Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 22:12:59
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Auteur Sujet: New Romance OD  (Lu 15391 fois)

Hors ligne Aléa

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Re : New Romance OD
« Réponse #15 le: 26 juillet 2017 à 15:16:23 »
Pour l'auto édition, là je connais mal. Je ne parle que de ce qui sort en maison d'édition (mais l'auto édition en général contient beaucoup de fautes non ? allez vas-y défonce moi pour ce cliché hahahaha j'entends par là que tout le monde n'a pas les moyens de se payer un correcteur de métier ou que tout le monde ne le fait pas, et que seul, c'est impossible d'avoir un manuscrit sans faute.)


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Je m'étonne de vous voir affirmer ne pas en lire et affirmer dans le même temps que ça ne vole pas haut
Disons que dans mon travail, j'en ai vu passer un paquet entre mes mains. Et la structure du récit était un peu toujours la même ainsi que les ficelles utilisées, les métaphores sexuelles parfois très maladroites, l'écriture en générale assez simple (ce qui n'est pas un défaut en soi un écriture simple, je constate )

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j'aimerais bien qu'on m'éclaire sur ce qui différencie un bon d'un mauvais roman d'amour.
Là tu marques un point. Et ca mériterai un plus longue discussion.


« Modifié: 26 juillet 2017 à 15:27:45 par Ben.G »
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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #16 le: 26 juillet 2017 à 15:19:13 »
Encore une fois, puisque je suis probablement la seule active ici à écrire de la romance (ou en tout cas à le dire), new ou pas, j'aimerais bien qu'on m'éclaire sur ce qui différencie un bon d'un mauvais roman d'amour. Sauf si c'est la thématique amoureuse qui suffit à le rendre mauvais à vos yeux.

Je m'étonne de vous voir affirmer ne pas en lire et affirmer dans le même temps que ça ne vole pas haut et que c'est truffé de fautes.

Moi j'essaie des fois.
(Et la différence c'est le traitement, pour moi, comme pour tout genre)
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MZK

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Re : New Romance OD
« Réponse #17 le: 26 juillet 2017 à 15:20:36 »
J'en lis en diagonale parce que c'est un phénomène qui, à défaut de me plaire, m'intéresse sur le plan sociologique.
A de trés  rares exceptions, les histoires sont toutes les mêmes avec comme fil conducteur un amour impossible qui finit par se réaliser. Pour moi la différence entre une belle histoire d'amour joliement racontée et la plupart de ce que j'ai lu dans ce style c'est l'absence de qualité d'écriture, des tartines de fétichisme de l'apparence, le culte du cliché, le monopole des beaux gosses stéréotypés et des belles meufs gaulées comme des actrices porno... Et les couvertures !! On trouve les mêmes en poster dans les cabines machistes des routiers accrocs à Playboy mais, bizarrement, dans ce contexte féminin ça semble mieux passer

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Re : New Romance OD
« Réponse #18 le: 26 juillet 2017 à 15:22:05 »
Ah bin moi je savais pas du tout pour la profusion de ce genre de littérature, je dois vivre dans une grotte :p En vrai je m'intéresse à ce qui touche à mes études, c'est déjà beaucoup, mais c'est difficile de s'intéresser à absolument tout. On parle pas aussi de littérature "young adult" à ce propos non ?

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j'aimerais bien qu'on m'éclaire sur ce qui différencie un bon d'un mauvais roman d'amour.
Là tu marques un point. Et ca mériterai un plus longue discussion.
C'est pas sous le même angle, mais y a ce sujet (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7111.msg120333.html#msg120333). Je l'avais survolé y a un moment mais me semble que les gens disent pourquoi ils aiment ou non les textes avec des histoires d'amour. Perso ça me dérange pas, j'aime bien même, tant que c'est sous un angle original/que ça dit quelque chose des rapports humains dans tout ce qu'ils ont de compliqué ou contradictoires/ etc.

