Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

21 Septembre 2026 à 20:11:04
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Interruption

Auteur Sujet: Interruption  (Lu 2117 fois)

Hors ligne damsdu84

  • Plumelette
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Interruption
« le: 05 Novembre 2017 à 12:42:36 »
Bonjour,

Comme j'expliquais dans ma présentation, il m'a pris l'envie d'écrire il y a quelques jours. Une idée que j'avais dans la tête depuis plusieurs mois, sans prendre le temps de me poser...
Je soumets donc le texte suivant à vos critiques.
Merci d'avance !

Damien.

===============================


7h

- Hugo, mon amour ...
- Hmmmgrmbl hmmmm
- Hugo. Allez mon bébé, réveille-toi !

Gabriel alluma la petite lampe « Buzz l'Eclair » posée sur la table de nuit.

- Allez mon amour, j'ai préparé tes vêtements, tu te réveilles et tu t'habilles.

Il descendit dans la cuisine. Cinq cuillers de café, de l'eau. Il mit la cafetière en marche.
Deux bols, un rempli de lait, l'autre à moitié. Direction le micro-ondes.
Il coupa deux grandes tartines, et deux plus petites. Beurre demi-sel, confiture d'abricots.
« Ding ! »
Il sortit les deux bols brûlants. Deux cuillers de cacao dans l'un, du café dans l'autre. Deux sucres.
Il posa le tout sur la table du séjour, avec un verre de jus d'oranges chacun.

7h25

Il remonta et rentra dans la chambre d'Hugo. L'enfant n'avait enfilé qu'une demi-chaussette, ce qui commença déjà à l'agacer.

- Hugo mais tu faisais quoi ? Grouille-toi on est déjà à la bourre !
Il lui retira un peu sèchement le haut de son pyjama Dark Vador.
- Non, laisse-moi ! Pleurs.
- Chuuuuut ! Maman dort encore, elle a travaillé cette nuit !!
- Pleurs.
- Bon écoute, je te laisse faire mais dépêche-toi !

Il ouvrit les volets et le soleil naissant illumina un bazar monstrueux de jouets, de feutres et de feuilles découpées.

7h50

Hugo mâchait lentement un micro bout de tartine. Il attaquait seulement la deuxième.
Gabriel referma son téléphone sur lequel il lisait des trucs et des machins dont il se fichait éperdument.

- Bon, t'as plus faim ?
- Nan.
- Ok laisse tomber, bois ton cacao et va…
- C'est froid, j'en veux plus.
- Va te coiffer et te brosser les dents. Allez ! Dépêche-toi punaise !!

Hugo remonta lentement à la salle de bains pendant que son père rangeait la cuisine.
Il cria d'en haut :
- J'arrive pas à mouiller mes cheveux !
Furieux, Gabriel monta l'escalier quatre à quatre.
- Tu comprends ce que je te dis ? Maman dort. Alors tais-toi !
Il ouvrit le robinet, mouilla ses mains et les passa dans les cheveux du petit. Il recommença. Et recommença encore.
Hugo cria :
- Ça coule dans mon pull, arrête !
- Mais putain je t'ai dit de ne pas crier !!

Une porte s'ouvrit sur le couloir, puis sur les toilettes.
- Super, j'ai dormi 1h, vous devriez faire encore plus de bruit !
- Soupir… Voilà. Tu l'as réveillée…
Bruit de chasse d'eau, apparition dans la salle de bains, gueule enfarinée :
- Mais t'es grave à la bourre ! Tu seras jamais à 8h20 devant l'école !
- Vas-y, commence pas à me stresser, retourne te coucher, on s'en va.
- Il s'est brossé les dents ?
- J'en sais rien ! Lâche-moi ! Il est 8h10, on part.
- Il peut pas aller à l'école coiffé comme ça…
- Merde ! Tu me gonfles ! Si t'es pas contente, quand t'arrives tu te couches pas et tu t'en occupes !

8h19

Il tourna la clé. Après quelques soubresauts, la voiture démarra.
- T'as pris ton cartable ?
- Ha ! Non.
Il coupa le moteur, sortit de la voiture, chercha la bonne clé dans le trousseau. Il rouvrit la porte d'entrée.
- Allez… Qu'est-ce que t'as oublié ?…
- Fais pas chier et retourne te coucher.
Il se saisit du cartable et ressortit en claquant la porte.

8h32

Course sur le trottoir. Essoufflement.
- A mon avis ils sont rentrés en classe. Allez putain tu traines !! J'en ai marre de répéter mille fois de te dépêcher, grouille-toi, t'as 7 ans t'es en mesure de comprendre, non !!
Les petites jambes s'activaient pourtant, l'enfant suivait tant bien que mal, puis il se mit à pleurer.
- Ha non tu commences pas à pleurer, allez avance je…
Il se tût. Il se détestait d'être capable de tant de méchanceté.
Ils arrivèrent devant l'école. Le portail était fermé et il vit à travers les grilles les derniers rangs pénétrer dans le bâtiment.
Il sonna à l'interphone mais personne ne répondit. Il sonna à nouveau. Quelqu'un décrocha :
- Ecole élémentaire Jean Moulin...
- Bonjour, vous pouvez ouvrir ? On est à l'interphone !
- Vous êtes en retard.
- (Ouais merci on est au courant…)
La porte se déverrouilla. Il embrassa son fils. Hugo entra dans l'école sans accorder la moindre attention à son papa.

