Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 11:48:58
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Auteur Sujet: New Romance OD  (Lu 15375 fois)

Hors ligne Alan Tréard

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Re : New Romance OD
« Réponse #30 le: 26 juillet 2017 à 22:40:45 »
Eh bien ce débat est très enrichissant !

Je ne pensais pas en apprendre autant quand MZK l'a ouvert.

En fait, je me rends compte que j'ai un apriori très prononcé.

C'est comme si je ne souhaitais pas en savoir plus sur le sujet. Et pourtant, comme on dit toujours : "Tu m'en apprends beaucoup !"

Ce débat m'amène à douter de ma propre perception de la littérature.

On se perd vite dans ses références et l'on ne sait plus où trouver la bonne ! Parfois on pense maîtriser les lettres, et puis on se trompe. On se fait beaucoup de préjugés, on déteste, et puis l'on apprend à comprendre.

J'aime beaucoup les histoires d'amour, c'est probablement la raison pour laquelle je tiens à ce qu'elles soient écrites avec profondeur.

Est-ce que l'un de vous aurez un livre de New Romance qu'il trouverait bon de nous conseiller pour que nous en sachions un peu plus sur le style ? (c'est pour le lire)

Hors ligne Loïc

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Re : New Romance OD
« Réponse #31 le: 26 juillet 2017 à 23:06:11 »
Je suis d'accord avec ce qu'écrivent Lial et Chouc.

Deux remarques seulement, je pense pas que ce soit moins mal vu en S3F, mais qu'on le ressent ptet pas autant (cf. la conf sur les états généraux de l'imaginaire aux Imaginales). Et le manque d'originalité en soi dans l'histoire n'est pas forcément un problème. L'assassin royal, c'est un schéma qu'on a lu des millions de fois. Roméo et Juliette aussi déjà en 1453 (je vous avoue que je suis pas sûr de ma date).

Y a l'histoire et ce qu'on en fait.

Deuxièmement, je pensais comme toi Lial pour le young adult, pis j'ai regardé les catalogues et ça ressemble plus à ce que dit Miro. Avec ptet effectivement cette différence anglais/français (ou Europe / Amérique du Nord)

Et de toute façon, les catégories c'est nul.
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Re : New Romance OD
« Réponse #32 le: 26 juillet 2017 à 23:44:21 »
Quand j'étais petit, je lisais des BDs. Mon père avait plein de BDs.

Et ma mère, elle, elle me disait : "Tu voudrais pas lire plutôt des vrais livres ?"
Et en parrallèle, elle me proposait pèle-mêle du Dumas, du Gustave Lerouge, du Maurice Leblanc, du Victor Hugo, voir même du Flaubert.
Chose qui pour sa mère à elle -ma grand mère- aurait été taxé de lecture d'inculte.
Mon père lui, aimait le roman policier. Un sous genre. La BD aussi. sous genre tout pareil. N'empêche qu'on étudie la langue de Fréderic Dard, on trouve manchette assez fascinant tellement que y a des thèse dessus (d'anar essentiellement) (Manchette c'est bien lisez le). On fait des thèse aussi sur Loane sloane et le travail de Druillet, sur l'humour de Goscinny. On consacre sempé, on se dit que McCay était un génie, et qu'il en arrive encore
Je lisais des truc pas de mon âge comme on dit, mais je lisais tout, un peu comme Emma Bovary, qui n'ait lu il faut croire que par ce qui ont une haute idée de la littérature.

J'ai lu, oui. Des trucs tout bas comme on dit. J'ai Lu Gavalda, et Pancool, j'ai lu du harlequin et twilight, et j'en suis pas mort. J'ai lu des feuilleton du siècle derniers, et des feuilleton d'aujourd'hui. et franchement globalement ça va. Je me porte bien, ne suis pas plus débile qu'un autre, ni n'est une vision de l'amour ou des relations sociales trop lointaines.

