TRAUMAChapitre I Je suis bientôt rentré à la maison. Cette conférence m'a ennuyé et j'ai hâte de rentrer. J'essaie de dormir mais
je ne sais pas pourquoi, j'entends des sirènes de police alors qu'il y a aucune voiture dans les alentours. Encore
une centaine de mètres et je suis rentré. Le vent est froid. J'arrive à entendre un chien aux alentours en train
d'aboyer. Aux abords d'un square, deux jeunes se font des passes. Il doit être au moins vingt-deux heures. Un
des jeunes rate sa frappe et la balle arrive à mes pieds. Je la lui rends et continue mon chemin. La nuit est sombre
est calme, trop calme.
Chapitre II Je traverse l'allée et j'arrive devant une maison sans porte ni fenêtre. Je cherche le numéro de la maison, le nom
de la rue, je retourne à l'arrêt pour vérifier que je ne me suis pas trompé. Je me frotte les yeux, rien à faire. J'ai
beau avoir partagé une coupe de champagne avec le sénateur, je ne peux pas avoir autant bu. La rue est déserte. Je
retourne sur mes pas. Je cherche les gamins qui jouaient mais il n'y a personne. J'entends un étrange bruit derrière
mon épaule. C’est… Je cours, criant à l'aide. Il me pourchasse, je peux l'entendre. Tout à coup, une petite cabane
apparaît dans le square. Je m'enferme à l'intérieur. Mon coeur bat aussi vite qu'un TGV en vitesse de croisière.
Mes bras tremblent. Je sue des litres. Ils sont plusieurs.
La cabane a l'air assez robuste mais je ne comprends toujours pas comment est-elle arrivé dans ce square. Il n'y a
aucune fenêtre mais je préfère rester accroupi. Tout à coup, j'entends quelqu'un crier mon nom. Je sors en courant,
le cœur rempli d'espoir mais il n'y a personne. Je me retourne et l’un d’eux m'assène un violent coup à la tête. J'aimerai
me réveiller dans les bras de ma femme, en entendant mes enfants se disputer. Qu'est-ce-que j'ai fait pour mériter ça ?
Est-ce-que tout cela est vrai ? Tant de questions qui se bouscule dans mon esprit et aucune réponse à leur donner.
Chapitre III Je suis tout juste conscient. Je n’arrive pas encore à ouvrir les yeux mais je sens que je suis dans un sous-sol humide,
une genre une cave. Après plusieurs minutes, j’arrive enfin à ouvrir les yeux. Ce que je vois est insoutenable. Le corps
de ma femme souillé est au sol. Elle a des bleus partout sur le corps. Mon cœur me lâche. Je frôle l’arrêt cardiaque. Tout
d’un coup, j’entends mes enfants crier. J’avance vers les cris. Plus j’avance, plus je regagne des forces mais là, une main
coupée. Je m’arrête. J’avance doucement, une autre main. Mon souffle est coupé. J’ai peur de ce que je vais voir ensuite.
Plus j’avance, plus la peur me tétanise mais une sorte de lumière me guide. Je marche, trottine, cours jusqu’à briser la lumière.
Chapitre IV Je me réveille. Les pensées sont encore floues dans ma tête. Des rubans jaune et noir m’entoure. Je suis à côté du
corps de ma femme. Des sirènes de police retentissent. Mes mains sont pleines de sang. J’ai un couteau dans la main.
Je suis chez moi ! Mais... des policiers m’embarquent.
Chapitre V Cela fait 9 jours que je suis dans cette cellule ignoble. Une policière vient me chercher. On m’attache sur La Chaise.
J’entends la radio : « Il y a 9 jours, deux enfants appelaient la police. Ils venaient de voir leur père saoul poignarder
leur mère. Il a été condamné, et aujourd’hui, il nous quitte. »