Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Auteur Sujet: art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses  (Lu 10060 fois)

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
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art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« le: 22 septembre 2017 à 07:42:52 »
L’art, quand bien même il aspirerait à l’universel, n’échappe pas à son horizon d’historicité. (1)
Or, cette historicité (2), la nôtre, est déterminée par la mainmise du libéralisme sur le monde.(3)
L’origine est à chercher, pour l’essentiel, au XVIIIème siècle européen (Angleterre, France, Allemagne) et à ses Lumières dont bien des intentions demeurent louables, mais qui mettent en avant, au nom d’une bourgeoisie éclairée, l’accent sur l’individu et le contrat en lieu et place du corps social et de l’échange.
Parallèlement, se développent deux mouvements profondément liés ; en premier lieu, le système économique capitaliste, toujours plus puissant, brutal, dont le cœur bat au rythme de thèses économiques prétendant que l’intérêt privé est l’unique moteur de l’individu. (Il ne reste plus donc qu’à lui expliquer quel est son intérêt…). Il va sans dire (cf. Mauss) que cette vision de l’homme peut sembler partiale, étriquée, voire mensongère (et délétère pour toute « valeur ») et qu’elle gomme la philia et la common decency. Désormais pensé comme un loup pour l’homme, l’individu se voit livré à un monde atomisant destructeur des liens et du sens.
En second lieu, dans la même logique que cette hégémonie de l’économique, longtemps portée par la seule « droite » (mais reprise en compte depuis 1983 par la gauche, en dépit d’oppositions de façade,) un courant « progressiste », porté par la gauche. A vrai dire, ce progressisme sociétal demeure aujourd’hui la seule différence entre droite et gauche. Cette gauche post-jauressienne (4) mène un combat pour les droits individuels compris comme l’expression libre et juste de la satisfaction des désirs. (5)
L’individu (qui a pris la place de l’homme, et ce n’est pas la même chose !) est désormais mobile, précarisé, déraciné, atomisé- et consommateur (dans la mesure de ses moyens…) Il revendique cette libre et pleine satisfaction de ses intérêts/désirs et ce sans souci du bien-être général et de valeurs partagées (sans lesquelles, pourtant, on ne peut « faire société »).
On ne lutte plus pour les droits de l’homme, en général, mais pour ceux de telle ou telle minorité, favorisant ainsi l’éclatement sociétal et la rupture des liens. Ce ne sont pas l’homosexuel, le trans, le migrant qui ont droit au respect et à la dignité, ce sont bien tous les hommes et femmes, en tant que tels. (6)

Baignant dans ce monde de la brutalisation et de la norme, la pensée libérale (droite et gauche confondues) favorise individualisme et élitisme (7) et déifie le Progrès.
Du passé faisons table rase ! En marche ! En avant vers des demains radieux…
La mécanique intellectuelle dominante et sa novlangue taxe sur-le-champ de réactionnaire (ou de fasciste) qui prétendrait que tout ne serait pas à jeter et que la notion de progrès, combattue par le mouvement de la décroissance notamment,  est elle-même sujette à discussion.
Au mieux, ce sont des utopistes, des archaïques, des populistes. Ces épithètes malsonnantes et disqualifiantes ont d’ailleurs été copieusement jetées à la tête de la France Insoumise lors de la dernière campagne présidentielle par les médias à la solde des nantis et de la pensée libérale.
Mais venons-en à l’art…
Les dérives, qui commencent à être dénoncées de toutes parts, du marché de l’art et de l’art lui-même (8 ) mènent à des productions toujours plus incompréhensibles, spectaculaires ; l’étonnement, la surprise – qui ne sont pas toujours au rendez-vous, d’ailleurs- tiennent lieu de justification à ces productions.
Le roman résiste mieux, sans doute, en raison d’une nécessité narrative. (9)
La poésie, probablement parce que sa « définition » semble plus difficile (et qu’elle est devenue un genre mineur, à la limite de l’obsolescence) est, comme la peinture (10), un lieu privilégié de cette imposture qui, lorsqu’elle est découverte se réfugie assez piteusement, et après coup, derrière un soi-disant humour, pauvre guenille qui est un aveu en soi de cette imposture.
Cette fausse-monnaie, en poésie, s’exprime de différentes manières, mais, sous l’essaim des courants une unité se dégage et quelques traits sont récurrents.