Si je dis tout ça, c'est parce que je crois qu'il y a confusion entre le genre et la façon dont est géré le genre.
La romance en soit, new ou pas, on s'en fout. Je veux dire, "leonce et léna" ou même plus proche "Eillen Shakespeare" c'est magnifique. Et ça raconte l'histoire de Brandon qui rencontre Sylvie. Mais c'est beau. Ou au moins intérréssant du point de vue  littéraire.
Un genre en soit c'est rien, c'est une case.
J'ai l'impression que la colère est dirigé contre la littérature de commande. Moi j'en ai fait, j'en fait, et j'en ferais sans doute encore. Oui effectivement la romance est codifié dans certaines maisons d'édition. J'ai rencontré une nana qui en faisait et qui me disait en gros "chapitre Trois : dispute puis sexe", " Chapitre quinze : sexe intense, puis deconvenue". Elle m'a montré, c'était ça fiche de poste à elle, ce qu'elle devait faire. Alors oui, on est d'accord la littérature de commande n'a pas de raison d'exister, mais en soit le genre n'est pas en cause. Romance horreur polar, biographie de star ou autre, ça pullule de partout.

Le genre en lui meme ne fait rien. Le fonctionnement de certaines maison d'édition sans doute, mais il me semble que c'est justement un autre debat


PS: Si un jour j'arrive à ecrire un harlequin, je crois que je serais super heureux
« Modifié: 27 juillet 2017 à 00:06:03 par Baptiste »

Hors ligne Milora

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Re : New Romance OD
« Réponse #33 le: 26 juillet 2017 à 23:56:31 »
Wouaouh, attention les gens, il va neiger : je ne suis pas d'accord avec Kail. :putainlafaute:
Si si, apparemment ça arrive (une fois par décennie, environ).
:kei:


Citer
C'est un peu HS mais il reste aussi un certain nombre de fautes dans les bouquins édités par des "vraies" maisons d'édition ; c'est de plus en plus rare de voir un livre "parfait" quand il sort  :mrgreen: (d'ailleurs quand j'y pense, peut-être que ce n'est pas dû au fait qu'on laisse passer plus de fautes/qu'on en fait plus, mais au fait que c'est plus difficile pour les éditeurs donc qu'ils passent moins de temps/dépensent moins d'argent qu'avant dans les corrections ? je sais pas, c'est une idée en l'air)
J'avais cette impression, mais je crois que c'est un trompe l'oeil : c'est peut-être bien nous, lecteurs, qui les voyons davantage (ou lisons des livres issues de maisons d'édition plus petites que quand on était plus jeunes). Enfin, je n'en suis pas certaine, mais j'ai relu Harry Potter 1 dans mon édition Folio Junior de 1998 et... y avait des méga fautes dedans. Ce fut un grand moment de "ah ben en fait, le "c'était mieux avant", il est totalement faux". (Après je dis ça au feeling, il faudrait comparer de façon plus systématique, mais mon impression de décadence orthographique était erronée).

Citation de: Kailiana
En gros, si on le ramène à la romance : dire du mal de la romance (et pas juste dire "je n'aime pas", ou "je n'en lis pas", ou rester indifférent, mais vraiment dire "la romance c'est nul, c'est pas de la vraie littérature, et les gens qui aiment ça ce ne sont pas de vrais lecteurs"), c'est d'un ertain côté un moyen de se donner de la légitimité. C'est dire "moi ce que j'aime c'est mieux". Et même, comme ça se fait en groupe, c'est pire que ça, c'est dire "regardez, on fait tous parti du même groupe qui aime la vraie littérature alors que la romance (que nous  on ne lit pas) c'est pourri".
C'est là que je suis pas du tout d'accord. C'est pas parce que tu trouves que telle oeuvre est mauvaise que tu te considères supérieur. Je n'aime pas la généralisation (= tel genre, c'est de la daube), mais je n'aime pas non plus la généralisation inverse, à savoir "tout est dans tout, c'est question de goût". Il n'y a pas de critères précis, quantifiables et abstrait qui définissent la qualité ou la non qualité, mais il y a des livres qui sont réellement mauvais. Et qu'on peut apprécier lire ! (moi ça me le fait plus avec l'audio-visuel : je peux adorer voir et revoir une série ou un film même si c'est mauvais). Mais c'est pas parce qu'on émet un jugement de valeur qu'on se croit supérieur et, encore moins, qu'on critique les gens qui lisent ou aiment l'oeuvre critiquée. Le "tout est question de goût" nie en fait la notion même de porter un jugement esthétique sur les choses, en noyant tout dans le "ça dépend du point de vue". Ça revient à arrêter d'analyser et de réfléchir sur les oeuvres qu'on lit.
C'est pareil que quand on discute sur un sujet polémique et qu'on en arrive à "mais c'est question de point de vue" : à ce stade de la discussion, ça veut dire que chacun est dans son coin et ne s'écoute plus, et que c'est plus la peine de discuter.