Gabriel retourna à sa voiture. Il était 8h45 et il était déjà complètement crevé, énervé contre lui-même et contre la Terre entière. Il fouilla dans le vide-poches, attrapa une enveloppe kraft contenant un paquet de cigarettes qu'il planquait ici depuis plusieurs jours. Il alluma une clope et la pression retombait au fur et à mesure qu'il tirait dessus…

- Quel con de m'être remis à fumer, dit-il pour lui-même.

Il était 9h35 quand il passa à la badgeuse, laquelle indiqua une anomalie.

- Ouais ouais j'ai un retard de cinq minutes, grogna-t-il à l'adresse de la machine.

Il récupéra sa feuille de route dans son casier, puis s'installa dans le siège du chariot élévateur. Sur l'allée centrale, il croisa quelques collègues à qui il adressa un sourire sans prendre le temps de les saluer vraiment.
Avant de prendre son virage à 90 degrés, il jeta un œil à travers les vitres des bureaux au fond de l'entrepôt. Des employés marchaient très vite, des papiers à la main. Et la jolie Juliette dont le corps parfait était moulé dans un jean et un pull à col roulé.
Il sortit de sa rêverie et se dirigea vers l'allée F, place 02. La première palette à descendre était stockée sur l'étage 03. Il la saisit sur les fourches de l'appareil et baissa la manette pour la faire redescendre. Il livra ensuite la marchandise sur la zone dédiée, à partir de laquelle d'autres employés les récupéraient avec des trans-palettes pour aller en ranger le contenu dans les rayons du magasin.
Il suivait tranquillement les ordres de sa fiche de travail, effectuant de rapides allers-retours à travers ce dédale de structures métalliques remplies de cubes de cartons agglutinés.
Sa machine et lui ne faisaient qu'un tant il la maitrisait : Il prenait, il rangeait, il descendait des marchandises, en remontait d'autres, ...
Vers 11h30, il repassa devant « l'aquarium » et décida de s'accorder une pause.
Il gara son engin non loin des bureaux, coupa le contact et se laissa tomber sur le sol, ce qui lui renvoya un écho surprenant. C'est vrai que tout semblait curieusement silencieux.
Il poussa la porte en verre et fut enveloppé par la chaleur qui régnait derrière les double-vitrages. Il dézippa son manteau, et inséra quelques pièces de monnaie dans le distributeur de café.
Non loin de là, il entendait Juliette parler au téléphone :
- Ecoute, c'est ok je pense, pour 10 000 pièces au prix négocié.
(blanc)
- Non je ne peux pas en prendre plus cette semaine, mais si ça part bien on en reparle Mardi prochain ?
- ...
- Allo ? Allo ! (…)

Des pas se rapprochèrent.
- Heu… Excuse-moi, je ne me souviens plus de ton prénom.
- Gaby.
- Ha oui, Gaby, désolée. Le téléphone ne fonctionne plus !

Super, se dit-il, elle ne se souvient même pas de mon prénom. Merde c'est vexant, ça fait juste 3 ans que je bosse ici… bref.
Juliette est vraiment ravissante. La trentaine tout juste entamée, élancée, un visage parfait et tout ce qu'il faut, là où il faut. Elle était à croquer.
Mais elle avait sa vie certainement, et lui la sienne. Il était marié bien que ni lui, ni son épouse n'investissaient encore quoi que ce fût dans cette relation qui se dégradait d'année en année. Ils étaient devenus comme des colocataires qui élevaient un enfant.

Et puis toutes les lumières s'éteignirent. Partout. Les bureaux, l'entrepôt.
Le ronronnement de l'air conditionné faiblit petit-à-petit, et bientôt un silence assourdissant baigna l'endroit dans une ambiance inhabituelle et inquiétante.
Le café s'arrêta de couler à la moitié du gobelet.

- Qu'est-ce qui se passe ?
- Une coupure de jus, répondit-il.

Ils étaient dans la pénombre, mais la lumière du jour passait encore à travers quelques rares ouvertures vitrées. Gaby réagit subitement ressortit dans l'entrepôt. Il fit quelques pas, qu'il trouvait bruyants, vers les premières allées. Aucun de ses collègues ne s'y trouvait.
Il retourna au comptoir. Juliette avait fait un petit tour dans les box à la recherche d'un éventuel secours, mais elle n'y avait croisé personne.

- Bon, c'est bizarre ça n'a pas l'air d'inquiéter grand monde… Je vais aller voir au magasin, lui dit-il.
- Heu… ok. Je viens avec toi.