Hors ligne Chouc

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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #19 le: 26 juillet 2017 à 15:23:43 »



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Je m'étonne de vous voir affirmer ne pas en lire et affirmer dans le même temps que ça ne vole pas haut
Disons que dans mon travail, j'en ai vu passer un paquet entre mes mains. Et la structure du récit était un peu toujours la même ainsi que les ficelles utilisées, les métaphores sexuelles parfois très maladroites, l'écriture en générale assez simple (ce qui n'est pas un défaut en soi un écriture simple, je constate )

Ah. Donc il est question de romans d'amour ou de romans érotiques ?

Pour le reste j'imagine que ça se défend. Je suppose qu'il est plus difficile de renouveler les ficelles sur quelques choses d'aussi culturellement et sociologiquement codifié que les relations amoureuses. C'est plus facile de faire preuve d'originalité en SF je suppose, puisque "tout est permis" si on est capable de l'imaginer.

Après, le match écriture simple VS propos alambiqués n'a pour moi pas vraiment sa place ici. C'est une question de forme plus que de fond. Mais bon.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Aléa

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Re : New Romance OD
« Réponse #20 le: 26 juillet 2017 à 15:34:11 »
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3) je ne comprends pas la différence entre romance et new romance c'est quoi la définition ?
j'ai trouvé un endroit avec des définitions, j'ai l'impression que la new romance englobe à peu près tout ces genre, je crois  :\?
https://www.boulevarddespassions.com/t11285-quelques-definitions-les-differents-sous-genres-de-la-romance-contemporaine

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(Et la différence c'est le traitement, pour moi, comme pour tout genre)
+1

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Ah. Donc il est question de romans d'amour ou de romans érotiques ?
De ce que j'ai compris de la new romance et autre, c'est tout de même portée sur une vision érotique.
Y'a des romans qui parlent d'amour comme thème central, des romans d'amours quoi, y'a pourtant bien de la romance en tant que genre marqué avec des attentes spécifiques
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Hors ligne Chouc

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Re : New Romance OD
« Réponse #21 le: 26 juillet 2017 à 15:51:44 »
J'ai parcouru le lien en grande diagonale (et ne crois pas m'être retrouvée dans ce que j'ai lu, mais j'ai peut-être mal cherché).

J'ai l'impression, arrêtez moi si je me trompe, que ce qui est dénoncé ici (et je dis dénoncé parce que sous des allures de discussions, j'ai vu des jugements de valeur dans la quasi totalité des messages), c'est le combo écriture simpliste + thème romantique.

Donc forcément, à tort ou à raison, je me sens concernée. Non pas que j'en lise des masses, mais ce que j'écris répond grandement à ce critère.

C'est un genre très mal considéré. Ici, ailleurs, partout.

Si je comprends que ça n'apporte pas une grande valeur ajoutée à qui voudrait se pencher sur des essais philosophiques, je ne comprends pas en revanche la nuisance que ça puisse représenter au point de voir fleurir ce genre de discussion "opération dénigrons" qui reviennent de façon cyclique. Je suis là depuis moins de deux ans et c'est au moins le 4eme fil que je vois traiter de la question. Attention toutefois, je n'affirme pas que c'est à cette fin que le fil a été ouvert, je ne présuppose des intentions de personnes. J'établis un simple constat à la lecture des messages.

Je vais donc redire ici ce que j'ai dit sur Skype il y a quelques instants : Pourquoi ?

Pourquoi dénigrer un genre que vous détestez ? Pourquoi ne pas simplement passer outre ? Qu'est ce que ça vous apporte, en dehors de la certitude de vous montrer blessant vis à vis des gens à qui ce genre de littérature plait ?

Qu'est ce que ça peut faire si un livre ne raconte rien de plus qu'une petite histoire d'amour sans prétention ? Quel nuisance ça peut bien vous causer pour que la question revienne inlassablement ?