Le mépris et/ou la méconnaissance affichée, revendiquée des règles de la langue, des figures de style, du rythme, de la recherche sonore, voire de la grammaticalité. Ce ne sont là que « vieilleries », muselières pour la liberté de l’expression du sujet-roi. (11)
Souvent associé à une forme de dénigrement du sens- je n’ose même pas évoquer la notion de signifiance de la langue poétique si bellement évoquée par Meschonnic et fondamentalement niée par le modernisme.
Un refus du travail (Ah ! le tripalium ! ...) au nom des tripes, du vécu, du moi.
Une surévaluation de la « sincérité » (12) qui repose toujours, bien sûr, sur cette hypertrophie de de l’ego isolé, s’autojustifiant au mépris du sens, de l’altérité et du partage.
Le jeu, le caractère ludique (que je chéris au demeurant) supplante le sérieux et la tentative de dire l’indicible.

C’est à cette vision de l’art qui, sous des facettes multiples, se perd dans l’insignifiance et la boursouflure de l’ego (ma production est bonne car elle émane de moi…) que je m’oppose, modestement et après bien d’autres ; c’est cette fausse-monnaie qui, Diogène au-petit-pied, me met en colère. (13)

Je ne crois pas que l’art, en général, la poésie, en particulier, soit coupée du monde. Je crois qu’il exprime l’esprit – et les aliénations- de son temps. Mais je veux croire, aussi, c’était là la définition de l’intelligence selon Mircea Eliade, qu’il tente d’échapper à l’horizon de son historicité. Et je veux croire, malgré tout, à un monde de philia, autogestionnaire, populaire, lucide, où l’échange, au sens maussien, est préféré au contrat, au marché, à l’expansion de la pléonexie, à la poursuite chimérique d’un toujours plus qui relève, au fond, d’un toujours moins.

























1)   Banalité consensuelle, je l’espère.
2)   Je renvoie sur ce sujet à Mauss, Michea, Gory, Legendre, Orwell, etc.
3)   Plus d’échappatoire, plus de Vercors, même mental, possible.
4)   Cf. Julliard, Michea qui ont montré comment cette notion de gauche s’est développée à partir de la fin du XIXème au détriment du « populisme » désignant jusque-là les forces politiques représentant « ceux d‘en bas ».
5)   A titre d’exemple : l’envie d’enfants devient droit à avoir des enfants qui lui-même fait appel à des mères porteuses (des ventres pas chers offerts par les masses démunies des pays riches et surtout pauvres. Cette marchandisation des corps se parachève dans le marché de seconde main de l’adoption aux Etats-Unis (http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/04/12/cede-enfants-de-seconde-main_4900289_1655027.html ).
6)   L’inversion du raisonnement, au nom de ce qui semble à beaucoup aller de soi tant nous sommes enconnés, bien loin de nous mener vers une société plus égalitaire ne fait que nous éparpiller en sous-sous-sous- groupes aux aspirations distinctes alors que le combat devrait être remis dans le bon sens, celui du combat pour tous, du combat pour nous. (Voir l’excellent film « Pride » qui montre une lutte intelligente et unifiante.)
Pierre Dac : « Quand un français est con, on dit: "Quel sale con !" - Quand un juif est con, on dit : "Quel sale juif !". - Je revendique pour les juifs, le droit d'être cons. » La démarche est saine, unifiante qui n’appelle pas à un traitement spécifique pour tel ou tel groupe mais à un même traitement pour tous.
7)   « Dans une gare » disait Macron, etc. Et nous n’oublions pas que l’ascenseur social ne fonctionnant plus, les élites se reproduisent entre elles et voient l’écart entre eux et la plèbe augmenter sans cesse.
8)   En peinture, les noirs sur noir, les lignes, les petits carrés, les happening, les excréments étalés, je me souviens d’un « long ocre » au Musée de Colmar qui n’était, en effet, qu’un « long ocre ».
9)   Même si certaines formes de narcissisme l’endeuillent également.
10)   https://comptoir.org/2015/10/07/nicole-esterolle-la-boursouflure-de-lart-dit-contemporain-est-dorigine-psycho-patho-sociologique/
11)   http://jeunesecrivains.superforum.fr/t46839-poemes-de-silence-ecrit, je recommande le texte « dialogue ».
12)   Sincérité qui ne renvoie qu’à elle-même, à l’égocentrisme, on peut être sincèrement con, ou nazi.
13)   La colère semble, d’ailleurs, à en croire les puissants, les nantis, un des pires défauts qui soient. Ils ont dû oublier Jésus au Temple, enfouir des siècles durant lesquels elle était expression d’un sentiment d’injustice. Là aussi, les caricatures de Mélenchon, mais aussi du peuple, montrent assez combien la colère peut être justifiée. Mais, en ne voyant qu’elle, en focalisant sur elle, cela permet aux tenants du pouvoir d’escamoter l’objet de la colère et, de ce fait, préserver leurs privilèges.