Ceci est une digression pas spécialement appliquée à la romance, mais avec l'idée générale exprimée dans le bout de message de Kail que j'ai cité.

Citation de: Kailiana
Mais en SFFF on se plaint que c'est un genre mal vu, pareil pour les policiers, ce serait moins bien vu / ce serait moins de la littérature que la "blanche", et du coup... ben, si on défend que la SFFF / les policiers sont tout autant de la littérature, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire de même avec la romance.
Je plussoie Loïc : la SFFF est autant décriée que la romance. C'est juste que quand on est dans le petit monde des amateurs de SFFF, on ne s'en aperçoit pas.

Quant à la question de mettre ou non la romance dans un même paquet, je plussoie vraiment Ben G., qui dit ce que j'avais essayé de dire dans mon message d'avant :
Citation de: Ben G
Un roman d'amour qui met en avant un peu plus de style, ou qui s'avère un peu plus compliqué dans son histoire d'mour, ne pourra pas s'ancrer dans ce genre, ca sera juste une romance ou un roman d'amour qui sera pas catalogué dans la new romance.
Oui, c'est ça, je crois. Quand un roman d'amour est élaboré (travail sur le style, les personnages, le cadre, schéma qui sort du cliché), on ne l'appelle pas "Romance" ; et du coup, en creux, ce qui est classé en "romance" c'est des romans faciles qui répondent à des codes très figés (et, je répète, qu'on peut apprécier lire quand même).

Choucroute, puisque tu es apparemment la seule à en lire et à en écrire, tu es sans doute la plus qualifiée de cette conversation pour répondre à la question. Est-ce que tu es d'accord avec cette idée (celle du paragraphe précédent + celle de mon précédent post) ? C'est vraiment une hypothèse et ça m'intéresserait d'avoir l'avis de quelqu'un qui en a lu beaucoup pour confirmer/infirmer/préciser/autre.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Chouc

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Re : New Romance OD
« Réponse #34 le: 27 juillet 2017 à 00:21:30 »
Je pense au contraire que ça fait de moi la personne la moins bien placée pour répondre. En outre, j'ai très peu lu de romance, c'est en revanche un thème sur lequel pour l'instant mon imagination n'est pas tarie.

Dans les romans que j'écris, il y a systématiquement une histoire d'amour et la plupart du temps, elle est prépondérante dans le récit. C'est tout ce que je peux en dire, le reste appartient aux lecteurs.

Si je me base sur celui que j'avais mis en ligne ici, Unintended, il n'y avait pas d'intrigue autre que les interactions sociales et affectives de l'héroïne et de ses comparses. Est-ce que c'est de la new romance ? C'est plus que probable. Est-ce que c'était une comédie ? D'après certains, oui. Est-ce que c'est à moi de le déterminer ? J'en sais rien. Est-ce que j'en suis capable ? Non.

Globalement, y a rien qui m'emmerde plus que ce genre de petites cases où on cherche à s'enfermer, ou à nous enfermer.

Celui sur lequel je travaille actuellement contient une composante polar en plus de la romance. Du coup, c'est quelle case ?

Je pense qu'on peut aisément dégager de grandes tendances. Tous mes textes longs sont des fictions romantiques, ça ne fait aucun doute, mais ils ne sont pas que ça. Du moins je le crois.

