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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les îles du sud

Auteur Sujet: Les îles du sud  (Lu 3371 fois)

Hors ligne elodie janssens

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Les îles du sud
« le: 25 Décembre 2017 à 18:03:56 »
Bonjour ! Je soumet à vos lectures un texte court comme une invitation au voyage.
N'oubliez pas de laisser une trace de votre passage, tous les commentaires sont les bienvenus, pas de jaloux  ^^


(Tout ce qui se trouve écrit en bleu et souligné sont les passages ajoutés suite aux commentaires de mes chers lecteurs, Hellian, Braindogs, Jobear et Intervalee. Merci à eux !


A travers les brumes matinales, je regarde la terre. Les paysages défilent depuis des heures. J’ai vu la plus grande mer intérieure d’Europe, ses fleuves comme de petites coulées de gouttes de pluie sur la vitre. J’ai aperçu les villes blanches au milieu des terres rouges, l’éclat du soleil qui se reflète sur les peintures, sur les volets bleus, sur les surfaces des piscines. J’ai vu un millier de points plus petits que des fourmis, alignés à la chaine sur des nids d’autoroutes et de capitales. J’ai aperçu les toits d’une ville que je ne connaissais pas, c’était peut-être Istanbul ou Ankara. Maintenant les paysages s’étendent, les miniatures reprennent taille humaine et les nuages sont à nouveau hauts dans les cieux. L’avion a posé son train d’atterrissage sur le bitume.
–   Mesdames et messieurs les passagers du vol 747, nous atterrissons à l’aéroport de Phuket. Il est treize heures vingt-quatre, heure locale, la température est de 35°C. Le commandant de bord et l’équipage vous souhaitent un agréable séjour en Thaïlande.
Pas mécontent d’avoir touché le tarmac, je décolle mon nez du hublot. Je commençais à penser que nous n’arriverions jamais. Le vol était interminable, mais mon plaisir de découvrir les continents vus du ciel était une bonne compensation.
Ce voyage, je l’attends depuis des mois. On pourrait même dire que je m’y prépare depuis des années, étant donné le temps qu’il m’a fallu pour rassembler le montant nécessaire à cette aventure. Une somme exorbitante pour des prestations haut-de-gamme. J’ajouterais à cela une liste d’attente plus longue que si j’avais eu besoin d’une greffe. Mais cela en valait la peine. C’est le fantasme de ma vie : découvrir une part d’Orient à travers ce pays riche d’une histoire et d’une culture très différentes de ma Wallonie natale.
Alors, quand je passe devant les hôtesses de l’air, je les remercie et leur souhaite une bonne journée. Le sourire aux lèvres, je descends marche après marche la rampe d’accès. Je regarde autour de moi, des passagers s’impatientent à cause d’un enfant turbulent. Je pose le pied à terre, c’est une sensation délicieuse que la chaleur brûlante du sol sous mes semelles. Il y a tellement longtemps que je n’avais pas ressenti cela.
La Perle du Sud, Phuket, est très belle avec une population surprenante et de la vie à tous les coins de rues, des échoppes, des femmes qui marchent un panier au creux du bras, des cyclistes qui zigzaguent entre les automobiles, des touristes qui marchandent à grands gestes, des groupes d’enfants qui courent pour une pièce de monnaie, et le bus qui me transporte vers l’hôtel. Je suis assis au fond, agenouillé sur la banquette pour regarder la ville à travers le pare-brise. Un millier de couleurs : la terre brune, les tenues chamarrées, l’ébène des chevelures, les peaux blanches peintes en rouge coup de soleil, les corps mates et les visages maquillés de khôl et d’henné.
D’autres touristes papotent à l’avant du véhicule, j’entends de l’allemand et je crois reconnaître du néerlandais, à l’accent, je dirais même du hollandais. Un vestige de mon ancien boulot pour lequel j’ai participé à quelques voyages d’affaire à Amsterdam. A cette époque, j’étais un véritable pigeon voyageur ! Où qu’il faille, j’allais ; pour un jour ou une semaine, un séminaire ou une formation... Ça, c’était le bon temps ! Avant…
–   Bienvenue à l’hôtel Luxury, je vous souhaite un agréable séjour !
Le bruit du microphone placé au-dessus de ma tête m’a surpris. Il y a eu une sorte légère interférence assez désagréable pour me tirer de ma rêverie. Je réalise que les passagers sont tous descendus et qu’ils récupèrent leurs bagages dans la soute.
La guide qui m’accompagnera tout au long du séjour se présente.
–   Bienvenue à Phuket.
Elle est charmante avec son uniforme beige. Un simple pantalon en toile. Son chemisier, boutonné de haut en bas, est encore plus seyant que si elle en avait ouvert un ou deux boutons. Contre ma bonne éducation habituelle, je me surprends à faire semblant de lire son nom sur le badge au niveau de sa poitrine. J’ai une vue imprenable sur le tissu étriqué qui enserre son anatomie.
–   Je m’appelle Carine, dit-elle.
–   Enchanté Carine.
Le charme s’érode un peu lorsqu’elle me suit jusqu’à l’entrée de l’hôtel. Elle ne cesse de parler, mais elle a tendance à bégayer ou laisser des phrases en suspens sans les achever.