Elle commençait à s'inquiéter et ne voulait pas rester seule. Elle enfila un manteau et rejoignit Gabriel près du chariot élévateur.

- On va prendre la bécane. Tu peux t'installer là, sur le côté.

Elle s'exécuta.
Après un tour de clé, Il actionna le volant à fond et l'appareil fit un tour sur lui-même. Il replaça les roues droites et poussa la manette en vitesse max.
Ils empruntèrent l'allée principale et arrivèrent à l'autre bout en une minute. A travers le rideau de plastique, Gaby vit que l'espace de vente était lui aussi plongé dans la pénombre.
Il descendit de l'engin et se dirigea vers le rideau. Juliette lui emboita le pas. Il tira sur le câble qui devait faire remonter le dispositif. Bien sûr, ça ne fonctionnait plus. La porte juste à côté s'ouvrit grâce à la barre anti-panique.
Il pénétrèrent dans le magasin et parcoururent quelques rayons. Il y avait çà et là quelques caddies abandonnés. Certains étaient en plein milieu des allées, d'autres bien stationnés devant les têtes de gondoles. Ils continuèrent l'exploration de ce lieu qu'ils connaissaient par cœur, mais qui dans ce contexte commençait à les faire flipper.

Juliette cherchait une explication :
- Tout le monde est parti ?
- Je… Je sais pas… Peut-être une alerte attentat (n'importe quoi, on aurait été avertis…)
- C'est vide ! Et ce silence !

Dans la galerie marchande, c'était pareil. Tout était bien là, rien n'était cassé, les boutiques étaient ouvertes, figées. Il n'y avait plus un seul être vivant.
Ils se dirigèrent vers la sortie. Le tourniquet vitré ne tournait plus, mais en y mettant un minimum de force il parvinrent à le pousser un peu pour leur donner accès à l'extérieur.

Les nuages, la brise fraiche, les arbres dont les branches bougeaient… Ils étaient toujours sur la même planète. Bien sûr qu'ils étaient toujours sur Terre...
Le parking était rempli de voitures, mais certaines dans les allées du parking semblaient s'être encastrées les unes dans les autres.

Gabriel s'approcha d'une d'elles et s'aperçut que les voyants étaient allumés. Il coupa le contact.

- Mais c'est quoi ce bordel, demanda Juliette de loin, le vent dans les cheveux.
- J'en sais rien ! On dirait que ces voitures ont calé !

Il revint vers elle.

- Je sais pas ce qui se passe, j'y comprends rien. Je…
- Tu crois qu'ils sont tous morts ?
- Je sais pas, je vois pas de morts.
- Ben non mais…
- Écoute, il faut que je retourne chez moi, que je récupère mon fils, je sais pas, j'ai, je… Je sais pas.
- T'es garé derrière ?
- Ouais.
- Bon, je t'accompagne, on prend ma voiture, je suis garée juste là.

Gaby s'installa sur le siège passager de la Mini-cooper de Juliette. Il lui indiqua la sortie Sud du Centre Commercial. Ils progressaient à petite vitesse, les routes étaient jonchées de véhicules carambolés. Il y avait même un semi-remorque couché sur le flanc, au milieu d'un rond-point, et les roues du tracteur tournaient encore.
Ils mirent plus d'une heure à rejoindre l'école d'Hugo. Gabriel sentit monter une angoisse monumentale en voyant le bâtiment et en repensant à la tronche que tirait son fils ce matin ! Il se mit à pleurer comme un bébé. Juliette ne dit rien. Il sortit de la voiture et ne chercha même pas à appuyer sur l'interphone. Il escalada la grille et entendit que Juliette s'était enfermée dans la voiture. Il traversa la cour de récréation et pénétra dans le bâtiment.
Il fut de retour un quart d'heure plus tard.

- Les salles de classe sont vides. Les cartables sont ouverts, accrochés aux dossiers des chaises. Les cahiers, les stylos, sont encore sur les bureaux.
On dirait que tout le monde a… disparu.

Assis dans la voiture, il essayait de donner un sens à une situation qui n'en avait pas. Juliette faisait défiler les fréquences de l'auto-radio, mais plus rien n'émettait.
Il commença à pleuvoir.
Complètement paumés et ne sachant quoi faire, ils décidèrent de regagner le magasin.

Ils étaient de retour dans un des plus grands Carrefour de la région. La pénombre était de plus en plus inquiétante, et elle allait devenir effrayante avec les heures qui passaient.
Début décembre, il ferait nuit noire peu après 17h30.
Gaby alla récupérer des lampes frontales au rayon camping qu'il jeta dans un panier et rejoignit Juliette qui faisait le plein de biscuits salés. En passant vers le rayon bières, Gaby s'empara de cinq grandes canettes de Leffe.
Ils débarassèrent un bureau d'écolier de son écran factice et de ses étiquettes descriptives, et posèrent leurs courses dessus. Ils approchèrent deux chaises de bureau.