C'est pour ça que ce serait pas mal de cesser de dénigrer des pans entiers de bibliothèque sous un étendard aussi mal défini et aussi vastement exploitable que la romance. Ça englobe bien trop de choses variées.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Milora

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Re : New Romance OD
« Réponse #35 le: 27 juillet 2017 à 01:18:19 »
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sous un étendard aussi mal défini et aussi vastement exploitable que la romance. Ça englobe bien trop de choses variées.
Les catégories, elles sont éditoriales, donc elles existent au sens où les textes "de romance", "de SFFF", "de policiers", "de young adult", "de littérature pour enfants", s'auto-définissent comme tels lorsqu'ils sont publiés. Donc ça me semble faux de dire que la catégorie "romance" ne veut rien dire. Une catégorie, c'est par définition une façon d'arriver à penser une fraction du réel : par définition ça ne peut pas avoir de limites fixes, mais par définition, aussi, ça regroupe des éléments qui ont quelque chose en commun en excluant ceux qui n'ont pas ces éléments.
Du coup, j'aimerais vraiment savoir si la "romance" (au sens éditorial du terme, ce qui est un peu le sujet de ce fil), ça regroupe vraiment des choses aussi variées que ça.
Et pour ça, il suffirait de lire beaucoup de romance pour pouvoir se faire un avis, je pense (c'est pour ça que je te demandais, parce que je pensais que c'était le cas, mais tu me dis que non, pas de souci :) ).
Parce que, à mon sens (à corroborer ou infirmer à la lumière de la lecture de plus de romans de ce genre), un roman d'amour et un roman de romance (toujours dans ce sens éditorial), ça n'est pas tout à fait la même chose, et c'est pas une question de qualité (j'en reviens aux films : Autant en emporte le vent et Coup de foudre à Notting Hill, pour prendre deux films qui ont la renommée d'être bien, ça n'est pas forcément comparable, parce que ça ne s'appuie pas sur les mêmes codes).
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : New Romance OD
« Réponse #36 le: 27 juillet 2017 à 01:29:17 »
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Du coup, j'aimerais vraiment savoir si la "romance" (au sens éditorial du terme, ce qui est un peu le sujet de ce fil), ça regroupe vraiment des choses aussi variées que ça.

Bah justement, non.
La précision n'a jamais été faite.
On ignore tous de quoi il est question, et c'est pas faute d'avoir demandé (à 2 reprises, en ce qui me concerne)

Je suis d'accord, la romance au sens éditoriale est clairement définis. Elle va de Jane Eyre à 50 shades en passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel.

Ici, le titre du fil, c'est New Romance. Et pour ma part, je n'arrive pas encore à déterminer ce que ça englobe et ce que ça exclu, mais justement parce que je crois qu'à mes yeux, cette catégorie n'en est pas vraiment une. Au mieux, c'est un courant, mais je ne saurais pas le définir davantage.

Instinctivement, je pense que ce que j'écris est dans le courant New Romance, mais foncièrement, je n'en ai pas la moindre idée. Le seul élément de réponse possible, c'est le lien de BenG un peu plus haut, qui coupe les cheveux en 8 en faisant des sous-catégorie de la sous-catégorie qu'est la New Romance. Problème, je n'ai pas eu l'impression de "me" retrouver dans ces définitions.

Donc voilà, roman d'amour, roman de romance, roman de comédie romantique, roman érotique, que sais-je encore... Tout ça c'est de la romance, on est d'accord.

Mais qu'est ce que la new romance, sur laquelle beaucoup s'accorde à taper ici, je n'en sais rien.


Edit : pour conclure, parce que je me répète beaucoup, je pense que de toute façon, la question n'est pas de savoir quelle étiquette on pose sur un récit. La question, d'après moi, c'est de se demander s'il est normal d'avoir un fil dédié au dénigrement d'un courant littéraire quel qu'il soit sur un forum comme celui-ci. Moi je pense que non.
« Modifié: 27 juillet 2017 à 01:37:48 par ChoucrouteEstivale »
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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #37 le: 27 juillet 2017 à 01:40:52 »


Je suis d'accord, la romance au sens éditoriale est clairement définis. Elle va de Jane Eyre à 50 shades en passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Euh, non... Il ne me semble vraiment pas, pour le coup.

