Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

20 Mai 2026 à 16:56:40
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Rêve de chêne

Auteur Sujet: Rêve de chêne  (Lu 2918 fois)

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Rêve de chêne
« le: 01 Décembre 2017 à 20:03:25 »
Rêve de chêne
 
 
N’être qu’arbre
et jaillir
des viscères de la terre,
dans mes doigts dans mes tiges
cette sève qui rampe au secret de ma chair
cette sève qui lève
tous mes sexes fibreux dont je crève le ciel,
 
Arbre naître et bondir
à l’assaut de l’azur,
toutes branches écartées,
au printemps ruisselant
dans les fientes d’oiseaux et les glaviots de l’aube,
quand la nuit tousse encore
ses chimères de brouillard,
 

M’engrosser voluptueux
des saillies du soleil,
la cime ahurie de lumière,
 et mes feuilles gavées des  luisances 
dans l’odeur des midis ,
jusqu’au soir où féroce mon ombre s’étend
sur la forêt soumise,
 
Tissé de patience et d’écorce,
ma surface plissée comme une eau qu’on effraie,
des racines pétrir le silence et les tourbes,
emmêler mon destin aux glus de mon sang vert
et quand vient le temps des loups,
tout au fond de mon torse
dormir énormément.
 
 
 
« Modifié: 12 Octobre 2020 à 14:10:23 par HELLIAN »
cent fois sur le métier...

Hors ligne November

  • Scribe
  • Messages: 99
  • Live and let live
    • La Grotte en Novembre
Re : Rêve de chên
« Réponse #1 le: 01 Décembre 2017 à 20:53:31 »
J'ai aimé beaucoup de choses dans ce poème. De belles associations fortes.  Un peu de maniérisme parfois, peut-être...Quoi que...
Beaucoup moins figé que ce que je lis habituellement de toi.
Amitiés Poétiques.
Devant toi le passé, derrière toi le futur.
(Margaret Laurence)

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 100
  • Miss green Mamie grenouille
Re : Rêve de chên
« Réponse #2 le: 01 Décembre 2017 à 22:06:39 »


Bonsoir Hellian

Il y a dans ce poème quelque chose d'étrange, à la fois poétique et usant de mots plus "crus" plus "de la rue", j'aime beaucoup. Force et puissance de la nature, un arbre et son rêve d'être, presque un rêve humain

Il y a des images excellentes, de vie, que l'on n'attribuerait pas à un végétal !

Citer
cette sève qui lève
tous mes sexes fibreux dont je crève le ciel,
:coeur: ça j'aime

Citer
et les glaviots de l’aube
,
ça un peu moins, mais ça s'accorde avec le reste de la phrase ...

Différent et intéressant, un bel exercice !

Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Rêve de chên
« Réponse #3 le: 01 Décembre 2017 à 22:26:43 »
November

Ravi que tu aies apprécié ! Mais aurais-tu la gentillesse de développer ce que tu appelles « figé» ? Est-ce la forme classique de certains textes ? Cela m'interpelle.

Claudius,
.
Ah oui, les glaviots  de l'aube… c'est vrai que c'est relativement transgressif .  Il s'agit ici d'évoquer une certaine rudesse, une certaine âpreté de la nature au réveil, quand l'aube avec son humidité parfois poisseuse semble se racler la gorge. Je pense que tous les mots en droit de cité en poésie, notamment ceux qui semblent souffrir d'une certaine vulgarité de principe
cent fois sur le métier...

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 100
  • Miss green Mamie grenouille
Re : Rêve de chên
« Réponse #4 le: 01 Décembre 2017 à 22:28:48 »
J'avais bien compris ça, ce mélange était voulu !

J'ai oublié, dans le titre du poème tu as oublié un e à chêne

 :mrgreen: :mrgreen:
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne November

  • Scribe
  • Messages: 99
  • Live and let live
    • La Grotte en Novembre
Re : Rêve de chêne
« Réponse #5 le: 02 Décembre 2017 à 12:27:43 »
Bonjour Poète,

Je vais essayer de répondre au mieux à ta question légitime sans me prendre les pieds dans le tapis.

