et Arthur ? Et Morgane ?
– Oh là ! Doucement, j’ai dit que je lèverai le voile sur QUELQUES-UNS de mes mystères... Pour le reste, il faudra repasser ! Et puis, tu n’avais pas un lapin à pleurer, toi ? »

Je fus saisie. Je ne comprenais pourquoi il me ramenait si brutalement à ma peine.
« Mais pourquoi es-tu aussi méchant ? balbutiai-je, les larmes aux yeux.
– Je serais bien tenté de te répondre « PARCE QUE » en référence à une publicité de ton enfance – t’as vu, papi Merlin s’adapte merveilleusement bien à toutes les époques… JE ME KIFFE ! mais la vérité est plus douce : retourne-toi, je pense qu’un lapin a décidé de devenir ton animal-totem, me répondit-il dans un sourire bienveillant.
« Oh, j’en oublie mes civilités : ce fut un plaisir gente Damoiselle, et j’aspire à de futures retrouvailles… Roh, zut, je me suis encore décalé : salut ! c’était cool ! On se capte bientôt ? finit-il en secouant l’auriculaire et le pouce de sa main droite. »
Il se volatilisa quasi-instantanément avec ses gnutins, me laissant seule dans la forêt.
Je me retournai alors, l’appréhension au ventre : avais-je bien compris son histoire d’animal-totem ?

Ce sont d’autres larmes qui humectèrent mes yeux : des larmes de joie. Effectivement, mon lapinou était là. Enfin... là… En regardant dans les 3 premières dimensions, il n’y avait rien. Mais en regardant au-delà, je voyais mon petit lapin (qui avait tout de même pris une sacrée envergure en accédant au rang de totem !) s’approcher de moi, avant de frotter son museau contre ma joue – comme à son habitude.


Il est des jours comme ceux-là où l’inattendu renverse nos peines et nous baigne de douceur.
« Modifié: 30 juin 2019 à 16:13:43 par Léilwën »

Hors ligne Karinet

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    • kelyone, un autre univers
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #1 le: 31 janvier 2018 à 11:12:56 »
Merlin cherchant à se faire embaucher à Fort-Boyard, il fallait y penser! Et j'ai bien aimé ses efforts linguistiques.
J'aime beaucoup cette interconnexion du réel et de l'imaginaire (sans vouloir vexer l'elfe qui a écrit ce texte, bien sûr  :)).
Bravo aussi pour le nombre de surnoms trouvés pour le lapin: c'est impressionnant!
Bref, j'ai passé un bon moment. Merci beaucoup pour ce joli texte!
"L’usine avec son fracas s’évanouissait. J’étais heureux…. J’écrivais." (Maurice Leblanc)

http://kelyoneunautreunivers.e-monsite.com/

Hors ligne Oli_Martian

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  • Messages: 93
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #2 le: 31 janvier 2018 à 13:35:53 »
Sacrée Léilwën, ton histoire boyardesque m'a bien fait marrer !  ;D
J'aime cet humour déjanté, ces dialogues aux petits oignons, ces réparties qui fusent ! On rigole du début à la fin, sans temps mort, et sans mettre s'en rendre compte on se retrouve de bonne humeur pour le reste de la journée !
Allez, pour le peine, un petit relevé de mes moments préférés :
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feu mon lapin roux ; la roue tourne, mon lapin de feu…
Brillant ! :)
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Elle se décomposa devant le concerto pour mouchoirs en « snif » majeur provoqué par sa tirade.
Mdr  ;D
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Non ! Merlin Pinpin… »
Tu as osé !  :-[
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J’en ai ras les bouclettes de la friture mélancolique sur les ondes !
Génial !
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En plus, Léil, elle est un peu vieille dans sa tête, du coup si tu lui parles comme au Moyen-Âge, ça lui fera sûrement plaisir !
;D ;D
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– Ça roule ma poule ! Héhé ! L’histoire de Fort Boyard est très simple : les créateurs du jeu, ces enfoirés de mes deux, m’avaient recruté, en 1990 ; ben oui quoi, en tant qu’Immortel, je m’adapte ! je ne vais pas passer l’éternité reclus dans la forêt à manger des racines et à boire au ruisseau ! de la modernité, bordel ! Pardon, je digresse… je disais donc que, soucieux de mon intégration temporelle à cette époque formidable, j’avais choisi de passer par le monde du travail. Je confirme : il faut mentir sur son CV. Ces trois andouilles de producteurs m’avaient donc recruté, et je leur avais présenté mes amis les gnutins. Ils semblaient grave emballés, même s’ils avaient exclu Passe-Par-Trou pour des raisons qui m’échappent encore… Toujours est-il que mon immortalité, sur laquelle j’avais été très franc, leur posait souci : on allait voir que je ne vieillissais pas, ça allait faire polémique, les humains n'étaient pas prêts, etc… Je te le dis moi, c’étaient des arguments en carton ! Bien sûr que les humains sont trop bêtes pour s’arrêter à ça !
J'adore cette tirade !
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...et Passe-Temps passe son temps à perdre son temps…
J'en connais qui sont payés pour faire ça  :)
Voilà, super texte, grosse rigolade, bravo !