Pensez-vous que ça vole de la visibilité à des œuvres plus majeures ? Pense-vous que la romance bas de gamme vole un lectorat quelconque à une littérature que vous estimez davantage ?

Bref, un ensemble de questions rhétoriques auxquelles vous n'êtes pas obligé de répondre, bien évidemment. Pour ma part, je vais retourner rédiger ma bouse sans prétention  ;)



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Hors ligne Milora

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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #22 le: 26 juillet 2017 à 16:03:30 »
Encore une fois, puisque je suis probablement la seule active ici à écrire de la romance (ou en tout cas à le dire), new ou pas, j'aimerais bien qu'on m'éclaire sur ce qui différencie un bon d'un mauvais roman d'amour.
Oui, je pense que c'est précisément ça, la bonne question à poser dans cette discussion. :)

Je ne lis pas de romance (même si j'ai suivi pas mal de discussions sur le sujet, dans un autre forum d'écriture où je suis, où il y a des lecteurs et des auteurs de ce genre et qu'ils portent, du coup, des réflexions assez intéressantes dessus). Du coup, je m'étais posé la question pour les films, plus que pour les livres. Qu'est-ce qui distingue un téléfilm romantique autrichien du dimanche après midi, d'une comédie sentimentale standard, d'un film avec ce qu'on appellera "une belle histoire d'amour" ?
Il me semble bien que la différence est pas de qualité (enfin, entre le TVfilm autrichien et la comédie sentimentale, si, c'est une question de qualité, mais entre "romance" et "roman avec une histoire d'amour centrale") mais de ressort de l'intrigue. Si je ne me trompe pas, dans la romance, la structure de l'intrigue, tous ses enjeux et les grandes étapes du scénario sont appuyés sur la relation entre les personnages. Ils se rencontrent, un obstacle apparaît, ils se tournent autour, s'avouent leur amour, se séparent, etc. etc. Ce que l'ensemble du film (ou livre) de romance met en scène, c'est les évolutions de leur relation, avec comme enjeu : vont-ils finir ensemble ? (attendu que la réponse est toujours oui, c'est le chemin qui y mène qui compte, mais l'enjeu est bien qu'ils finissent ensemble). Le reste (personnages secondaires, cadre historique/géographique/social, autres péripéties) est secondaire et ne vise qu'à mettre en valeur les grandes étapes de l'histoire d'amour.

Alors que dans un film ou roman qui n'est pas de la romance mais qui est centré sur une histoire d'amour, la relation entre les deux personnages n'est pas ce qui structure l'histoire. Il y a une évolution des personnages (ex : dans Jane Eyre, c'est toute la construction du personnage de Jane, pauvre et sans attrait, qui résiste à l'imposition sociale), un contexte qui n'est pas qu'un cadre à l'histoire (la guerre de sécession dans Autant en emporte le vent), une réflexion sur la nature humaine, ou autre. Bref, l'histoire d'amour est au centre mais elle n'est pas LE ressort de l'intrigue.

La question qui découle de cette distinction, c'est de se demander si la romance doit être reléguée au rang de sous-genre de moindre qualité... Je sais pas : je suppose qu'il peut y avoir de l'excellence dans le genre...? Mais en même temps, c'est un genre très très codifié, très fait pour être "consommé" (comme la plupart des séries policières, par exemple). Je n'en ai pas lu et vu assez pour me faire une idée sûre, mais j'ai l'impression que si la romance dépasse le cadre un peu médiocre de ses propres codes qui sont toujours répétitifs (mais qui peut être sympa à lire, c'est juste que ce sera pas une histoire ambitieuse), ça n'est plus de la romance mais un roman avec une histoire d'amour. Et que donc, par définition, la romance c'est nécessairement un peu des romans interchangeables qui peuvent faire passer un bon moment mais qui visent surtout à relever du divertissement facile. (Je dis ça alors que je m'avale à tour de bras des séries policières du même acabit (répétitif, facile, distrayant), ça n'est pas pour cracher dessus au nom de la Grandeur de l'Art).
« Modifié: 26 juillet 2017 à 16:07:05 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne El Barq

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Re : Re : Re : New Romance OD
« Réponse #23 le: 26 juillet 2017 à 19:05:06 »
Après, le match écriture simple VS propos alambiqués n'a pour moi pas vraiment sa place ici. C'est une question de forme plus que de fond. Mais bon.