Nous arrivons dans un vaste hall avec, au centre, la réception. Je me désintéresse de Carine qui papote et des autres visiteurs qui s’enregistrent au comptoir d’accueil ; ils reçoivent une carte d’accès et un numéro de chambre. Les membres du personnel ont tous une sorte de grésillement robotique dans la voix, c’est peut-être dû à leur accent.
Je me trouve à mon aise : debout au milieu du hall, le nez en l’air pour admirer les reliefs dorés du plafond, les mains dans les poches. Un groom à la démarche mécanisée s’occupe personnellement de me conduire à ma suite et m’informe que le bagagiste apportera rapidement mes valises. Cinq minutes plus tard, c’est chose faite. Je n’ai pas fini de faire le tour de la chambre, j’adore le soin apporté au petit salon, les fleurs sur les meubles, le charme des décorations murales, les essuies pliés sur le lit tel un crocodile endormi et la vue imprenable sur l’océan. Les larges portes vitrées coulissent et j’avance sur la terrasse. Il y a un accès direct à la plage, je pourrais aller me promener. Il y a de la documentation sur une table. Pour l’heure, je décide de m’étendre sur une chaise longue et de profiter du soleil. Chez moi, je n’ai jamais l’occasion de me dorer la pilule. Alors je feuillète les fascicules, m’informe plus en détail du programme des prochains jours. Ce voyage itinérant d’île en île promet d’être dépaysant.
Ce soir, je découvre émerveillé un immense buffet, de quoi nourrir toute une clinique. Il y a des poissons par dizaines, le parfum des fruits frais titille mes envies sucrées. Je me sers une généreuse assiette de salades et légumes, pour certains inconnus, et je choisis une table le long de la piscine. La fraîcheur du soir accompagne des musiciens qui interprètent des musiques traditionnelles un peu plus loin. C’est alors que je remarque la présence de Carine. Elle me voit également et me fait de grands signes en venant à ma rencontre.
Je l’invite à ma table. Elle n’a pas encore dîné et accepte avec grand plaisir ma compagnie. Nous discutons peu, affamé que je suis, je préfère la laisser parler. Elle a délaissé son uniforme de guide pour une petite robe estivale aux épaules dénudées.
Après une seconde assiette et quelques plats régionaux dégustés, je laisse parler ma gourmandise et dévore à belles dents un bol d’ananas jaunes et sucrés, des tranches de carambole croquantes et acidulées, des jujubes de la taille d’une olive. Je m’imagine croquer un autre fruit, plus sensuel :
–   Si nous allions prendre un verre sur la terrasse de ma chambre ? dis-je.
–   Ce soir,  dit-elle, je ne peux pas.
–   Alors une prochaine fois ?
Elle me répond d’un sourire ravageur, se lève et s’en va.

De retour à ma suite, au lieu d’aller me coucher, je descends sur la plage et marche le long des flots. L’eau reflue paisiblement sur le sable qui commence à coller à mes pieds et se glisse entre mes orteils. Un faible sourire d’abord se dessine sur mon visage. Je regarde autour de moi, le lagon et les reflets turquoises de la lune, puis je m’élance à toutes jambes dans les vagues. Je suis hilare et trempé jusqu’à la taille. J’ai la tête en feu. Le froid des éclaboussures marines à travers mon t-shirt, je trouve cela délicieux.

