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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La Promenade

Auteur Sujet: La Promenade  (Lu 4443 fois)

Bartlebooth

  • Invité
La Promenade
« le: 08 Novembre 2009 à 22:23:05 »
LA PROMENADE

Nous marchons sous un ciel azur et transparent
Tellement pénétrant que ce Toit j'imagine
Ressemble fortement aux immenses piscines :
Sur le sol sec égal à leur plafond géant !

Retenant du talon mon ombre et mon soleil
Provoquant du regard mon reflet sur la glace :
Mon ombre veut voler au-dessus de la masse
Mon reflet s'engouffrer dans un profond sommeil !

Ô mon cœur je te sens frémir en coup de poing
Ô mon cœur sens-tu l'air chaud et corsé des vacances ?
J'observe avec égard toute l'érubescence
De ton cou où coulent tes cheveux sarrasins

Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux
Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole
Montre moi le chemin : prends ma main petite luciole
Pour rejoindre à nouveau l'odeur de tes cheveux !

pehache

  • Invité
Re : La Promenade
« Réponse #1 le: 09 Novembre 2009 à 17:12:15 »
De jolies choses. Quelques beaux vers. A l’évidence du talent.
Toutefois, je ne saisis pas l’idée directrice de ton choix de ponctuation. Certaines virgules, grammaticalement nécessaires, sont omises et tu ne gardes, outre les deux points, que les points expressifs… 
Je trouve certains vers musicalement médiocres, tels : « Sur le sol sec égal à leur plafond géant ! » « De ton cou où coulent tes cheveux sarrasins » (hiatus malheureux : hou ! hou !, le « e » en 6).
Ici, les petits soldats sont treize : « Ô mon cœur sens-tu l'air chaud et corsé des vacances ? » ou 14 : « Montre moi le chemin : prends ma main petite luciole ».
Je doute un peu de ces deux vers : « Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux/ Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole » Je n’ose croire, j’aime trop les femmes, aux seins abstraits. Ce sont donc les motifs. Les vers sont jolis, mais, je le crois, au sein de cet ensemble, trop difficiles à saisir.


Bartlebooth

  • Invité
Re : Re : La Promenade
« Réponse #2 le: 09 Novembre 2009 à 19:28:33 »
De jolies choses. Quelques beaux vers. A l’évidence du talent.
Toutefois, je ne saisis pas l’idée directrice de ton choix de ponctuation. Certaines virgules, grammaticalement nécessaires, sont omises et tu ne gardes, outre les deux points, que les points expressifs… 
Je trouve certains vers musicalement médiocres, tels : « Sur le sol sec égal à leur plafond géant ! » « De ton cou où coulent tes cheveux sarrasins » (hiatus malheureux : hou ! hou !, le « e » en 6).
Ici, les petits soldats sont treize : « Ô mon cœur sens-tu l'air chaud et corsé des vacances ? » ou 14 : « Montre moi le chemin : prends ma main petite luciole ».
Je doute un peu de ces deux vers : « Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux/ Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole » Je n’ose croire, j’aime trop les femmes, aux seins abstraits. Ce sont donc les motifs. Les vers sont jolis, mais, je le crois, au sein de cet ensemble, trop difficiles à saisir.



Merci du commentaire. Malgré les syllabes en trop dans deux vers, je crois pouvoir me justifier sur certaines choses que tu as pointées.

« De ton cou où coulent tes cheveux sarrasins »

J'ai voulu crée un vers qui mime ses cheveux bruns qui coulent comme de l'eau - ces cheveux sont mouillés ? est-ce la transpiration due à l'effort érotique ? C'est pourquoi j'ai opté pour un "euh" à la césure, qui est interdite normalement, afin de traîner le rythme. On l'appelle "césure lyrique". (Effet manqué)

« Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux/ Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole »

Pour le cas des "seins abstraits", c'est volontairement curieux. Il s'agit d'un hypallage, c-a-d l'attribution étrange d'un adjectif à nom. Comme tu l'as justement remarqué, ce n'est pas les seins qui sont abstraits, ce sont les motifs. 