Cette phrase m'a vivement interpellé.. Et après reflexion je ne suis pas vraiment d'accord. La littérature n'est-elle pas avant tout une question de forme ? Le fond paraît plutôt être le sujet (ici l'amour) sur lequel tout le monde peut plancher, cependant la différence résidera dans la forme, le résultat esthetique final. Qu'en pensez vous ?

Hors ligne Alan Tréard

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Re : New Romance OD
« Réponse #24 le: 26 juillet 2017 à 19:31:20 »
Des romances avec du fond, y'a Jane Eyre comme dit si bien Milora, y'a George Sand.

Y'a Diderot, y'a Rousseau, y'a Hugo, tout ce qui se finit en O mis à part Musso...

 :mrgreen:

Hors ligne Chouc

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Re : New Romance OD
« Réponse #25 le: 26 juillet 2017 à 19:32:22 »
Ce que j'entendais par là, c'est que le sempiternel débat qui oppose le style simpliste à la littérature plus grandiloquente n'est pas un débat qui concerne uniquement la romance. Il est commun à tous les écrits, quelque soit la thématique.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne Alan Tréard

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Re : New Romance OD
« Réponse #26 le: 26 juillet 2017 à 19:40:04 »
Bon, on dit toujours qu'il faut citer ses sources :

La Fille de Papier
Un soir d'orage, une des héroïnes de ses romans tombent sur la terrasse du romancier Tom Boyd. A partir de cet instant, il ne peut cesser d'écrire au risque de la faire mourir.

L'appel de l'ange
Lors d'un léger conflit dans une salle d'embarquement bondée, à l'aéroport JFK de New York ,Jonathan Lempereur et Madeline Green, qui ne s'étaient jamais rencontrés auparavant ,repartent chacun avec le téléphone de l'autre. Chacun de leur côté, ils découvrent que ce n'est pas leur téléphone et que, lors de leur bousculade à l'aéroport, ils avaient par mégarde échangé leurs portables (identiques) ; c'était trop tard, ils étaient séparés par 10 000 km. Ils décident de consulter les portables, une double indiscrétion qui révèle à Jonathan que Madeline et lui étaient liés par une fillette du nom d'Alice ; et à Madeline que Jonathan était au bord du gouffre à cause de son divorce survenu deux ans plus tôt. Ils enquêtent chacun de leur côté et, de fil en aiguille, ils réussissent à remettre de l'ordre dans leur vie. Une histoire d'amour naîtra entre eux.

Central Park
Le roman raconte l'histoire d'Alice Schäfer, capitaine de police à la brigade criminelle de Paris, et de Gabriel Keyne, pianiste de jazz américain, qui subitement se retrouvent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park à New York. Aucun des deux ne connaît l'autre et ils n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille, Alice était à Paris et faisait la fête avec trois copines sur les Champs-Élysées, tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de jazz à Dublin, en Irlande. Les personnages n'ont aucune idée des circonstances de leur arrivée à New-York, mais le chemisier d'Alice est taché de sang. Alice et Gabriel n'ont d'autre choix que de s'unir pour découvrir la vérité, et celle-ci bouleversera leur vie à tout jamais.