Citer
Edit : pour conclure, parce que je me répète beaucoup, je pense que de toute façon, la question n'est pas de savoir quelle étiquette on pose sur un récit. La question, d'après moi, c'est de se demander s'il est normal d'avoir un fil dédié au dénigrement d'un courant littéraire sur un forum comme celui-ci. Moi je pense que non.
Le message initial tapait sur le genre. Les messages qui ont progressivement suivi ont tenté d'apporter une réflexion dessus, m'a-t-il semblé. Il me paraît, à moi aussi, plus intéressant conduire la suite de ce fil en partant dans ce sens plutôt que de se taper dessus en pour/contre la romance.
Quand on est contre la provoc sur un thème, la meilleure façon de la désamorcer c'est de ne pas répondre à son caractère agressif mais de détourner le sujet vers un aspect constructif de la question. (A mon avis.)
« Modifié: 27 juillet 2017 à 01:43:11 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Re : Re : New Romance OD
« Réponse #38 le: 27 juillet 2017 à 01:47:25 »
Je suis d'accord, la romance au sens éditoriale est clairement définis. Elle va de Jane Eyre à 50 shades en passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Euh, non... Il ne me semble vraiment pas, pour le coup.


Ah bon ? Bah c'est quoi, alors ?
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Re : New Romance OD
« Réponse #39 le: 27 juillet 2017 à 01:55:37 »
Déjà, Jane Eyre est généralement rangé en "classique", et il me semble que l'étiquette qui lui colle est moins "romance" que "histoire d'amour" (ce qui ne me semble pas la même chose, cf. mon premier post dans ce fil). Et d'ailleurs c'est pas vraiment une histoire d'amour, mais bref, c'est une autre question.
50 shades, dans mon souvenir, c'est classé "littérature érotique".

Mais après, je fais peut-être un amalgame entre "romance" et "chick-litt", en fait. Dans ma tête c'était la même chose ("romance" étant la traduction de "chick-litt"), mais j'ai peut-être tort.
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Nocte

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Re : New Romance OD
« Réponse #40 le: 27 juillet 2017 à 01:57:19 »

Je suis d'accord, la romance au sens éditoriale est clairement définis. Elle va de Jane Eyre à 50 shades en passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel.
Euh, non... Il ne me semble vraiment pas, pour le coup.


Ah bon ? Bah c'est quoi, alors ?
ça ?

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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #41 le: 27 juillet 2017 à 02:03:37 »
Déjà, Jane Eyre est généralement rangé en "classique", et il me semble que l'étiquette qui lui colle est moins "romance" que "histoire d'amour" (ce qui ne me semble pas la même chose, cf. mon premier post dans ce fil). Et d'ailleurs c'est pas vraiment une histoire d'amour, mais bref, c'est une autre question.
50 shades, dans mon souvenir, c'est classé "littérature érotique".

Mais après, je fais peut-être un amalgame entre "romance" et "chick-litt", en fait. Dans ma tête c'était la même chose ("romance" étant la traduction de "chick-litt"), mais j'ai peut-être tort.

Alors je pense qu'il faudra que je relise l'intégralité de tes postes avec un oeil plus reposé demain, parce qu'une composante m'échappe.

Je pensais, mais parce que c'est ainsi que je range les choses dans ma tête, que tout ceci était de l'ordre de la romance. Et qu'ensuite, en subdivision variée on trouvait les romans classiques (Jane Eyre) la littérature érotique (50 shades), et tout un tas d'autre truc.
Je pensais que "romance" était la bannière large.
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Re : New Romance OD
« Réponse #42 le: 27 juillet 2017 à 02:05:42 »
Ben, je disais justement le contraire, qu'à mon sens il y avait une différence de nature dans la structure du roman qui faisait que c'était ou pas de la romance.
Mais je le redis, dans tous mes posts de ce fil, j'ai pris le terme au sens de "chick-litt".