Si je peux me permettre une explication de mon texte afin de mieux aiguiller sa lecture :

Il est premièrement question d'une promenade amoureuse dont le narrateur, accompagné de sa muse, s'enivre de cet entretien au milieu d'un paysage fabuleux et animé (du moins de son point de vu).

Nous marchons sous un ciel azur et transparent


Il est aussitôt atteint de vertige de création puisqu'il est en contact direct avec sa muse. Les deux premières strophes sont marqués par la rêverie qui se se manifeste par un renversement de la réalité: il imagine le ciel comme une grand piscine couverte (suggérant l'animation et le délassement) dont le commun des mortels vivent en haut, sur ce plafond morne et stérile (la terre).

Tellement pénétrant que ce Toit j'imagine
Ressemble fortement aux immenses piscines:
Sur le sol sec égal à leur plafond géant !


Les repères spatiaux étant renversé; il retient son ombre qui risque de tomber dans cette "piscine" et de plonger dans l'éther de l'imagination. La narrateur reste cependant lucide, du moins il tente de le rester: il refuse de s'évanouir pour se laisser porter par sa fantaisie. Conscient de cet écart, d'autant plus que son besoin de création se fait sentir, il entreprend de s'ancrer de nouveau à la réalité tout en assouvissant ces fantaisies créatrices.

Retenant du talon mon ombre et mon soleil
Provoquant du regard mon reflet sur la glace:
Mon ombre veut voler au-dessus de la masse
Mon reflet s'engouffrer dans un profond sommeil !


il vacille entre rêve et réalité.

La deuxième partie du poème se focalise sur sa muse. Dans les deux premiers vers de la troisième strophe, il y a une anaphore (répétition de "Ô cœur") et une antanaclase car le mot cœur a un sens différent de l'autre. "mon cœur" vers 9: le muscle (d'ailleurs il est comparé à un poing, et le poing d'un adulte a presque la même forme que le cœur) et "mon cœur" vers 10: pour désigner la muse.

Ensuite, il s'attache plus explicitement au corps de la muse. Son corps est bien réel. Mais le narrateur ne peut s'empêcher de rester dans son rêve; il inscrit des motifs (qui stimulent les cerveaux, comme des arabesques) sur son corps qu'il désire. Il va même jusqu'à extrapoler sur la forme des ses seins: rond, sphère, enceinte, maternité, création et vie (vous voyez le genre lol). La formule assez étrange de "seins abstraits" est en fait un hypallage, c'est plutôt les réflexions qu'il se fait de ses nibards qui sont abstraites. (Du coup, il idéalise cette femme)

Fermement décidé de rejoindre la vie (et non de satisfaire son esprit à trouver que la poitrine est genre le symbole de la vie), c'est-à-dire, de jouir de l'instant présent, et de prendre réellement son plaisir. Rien est perdu pour le narrateur puisqu'il en est conscient; l'idée de la chair se fait, pour le coup, de plus en plus sentir:

Montre moi le chemin: prends ma main petite luciole
Pour rejoindre à nouveau l'odeur de tes cheveux !


Avec cette idée de lumière dans l'obscurité avec petite luciole.

Pour conclure, c'est une histoire de frustration sexuelle (ou frustration tout court) compensée par l'imagination et les rêves, mais aussi un texte dont les thèmes sont la fantaisie, la bonne humeur et le désir. Il y a sans doute une critique sur l'idéalisation de la femme.

Je te remercie Pehache d'avoir pris le temps de commenter mon texte.