Merci à ceux qui ont lu (et qui ne devraient pas être nombreux).
Merci aussi à ceux qui railleront ou se réfugieront derrière un: c'est trop long, c'est trop chiant.
Merci aux Tartuffes du précédent fil d'avoir montré, en bandes, et s'en s'en apercevoir, combien la doublure de leur veste était jaune.

Merci à ce forum d'avoir été un lieu de débat et d'échanges.
Et pardon à ceux que j'aurais involontairement blessés.
« Modifié: 22 septembre 2017 à 15:03:25 par pehache »

Hors ligne Jonque

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #1 le: 22 septembre 2017 à 09:44:24 »
Attends, tout ça pour un texte que tu n'estimes pas être de la poésie? Et pour une signature?
"Un chien géant, c'est comme un chien mais en plus grand"
Un chien géant - Ultravomit

Nocte

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #2 le: 22 septembre 2017 à 10:32:28 »
Non, parce que j'ai demandé et que ça m'intéresse.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #3 le: 22 septembre 2017 à 12:37:40 »
Humiliation, domination, censure, ce sont toutes les valeurs que je retrouve dans ce petit manifeste contre l'humanité, pehache.

Je n'adhère pas à ces valeurs.

Hors ligne Miromensil

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #4 le: 22 septembre 2017 à 13:12:48 »
Je n'ai ni le temps, ni la foi, ni l'énergie de répondre à tes invectives. Je n'ai pas voulu me moquer de qui que ce soit, pas plus que je n'ai voulu créer la surprise ou l'étonnement. La signature ne vient pas de moi, c'est une comptine que les parents chantaient à leurs enfants dans les années 60 (par là). Je l'ai lue dans un livre d'une auteure belge et elle m'avait fait sourire. Je vis la multiplication des fils à mon encontre ainsi que les accusations, ne serait-ce que sur quelques malheureux vers ou bien une signature, comme de l'acharnement. Comme je t'ai dit dans le MP, je ne posterai plus en poésie afin qu'une réaction pareille ne se reproduise plus.
« Modifié: 22 septembre 2017 à 21:10:47 par Miromensil »

Hors ligne Aléa

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #5 le: 22 septembre 2017 à 14:31:50 »
/
(supprimé suite à la réponse globale du dessous)
« Modifié: 22 septembre 2017 à 14:37:41 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Hors ligne pehache