Il faisait déjà froid dans la grande surface. Juliette eut l'idée d'utiliser un poêle à pétrole en promo. Gabriel s'éloigna quelques secondes et revint avec un carton sous un bras et un bidon dans l'autre main. Il prit une lampe frontale dans le panier qu'il se vissa sur la tête et l'alluma. Il déballa le poêle à pétrole, retira les sachets et les morceaux de polystyrène. Il y avait un cylindre en verre à installer derrière une grille, et un réservoir à remplir avec du combustible.
Il avait déjà utilisé ce genre d'appareil, et il réussit rapidement à le mettre en route. Une chaleur violente et une odeur d'essence s'échappèrent du poêle. La surface était tellement immense que cette chaleur se dissipait très rapidement.
Ils s'assirent l'un en face de l'autre et ouvrirent les paquets de biscuits. Gaby décapsula une Leffe et la but en trente secondes.

- T'avais soif…
- T'en veux une ?

Sans attendre de réponse, il lui en ouvrit une canette et la lui tendit. Elle s'en saisit et but une minuscule gorgée avant de la poser.

- Merci.
- J'ai faim, aussi…
- Moi aussi, en plus j'adore les Curly.
- Je boufferais n'importe quoi…
- …
- …
- Il faut que je retrouve ma femme et mon fils. Les autres peuvent rester dans la quatrième dimension autant qu'ils veulent, mais il faut que je retrouve ma famille.
- Je ne sais pas quoi te dire. J'ai de la famille moi aussi, mais je les vois tellement peu que je ne me sens pas vraiment en manque… Je suis inquiète quand même, et surtout perdue.

Gaby décapsula une troisième canette de bière et en prit une gorgée.

- Ce merdier a commencé avant que je prenne ma pause, tout à l'heure. Ce silence dans l'entrepôt, je suis sûr que j'étais déjà seul avant même que je rentre dans les bureaux, c'était bizarre. Ça s'est fait en plusieurs temps on dirait… Les gens s'évaporent, puis le téléphone se coupe, puis l'électricité.
- Hmm… et ?
- Et rien. J'en sais rien. J'essaie de trouver une logique, mais j'en trouve pas.
J'ai envie de pisser.
- Ha. Ouais moi aussi. Il y a des toilettes dans la galerie.
- C'est à l'autre bout ! Je propose qu'on aille plutôt dans l'entrepôt, juste à l'entrée.

Gaby vida sa deuxième canette de 50cl. Juliette plaça elle aussi une lampe frontale sur sa tête et ils prirent le chemin du hangar, dans le noir total.

- Vas-y en premier, dit-il, je reste devant.
- Heu…
- Quoi ?
- C'est gênant tu vas entendre.
- Haha, c'est ça qui est drôle ! Non allez je me bouche les oreilles.
- Tu vas vraiment le faire ?
- Tu veux laisser la porte ouverte pour vérifier ?
- Non.

Chacun leur tour, ils firent ce qu'ils avaient à faire. La chasse d'eau fonctionnait et se remplissait encore.
De retour dans le magasin, ils décidèrent d'utiliser les matelas d'expo. Il faisait nuit noire et ne savaient pas trop quoi faire d'autre.
Ils déballèrent chacun une des couettes stockées sous vide d'air dans des sachets en plastique transparent, puis s'installèrent sur deux lits côte à côte.
Ils éteignirent leurs lampes.

- T'es là ? demanda Juliette
- Ben oui.
- Je suis morte de trouille.
- Je te mentirais si je te disais le contraire. Mais je suis bourré, ça aide un peu…
- Je… Je peux me coucher à côté de toi ? Tu sais je veux pas, comment dire… Ça me rassurerait et…
- Ben…
- Quoi ?
- Ben tu sais, je dors à poil moi !
- Ha.
- (Rires) Mais non ! Allez viens si tu veux !

Juliette se déplaça sans rallumer sa lampe, Gabriel lui fit une place et elle s'installa avec sa propre couverture. Il s'en suivit quelques longues minutes de silence. Assommé de fatigue par ces circonstances incompréhensibles, et surtout étourdi par l'alcool, Gaby plongea rapidement dans un sommeil ronflant.
Juliette avait encore l'esprit clair, et même si la respiration de son collègue la rassurait un peu, elle était terrorisée. Elle plongea sa tête sous la couette, ralluma sa lampe frontale et tenta de se persuader qu'elle se trouvait dans un cocon qui la protègerait de tout.
La fatigue finit par prendre le dessus et elle s'endormit.
« Modifié: 11 Novembre 2017 à 17:18:37 par damsdu84 »
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Hors ligne damsdu84

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Interruption
« Réponse #1 le: 11 Novembre 2017 à 00:59:51 »
Bonsoir à toutes et tous,

Mon texte glisse doucement vers les profondeurs du forum de discussion.