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 564
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #3 le: 01 février 2018 à 21:47:28 »
Quoi ?! Je suis passée à côté de ton nouveau texte ?! C'est inacceptable, ça ! Je m'empresse de rattraper cette erreur.


Au fil de la lecture :


... Rien de spécial ! Juste n'oublie pas de mettre des majuscules après tous les points, dans ton dialogue, je ne sais pas pourquoi, tu en oublies plusieurs...


Au total :


J'ai moins aimé ce texte que les autres à cause du côté "télé", "parler djeuns" etc etc. Il m'a semblé moins "doux" que les autres. Par contre l'histoire est amusante et on est toujours heureux de suivre Léilwën. J'aime bien la "friture sur les ondes", j'aime bien beaucoup de tes formulations brillantes qui ont été soulignées par tes autres lecteurs.

ET j'ai adoré la fin  :coeur: . Je ne m'attendais pas à ce que le sujet du lapin revienne en conclusion et c'est vraiment beau et bien trouvé ; le petit geste du museau... Et puis cette dernière phrase très belle : "Il est des jours comme ceux-là où l’inattendu renverse nos peines et nous baigne de douceur."

 :coeur:
« Modifié: 15 février 2018 à 21:44:53 par Ariane »
~ Ari ~

Léilwën

  • Invité
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #4 le: 01 février 2018 à 22:41:35 »
Merci à vous tous pour l'intérêt que vous avez porté à ce texte (vraiment, ça m'a fait chaud au coeur de lire vos retours :) )

@ Karinet :
     - il me semble qu'il y a beaucoup d'interconnexion dans tes écrits aussi ? ;)
     - les gens autour me disent que les elfes ça n'existe pas... du coup, on ne peut pas la vexer ? ^^
     - pour le nombre de surnoms : quand on a aimé son lapin, on n'a pas compté... (le nombre de surnoms  ;) )
Merci beaucoup d'être revenue parmi mes p'tites fables  _/-o_

@ Oli : je suis heureuse que ce soit la bonne humeur et les rires qui aient pris le dessus sur le reste pour toi (le sujet de base est triste, mais je n'aime pas rester triste ;) )
Citer
Non ! Merlin Pinpin… »
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Tu as osé !  :-[
Oui, je suis une dingue ! (je te jure que Merlin ne m'en a pas voulu MDR :D)
Merci à toi aussi d'être repassé ici  _/-o_ à très vite j'espère !

@ Ariane :
Tu as du taff en ce moment entre la vraie vie et le Blind Texte ;) et puis il était possible aussi que ce texte ne te parle pas assez pour que tu aies envie de le commenter !
Merci de ta fidélité à me lire  :oxo:
     - pour les majuscules, je galère à savoir si/quand il faut en mettre après les "!", "?" et "..." mais je vais m'améliorer... (je me suis améliorée en dialogues, non ?^^)
     - oui, évidemment, si les inepties télévisuelles et le parler wesh wesh te laissent de marbre, forcément, ce texte n'est pas top pour toi...
     -
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il m'a semblé moins "doux"
=> c'est parce qu'il n'est pas doux... concrètement, je me suis moquée de ma tristesse actuelle pour partir dans le comique ; oui, dans ce texte, Clochette n'est pas tendre avec Léilwën : elle veut juste lui foutre un coup de pied au derrière et ne pas prendre en considération sa peine
     - la fin, par contre, est douce : je voulais que Léilwën trouve une consolation et renoue avec la douceur qui la caractérise

PS : à mon avis, vu qu'il est devenu l'animal-totem de Léilwën, tu n'as pas fini de le voir... au moins virtuellement ;)

Je te bisoute !