Merci pour le lien, WEG. Du coup, on est tous hors sujet depuis le début, en fait  :mrgreen:
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Re : New Romance OD
« Réponse #43 le: 27 juillet 2017 à 02:10:24 »
Ah ok, j'avais compris complètement de travers alors  :facepalm:

Donc en vérité, j'ai pas la moindre idée de ce que j'écris (à part des conneries)
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Hors ligne Kailiana

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Re : New Romance OD
« Réponse #44 le: 27 juillet 2017 à 11:39:20 »
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Deuxièmement, je pensais comme toi Lial pour le young adult, pis j'ai regardé les catalogues et ça ressemble plus à ce que dit Miro. Avec ptet effectivement cette différence anglais/français (ou Europe / Amérique du Nord)
du coup j'ai cherché une définition, et ce que je trouve sur les sites anglophones est résumé sur wikipedia anglais :
Citer
Young adult fiction or young adult literature (YA)[1] is fiction published for readers in their youth. The age range for young adult fiction is subjective. Some sources claim it ranges from ages 12–18,[2] while authors and readers of "young teen novels" often define it as written for those aged 15 to the early 20s.[3] The terms young adult novel, juvenile novel, teenage fiction, young adult book, etc., refer to the works in this category.[4]

The subject matter and story lines of young adult literature are typically consistent with the age and experience of the main character, but this literature spans the spectrum of fiction genres. Stories that focus on the specific challenges of youth are sometimes referred to as problem novels or coming-of-age novels.

donc ça correspond bien à une catégorie d'âge (12-20 en gros, entre jeunesse et adulte), MAIS la définition est loin d'être super arrêtée, et à un moment certains considéraient la "bit-lit" et "young adult" comme la même catégorie (alors qu'on peut avoir des romans bit-lit vraiment adultes et non lisibles par des jeunes... ) ce qui a entraîné une compréhension du terme "young adult" très... nébuleuse.
On peut également avoir l'impression que le genre young adult est essentiellement composé de dystopies/romances parce que c'est essentiellement ça que les éditeurs/libraires mettent en avant.

Citer
   
Citer
En gros, si on le ramène à la romance : dire du mal de la romance (et pas juste dire "je n'aime pas", ou "je n'en lis pas", ou rester indifférent, mais vraiment dire "la romance c'est nul, c'est pas de la vraie littérature, et les gens qui aiment ça ce ne sont pas de vrais lecteurs"), c'est d'un ertain côté un moyen de se donner de la légitimité. C'est dire "moi ce que j'aime c'est mieux". Et même, comme ça se fait en groupe, c'est pire que ça, c'est dire "regardez, on fait tous parti du même groupe qui aime la vraie littérature alors que la romance (que nous  on ne lit pas) c'est pourri".
C'est là que je suis pas du tout d'accord. C'est pas parce que tu trouves que telle oeuvre est mauvaise que tu te considères supérieur. Je n'aime pas la généralisation (= tel genre, c'est de la daube), mais je n'aime pas non plus la généralisation inverse, à savoir "tout est dans tout, c'est question de goût". Il n'y a pas de critères précis, quantifiables et abstrait qui définissent la qualité ou la non qualité, mais il y a des livres qui sont réellement mauvais. Et qu'on peut apprécier lire ! (moi ça me le fait plus avec l'audio-visuel : je peux adorer voir et revoir une série ou un film même si c'est mauvais). Mais c'est pas parce qu'on émet un jugement de valeur qu'on se croit supérieur et, encore moins, qu'on critique les gens qui lisent ou aiment l'oeuvre critiquée. Le "tout est question de goût" nie en fait la notion même de porter un jugement esthétique sur les choses, en noyant tout dans le "ça dépend du point de vue". Ça revient à arrêter d'analyser et de réfléchir sur les oeuvres qu'on lit.
C'est pareil que quand on discute sur un sujet polémique et qu'on en arrive à "mais c'est question de point de vue" : à ce stade de la discussion, ça veut dire que chacun est dans son coin et ne s'écoute plus, et que c'est plus la peine de discuter.
Je pense que je ne me suis pas assez bien exprimée ^^
Oui bien sûr, on peut dire "je n'ai pas aimé ça (parce que...)" ou même "cette oeuvre est mauvaise (parce que...)"
Mais il y a une différence entre dire qu'(on juge) une oeuvre mauvaise, et vouloir clamer haut et fort que cette oeuvre est mauvaise, et vous êtes d'accord avec moi, hein, et regardez c'est vraiment nul et si vous n'êtes pas d'accord ou ne connaissez pas cette oeuvre je vais vous convaincre, et si vous avez aimé ça vous n'avez trop pas de gout et vous êtes moins cool que moi.
Ce n'est pas toujours dit aussi clairement, et la limite entre les deux n'est pas toujours bien délimité, mais quand on traîne sur internet et qu'on prend un peu de recul, on s'aperçoit que le deuxième phénomène se produit (par exemple pour les livres Twilight/Eragon/L'épée de vérité), et qu'il est blessant pour les lecteurs qui ont aimé ces livres.
Vraiment, je le répète : on peut porter un jugement sur une oeuvre, et exprimer ses gouts (je dis haut et fort que j'ai une dent contre l'épée de vérité et son auteur, par exemple). Mais c'est pas une raison pour devoir forcer tout le monde à avoir le même avis et mal considérer ceux qui en ont un autre, et même si ce n'est pas toujours fait de manière explicite, les sous entendus sont parfois bien forts...