Vraiment rien à dire sur ce début d'histoire ? Peut-être n'osez-vous pas me dire que cela ne fonctionne pas, qu'il manque quelque chose ?
N'hésitez pas, j'encaisserai :)

Merci d'avance,
Damien.
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Ashka

  • Invité
Re : Interruption
« Réponse #2 le: 11 Novembre 2017 à 10:25:12 »
Ho, j'ai lu le début quand tu venais de le poster et ça m'a intéressée, le début est très bien vu je trouve, ça sent le jeune papa qui a l'habitude de galérer le matin pour emmener ses petits à l'école, comme tout parents! :D :)
Je suis un peu prise par deux textes plus le mien qui a besoin d'être revu. Mais ton message m'a touché, alors je vais faire au mieux pour revenir vers toi si tu as un peu de patience. Je suis surtout dans la section texte longs et ça prend du temps du coup de commenter.
Tu prévois une suite ? C'est pour un texte long ?

Allez, je prends quelques minutes pour commencer  ;):
 
Citer
- Hmmmgrmbl hmmmm
:D trop mignon!
 
Citer
l'autre à moitié
de quoi ? de lait aussi ?
Citer
Beurre demi-sel
de l'ouest de la France, dams? ;)
Citer
« Ding ! »
je m'y croirais! :D
Citer
L'enfant n'avait enfilé qu'une demi-chaussette, ce qui commença déjà à l'agacer.
pas de doute c'est du vécu! ;)
Citer
- Hugo mais tu faisais quoi ? Grouille-toi on est déjà à la bourre !
Il lui retira un peu sèchement le haut de son pyjama Dark Vador.
- Non, laisse-moi ! Pleurs.
- Chuuuuut ! Maman dort encore, elle a travaillé cette nuit !!
- Pleurs.
- Bon écoute, je te laisse faire mais dépêche-toi !

Il ouvrit les volets et le soleil naissant illumina un bazar monstrueux de jouets, de feutres et de feuilles découpées.
:coeur: quand j'avais lu ce début quand tu l'avais posté, tout ça, ça m'avait plu.
Citer
coiffer
ça c'est vraiment marrant, j'en faisait la remarque à quelqu'un d'autre (un mec) je sais pas pourquoi, c'est crétin et idiot, je sais, mais pour moi c'est les femmes qui disent coiffer. Preuve que vraiment non, c'est moi qui suis idiote de m'étonner de ça. ::)
Citer
- Tu comprends ce que je te dis ? Maman dort. Alors tais-toi !
là elle dort plus je te le garantie ! :D (c'est fou c'est réaliste !)
Citer
- Soupir… Voilà. Tu l'as réveillée…
le soupir je suppose que tu ne voulais pas le mettre dans le dialogue... ?
En passant pour les dialogues, le tiret c'est plutôt:
— on l'obtient en maintenant la touche alt et en faisant à la suite 0151 ;)
Citer
- Mais t'es grave à la bourre ! Tu seras jamais à 8h20 devant l'école !
:mrgreen: le truc qui énerve bien, très vrai... :D
Citer
quand t'arrives
je crois qu'il n'y a pas de s. A vérifier...
Citer
- T'as pris ton cartable ?
- Ha ! Non.
combien de fois ça m'est arrivé ça... :mrgreen:
Citer
Oils arrivèrent
petite coquille..
Citer
Il était 8h45 et il était déjà complètement crevé, énervé contre lui-même et contre la Terre entière.
ah, ben ouais, c'est comme ça, des matins pourris qui commencent mal... ;)
Citer
Avec sa femme, ils étaient devenus comme des colocataires qui élevaient un enfant.
j'enlèverai avec sa femme.
rien à dire sur le passage plus haut, j'aime beaucoup.
Je fais une pause! ;)

« Modifié: 11 Novembre 2017 à 16:20:58 par Ashka »

Hors ligne damsdu84

  • Plumelette
  • Messages: 14
Re : Interruption
« Réponse #3 le: 11 Novembre 2017 à 17:24:01 »
Merci beaucoup !
J'ai appliqué quelques modifications.

Pour le lait je ne sais pas trop. Peut-être juste mettre un truc du genre "Il prépara deux bols de lait"

Je suis un homme et je dis "coiffer". Sûrement une bizarrerie régionale :)

Pour le "Soupir", j'ai mis en italique.

Je pense que "t'arrives" prend bien un S car c'est la contraction de "tu arrives".

J'ai effectivement retiré "Avec sa femme". Ça fait plus fluide sans...