A l’aube, des pépiements me réveillent. En rentrant tard hier soir –à moins que ce ne fût tôt ce matin– j’ai oublié de fermer la porte qui donne sur l’extérieur. Je gesticule en prenant soin d’étirer chaque muscle de mon corps, je me tortille à droite, plonge sous les draps, remonte à gauche. Je suis plus joyeux qu’un enfant de deux ans qui rebondit sur le matelas de ses parents comme sur un trampoline.
Quelqu’un frappe à la porte. Je crie « Entrez ! » et sort le nez de dessous les draps. Le garçon d’étage ne semble pas se préoccuper de mes idioties, il dispose un large plateau sur la table, retire les couvercles des plats et me souhaite un bon petit-déjeuner. Il a le sourire artificiel de quelqu’un qui ne pense pas ce qu’il dit. Lorsqu’il quitte la chambre, je remarque qu’il traîne la patte, une de ses jambes doit le faire souffrir car il lui est impossible de plier le genou.
Je saute en bas du lit. Il y a des pantoufles griffées au nom de l’hôtel, mais je préfère le contact du bois et la caresse qu’il procure. Le plateau est généreusement garni. Je me sers une grande tasse de café noir, puis tartine deux toasts de beurre et de confiture. Ensuite, j’hésite entre le plat d’œufs brouillés, celui de pommes-de-terre aux oignons et les tranches de lard grillé. Affamé, je décide de tout manger en même temps et engouffre tout ce qu’il y a de comestible ; sauf le thé, je n’aime pas ça.
Ensuite, j’ai rendez-vous à l’embarcadère pour une excursion en bateau vers Koh Yao Yai, une beauté peu fréquentée de la baie de Phang Nga. Les papotages intempestifs de Carine avec trois autres touristes me torturent les tympans. Pour m’éloigner de sa voix criarde, je quitte la cabine et me poste sur le pont, à la proue.
Je suis chanceux de découvrir cet endroit. L’arrivée par bateau offre une vue imprenable sur la nature sauvage et les plages de sable fin. La côte est bordée de villages de pêcheurs et j’aperçois des embarcations et des hommes affairés à leur besogne. Notre groupe est attendu pour la visite d’un village pittoresque, suivie d’un menu traditionnel dans un restaurant sur pilotis et d’une promenade digestive sur des chemins d’ocre et de verdure. Carine n’arrête pas de parler. C’est épuisant et bien qu’elle me plaise, je n’aime pas les vibrations de sa voix qui sont comme des larsens.
La faune est cachée, mais bruyante. Moi qui croyais passer un moment tranquille, dans le calme et la sérénité de la végétation luxuriante, je découvre qu’il vit dans cette jungle un véritable brouhaha. Les chants des oiseaux, les cris des animaux, les chèvres qui passent en liberté, le vent du large qui s’essouffle à travers la cime des arbres, le ressac sur quelques rochers… la vie citadine est presque moins bruyante que ce petit coin de paradis. Peu importe ! Même si mes oreilles ont du mal, je compte bien profiter de la journée sur cette île.
Après une nuit dans un hôtel situé au pied d’une incroyable bande de sable, je me lève aux aurores et part à l’aventure. La veille, sur le bateau, j’ai entendu Carine vanter le tourisme à scooter. Curieux de nature, j’ai décidé de tenter ma chance et de partir à l’aventure.
Un autochtone très accueillant qui, étrangement, parle un français impeccable et sans aucun accent, me loue une Vespa pour la journée. Je roule sur la route principale qui me mène de plage en plage, sur un cordon littoral planté de palmiers et battu par les vents. En chemin, un panneau indiquant un point de vue m’interpelle. Je change de direction. Le paysage est luxuriant et l’océan omniprésent semble avaler les langues sablonneuses, ce qui concourt à conférer une certaine ‘magie’ à ce paradis. Je suis bien heureux d’être parti à l’aventure en solitaire, loin de la guide sexy plus bavarde qu’une pie !
Ensuite, je pousse mon exploration jusqu’à la mangrove que j’explore à bord d’un kayak. Je n’avais jamais rien vu de pareil ! Sur le retour, je fais un détour par des plantations d’hévéas, les arbres à caoutchouc.
Il est temps que je rentre. La soirée est bien avancée et j’ai très envie de passer la nuit sur une plage, à la belle étoile. Mais demain matin, je ne tiens pas à ce que le bateau et les autres voyageurs soient forcés de m’attendre. Ou pire, qu’ils partent sans moi ! Je sais bien que c’est impossible. Quoi que, je pourrais tenter le sort –juste pour voir–, mais je ne suis pas téméraire à ce point et me faire taper sur les doigts risquerait de gâcher mes vacances.
En déambulant dans les couloirs de l’hôtel, j’espère secrètement croiser Carine et, pourquoi pas, l’emmener dans ma chambre, mais je ne la trouve nulle part. Seul un garçon d’étage muni d’un seau à champagne et de deux coupes croise mon chemin. Surpris, je me retourne. Il s’est arrêté, me dévisage. Les portes s’ouvrent et il entre en boitant dans un ascenseur de service.
Au matin suivant, malgré une nuit courte et agitée, j’embarque pour la prochaine étape de mon périple thaïlandais. Nous partons pour Krabi. Là, un véhicule nous déposera à notre hôtel où nous aurons quartier libre. Demain, nous aurons une journée de repos. Et le jour d’après, une excursion sur l’île de Koh-Lanta est prévue et j’avoue être très impatient ! Bien qu’en ce moment, la houle me donne la nausée. Je suis placé à l’avant du navire, comme lors du premier transfert en bateau, mais ma tête continue de tourner et mes oreilles bourdonnent. Le moteur du rafiot pétarade et tonitrue comme un escadron d’ambulances. J’ai un peu peur d’aller me plaindre pour pas grand-chose à l’équipage ou à Carine, alors je prends sur moi. Je finis par m’installer dans un coin en attendant que ça passe.