Oui, "Figé" est dans mon esprit, en premier lieu, lié à la forme. Pour moi, les formes artistiques reflètent les cadres de pensée des époques. Je crois -mais je ne détiens aucune vérité bien entendu - que les formes "classiques " étaient magnifiquement adaptées aux temps où elles vécurent dans toute leur splendeur mais qu'elles ne peuvent plus contenir la structure de pensée, le langage de l'homme contemporain.
À l'art d'aujourd'hui, il faut, je pense, une expression d'aujourd'hui qui, demain, devra faire place à autre chose.
Je suis toujours perturbée quand je lis des poèmes avec des idées de 2017 qui tentent, tant bien que mal, de s'exprimer dans des formes qui évoquent les jardins à la française de Versailles. Pour moi, ça ne colle pas. Ces textes sont englués dans une exiguïté.

"Figé", en second lieu, c'est aussi quand la forme prend le pas sur le fond. La forme est au service du fond, jamais l'inverse.
Quand la poésie devient un simple décompte de syllabes, une virtuosité de la versification, quand c'est au final, la seule chose qui compte, et qu'importe si on ne fait que versifier le bottin, la poésie est, même plus que figée, elle est morte. C'est quand la poésie devient dactylographie comme le disait Léo Ferré.
Attention, je ne dis pas que c'est ce que tu fais ! Je définis juste ce que "figé" recouvre pour moi.

"Figé", en dernier lieu, c'est l'image convenue, l'image sans risque. Cette image que tout le monde comprend et que tout le monde comprend de la même façon. Image qui ferme l'imaginaire, qui l'emprisonne.
En caricaturant à l'extrême, ce sont ces ciels systématiquement bleus, d'azur; ces lierres toujours vieux accrochés à leurs pierres tout aussi vieilles etc...On voit immédiatement ce que cela recouvre et on ne peut plus rien imaginer, fantasmer, échafauder. C'est l'ennui. Confortable mais ennui quand même.
Là encore, je parle en général et pas pour stigmatiser ce que tu ferais.
La preuve, c'est que dans ton poème, de belles images, libérant le lecteur, il y en a pléthore. "Viscères de la terre ", tellement plus fort que le très couru "entrailles " que l'on trouve si souvent ! " Mes sexes fibreux " , une splendeur ! Tant dans le choix du pluriel que dans celui de l'adjectif ! C'est une écriture qui a du corps. Et, il y en a, il y en a ! Y compris, bien sûr, tes "glaviots de l'aube " qui ont posé question et qui m'enchantent. Tant de possibles offerts ! Si tu avais parlé de "clarté de l'aube" ou de quelque chose du genre, il n'y aurait plus rien eu à rêver. Des surgelés à passer au micro-ondes...
Moi, tes "glaviots de l'aube", ils me tournent dans l'imaginaire depuis hier soir.
Ces images qui sont comme les harmoniques que l'on fait au violon, ces notes qui en contiennent d'autres.

Je trouve aussi que tu as trouvé une vraie musique, un vrai rythme, de vrais sons, très éloignés des mélodies poudrées et prévisibles des grands alexandrins et autres octosyllabes.

J'espère avoir répondu à ta question, consciente, je le répète, de n'exprimer que mon point de vue et non une quelconque vérité biblique.

Amitiés Poétiques.
Devant toi le passé, derrière toi le futur.
(Margaret Laurence)

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Rêve de chêne
« Réponse #6 le: 02 Décembre 2017 à 16:14:16 »
November,