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 564
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #5 le: 01 février 2018 à 23:06:23 »
Citer
et puis il était possible aussi que ce texte ne te parle pas assez pour que tu aies envie de le commenter !
Nan, je ne l'avais vraiment pas vu passer. Ca me fait toujours plaisir de te lire, ta narratrice te ressemble tellement que j'ai l'impression de t'entendre, ça compense un petit peu la distance qui nous sépare :) . On se voit bientôt et si ce n'est pas fini on pourra blindtexter ensemble ! ^^




Pour les majuscules : pour les propositions du type "dit-elle" "demanda-t-elle" "cria-t-il" "hurla Clochette" et tout et tout (je ne sais plus le nom que ça porte), tu ne mets pas de majuscule.

Si ta phrase dans le dialogue se termine par un "." :
"Je suis heureuse d'avoir trouvé mon animal totem", murmura Léilwën.

Si ta phrase dans le dialogue se termine par un "!" :
"Il est complètement taré ce Merlin !" se dit Léilwën.

Si ta phrase dans le dialogue se termine par un "?" :
"What the fuck ?" pensa Léilwën.

Si ta phrase dans le dialogue se termine par "..." :
"J'aimerais bien retourner dans la forêt..." songea Léilwën.

Par contre au sein du dialogue (dans les mots prononcés par les personnages, pas les propositions type "dit-elle") tu peux laisser toutes les majuscules tout le temps.
~ Ari ~

Hors ligne voile59

  • Troubadour
  • Messages: 339
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #6 le: 02 février 2018 à 12:25:45 »
Bonjour

Très content d'avoir lu ce texte et je joins mes éloges à tous les autres.
Vraiment bien ri :D
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

Milla

  • Invité
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #7 le: 02 février 2018 à 13:00:44 »
Salut !

je n'avais pas prévu de lire, j'avais juste cliqué par curiosité de la première phrase et puis je me suis fait avoir et j'ai tout lu  :D :D

RAS de particulier, si ce n'est que c'est drôle et sympathique  ^^ J'aime bien la toute dernière phrase, c'est tout choupinet !

merci pour cet amusant moment de lecture :)

Milla

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #8 le: 02 février 2018 à 13:38:05 »
C'est vrai que j'aurais aimé être breton. Avec tous ces contes et légendes... Mais tout le monde ne peut pas être breton. J'ai quand même été nourri, dans mon pays exotique, des histoires de fées, de la forêt de Brocéliande (va savoir pourquoi elle s'appelle aujourd'hui "forêt de Paimpont" ! Si tu peux m'expliquer....

Tu en tires le meilleur parti avec un humour qui ne gâte rien. Les gendemer ont toujours eu des histoires impressionnantes, j'ai pas mal bossé en Bretagne et n'ai jamais regretté.

Restez ce que vous êtes.

Léilwën

  • Invité
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #9 le: 02 février 2018 à 13:39:37 »
Je suis toute étonnée d'avoir autant de commentaires... Merci beaucoup...  :-[

Ariane : j'ai fait la chasse, je crois que c'est bon...
Voile59 : "des éloges ?"  :o :o carrément ?  :-[ je ne pensais pas en mériter... Merci infiniment  _/-o_ et heureuse d'avoir su te faire rire  :)
Milla :
Citer
je n'avais pas prévu de lire, j'avais juste cliqué par curiosité de la première phrase et puis je me suis fait avoir et j'ai tout lu  :D :D
Je crois que c'est le plus beau "compliment" qu'on m'aie fait...  :-* ça veut vraiment dire que le texte fonctionne... (encore une fois, je suis toute étonnée qu'on aie envie de me lire  :-[)
Oui, la dernière phrase était importante pour moi. Je voulais vraiment trouver une phrase "d'apaisement" pour Léilwën (enfin, trouver... j'ai pas cherché beaucoup  ;) )

Merci infiniment à vous tous  _/-o_

EDIT : Avistodenas => la forêt de Paimpont, c'est un craquage des pompiers... ils l'avaient renommée la Forêt de Pin-Pon, et puis au niveau de l'Etat quand ils ont vu ça, pour noyer un peu le poisson ils l'on réécrit "Forêt de Paimpont"

Merci pour ta fidélité à me lire _/-o_
« Modifié: 02 février 2018 à 13:42:35 par Léilwën »

Hors ligne JigoKu Kokoro

  • Prophète
  • Messages: 688
  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #10 le: 05 février 2018 à 14:54:02 »
Et dire que je parlais de lichen à fumer  :-\

J'avais raison même pire tu l'as réduit en poudre et sniffé  :facepalm:

Que dire devant ce constat...  :(

Je suis vraiment désolé aussi pour ne pas nuire aux autres commentaires je préfère mettre en spoiler  :/ :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Léilwën

  • Invité
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #11 le: 05 février 2018 à 16:47:57 »
Jigo, le pire dans l'histoire c'est que je n'ai besoin de rien... ni boire, ni fumer^^

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Hors ligne JigoKu Kokoro

  • Prophète
  • Messages: 688
  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #12 le: 08 février 2018 à 14:46:12 »
Hello  ^^

Puisque :
Citer
(même si je suis déçue de ne pas avoir droit à quelques pinaillages  ;))
je prends un peu de temps pour faire, comme tu dit si bien ma pinachieuse  :huhu:


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C’était un après-midi de deuil. Un après-midi de fin d’hiver… ou de début de printemps… Enfin, bref ! C’était peu de temps après que mon lapin roux ne soit mort.
Le démarrage est un peu bancal.  :D
Si tu veux partir sur de l'humour direct (puisque c'est comme ça que le texte démarre) j'aurais mis :
"Un après-midi de fin d’hiver… ou de début de printemps… Enfin, bref ! Peu de temps après que mon lapin roux n'ait décidé de mourir dans sa prime jeunesse comme on décide d’aller pisser dans la litière du chat..."

Citer
mon Pipinou
:viviane: :viviane: :viviane:
(Pardon  :huhu:)

Citer
Beh t’inquiètes pas
J'aurais enlevé le "Beh"

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
– Mouuuaiiis… Ça fait
Cette interjection donne plus l'ippression que le personnage de croit pas Léï.. enfin te crois pas quoi  ^^
=> "Ah ouais quand même" "Fiouuuuu" et autres...

Citer
Ah bon ? répondis-je, ragaillardie. On va la voir alors ?
Faut qd même pas grand chose à l'elfe pour changer d 'humeur :\?

Citer
– Merlin… ? Merlin l’enchanteur ?
– Non ! Merlin Pinpin… »
Mais lol ! :D

Citer
Un éclair de frayeur traversa
Même si c'est plus bas, ça fait un peu répétition avec :
Citer
Un éclair de génie traversa
Je comprends pour l'histoire de tempête après mais ça me gêne un peu.  :huhu:

Citer
Et vous n’allez pas me croire, mais je vous jure que c’est vrai, je me suis retrouvée nez à nez avec les sosies du Père Fouras, de Passe-Partout, de Passe-Temps – et d’un autre, que je ne connaissais pas.
Copier-coller… les mêmes qu’à la télé (enfin, je crois), mais en vrai (enfin, je crois).
C'est pas beau la drogue  :huhu:

Citer
ça lui fera sûrement plaisir ! Bon, et ben je sens que vous allez bien vous entendre tous les deux ! J’vous laisse, je retourne voir les Garçons Perdus et mon Crochet !
Il y a peut-être un peu de trop de point d'exclamations à la suite  :)

Citer
– On se calme petite elfe, on se calme, me coupa Merlin.
J'aurais plutôt mis
– On se calme petite elfe ! On se calme, me coupa Merlin.

Citer
m’avaient recruté, en 1990 ; ben oui
Je suis pas fan des points virgules surtout qu'il est pas très utile. Un point suffirait non ?  :\?

J'oubliai...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Bien sûr que les humains sont trop bêtes pour s’arrêter à ça !
Dans quels sens ?  :\?

Citer
« Voilà la véritable histoire de "Fort Boyard" ! »
Pourquoi y a un guillemets au début ?

Citer
(t’as vu, papi Merlin s’adapte merveilleusement bien à toutes les époques… JE ME KIFFE !)
Merlin n'est pas la narrateur, il ne peut pas faire d'aparté  ^^

Citer
Enfin, là

Ben pourquoi ?  :-\
J'ai pas souvenirs qu'elle l'attende  :\?