Sauve-moi
Sam Galoway, new-yorkais d'une trentaine d'années et travailleur opiniâtre depuis le suicide de sa femme Federica, rencontre un jour à Broadway Juliette, jolie Française de 28 ans, serveuse dans un bar, qui rêve de devenir actrice. Ils tombent amoureux, et vivent un long week-end de bonheur. Mais Juliette doit repartir à Paris pour retrouver sa famille. Sam la laisse à l’aéroport, et désespéré, va dans un bar et entend à la télévision que l’avion de Juliette a explosé en plein vol...

Que serais-je sans toi
L'histoire d'amour d'une femme, Gabrielle, qui aime deux hommes qui se détestent : son père, un grand flic, et son premier amant, un célèbre voyou. Elle refuse de choisir entre les deux et fera tout pour les empêcher de se battre à mort. De Paris à San Francisco, Gabrielle va tenter de les aimer ensemble, les rapprocher.

Hors ligne Kanimp

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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #27 le: 26 juillet 2017 à 21:30:25 »
C'est un genre très mal considéré. Ici, ailleurs, partout.

Si je comprends que ça n'apporte pas une grande valeur ajoutée à qui voudrait se pencher sur des essais philosophiques, je ne comprends pas en revanche la nuisance que ça puisse représenter au point de voir fleurir ce genre de discussion "opération dénigrons" qui reviennent de façon cyclique. Je suis là depuis moins de deux ans et c'est au moins le 4eme fil que je vois traiter de la question. Attention toutefois, je n'affirme pas que c'est à cette fin que le fil a été ouvert, je ne présuppose des intentions de personnes. J'établis un simple constat à la lecture des messages.
Autant que je puisse me rappeler les romans de gare, les romans à l’eau de rose et aujourd’hui les romans new romances. On toujours été dénigrés. Que cela soit par le côté littéraire populaire de ce genre de littérature car il implique une mise à niveau de l’écriture. Et aussi par le sujet concerné « a grande histoire d’amour » qui n’intéresse que les femmes. Ci ce dernier argument est beaucoup moins explicite qu’il y a une vingtaines d’années. Je pense qu’inconsciemment c’est encore le dominant.

Maintenant, c’est une simple constatation de ma part.  C’est que si on s’affranchi l’espace d’un instant du sujet de discussion, on se trouve tout simplement dans une catégorisation élitiste des choses. Les choses élitistes sont bien, les choses populaires ne le sont pas.     
Indirectement on se trouve dans des contextes de manipulations de masses. Par la volonté de certains  à définir ce qui est bien ou pas.

Pourquoi dénigrer un genre que vous détestez ? Pourquoi ne pas simplement passer outre ? Qu'est ce que ça vous apporte, en dehors de la certitude de vous montrer blessant vis à vis des gens à qui ce genre de littérature plait ?
L’élitisme et surtout l’approche qu’elle suit est contextuel. Cela fait quelques années que je me suis rendu compte. La culture française à de plus en plus tendance à se résumer à la langue française et aux matches de foot du mondial.
De fait tout ce qui n’utilise pas la langue française à pleine puissance dénigre la culture française ou du moins lui fait honte. C’est pour moi un très gros ressenti sur ce genre de dénigrement.

Pensez-vous que ça vole de la visibilité à des œuvres plus majeures ? Pense-vous que la romance bas de gamme vole un lectorat quelconque à une littérature que vous estimez davantage ?
Au jour d’aujourd’hui (pléonasme de circonstance) tout s’oriente en fonction des parts de marcher. Parce que dans le monde du marketing de paquets de poudre à lessiver, il faut des produits qui permettent d’atteindre cette part de marcher.

Même si le monde littéraire repose sur la somme des bénéfices des livres vendus. Les règles de gestion reposent sur la marge bénéficiaire.

Ce qui implique que si les romans new romance atteignent ce pourcentage ils seront éditer. Les autres non, même s’ils sont bénéficiaires. Donc il y aura tôt ou tard un impact. 