Merci encore !
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Ashka

  • Invité
Re : Interruption
« Réponse #4 le: 11 Novembre 2017 à 17:31:35 »
Citer
"Il prépara deux bols de lait"
oui, ce serait plus clair :)
Citer
Je suis un homme et je dis "coiffer". Sûrement une bizarrerie régionale :)
non, je ne pense pas, je te disais que tu es le deuxième homme, que je vois dire ça, alors, c'est moi. ;)
Citer
Je pense que "t'arrives" prend bien un S car c'est la contraction de "tu arrives".
Exact!
 et  me voilà!  ;)
Citer
Gaby réagit subitement ressortit dans l'entrepôt.
manque une virgule ou un et après subitement ;)
 
Citer
çà et là
un petit accent qui traîne sur le a
Citer
Le tourniquet vitré ne tournait plus, mais en y mettant un minimum de force il parvinrent à le pousser un peu pour leur donner accès à l'extérieur.
mmh le tourniquet ne tournait, un peu lourd...
pour leur donner accès à l'extérieur. mmh .. pour leur permettre de gagner l'extérieur, de sortir ?
Citer
Le parking était rempli de voitures, mais certaines dans les allées du parking
tu aimes les parkings, dis moi ? ;)
Citer
Mais c'est quoi ce bordel, demanda Juliette de loin,
....ce bordel ? Demanda...
Citer
Il y avait même un semi-remorque couché sur le flanc, au milieu d'un rond-point, et les roues du tracteur tournaient encore.
mmh... le semi-remorque s'est transformé en tracteur? :mrgreen: ;) Et tu es sûr que les roues continuent de tourner? Ça fait quand même un moment que tout ça s'est arrêté, non? Le temps qu'ils s'en rendent compte, qu'ils traversent l’entrepôt, le magasin, toussa toussa... ?
Citer
Il se mit à pleurer comme un bébé.
heu..pt 'être pas quand même, il peut pleurer par contre. ^^
Citer
et entendit que Juliette s'était enfermée dans la voiture.
peut-être préciser le bruit de verrouillage des portières?
ho moi j'aurai accompagné Gaby dans l'école, je veux dire j'aurai bien voulu voir son angoisse et son désarroi face aux salles de classe vide, ben parce que son tout petit, ben il l'aime comme un père son fils, comme un malade, non? (bon là c'est mon coeur de mère qui parle! ::))
Citer
mais plus rien n'émettait.
ça grésille, il y a un silence absolu? Pour donner une petite tension supplémentaire peut-être, comment le vois tu ou en l’occurrence l'entend tu ? :mrgreen:
Citer
Complètement paumés
mmh désemparés ? et un autre adjectif peut-être, mais c'est à toi de voir. ;)
Citer
Ils étaient de retour dans un des plus grands Carrefour de la région
dans l'un ?
Citer
passaient
s'écoulaient? à toi de voir ;)
Citer
Gaby alla récupérer des lampes frontales au rayon camping qu'il jeta dans un panier et rejoignit Juliette qui faisait le plein de biscuits salés.
mmh, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe "qu'il jeta": Gaby alla récupérer des lampes frontales au rayon camping, il les jeta dans un panier, et....  Qu'en penses tu ?
Citer
En passant vers le rayon bières, Gaby s'empara de cinq grandes canettes de Leffe.
Si tu passes vers, difficile de saisir les précieuses Leffe, si tu passes devant, c'est déjà plus facile!  :mrgreen: d'ailleurs, excellent choix, je vois que monsieur est fin connaisseur! :D ;) donc, préférence pour les bières belges... Je retiens. :mrgreen:
Citer
Ils débarassèrent un bureau d'écolier de son écran factice et de ses étiquettes descriptives, et posèrent leurs courses dessus. Ils approchèrent deux chaises de bureau.
ah , petit r qui manque à débarrassèrent. Un peu long... mmh:
Ils débarrassèrent un bureau d'écolier de son écran factice et de ses étiquettes descriptives,posèrent leurs courses dessus et approchèrent deux chaises de bureau ? Peut-être ?
Citer
avec un carton sous un bras et un bidon dans l'autre main.
  :o mmh moi je virerai dans l'autre main parce qu'on sait pas vraiment si l'autre main avec le carton sous le bras est occupée, alors du coup j'ai marqué un temps d'arrêt pour réfléchir. Mais bon, c'est peut-être moi! :D ;)
Citer
une lampe frontale dans le panier
l'une des lampes frontale, sans "dans le panier", ça suffirait je pense.
Citer
Il avait déjà utilisé ce genre d'appareil, et il réussit rapidement à le mettre en route
tu peux virer la virgule ;)
Citer
La surface était tellement immense
la surface de quoi , on veut tout savoir! ;)
Citer
Gaby décapsula une Leffe et la but en trente secondes.
j'approuve! bonne descente! :D ;)
Citer
T'avais soif…
:D :mrgreen:
Citer
il lui en ouvrit une canette
le en est superflu ;)
Citer
Moi aussi, en plus j'adore les Curly.
les biscuits salés qu'ils ont pris c'était des curly ? (moi aussi j'aime ça mais je digresse... ::))
Citer
- …
- …
Ah, je connais un chapartdounet qui n'aime pas ce langage sibyllin! Quelques phrases de narration seraient les bienvenues en remplacement de ces tirets et de ces points! ;)
Citer
- Il faut que je retrouve ma femme et mon fils. Les autres peuvent rester dans la quatrième dimension autant qu'ils veulent, mais il faut que je retrouve ma famille.
yes, bonne réaction!
Citer
J'ai envie de pisser.
hum, curieux, j'ai commenté le texte d'un certain gars et visiblement vous avez les mêmes façons de... non, j'arrête là, je digresse complètement là! ::)
Citer
dans le noir total.
mmh pas tout à fait puisqu'ils ont la lumière, tu pourrais en profiter pour développer, les raies de lumières qui découvrent les marchandises, ça peut donner par ex une ambiance comme ça: :s
-
Citer
Haha, c'est ça qui est drôle ! Non allez je me bouche les oreilles.
:D je l'aime bien le Gaby et puis au début aussi quand il râlait parce que ça fait trois ans qu'ils sont dans la même boite et qu'elle se souvient même pas son nom alors que lui si. Ils sont mignons tous les deux... :-[ ça y est mon côté fleur bleue remonte, c'est la cata! ::)
Citer
Ils déballèrent chacun une des couettes
l'une des couettes
Citer
stockées sous vide d'air dans des sachets en plastique transparent,
mmh peut-être pas besoin de tout ça: stockées dans leurs sachets en plastique , je sais pas. A toi de voir ;)
Citer
Ben tu sais, je dors à poil moi !
;D
Citer
circonstances
mmh plutôt événements non ?
Citer
sommeil ronflant.
pas très classe mais si tu le vois comme ça... ;)
Ils sont mignons tous les deux!
Voilà c'est fini pour moi!
prends pas tout au pied de la lettre, c'est ton texte. ;)
On se demande ce qui va se passer, où ils sont tous partis. Bref, ça commence bien!
Salut!  :)