Me voici sur le pied de guerre. Je me sens mieux, mon mal de mer est passé et je suis en route pour la prochaine étape du voyage : Koh-Lanta. Je trépigne d’impatience, plus excité qu’une puce qui sautille dans tous les sens. L’île m’a été révélée via une émission télévisée, mais elle reste encore très sauvage. A mon plus grand plaisir, les plages sont belles et le calme omniprésent. L’eau est transparente et les habitants locaux charmants, malgré leur indifférence vis-à-vis des rares touristes. Il faut dire que les voyageurs sont peu nombreux à faire étape sur cette île paradisiaque. Et tous parlent le français comme si c’était leur langue maternelle !
Quant à moi, je profite de chaque instant. Le matin, je participe à un cours de cuisine. Je me rends sur le marché local en compagnie d’un chef cuisinier pour apprendre à concocter quatre plats Thaï. J’en profite pour expérimenter quelques techniques et traditions culinaires thaïlandaises et découvrir différentes épices. J’avoue que, tout en maniant le couteau, je repense à un clip que j’ai vu dernièrement, dans lequel la chanteuse est allongée et couverte de sushis et de caviar. Que m'arrive-t-il ? Je visualise la guide qui m’accompagne enduite de perles pendant que je boirais quelques gouttes de champagne au creux de son nombril… Et je me promets d’y goutter ce soir.
L’après-midi, je pars à l’aventure et explore les environs de l’hôtel. Le soir, je m’offre un repas gargantuesque. Je traîne à table en attendant l’arrivée de Carine. Elle ne vient pas.
Cette nuit, alors que je sirote un verre sur la terrasse, une douleur s’élance subitement à travers ma tête. J’ai des éclairs dans le crâne, la douleur est insupportable. Je suis traversé de spasmes. Un son me déchire les tympans. Je me mets à hurler.
Je porte la main sur le côté de mon visage, au-dessus de l’oreille et arrache des câbles. La machine s’emballe, un voyant lumineux clignote, une alarme se déclenche et une bonne-femme déboule dans la pièce.
–   Monsieur ? dit-elle. Tout va bien ?
–   Non, il y a un problème avec la sonde auditive, dis-je.
Elle regarde les câbles dans ma main, la sonde nourricière qui dégouline sur le sol, les écrans en pagaille…
Après un examen minutieux du chirurgien en chef, l’infirmière revient et m’apprend la raison de mes douleurs.
–   Apparemment, dit-elle, il y a eu un problème lors de la pose de l’électrode, ce qui a causé un faux contact. Il serait plus prudent de patienter en vous gardant en observation étant donné…
Blablabla. Je n’écoute pas les conseils, avis et autre commentaires médicaux. Cela n’a aucune importance. Tout ce que je vois, ce sont mes deux guiboles absentes et mon bras droit amputé de son extrémité, les tuyaux qui me nourrissent d’un liquide incolore…
–   Je m’en moque ! crié-je. Faites ce qu’il faut ! Je veux y retourner !
L’infirmière me dévisage, effrayée par ma colère. Elle ne sait pas ce qu’est ma vie, ici, dans la réalité. Son corps est entier, elle peut tenir une fourchette ou s’essuyer le derrière.
Tandis que je remarque le nom écrit sur le badge épinglé à sa poitrine : Carine. Elle finit par céder :
–   Nous allons vérifier que la machine est opérationnelle et ensuite nous pourrons reconnecter le dispositif de réalité virtuelle avec le module dans votre cortex sensoriel, si c’est ce que vous souhaitez.
« Modifié: 28 Décembre 2017 à 16:40:10 par elodie janssens »