Je suis très sensible à ton propos, d'autant plus que c'est une question qui me taraude de longue date, en fait, depuis que je m'essaie à la poésie, c'est-à-dire, l'avouerai-je, depuis près de 60 ans.  . Je ne peux que te rejoindre lorsque tu affirmes que la forme doit servir le fond, encore que les ingrédients de l'écriture poétique s'articulent parfois mystérieusement à la faveur des exigences formelles.. Tu as raison. La question est : Existe-t-il aujourd'hui encore une place pour une écriture classique de la poésie ? Cette question vaut tout autant pour la peinture ou tout autre forme d'art. A priori, la réponse me paraît aller de soi et soumettre aujourd'hui son écriture aux contraintes d'une architecture poétique vieille de plusieurs siècles relève de l'obsolescence mentale, au mieux de la gageure. Et pourtant… je confesse persister à y trouver un certain plaisir, précisément celui  un peu pervers que procure la double contrainte de la rime et du compte exact des syllabes auquel   s'ajoute celui de la recherche de l'image adéquate. La danse participe de la même dynamique, la danse qui ne s'émancipe pas totalement des figures classiques et autres contraintes   archaïques. Je discerne dans l'écriture poétique classique quelque chose qui relève de la beauté pure du geste sportif. Ainsi la performance est souvent le fruit du geste le plus beau, mais au prix de quelles contraintes ! Le sprinter, le sauteur ou le lanceur devra son record à la stricte observance d'un rythme, d'un nombre de pas, d'une position du corps qui ne doive rien à la libre expression de celui-ci. L'analogie avec la poésie n'est pas évidente, me diras-tu. Symboliquement et tant pis, osons le mot, philosophiquement, je crois que cela relève d'exigences assez semblables, tant il me paraît probable que la meilleur des libertés et celle qui a su dépasser la contrainte sans pour autant la renier.. Un jour prochain, je publierai sur ce site un poème initialement écrit en purs alexandrins, mais complètement désarticulés de telle sorte que le poème semble relever de la poésie libérée. Je reconnais que j'évoque ici probablement plus le plaisir un peu maso de « l'écrivant » en faisant semblant d'ignorer celui du lecteur. Mais il y a des modes (au sens fashion) de lecture et il est vrai que l'écriture classique peut donner cette impression de « figer » que l'écriture actuelle ne donne pas. Cela dit, l'écriture poétique contemporaine s'avère parfois bien plus inconfortable que l'écriture classique. En fait, mon rêve serait d'écrire un poème conforme aux exigences de la poésie classique, sans que pour autant le lecteur s'en aperçoive. Il y a deux auteurs qui m'ont donné l'impression d'avoir atteint cet objectif : Victor Hugo dont certain poème atteigne une telle virtuosité qu'on finit par oublier qu'ils sont écrits sur la base d'alexandrins rimant et un poète contemporain que peut-être tu connais, Jude Stéfan dont l'écriture obéit parfois aux règles de   la prosodie latine.

Cordialement

je te prie de bien vouloir excuser les éventuelles erreurs orthographiques dont ce commentaire peut être affecté. Ce texte est en effet le fruit d'une reconnaissance vocale et je ne puis y apporter correction en raison de mon importante déficience visuelle.
cent fois sur le métier...

Hors ligne November

  • Scribe
  • Messages: 99
  • Live and let live
    • La Grotte en Novembre
Re : Rêve de chêne
« Réponse #7 le: 02 Décembre 2017 à 16:48:39 »
Je te lis et te comprends, Poète. Il y a, c'est certain, un plaisir du jeu d'esprit dans l'écriture classique, comme on peut avoir en remplissant une grille de mots croisés un peu vicieuse ou en faisant un sudoku tarabiscoté. Et puis, et puis, la contrainte est féconde nous dit à juste titre, Pérec. Alors...Alors, comme tu le sais et le dis, la contrainte existe dans l'écriture dite "libre". Écrire "libre" n'est pas écrire n'importe quoi, n'importe comment. Tu trouves la contrainte classique plus "confortable " et de cela, je ne doute pas un instant. Mettre ses pas dans les pas de ce qui a fait ses preuves est en effet une forme de confort. Oui, mais je crois que l'art ne naît pas du confort. L'art est contraire au confort. L'art est transgression permanente, mise en danger. L'art n'est pas prudent.

Ne crois surtout pas que je mène une guerre déclarée à l'alexandrin. Certains alexandrins de Racine pourraient me faire pleurer. Mais, c'était le temps de Racine, l'esprit de cette époque, pas les nôtres. Je partage ton goût de cet alexandrin qui sait se faire oublier. Hugo, oui, y réussit parfois. Parfois seulement car Hugo a trop écrit pour être homogène dans sa qualité. Pour quelques vers géniaux, combien d'alexandrins bourrés de remplissage ?? Combien de fois, le sent-on compter sur ses doigts pour boucler les douze syllabes ?

J'avoue ne pas connaître Jude Stéfan. Diantre ! Un poète qui travaille sur le modèle de la prosodie latine ! Moi qui me réfère à Racine et confrères, je suis complètement has been ! Il me faut donc remonter à Virgile ! Cela me rappellera les heureux temps des versions latines !

En tout cas, Poète, merci d'avoir pris le temps de lire mes babillages. C'est un vrai plaisir que celui d'échanger avec toi.