Hors ligne ernya

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Re : La Promenade
« Réponse #3 le: 09 Novembre 2009 à 21:26:43 »
Nous marchons sous un ciel azur et transparent
Tellement pénétrant que ce Toit j'imagine
Ressemble fortement aux immenses piscines :
Sur le sol sec égal à leur plafond géant !
"fortement" je trouve ça un peu longuet dans un vers, surtout qu'on peut toujours prendre le raccourci "fort", certes il faut que ça fasse 12 mais je trouve que ça passe pas trop dans un poème
et "ressemblE" c'est pas très joli
et j'avoue ne pas trop saisir le sens du dernier vers

Retenant du talon mon ombre et mon soleil
Provoquant du regard mon reflet sur la glace :
Mon ombre veut voler au-dessus de la masse
Mon reflet s'engouffrer dans un profond sommeil !
hum. Si je suis la logique de la strophe, pour moi, les participes présents renvoient au sujet, c'est-à-dire à "mon ombre" mais l'ombre ne peut pas se retenir elle-même donc pour moi ça coince
il faut que tu marques à un moment donné la rupture des sujets

Ô mon cœur je te sens frémir en coup de poing
Ô mon cœur sens-tu l'air chaud et corsé des vacances ?
J'observe avec égard toute l'érubescence
De ton cou où coulent tes cheveux sarrasins
le 2e vers fait 13, non ?
"érubescence" fait un brin pompeux :mrgreen:

Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux
Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole
Montre moi le chemin : prends ma main petite luciole
Pour rejoindre à nouveau l'odeur de tes cheveux !
montre-moi


dans l'ensemble, je ne sais pas trop quoi en penser, je reste partagée entre l'idée que tu as voulu faire un poème assez classique (et si j'en crois ton long commentaire :mrgreen:) plein de figures de style et d'un autre côté le poème ne semble pas se prendre au sérieux
du coup, j'arrive à la fin du poème sans voir ton intention et sans être capable de vraiment apprécier ce que tu as écris

ensuite, désolée si la question te paraît un peu sèche et agressive, mais tu peux m'expliquer pourquoi tu nous as fait une étude détaillée de ton poème ?
je veux dire, sincèrement m'énumérer toutes les figures de style avec leurs noms pompeux desservent à mes yeux ton texte, je ne vois plus un poème, je vois une chose décortiquée qui perd toute sa fraîcheur...
En fait j'ai pas du tout lu ton texte comme tu le présentes, tant pis, mais je pense que parfois il faut laisser aux mots toute leur beauté sans chercher à prouver par a + b que le texte est d'une grande valeur littéraire
encore une fois, excuse-moi si tu trouves que je suis trop... sévère ? :-[

bref, je pense que j'aurais plus apprécié si le fond avait été davantage développé, peut-être un peu au détriment de la forme classique, en gros si tu avais privilégié l'âme du texte  :P
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Bartlebooth

  • Invité
Re : La Promenade
« Réponse #4 le: 09 Novembre 2009 à 22:07:09 »
Ernya, je te répondrai simplement, et sans reproche aucun, qu'un texte ayant un tant soit peu de conscience littéraire ne peut pas aller de soi. Il ne se borne pas un simple "j'aime" ou j'aime pas". Le texte est étymologiquement le tissu, perméable, pluriel, traversé par un flot de sens dont le rôle de celui qui parle de lui, qui met des mots sur ses mots, doit trouver le bon courant. Le but est de bien parler l'œuvre, et il me semble qu'on peut pas le faire n'importe comment. Il y a cette phrase de Luc Ferry que j'apprécie : "Rien est donné, tout est construit". Aurai-je dû m'abstenir de poster ce discours "pompeux" peut-être ^^ Il ne faut pas oublier que "écrire", induit "lire" et que dans ce rituel de la lecture, une explication brise cette "magie" de la première lecture. Rituel des premières fois textuelles  qui semblent dire "je découvre un texte, je ne sais pas de quoi il parle, je ne sais pas où il va m'emmener, je n'ai que son corps à première vue, mais dès que  les premiers mots  seront mis en relation, le texte commencera à me parler de lui".