Hors ligne HELLIAN

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Re : Les îles du sud
« Réponse #1 le: 25 Décembre 2017 à 19:08:41 »
Bonjour Élodie,

Bien joué ! Je m'y suis laissé prendre et bien prendre. Je croyais en effet être en train de lire ton journal de vacances et, pour ne rien te cacher, je le trouvais bien plat, bien convenu. Pour moi, comme pour le personnage, le réveil a été violent. Cela dit, fais attention de ne pas te prendre à ton propre piège. Je veux dire que la relative platitude du récit qui mène à la chute, risque (peut-être) de décourager ton lecteur. Il y a bien un ou deux petits indices, mais à peine perceptible. Je me demande si tu ne devrais pas, à deux ou trois moments du récit, introduire une note discordante… je ne sais, comme un bruit incongru qui vient de vriller le tympan ou un flash lumineux qui n'a rien à voir avec le soleil des tropiques, bref, quelque chose de micro angoissant qui maintient l'attention du lecteur en alerte.

Bien cordialement

PS : pardonne les erreurs orthographiques SGP. Comme tu le sais peut-être, ce commentaire est issu d'une reconnaissance vocale que je ne puis corriger.
cent fois sur le métier...

Hors ligne elodie janssens

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Re : Les îles du sud
« Réponse #2 le: 25 Décembre 2017 à 20:02:10 »
Salut hellian !
C est toujours un plaisir de recevoir tes commentaires  :D
Merci beaucoup. Je crois que tu as raison ... je vais rajouter quelques indices.
En tout cas je suis rassurée de savoir que la chute claque. Encore merci. A bientot

Hors ligne braindogs

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Re : Les îles du sud
« Réponse #3 le: 26 Décembre 2017 à 10:49:55 »
Bonjour Elodie,

Je suis d'accord avec Hellian. Je n'ai d'abord pas très bien compris le 1er paragraphe. Le "zoom" sur lé décor est un peu trop brutal pour moi, notamment ici : Maintenant les paysages s’étendent, les miniatures reprennent taille humaine et les nuages sont à nouveau hauts dans les cieux
Puis j'ai été séduit par la richesse des descriptions : le bus, la plage l'hôtel. Mentalement, je m'y voyais très bien. Passé un moment, je me suis demandé comment la nouvelle allait se terminer car les descriptions s'enchainent jusqu'au dénouement qui effectivement est bien trouvé.
Comme le souligne Hellian, le texte serait plus percutant en ajoutant des indices.
Juste un passage que je ne comprends pas : Ce soir, je découvre émerveillé un buffet plus long qu’un appartement deux pièces parisien
En tout cas, merci pour ce texte qui fait du bien en cette matinée grise en venteuse. Au plaisir de lire le prochain :)

Hors ligne elodie janssens

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Re : Les îles du sud
« Réponse #4 le: 26 Décembre 2017 à 13:00:31 »
Salut braindogs et jobear !
Ok je m y mets cet aprem et je noterai les changements ds le texte.
Merci en tout cas de votre aide