Amitiés Poétiques.
« Modifié: 02 Décembre 2017 à 16:52:35 par November »
Devant toi le passé, derrière toi le futur.
(Margaret Laurence)

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Rêve de chêne
« Réponse #8 le: 04 Décembre 2017 à 21:04:42 »
J'ai eu l'occasion de regarder la production de certain slameurs ou rappeurs qui te sont proches et cela a été pour moi particulièrement fructueux. Il y a l'évidence des textes de qualité dans ce registre. J'observe néanmoins que ces jeunes gens (car ils sont souvent jeunes) ne s'affranchissent pas de la rime qui constitue un élément important de leur composition, notamment au plan rythmique. La rime est morte, vive la rime !
cent fois sur le métier...

Hors ligne November

  • Scribe
  • Messages: 99
  • Live and let live
    • La Grotte en Novembre
Re : Rêve de chêne
« Réponse #9 le: 07 Décembre 2017 à 07:44:46 »
Bonjour cher Poète,

Pardonne-moi d'avoir tardé à répondre mais la vie, même poétique, peut vite devenir trépidante.

D'abord, je ne voudrais pas que la rumeur enfle
Devant toi le passé, derrière toi le futur.
(Margaret Laurence)

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Re : Rêve de chêne
« Réponse #10 le: 11 Octobre 2020 à 19:44:53 »


D'abord, je ne voudrais pas que la rumeur enfle


Je n'ai jamais compris pourquoi Novembre craignait  de voir « enfler la rumeur ». Peut-être me l'expliquera-t-elle le mois prochain… si elle revient.
cent fois sur le métier...

Obofix

  • Invité
Re : Rêve de chêne
« Réponse #11 le: 11 Octobre 2020 à 20:41:35 »
@Hellian
Pardon de m'immiscer dans ce débat avec cette citation de Voltaire :

"Tous les genres sont bons, hors le genre ennuyeux."

Les règles de la Poésie classique ne sont qu'un outil qui a fait ses preuves. Certains le rejettent au nom de la "liberté", d'autres continuent à en user parce qu'il correspond à leur tempérament.

Le choix de la forme importe peu. Je préfère Prévert à Lamartine et Brassens à Breton.
 Ce qui compte c'est le soin apporté à l'écriture et la créativité dans le sujet.
Et bien sûr éviter le genre ennuyeux.  ;)

Avec ce Rêve de chêne, je constate que tu excelles aussi bien libre qu'en classique.
Et que tu ne pratiques pas le genre ennuyeux.
 :mafio:
« Modifié: 12 Octobre 2020 à 07:16:48 par O'Bofix »

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Rêve de chêne
« Réponse #12 le: 12 Octobre 2020 à 12:32:58 »
O'BofixDe

Cette controverse entre poésie de forme classique et poésie libre ou « libérer » (comme si la première avait été faite prisonnière), est un serpent de mer. Il m'apparaît qu'aujourd'hui  les connaisseurs et les esthètes autorisés ont largement mis à l'index les contraintes.. La poésie est démocratisée. Ayant jeté sa gourme, elle est devenue un peu de gauche et fille facile, elle s'offre à tout le monde. La poésie classique ou néoclassique est resté BCBG. C'est une ménagère avec un sac à mains de chez Hermès, conservatrice et plutôt de droite. Personnellement, J'ai fait de la première mon épouse et de la seconde ma maîtresse…
cent fois sur le métier...

Obofix

  • Invité
Re : Rêve de chêne
« Réponse #13 le: 12 Octobre 2020 à 12:53:37 »
La rime, « Conservatrice et plutôt de droite » ?
Je sens qu’Aragon, Jehan Rictus, Verlaine, Hugo, Richepin, etc,  vont adorer.  ;D
Sans compter Jean Ferrat, Francis Lemarque et Jean-Baptiste Clément, l’auteur du « Temps des cerises ».  :-¬?
 

Hors ligne HELLIAN

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 238
Re : Rêve de chêne
« Réponse #14 le: 12 Octobre 2020 à 14:03:18 »
Ah ah, bien joué ! Mais faut pas prendre mon propos au premier degré, voyons ! Je ne parle pas des auteurs eux-mêmes. Encore que… je me demande si, à leur insu, il ne s'agit pas là de manière inconsciente d'une concession irrépressible à la culture de droite ou plus exactement un certain conservatisme culturel dont il ne sont pas totalement parvenus à se libérer. N'y aurait-il pas une théorie à développer à propos du langage et de son conservatisme. Tous les auteurs que tu cites ne sont-ils pas issus d'une classe sociale dont les oripeaux ultimes se nichent dans le langage ?
cent fois sur le métier...

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.012 secondes avec 17 requêtes.