Merci à vous d'avoir donné vos impressions.
Pour les petites fautes, c'est maintenant corrigé.
Sinon pourquoi "recracher du soleil" ? Je vois ce que tu veux dire mais je pense que tu peux l'écrire ou le dire de manière plus jolie.
Je crois que c'est essentiellement question de goût.
Je ne voulais pas terminer mon texte sur une impression négative de tristesse, de nostalgie. Je voulais détruire le passé, le souvenir, le rêve. Je voulais dire que le soleil n'est jamais très loin, qu'il suffit de le chercher; on peut même le trouver dans la fumée des cheminées.
Voila ce que je voulais dire, evidemment, j'aurais pu partir dans quelque chose de plus lyrique, avec plus d'emerveillement mais comme je te le dis 'est question de goût.
Moi j'aime assez mes cheminées qui recrachent du soleil.
Pehache, tu as raison, mon problème principal étant l'absence absolue de relecture.
Voici une nouvelle verson, légérement modifiée.
En souvenir de toi, le soir venant, j’ai parcouru la distance qui nous séparait.
Des rues vidées aux allures de cimetières menaient au jardin de nos premiers ébats. Des grilles surannées en bloquaient l’accès.
Dans le parc j’ai vu des femmes au teint fané et aux rides de cuir; de vieux hommes éblouis par le deuil et des plus jeunes, par la découverte.
Dans la beauté des choses simples que nous côtoyions j’ai vu des désespoirs comme des pandémies. Je me suis souvenu comme d’un rêve des odeurs qui nous liaient. Mais les odeurs n’existaient plus. Peut être les avais-je trop glorifiées ? Le lieu magique avait perdu de sa superbe.
Je n’ai pas retrouvé l’arbre sur lequel d’un cœur, nous avions entouré nos noms.
Il n’y avait plus rien de toi ici. L’oubli se propage en traînées de poison mais il y’avait cette voix, ta voix, qui résonne en échos de cotons.
Je me souviens de tes mains moites et de tes lèvres inexplorées.
Je me rappelle que je parlais sans honte; que je ne supportais pas alors de m’entendre parler.
Puis il y avait la maison de campagne, il y avait ce parc trop gris et cette mer en lisière, cette mer enrhumée dont les remous venaient lécher nos pieds. Je me souviens des soirs où le vent s’épaississait où, assis sur les récifs, nous avalions à pleine bouche ces épaisses gouttes d‘air plantureux.
Je pleurais alors pour donner de la consistance à mon voyage et la douleur me nourrissait à mesure que ton absence se faisait criante, à mesure que je la sentais psalmodier comme un hymne.
Dans la verger vieillit, il y’avait le lac près duquel on s’asseyait mais l’eau y a croupie.
D’où je suis, j’envoie mes mots te frôler en autant de larmes d’écumes.
En dernier espoir, j’ai emprunté le petit chemin sombre qui monte dans la vallée, ce petit chemin qui te faisait si peur.
En l’empruntant j’ai cru revoir une trace de ton pied nu encastrée dans la terre humide et je l’ai baisée.
Entourant le sentier étroit et fangeux, de vieux arbres pédants reliaient leur branchage comme une clôture.
Leurs bras mimaient des solitudes.
J’ai eu peur encore une fois, j’avais toujours eu peur ici.
Mais j’ai eu peur seul, cette fois ci.
Tu es partie comme une ombre; sans rien dire.
T’avais-je jamais rencontrée ?
Plein de larmes, j’imaginais ton regard triste scruter de superbes paysages vides.
Plus loin encore il y’avait ta maison : celle que vous aviez vendu à quelque homme d’affaires.
La vue est toujours aussi belle, tu sais.
Il faisait nuit noire mais en contemplant la vallée, j’ai vu des cheminées recracher du soleil