Maintenant pour répondre à une question que je pense avoir vu lors de la lecture du fil.
Je pense que le déferlement de ce type de littérature par des auteurs autoédités est assez simple à expliquer.
Le type new romance doit être sur médiatiser et signaler que cela marche.
Le dénigrement de la catégorie, positionne ce type d’écrit comme facile à écrire.
L’occasion fait le larron.

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Hors ligne Aléa

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Re : New Romance OD
« Réponse #28 le: 26 juillet 2017 à 21:49:41 »
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Ce que j'entendais par là, c'est que le sempiternel débat qui oppose le style simpliste à la littérature plus grandiloquente n'est pas un débat qui concerne uniquement la romance. Il est commun à tous les écrits, quelque soit la thématique.
C'est pas faux.
Le problème (si tant est que c'en est un, moi je trouve pas particulièrement) c'est qu'il y a des sous genre (puisque le young adult ou autre est un sous genre de a romance en général), qui fait d'une de ses caractéritiques le fait que l'écriture soit simpliste. Un roman d'amour qui met en avant un peu plus de style, ou qui s'avère un peu plus compliqué dans son histoire d'mour, ne pourra pas s'ancrer dans ce genre, ca sera juste une romance ou un roman d'amour qui sera pas catalogué dans la new romance.

Donc oui c'est un débat qui va au delà, et je vois aucun problème à écrire d'une certaine façon ou écrire des choses sans ambition grandiloquante, tous les besoins et envies existent chez les lecteurs comme les auteurs (je pourrais comparer ça à la Fantasy aussi, souvent les mêmes schémas et écriture simpliste devenant de plus en plus général dans le genre, on en avait parlé je sais plus où une fois.)
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Re : Re : New Romance OD
« Réponse #29 le: 26 juillet 2017 à 21:52:41 »
(ce message est d'un fouilli sans nom et je saute d'une idée à l'autre, c'est également possible que je me contredise d'une idée à l'autre, c'est juste que je n'ai pas un avis super arrêté sur la question si ce n'est "chacun est libre d'aimer ce qu'il aime"  :mrgreen:)


Pour l'auto édition, là je connais mal. Je ne parle que de ce qui sort en maison d'édition (mais l'auto édition en général contient beaucoup de fautes non ? allez vas-y défonce moi pour ce cliché hahahaha j'entends par là que tout le monde n'a pas les moyens de se payer un correcteur de métier ou que tout le monde ne le fait pas, et que seul, c'est impossible d'avoir un manuscrit sans faute.)
C'est un peu HS mais il reste aussi un certain nombre de fautes dans les bouquins édités par des "vraies" maisons d'édition ; c'est de plus en plus rare de voir un livre "parfait" quand il sort  :mrgreen: (d'ailleurs quand j'y pense, peut-être que ce n'est pas dû au fait qu'on laisse passer plus de fautes/qu'on en fait plus, mais au fait que c'est plus difficile pour les éditeurs donc qu'ils passent moins de temps/dépensent moins d'argent qu'avant dans les corrections ? je sais pas, c'est une idée en l'air)

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Je vais donc redire ici ce que j'ai dit sur Skype il y a quelques instants : Pourquoi ?

Pourquoi dénigrer un genre que vous détestez ? Pourquoi ne pas simplement passer outre ? Qu'est ce que ça vous apporte, en dehors de la certitude de vous montrer blessant vis à vis des gens à qui ce genre de littérature plait ?
Ca rejoint le "pourquoi dénigrer ceux qui lisent Twilight/Eragon/L'épée de vérité/etc". Je l'ai fait y'a un moment (pour l'épée de vérité, moins pour les autres). Depuis, 1) je me suis rendue compte que même si je n'aimais pas ces livres, d'autres pouvaient les aimer et en tirer qq chose et que ça leur faisait de la peine d'attaquer ces livres (souvent violemment, ce n'est pas juste dire "je n'ai pas aimé" mais vouloir démontrer au monde entier que ces livres sont mauvais), 2) Patrick Rothfuss a parlé de ça dans je sais plus quel post de blog et il disait (d'après mes souvenirs un peu vague et en gros... ) qu'il n'y avait besoin de dénigrer un objet (un ou des livres dans ce cas là) ou plus généralement un groupe de personnes (=ceux qui aiment ces livres) pour se sentir soudé/en groupe/supérieur, mais que c'était un peu ce qui arrivait.