Hors ligne braindogs

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Re : Les îles du sud
« Réponse #5 le: 26 Décembre 2017 à 14:32:37 »
Merci Jobear pour l'image de Hitchcock, elle me sera également utile. Elodie, comme dit plus haut tu as le matériau de base  ;)

Hors ligne intervalee

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Re : Les îles du sud
« Réponse #6 le: 26 Décembre 2017 à 16:14:55 »
Assez d'accord avec les commentaires précédents. J'avoue avoir failli lâcher avant la chute (ça aurait été dommage !) les descriptions font effectivement un peu journal de vacances, et le "plat"  du texte pourrait être casser par une rencontre, un dialogue qui donnerai un peu de corps au milieu de ce long récit. Cela pourrait même donner quelques indices avec des incohérences étranges dans les propos tenus...  (étonnement l'autochtone parle français... Etc) la chute est bien efficace et tranche admirablement avec la réalité.
" une liste d’attente plus longue que si j’avais eu besoin d’une greffe." je comprends mieux cette procédure pour un voyage   ^^


Hors ligne elodie janssens

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Re : Les îles du sud
« Réponse #7 le: 26 Décembre 2017 à 17:46:37 »
Bonsoir !
Voilà voilà, suite à vos remarques, j'ai modifié le texte pour y apporter un peu d'aventure et de piquant... (à la mode Jobear, je pense  :mrgreen: ) Tous les passages ajoutés / modifiés sont écrits en bleu et surlignés, histoire de ne pas les rater.
Si vous avez d'autres remarques... est-ce trop ? pas assez ? dites-le moi.
Au plaisir !

Hors ligne Claudius

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Re : Les îles du sud
« Réponse #8 le: 26 Décembre 2017 à 19:38:09 »
D'abord comme dirait je ne sais plus qui ( :P :P) le pinaillage !
Citer
Son chemisier, boutonné de haut en bas, est encore plus saillant que si elle en avait ouvert un ou deux boutons.

Saillant ou seyant ? si c'est saillant je ne vois pas le sens, un chemisier saillant ? ou une poitrine saillante ?

Citer
De retour à ma suite, au lieu d’aller me coucher, je descends sur la plage et marche le long des flots.

dans ma suite plutôt que à ma suite, non ?

Citer
C’est épuisant et qu’elle me plaise, je n’aime pas les vibrations de sa voix

Je ne comprends pas bien, cette phrase, il manque quelque chose ?

Citer
– Je m’en moque ! crié-je.
criais-je



Ah quelle histoire ! En tout cas je l'ai lue deux fois, d'abord pour comprendre ensuite pour disséquer  :mrgreen: :mrgreen:

J'aime beaucoup ! Tu racontes comme un vrai voyage, et parfois tu glisses des mots pour qu'on commence à douter et se poser des questions sur ce qu'il va se produire (clinique, les autochtones "robotisés" (j'ai pensé à des robots justement) puis cette fin fracassante ! super !  :coeur: :coeur:

Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne intervalee

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Re : Les îles du sud
« Réponse #9 le: 26 Décembre 2017 à 22:58:56 »
Ha oui,  beaucoup mieux avec pas grand chose de plus ! Le personnage de Carine fait son petit effet en apportant une intrigue qui rend le récit bien plus consistant. Tu as maintenant une relation ambiguë qui "humanise" la simple carte postale de vacances. Les petits détails louches amènent bien la chute, bravo. Ayant lu le texte avant et connaissant la fin je saurais pas dire si c'est trop ou pas assez mais c'est déjà nettement mieux. 

Hors ligne avistodenas

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Re : Les îles du sud
« Réponse #10 le: 27 Décembre 2017 à 01:07:45 »
D'accord avec tout ce qui fut dit, notamment la référence à Hitchcock.
Il faut que de temps en temps, quelque chose grince dans cette description idyllique pour nous foutre les jetons, que l'on soit inquiet sans savoir pourquoi.  C'est en effet tout un art.... Par exemple, le type à la patte raide, qui te suit sans te suivre tout en te suivant...
Ou n'importe quoi d'autre.

Hors ligne txuku

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Re : Les îles du sud
« Réponse #11 le: 27 Décembre 2017 à 12:08:31 »
Bonjour

Je me suis promene dans cette excursion - bien decrite - pour etre surpris par sa fin ! :)



Juste quelques cliche qui m ont un poil derange :

Citer
occasion de me dorer la pilule.