Citer
Il est des jours comme ceux-là où l’inattendu renverse nos peines et nous baigne de douceur.
Alala c'est beau les Lappy end  :coeur: (J'assume mon jeu de mot pourri  :huhu: )

Et voilàààààààà  ^^
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Léilwën

  • Invité
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #13 le: 08 février 2018 à 16:21:49 »
Coucou Jigooooooooo  :)

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C’était un après-midi de deuil. Un après-midi de fin d’hiver… ou de début de printemps… Enfin, bref ! C’était peu de temps après que mon lapin roux ne soit mort.
Le démarrage est un peu bancal.  :D
Si tu veux partir sur de l'humour direct (puisque c'est comme ça que le texte démarre) j'aurais mis :
"Un après-midi de fin d’hiver… ou de début de printemps… Enfin, bref ! Peu de temps après que mon lapin roux n'ait décidé de mourir dans sa prime jeunesse comme on décide d’aller pisser dans la litière du chat..."
=> c'est pas de l'humour bancal, c'est le début de l'histoire, qui pour le coup, lui est très réel. Le "comme on décide d'aller pisser dans la litière du chat" est tragi-comique : je mets une touche d'humour pour ne pas rendre le propos trop noir (je fais vraiment ça dans la vraie vie : quand un truc est trop triste, je glisse une touche d'humour pour sourire quand même).
Donc ça me va si le lecteur ne sait pas trop s'il faut rire ou pleurer... on peut dire que c'est pari gagné pour moi  ;D

Pour les remarques sur Clochette : son "Beh" et ses points d'exclammation sont sa marque de fabrique ; Clochette a un côté hyperactif et se refuse à toute forme tristesse. C'est pour ça qu'elle houspille un peu Léilwën.
Le "Mouuuaiiis" c'est effectivement parce qu'elle ne croit pas Léilwën : elle pense que ça fait bien plus longtemps que ça qu'elle n'a pas été en forêt.

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Ah bon ? répondis-je, ragaillardie. On va la voir alors ?
Faut qd même pas grand chose à l'elfe pour changer d 'humeur :\?
=> Oui, Léilwën est une elfe hypersensible : elle est très triste très vite, mais l'inverse est aussi vrai. En l'occurrence, même si je ne l'ai pas dit, elle s'inquiétait pour l'amazone, du coup, avoir des nouvelles positives la soulage et prend le pas sur sa tristesse !

Je garde mon histoire de tempête, je trouve ça drôle :p

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Et vous n’allez pas me croire, mais je vous jure que c’est vrai, je me suis retrouvée nez à nez avec les sosies du Père Fouras, de Passe-Partout, de Passe-Temps – et d’un autre, que je ne connaissais pas.
Copier-coller… les mêmes qu’à la télé (enfin, je crois), mais en vrai (enfin, je crois).
C'est pas beau la drogue  :huhu:
=> c'est pour ça que je n'en prends pas :P

Je prends ta version pour Merlin :)

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Je suis pas fan des points virgules surtout qu'il est pas très utile. Un point suffirait non ?  :\?
=> moi j'aime bien :D et là, les 2 phrases sont reliées, Merlin ne fait pas une très grande pause entre les 2

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« Voilà la véritable histoire de "Fort Boyard" ! »
Pourquoi y a un guillemets au début ?
=> Parce que je suis retournée à la ligne pendant la tirade de Merlin.

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Bien sûr que les humains sont trop bêtes pour s’arrêter à ça !
Dans quels sens ?  :\?
=> J'ai changé en : "Bien sûr que les humains sont trop bêtes pour remarquer qu'un vieillard ne vieillit plus !"

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Merlin n'est pas la narrateur, il ne peut pas faire d'aparté  ^^
=> j'ai mis un tiret long

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Ben pourquoi ?  :-\
J'ai pas souvenirs qu'elle l'attende  :\?
=> j'ai pas dit "Enfin là", j'ai dit "Enfin, là..." mais j'ai changé en "Enfin... là..." (c'est "enfin" dans le sens de "enfin, pas tout à fait")

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Alala c'est beau les Lappy end  :coeur: (J'assume mon jeu de mot pourri  :huhu: )
=> je plussoie  ;D Merci  :D

Merci pour tout ça  _/-o_ et à bientôt ?

Bisous elfiques !

Hors ligne Michel K

  • Tabellion
  • Messages: 36
Re : Si Fort Boyard m'était conté, et autres transformations [IV]
« Réponse #14 le: 08 mars 2018 à 13:22:29 »
Coucou Léilwën,

le texte est impeccable, il se lit facilement (surtout par rapport au n°2), il y a des métaphores sympa, et plus que tout la petite touche de satire du langage des jeunes apporte de la profondeur et le sourire aux lèvres du lecteur (du moins en ce qui me concerne). Donc contrairement à Ariane, je trouve que le texte est une réussite, je suis emballé.

Tu as une imagination fertile, tu parviens à imbriquer le monde fantastique et réel, je kiffe  ;)  Où tu trouves toute cette imagination ?


 


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