En gros, si on le ramène à la romance : dire du mal de la romance (et pas juste dire "je n'aime pas", ou "je n'en lis pas", ou rester indifférent, mais vraiment dire "la romance c'est nul, c'est pas de la vraie littérature, et les gens qui aiment ça ce ne sont pas de vrais lecteurs"), c'est d'un ertain côté un moyen de se donner de la légitimité. C'est dire "moi ce que j'aime c'est mieux". Et même, comme ça se fait en groupe, c'est pire que ça, c'est dire "regardez, on fait tous parti du même groupe qui aime la vraie littérature alors que la romance (que nous  on ne lit pas) c'est pourri".

Bref. Tout ça pour dire que MOI je ne lis pas peu de romance en bouquin (par romance, j'entends des livres dont le thème principal et presque unique est une histoire d'amour), mais j'en ai quand même lu un peu (pour voir, ou parce que certains livres m'ont été conseillés et sont effectivement biens !), par contre j'avoue que je lis des fanfictions (en anglais). Bon bizarrement je trouve que les fanfictions sont beaucoup plus variés, avec pas que des trucs centrés sur la romance, et les romances ont tendance à être beaucoup plus variées et moins hétéronormés/suivant les schémas habituels  :D (ceci étant je n'ai pas lu une tonne de romans classés en "romance")

Et bref, moi je m'ennuie facilement, et quand y'a juste une amourette (plus ou moins érotique peu importe) sans plus de développement ça me barbe très rapidement, mais je ne vois pas de problème à ce que des gens aiment lire et écrire ce genre.

Je rajouterai que ces dernières années, j'ai lu pas mal de fantasy/SF, et même si dans le lot il y a pas mal de trucs originaux... il y a également beaucoup des bouquins qui répètent les mêmes schémas, encore et encore (surtout en fantasy). Et c'est pareil pour les thrillers/policiers, et pour bon nombre d'oeuvres je pense.

Sauf que bizarrement c'est moins mal vu.

Quoique.

(désolée je réfléchis en écrivant)

Mais en SFFF on se plaint que c'est un genre mal vu, pareil pour les policiers, ce serait moins bien vu / ce serait moins de la littérature que la "blanche", et du coup... ben, si on défend que la SFFF / les policiers sont tout autant de la littérature, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire de même avec la romance.

Aussi (c'est encore une idée en l'air... ) peut-être que si la romance était mieux considérée, il y aurait des livres de meilleures qualités... ou peut-être que, comme c'est mal considéré, les livres "littéraires" je sais pas ce que ça veux vraiment dire, mais disons plus ambitieux/mieux écrits ?) qui pourraient être classés en romance se débrouillent pour être classés en littérature générale (ça arrive pour certains bouquins SFFF)

Et puis aussi parfois on a juste envie d'un bouquin pas prise de tête, je comprends que certains veulent juste une romance sans que le style/l'intrigue fasse des efforts tarabiscotés pour sortir du lot...

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(puisque le young adult ou autre est un sous genre de a romance en général)
euh alors non pas du tout, pour moi "young adult" ce sont des romans qui sont lisibles par des adolescents, mais avec des thèmes plus durs/plus matures que ce qu'il y a en littérature jeunesse
(enfin je crois aussi qu'à une époque le young adult n'avait pas vraiment la même définition dans les pays anglophones et en France, en France c'était plus connoté "comme twilight" donc romance, alors que mtn on rejoint davantage la définition plus large "entre jeunesse et adulte")
« Modifié: 26 juillet 2017 à 21:55:24 par Kailiana »
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

 


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