Le paysage est luxuriant

et l’océan omniprésent

je prends sur moi.

sur le pied de guerre

un repas gargantuesque


C est juste pour ajouter quelque chose..........................  ;D
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne elodie janssens

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Re : Les îles du sud
« Réponse #12 le: 27 Décembre 2017 à 17:17:56 »
Salut tout le monde !
Je m'absente une journée et je découvre plein de nouveaux commentaires, vous êtes géniaux !  8)

Claudius,
Citer
Citer
Son chemisier, boutonné de haut en bas, est encore plus saillant que si elle en avait ouvert un ou deux boutons.
Saillant ou seyant ? si c'est saillant je ne vois pas le sens, un chemisier saillant ? ou une poitrine saillante ?
Ah oui ! Gros lapsus  :D

Citer
Citer
C’est épuisant et qu’elle me plaise, je n’aime pas les vibrations de sa voix
Je ne comprends pas bien, cette phrase, il manque quelque chose ?
C'est épuisant et bien qu'elle me plaise, ...

Citer
Citer
– Je m’en moque ! crié-je.
criais-je
Et non ! Je sais c'est bizarre, mais dans le cas d'une incise au présent, voici la règle :

Dans le Grevisse j’ai trouvé ceci: §764 page 1204 – douzième édition 1991

a) Remarque:
Lorsque le pronom je est placé après le verbe [….], le e final  est remplacé dans l’écriture par  é ,qui, d’ailleurs, en dépit de l’accent aigu, se prononce [Ɛ]

d) Remarque:
En dehors des formes en -e, l’inversion du pronom n’est admise à l’indicatif présent que pour quelques verbes très usités: ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois.

Merci pour la fin fracassante et les  :coeur:
 ;D


Intervalee, je te remercie pour la relecture !

Avistodenas, tu as raison et j'y réfléchis encore. Mais ne connaissant pas Hitchcock (oui je sais je vis dans une grotte néo-zélandaise  :huhu:) je vais d'abord en apprendre un peu plus sur ce monsieur avant d'aller m'en inspirer   ;)

Jobear, ah chic ! je me disais, tiens, je vais rajouter un peu de piquant à la sauce Jobear parce que j'aime bien ton style. et je me demandais si ça fonctionnais. Merci  ;D

Txuku:)
ah oui, c'est vrai que j'ai volontairement placé quelques expressions toutes faites justement pour donner un petit côté 'plastique', 'calibré' et 'conditionné' à ce monde qui n'est pas ce qu'il parait.

Merci pour vos commentaires, c'est toujours un plaisir de discuter avec tous les lecteurs
a+
« Modifié: 27 Décembre 2017 à 17:22:21 par elodie janssens »

Hors ligne Claudius

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Re : Les îles du sud
« Réponse #13 le: 27 Décembre 2017 à 22:42:58 »

Citer
– Je m’en moque ! crié-je.
criais-je
Et non ! Je sais c'est bizarre, mais dans le cas d'une incise au présent, voici la règle :
Dans le Grevisse j’ai trouvé ceci: §764 page 1204 – douzième édition 1991

a) Remarque:
Lorsque le pronom je est placé après le verbe [….], le e final  est remplacé dans l’écriture par  é ,qui, d’ailleurs, en dépit de l’accent aigu, se prononce [Ɛ]

d) Remarque:
En dehors des formes en -e, l’inversion du pronom n’est admise à l’indicatif présent que pour quelques verbes très usités: ai, dis, dois, fais, puis, sais, suis, vais, veux, vois.

Ok j'avais oublié cette règle, et d'ailleurs au passé simple ce serait : criai-je ... Ah ! la langue française a bien des tournures dans laquelle on se perd !

 :mrgreen: :mrgreen:
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne voile59

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Re : Les îles du sud
« Réponse #14 le: 27 Décembre 2017 à 23:25:35 »
Bonsoir

Bravo. C'est très bien écrit. Les indices disséminés m'ont vite fait pensé à la réalité virtuelle. Mais j'ai lu jusqu'au bout car suspense... mais c'est quoi l'histoire derrière la narration?
Alors oui bon moment et bonne chute.
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

 


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