Bonjour Bonsoir,
À l’image de ce personnage de La peste, avec sa foutue jument alezane, j’ai passé un temps considérable à égrener les entrées en matière. J’ai vu défiler devant moi des « Passionné d’écriture… », des « Lecteur depuis de nombreuses années… », des « En tant qu’ornithorynque anémique… » (cette dernière entrée est moins courante, je vous l’accorde). Puis je me suis dit que je me prenais la tête, que j’en faisais trop — toujours trop — et que je ferais mieux de me lancer. Yolo disent les jeunes.
Donc j’écris, depuis un paquet d’années maintenant, à plein temps depuis un peu plus d’un an. Ça m’amuse, ça me fait du bien, et je me vois pas faire autre chose pour le moment. Je sais pas, j’ai bossé dans des tas de secteurs pros censés stimuler l’intellect, mais à côté de l’écriture, c’est de l’aspartame (l’écriture étant de la cocaïne évidemment).
Je cherche le plus humblement du monde à m’améliorer, d’où ma présence entre ces murs virtuels. J’ai proposé un manuscrit à des éditeurs il y a quelques mois, j’attends les lettres de refus. Comme disait un (feu ?) ancien premier ministre, j’ai conscience que la route, bien que droite, est longue, la pente forte et pavée de bonnes intentions. En cas d’échecs répétés et inconciliables pour mon amour propre, qui est mince, je me la jouerai Rimbaud, je n’aurais pas d’autre Choa, je quitterai tout pour devenir trafiquant d’armes.
Je suis obsédé par les débuts d’histoire. Le premier chapitre. Ce moment où, sur une dizaine de pages, l’intérêt du lecteur bascule. Je vais me concentrer en particulier sur ce point, et proposer des textes à votre jugement éclairé. Pour chacun de ces débuts, j’ai une idée relativement précise d’où emmener l’histoire. J’espère recueillir de précieux conseils.
Voilà. C’est cool d’être ici, j’ai fureté à droite à gauche, y’a l’air d’avoir une bonne ambiance. Je suis ravi si vous êtes ravi.
Sinon je suis un homme de 30 ans (mais bon, on s’en tape de la vie des auteurs non ? À quelques exceptions près. Ouai les aventures de Rimbaud sont marrantes, je reconnais. Cette parenthèse n’en finit plus).
Merci et à très bientôt j’espère.