Pourquoi ai-je expliqué mon poème ? Peut-être pour le plaisir d'avoir au moins formuler l'explication. Le poème que j'ai composé comporte une part de moi-même, un vestige, une trace. La forme et les idées quant à elles se sont développées et imposées avec pugnacité, pour produire à la fin un objet . Si je tente d'expliquer cet objet dont il est incrusté un vestige de moi, peut-être puis-je me connaitre davantage ? Je suis peut-être l'auteur mais je ne suis pas le mieux placé pour parler de mon texte, et tout ce que je pourrais en dire n'a pas une meilleure valeur que ta vision de ce texte.

Merci pour ton commentaire et pour ta remarque, Ernya.
« Modifié: 09 Novembre 2009 à 22:19:18 par Bartlebooth »

Hors ligne Gros Lo

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Re : Re : La Promenade
« Réponse #5 le: 09 Novembre 2009 à 22:35:45 »
Citation de: Bartlebooth
un texte ayant un tant soit peu de conscience littéraire ne peut pas aller de soi.

Mais que fait Freud :huhu:



Dans l'ensemble, j'ai bien appréciouillé, malgré certaines petites, heu, faiblesses ? qui s'effaceront sûrement avec l'entraînement : globalement, j'trouve la première strophe assez... "exercice scolaire qui pêche un peu". La deuxième, j'aime bien, surtout les vers 5-6-7. Le vers qui s'achève avec "érubescence" et les vers 13-14, je les trouve bien aussi, je trouve qu'ils font "crédibles".

Voilà voilà !

J'ajouterai pour finir que, même si ça aide à comprendre certains faisceaux du texte, être à la fois auteur et commentateur comprend le risque qu'on réplique : "laisse parler ton texte ; s'il est bon, il parlera pour toi ; mieux : il suggèrera tout ce que tu pourras gloser"...

bref, j'ai vite fait apprécié ^^
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

pehache

  • Invité
Re : Re : La Promenade
« Réponse #6 le: 12 Novembre 2009 à 19:12:05 »

ensuite, désolée si la question te paraît un peu sèche et agressive, mais tu peux m'expliquer pourquoi tu nous as fait une étude détaillée de ton poème ?
je veux dire, sincèrement m'énumérer toutes les figures de style avec leurs noms pompeux desservent à mes yeux ton texte, je ne vois plus un poème, je vois une chose décortiquée qui perd toute sa fraîcheur...
En fait j'ai pas du tout lu ton texte comme tu le présentes, tant pis, mais je pense que parfois il faut laisser aux mots toute leur beauté sans chercher à prouver par a + b que le texte est d'une grande valeur littéraire
encore une fois, excuse-moi si tu trouves que je suis trop... sévère ? :-[

Bon, je serais assez d'accord avec toi, sauf que(1)... je m'insurge contre pompeux(2)[ pris avec une connotation moderne et péjorative] ! Ce sont des termes techniques. Quand l'mécano te parle de delco, tu lui rétorques qu'il est pompeux ?
Je sais bien que (hypallage ?) ce ne sont pas les mots mêmes que tu visais, mais la façon dont ils nous sont assénés ici.


(1: quand même, ça part d'un bon sentiment... Et vieux mot... euh...? Mieux vaut aimer la culture que lui cracher dessus, non ?)
(2: pompe= "noblesse du style"- Est-ce "mal", docteur ?)

pehache

  • Invité
Re : Re : La Promenade
« Réponse #7 le: 12 Novembre 2009 à 19:22:15 »

"Ernya(...) 'un texte ayant un tant soit peu de conscience littéraire ne peut pas aller de soi."
Je serais assez de ton avis, camarade. (Pour autant, l'auteur n'est pas nécessairement le plus à même de gloser...)

 "Le texte est étymologiquement le tissu, perméable, pluriel, traversé par un flot de sens dont le rôle de celui qui parle de lui, qui met des mots sur ses mots, doit trouver le bon courant. "  Relis-toi. ("le" tissu-"un", sans doute- et après "dont", ça se barre en c...

"Le but est de bien parler l'œuvre, et il me semble qu'on peut pas le faire n'importe comment. " Parler l'ouevre est joli, mais tu voulais, j'imagine, parler DE ?