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #6 le: 22 septembre 2017 à 14:34:15 »
Je ne polémiquerai pas ni ne répondrai aux insultes (et il y en a quelques unes) des uns ou des autres.
J'ai effacé mes interventions sur le fil précédent, parce que je m'étais laissé prendre au piège de la réaction à la violence. Je ne le ferai plus.
J'ai voulu, cf. la demande d'Aube et celle, privée, de Weg expliquer ma position.
Elle est générale et ne vise ni tel ou tel, j'ai juste rappelé, à la fin, en très peu de lignes(2,5/70, à la louche...) ! ce qui, "factuellement" m'avait amené à réagir. Je ne pense aucun mal de Miromesnil, que je ne connais ni des lèvres ni des dents; je n'ai réagi que sur un texte et une signature, je ne m'en prend pas à une personne.
Je pense qu'Alan Tréard m'a bien compris de travers, ce qui devrait se lire, dans ce texte, c'est, justement, un appel à l'humanisme, un refus du libéralisme et du progressisme qui nient l'homme et le détruisent. Un refus des paillettes, aussi. Un appel à l'échange, au respect. Ma vie, mes choix,  mon investissement dans le bénévolat auprès des plus démunis depuis des décennies ne sauraient dessiner de moi un portrait de dominant.
A titre personnel et privé, je regrette la réaction de Miromesnil, je ne me sens aucunement dans la posture du censeur. Peut-être qu'une attitude plus positive, moins enfantine, consisterait, justement, à relever le gant. (Ne réagis pas "à la péhache" te diraient certains...)
J'entends bien, aussi, les reproches d'agressivité qui me sont adressés, je pense qu'à l'oral, autour d'un verre, d'un repas, vous me percevriez plus taquin que méchant, plus désespéré par ce monde et sa violence que soucieux d'établir quelque rapport d'autorité que ce soit- et ennemi, forcené, de l'autoritarisme. J'arrête là, j'en viens à parler de moi, sujet qui, par nature ne saurait intéresser que moi -et ce n'est même pas le cas.
J'essaye juste de penser, pardon si ça peut sembler un gros mot.

J'efface donc la partie finale, factuelle, non parce qu'elle me gêne, mais parce qu'elle semble en gêner qques uns et que ce n'est pas le dessein de ce fil.
(Ben.G., quant à mes commentaires, parfois quelques mots précis sont plus utiles que de longues et vagues élucubrations- et je développe tjs quand on me le demande.)
« Modifié: 22 septembre 2017 à 15:38:28 par pehache »

Aube

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #7 le: 22 septembre 2017 à 14:41:00 »
J'avais donc bien compris tes griefs ! ça me rassure. Si ça peut te rassurer également, une partie de la sphère universitaire, du moins de ce que j'en ai vue, partage les grandes lignes de ton analyse, notamment dans les Arts Plastiques (j'ignore de ce qu'il en est pour les lettres). Je trouve ce positionnement tout à fait recevable et argumenté, ce qui déplace le problème vers la façon de communiquer cet opinion au travers de l'indignation que cette analyse suscite chez toi. L'agressivité* et le refus d'explications (jusqu'à maintenant) argumentées sont pour moi les seules racines qui ont fait naître le conflit entre toi et une partie du forum (et bien entendu, lorsqu'un un conflit est lancé, il est difficile de sortir du cycle des ripostes successives et des rancoeurs au détriment du réel débat constructif). Si tu parles d'historicité de l'art, peut-être que prendre en compte l'historicité des individus qui écrivent sur ce forum, sans intention néfaste, pourrait t'aider à prendre du recul sur les commentaires ? (je parle bien sûr uniquement de ceux qui ont suscité une réaction défensive/de riposte, pas de tous tes commentaires). De façon à en concevoir moins de colère et à t'exprimer d'une façon plus bienveillante (en ne faisant aucune concession sur le propos, bien entendu) ? Les personnes qui reçoivent tes commentaires pourraient même devenir perméables à ton propos, ce qui ne sera assurément pas le cas tant que tu te pareras de tes atours de guerroyeur, aussi vertueux soit-il. On je ne parle pas ici d'hypocrisie, de confort à tout prix, de concession etc. Juste d'abolition de la violence et de la confrontation au profit de la coopération, ce qui je crois est l'objectif de chacun ici et résumé l'intention du forum.