J'insiste vraiment sur ce point parce que c'est un truc dont on ne se rend pas forcément compte facilement mais qui est très vrai. Récemment, j'ai eu une discussion sur l'animé "Sword Art Online". C'est un animé qui fait un peu polémique dans le milieu, parce qu'il a eu un gros succès, mais en même temps il subit de (très) grosses critiques, en particulier parce que les personnages féminins sont pas super bien considérés.
Moi j'ai aimé la 1ere partie de la 1ere saison ; je trouve le reste pourri (surtout la 2eme saison qui devenait n'importe quoi et que j'ai abandonnée), mais j'ai trouvé le début sympa, avec de bonnes idées, je me suis amusée c'était cool.
Sauf qu'en en discutant avec A (qui a vu la série) et B (qui ne l'a pas vue), A expliquait en large et en travers que toute la série était vraiment nulle, que même dans le début les perso féminins ne servaient que de faire valoir, qu'en convention de japanimation il ne fallait surtout pas dire qu'on aimait cette série à moins de se faire laminer, etc, et limite je me sentais en faute d'avoir aimé le début de la série (alors que je trouvais la suite nulle, c'est ça le pire !) et qu'il fallait que le monde entier se range de cet avis.
Sur le moment, j'ai eu du mal à savoir ce qui me dérangeait autant dans cette discussion. Chacun a son opinion, et je SAIS que SAO n'est pas une super série, et que certains ne l'aiment pas du tout, et que certains l'aiment bien.
Ce qui m'a vraiment dérangée, c'est d'avoir l'impression qu'il fallait se sentir honteux d'aimer cette série.

Je me suis parfois retrouvée dans la situation inverse : je n'aime vraiment pas un truc, je trouve que c'est super bizarre d'aimer ça et que ça donne une mauvaise image de la femme / de tel groupe de gens, je sais pas quoi, et j'ai envie convaincre ceux qui ont aimé que non en vrai ce n'était pas bien.
Mais maintenant j'essaie de me limiter, ou d'être plus, je sais pas comment dire, diplomate et de m'arrêter si je vois que ça va trop loin ? Parce que parfois ça blesse l'autre personne, et, quand c'est une discussion avec peu de personnes encore ça va, mais quand c'est une discussion en groupe, ça tourne vite au "tout un groupe contre 1 personne". Et pour avoir traîné sur internet : j'ai l'impression que "ce qu'il ne faut vraiment pas aimer" (la romance, Twilight, Eragon... ) est exacerbé par l'effet de groupe et de "moi je fais parti du groupe cool qui aime les trucs intelligents".
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

 


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