« Modifié: 11 Novembre 2017 à 23:27:15 par Ashka »

Hors ligne damsdu84

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Re : Interruption
« Réponse #5 le: 12 Novembre 2017 à 08:16:40 »
Merci BEAUCOUP ashka pour ce travail de fourmi !

- Pour "çà et là" j'avais cherché et il semble que l'accent a bien sa place car cela désigne un lieu : http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/01/29/37003-20170129ARTFIG00001-faut-il-ecrire-ca-et-la-ou-ca-et-la.php

- le tracteur est le camion sur lequel repose la semi-remorque de ce véhicule articulé. D'ailleurs utiliser le mot semi-remorque au masculin pour désigner le véhicule entier est un abus de langage. Je vais voir si je le laisse.
Pour les roues qui tournent encore, c'est effectivement un peu too much, je vais voir comment je réadapte tout ça.

Le reste je m'y attelle après le p'tit déj si je trouve le courage :)
« Modifié: 12 Novembre 2017 à 11:36:50 par damsdu84 »
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Hors ligne Manu

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Re : Interruption
« Réponse #6 le: 12 Novembre 2017 à 11:06:35 »
.
« Modifié: 13 Juillet 2022 à 18:03:32 par Manu »

Hors ligne damsdu84

  • Plumelette
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Re : Interruption
« Réponse #7 le: 12 Novembre 2017 à 17:06:29 »
Bonjour Manu et merci pour ton commentaire.

Il faudrait effectivement que je développe un peu les personnages, surtout la femme. Je vais la faire stresser un peu plus  8)
Je vais me renseigner sur la description psychologique des persos

Merci aussi pour la série

A bientôt
Damien.
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Hors ligne Zéro Janvier

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Re : Interruption
« Réponse #8 le: 13 Novembre 2017 à 07:51:18 »
J'ai beaucoup aimé le début, j'ai bien senti le sentiment d'urgence de Gabriel dans sa course contre-la-montre pour emmener son fils à l'école le matin, avec cette attention pour ne pas réveiller la mère de l'enfant puis la colère qui monte quand rien ne se passe comme prévu. On sent bien également la tension latente entre les deux parents dans un quotidien banal et frustrant. C'est très bien rendu et très réaliste.

On plonge ensuite dans l'étrange mais en gardant un pied dans le réel avec ce centre commercial qui sert de cadre à la suite du récit. Le personnage de Juliette m'a laissé indifférent : on ne sait presque rien d'elle, à part sa description physique, son âge approximatif, et le fait qu'elle n'est pas très proche de sa famille. Par rapport au personnage de Gabriel dont on a eu un long aperçu de la vie de famille au début du récit, le contraste est saisissant.

Le récit lui-même m'a intéressé même s'il m'a manqué un petit quelque chose pour être complètement pris par l'histoire. Peut-être un manque d'enjeux lié à un attachement assez faible de ma part aux personnages. La fin m'a égalemet semblé un peu abrupte. Est-ce seulement le début d'un récit plus long ?

Hors ligne damsdu84

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Re : Interruption
« Réponse #9 le: 13 Novembre 2017 à 13:45:22 »
Bonjour "Zéro Janvier" et merci d'avoir pris un peu de ton temps.

Ton commentaire m'amène à me poser plein de questions...
Je parviens à décrire des situations vécues (ou vécues par procuration), mais j'ai beaucoup plus de mal à poser des personnages ou des contextes imaginés.
Il est vrai que dans mon récit, on parvient à peu près à imaginer le personnage masculin alors qu'il ne bénéficie d'aucune description physique ou psychologique, alors que le perso féminin est simplement survolé. Je n'ai donné aucune profondeur à cette pauvre Juliette !