J'exprime tout ceci sur la base unique de ma perception du conflit qui se déroule actuellement et ne prétend pas avoir une quelconque science infuse de la "communication sur Internet".

*sachant qu'on n'est pas soit même apte à juger de sa propre agressivité, et qu'il faut plutôt guetter la réception de son message par son ou ses destinataires, particulièrement à l'écrit avec des inconnus, pour la détecter.
« Modifié: 22 septembre 2017 à 14:42:45 par Aube »

Hors ligne Alan Tréard

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #8 le: 22 septembre 2017 à 15:42:24 »
Une apologie de la censure, voilà ce que je constate aujourd'hui !!

Hors ligne Ambriel

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #9 le: 22 septembre 2017 à 16:34:45 »
STP Alan ne mets pas d'huile sur le feu alors que les gens essaient pour une fois de se raisonner...

EDIT : et pehache merci de ton effort pour t'excuser et te remettre un peu en question (j'ai pas lu tout ton pavé mais des bribes et la suite et je le perçois comme tel)
« Modifié: 22 septembre 2017 à 16:36:21 par Ambriel »
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Dot Quote

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #10 le: 22 septembre 2017 à 16:40:54 »
Ces sortes de choses sont de jolis mots du futur présent ?
Le libéralisme te promet ta liberté dont tu abuses et qui te limite ?
Le progressisme sera un rapport d'évidence face au temps qui passe ?
L'art le moyen de sublimer la dure réalité ?
.

Verasoie

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #11 le: 22 septembre 2017 à 16:43:49 »
Versus1 :

Citer
Ne serait-il donc pas plus cohérent de se taire ?

C'est quand même dommage cette attitude hein  ::)

Alan, tu as lu avant de poster ?


pehache, je trouve dans ton message beaucoup de réponses à mes interrogations, ce à quoi je ne m'attendais pas, tout arrive ! Je rejoins Aube sur ce point :

Citer
Si ça peut te rassurer également, une partie de la sphère universitaire, du moins de ce que j'en ai vue, partage les grandes lignes de ton analyse, notamment dans les Arts Plastiques

Parce que ton discours fait vraiment écho, pour moi, à la discussion que j'ai eue avec un ami auprès duquel j'essayais de défendre le fait que j'apprécie sincèrement certaines oeuvres "d'art moderne".

Je pense que ce qui dessert complètement ta propre cause est, comme le dit Aube, l'agressivité ressentie par ceux qui reçoivent tes commentaires... Je pense que ce dont les commentaires en question manquent, ce n'est pas de l'hypocrisie, mais de la pédagogie.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #12 le: 22 septembre 2017 à 16:54:46 »
Ses commentaires manquent surtout de dignité, c'est mon avis.

Les auteurs doivent être respectés dans leur humanité et dans leur sincérité, voire dans leur simplicité, sinon c'est la jungle.

Verasoie

  • Invité
Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #13 le: 22 septembre 2017 à 16:58:59 »
Et je trouve que c'est un peu t'abaisser à ce que tu réprouves de rétorquer sans argumenter que cette explication se résume à humilier, dominer et censurer  :neutre: (je ne partage pas l'avis de pehache, je trouve juste dommage qu'au moment où on réalise, et tu le dis toi-même, qu'on est surtout face à un problème de formulation des commentaires, perçu comme un manque de respect, tu sembles t'adonner au même exercice...)

Hors ligne Alan Tréard

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Re : art, progressisme, libéralisme et toutes ces sortes de choses
« Réponse #14 le: 22 septembre 2017 à 17:42:02 »
Ah ! Bon ? C'est de se rabaisser que de condamner humiliation, domination et censure ?

Laisse-moi me rabaisser un peu si tu veux bien : je condamne l'humiliation, la domination et la censure que j'ai éprouvé à la lecture de la prose à pehache.

 


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