"Il y a cette phrase de Luc Ferry que j'apprécie : "Rien est donné, tout est construit"."     Aïe... Luc... Bon, on fera avec... J'imagine quand même que, le Luc, c'est "Rien N'est etc.", qu'il a dit, non ? Et, comme dit Matt, la négation change tout!

Sur la suite... Je crois que tu confonds deux plaisirs, deux analyses, deux attitudes. La réception première- et que l'on peut, tjs, réitérer, d'une œuvre et l'analyse qu'oin en fait. Les deux sont distincts- et procurent des plaisirs différents.

Hors ligne ernya

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Re : Re : Re : La Promenade
« Réponse #8 le: 12 Novembre 2009 à 19:36:44 »
Je sais bien que (hypallage ?) ce ne sont pas les mots mêmes que tu visais, mais la façon dont ils nous sont assénés ici.
exactement
on fait pas des études de lettres modernes sans les utiliser :mrgreen:

sinon, pehache, s'il te plaît, évite les doubles post, ça alourdit la page et c'est pas jouli :mrgreen:
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Bartlebooth

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Re : La Promenade
« Réponse #9 le: 13 Novembre 2009 à 17:39:15 »
Je devrais de mieux soigner mes interventions  :-[

Hors ligne Matt

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Re : La Promenade
« Réponse #10 le: 13 Novembre 2009 à 18:32:10 »

Bon, en ce moment je ne suis pas trop présent et je m'en excuse.

----------

Citer
Et, comme dit Matt, la négation change tout!
 

j'ai dit ça où ?  :mrgreen:

----------

Allez, plus sérieusement, je vais parler maintenant du poème. Et je m'excuse d'avance, je suis souvent à titiller sur les choses et on me fait souvent le reproche d'être trop sévère...


D'abord, parlons un peu de la métrique  >:D

Là-dessus, j'ai relevé deux vers :

Citer
Ô mon cœur sens-tu l'air chaud et corsé des vacances ?
= 13

Citer
Montre moi le chemin : prends ma main petite luciole
= 14

Rien de bien méchant mais à rectifier.


Ensuite concernant le texte, désolé, (ce n'est qu'un avis personnel) il ne m'a pas touché. (je n'arrive pas à trouver un rythme satisfaisant à haute voix)

Certains mots utilisés n'ont pour moi pas le mérite d'exister en poésie, et je vais prendre l'exemple du troisième vers où je lis "piscines".  Je trouve ça plutôt comique à la lecture...

Au niveau de la structure du texte sinon, je suis assez surpris, certains vers sont un peu "non-sens". Je n'ai pas lu l'explication que tu as donnée mais si je comprends bien c'est une petite histoire d'amour, non ? j'ai rien contre ce type de poème, c'est juste que c'est assez dangeureux ! il faut vraiment savoir où l'on va et bien centrer ses mots (je parle surtout du lexique)

A part ça j'ai relevé des problèmes avec la ponctuation, parfois elle est présente, et parfois non. (ah puis aussi, le point d'exclamation n'est pas toujours nécessaire)

Exemple pour la ponctuation non présente : (il y en a d'autres mais je ne vais pas tout relever)

Citer
Et j'inscris sur ton corps des motifs mystérieux
Inspirés de tes seins abstraits que j'extrapole

Voilà, j'espère n'avoir pas été trop sévère  :-[

------------

Autres points relevés :

Citer
Tellement pénétrant que ce Toit j'imagine

Je comprends pas la majucule et l'utilisation de l'adverbe "tellement"

Citer
Ressemble fortement aux immenses piscines :

Il y a trop d'adverbes... ("fortement")

Citer
Ô mon cœur je te sens frémir en coup de poing

Là, le point d'exclamation serait la bienvenue. Sinon je trouve assez étrange la forme du vers.

Citer
Pour rejoindre à nouveau l'odeur de tes cheveux !

répétition de "cheveux", c'est voulu ?
« Modifié: 13 Novembre 2009 à 19:10:35 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


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