A la base oui, je voulais continuer et "livrer" une longue histoire, mais peut-être était-ce trop ambitieux.
Je n'ai même pas encore imaginé de fin, d'explication du phénomène et de péripéties. J'avais envie de commencer cette histoire car je me demande comment est-ce que je réagirais dans une situation extraordinaire, mais je me rends compte que je patine dès qu'on bascule dans l'étrange.

Je me demande si je ne devrais pas reprendre juste après la première partie, oublier (pour le moment) le côté "science-fiction", et partir sur une histoire ancrée dans le réel. Mais il faudrait que je reprenne déjà les méthodes données au collège, à savoir situation initiale (je l'ai), élément(s) perturbateur(s), série d'actions et dénouement.

Bon voilà, je réfléchis "tout haut" :)

En tous cas merci pour tous vos commentaires qui me feront avancer !
Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.

Hors ligne Zéro Janvier

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Re : Re : Interruption
« Réponse #10 le: 13 Novembre 2017 à 17:17:24 »
Il est vrai que dans mon récit, on parvient à peu près à imaginer le personnage masculin alors qu'il ne bénéficie d'aucune description physique ou psychologique
Ce n'est pas tout à fait vrai, car le personnage masculin jouit justement d'une description indirecte à travers tout le début du récit. C'est le fameux "Show, don't tell" parfaitement illustré ici : tu n'as pas offert de description précise, académique, du personnage mais la tranche de vie à laquelle tu nous fais assister suffit à le caractériser et à se faire une idée de sa vie et de son caractère. C'est ce qui manque avec Juliette, qui n'existe que comme vis-à-vis du personnage masculin.

A la base oui, je voulais continuer et "livrer" une longue histoire, mais peut-être était-ce trop ambitieux.
Je n'ai même pas encore imaginé de fin, d'explication du phénomène et de péripéties. J'avais envie de commencer cette histoire car je me demande comment est-ce que je réagirais dans une situation extraordinaire, mais je me rends compte que je patine dès qu'on bascule dans l'étrange.
Je ne sais pas si une explication à la disparition de tous ces gens est indispensable. Ce qui peut être le plus intéressant, comme d'ailleurs dans la série The Leftovers déjà citée ici par un autre lecteur, c'est la vie de ceux qui restent et leur réaction à l'absence de leurs proches. En tout cas, personnellement, je trouve cela plus intéressant qu'une quelconque explication fantastique ou scientifique du phénomène.

Je me demande si je ne devrais pas reprendre juste après la première partie, oublier (pour le moment) le côté "science-fiction", et partir sur une histoire ancrée dans le réel. Mais il faudrait que je reprenne déjà les méthodes données au collège, à savoir situation initiale (je l'ai), élément(s) perturbateur(s), série d'actions et dénouement.
A toi de voir ce que tu as envie de faire de cette matière première déjà intéressante ! L'idée du phénomène étrange me plait bien, mais tu peux tout à fait revenir à un récit plus ancré dans le réel comme tu le dis. J'aurai quoiqu'il en soit plaisir à découvrir le chemin que parcourra ce texte à l'avenir.

Ashka

  • Invité
Re : Interruption
« Réponse #11 le: 13 Novembre 2017 à 18:50:31 »
Peu importe le chemin à prendre, tu as là un personnage principal bien cerné, réaliste, je trouve. Ce sera peut-être lui qui te guidera. Les personnages ont une curieuse propension à n'en faire qu'à leur tête et des fois on est bien obligé de les suivre........héhé.... :mrgreen:

Hors ligne intervalee

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Re : Interruption
« Réponse #12 le: 14 Novembre 2017 à 22:38:26 »
Bonjour,
Je me permet aussi de confirmer les commentaires précédents.
La première partie est très bien rendue, rapide rythmée et bien ancrée dans le réel. On cerne bien le narrateur.
La seconde partie, sur son lieu de travail me semble précipitée. On a toujours ce rythme rapide alors que le personnage est plus détendu, on aurait presque envie de souffler un peu avec lui durant sa pause.
En fait on ne sais pas trop sur quel format on s'embarque, un roman, une nouvelle ?
Si c'est une nouvelle je dirais qu'il vaut mieux alléger et supprimer le personnage féminin qui fait assez pot de fleur en l'état. Se concentrer sur gaby et son fils. Si c'est un roman alors il faut prendre un peut le temps de développer tous les personnages qui ont bien leur places. Je pense qu'il ne faut pas forcément tout livrer ainsi d'un coup. Pourquoi ne pas enfermer le personnage deux ou trois jours seul dans l'entrepôt,  qu'il réussisse ensuite à en sortir pour se rendre compte de l'événement, lui faire retrouver Juliette ensuite... En tout cas il y a matière à développer je pense.

 


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