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16 Juillet 2026 à 05:52:14
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Cieux vides [AT]

Auteur Sujet: Cieux vides [AT]  (Lu 2735 fois)

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Cieux vides [AT]
« le: 13 Novembre 2016 à 16:10:11 »
« Général, général s'il vous plaît un mot sur ce qu'il s'est passé ?
– Pouvez-vous nous en dire plus ?
– Le monde a besoin de savoir !
– Est-ce une simple erreur ou une totale indigence de votre part ?
– Général, général !
– Quelles vont être les conséquences ?
– Allez-vous ouvrir une enquête interne ?
– S'il vous plaît général, par ici ! »

Les flashs crépitent de tous les côtés – il essaye de tourner la tête dans une direction où il y en aurait moins, mais il est encerclé, dos au mur. Des journalistes crient, hurlent. Au milieu de la cohue, on entend le raclement métallique des chaises vite éparpillées. Au fond de la salle de conférence, de l'agitation. Le service d'ordre qui empêche d'autres journalistes, comme enragés, de submerger la pièce. Des cordons entiers de policiers accourent pour les contenir. Il n'y a pourtant pas que des journalistes : au-dehors, le général devine les cris d'une foule massée devant les portes, brandissant slogans et pancartes colorées.
Il devine derrière lui, en coulisse, les dirigeants du pays, les hauts fonctionnaires, sa hiérarchie. Tous derrière, aucun à ses côtés, sur l'estrade, au feu des caméras et des yeux à loupes corrosives du monde entier. Il est seul. Il devine leurs mines tendues, leurs mains devant leur bouche ou leurs yeux, ne voulant pas croire ce qu'il se passe. Ils ne lui ont pas adressé un seul regard quand il est arrivé – tout juste un vague signe de la main pour lui montrer l'estrade. Pas un ami. Il savait ce qu'il devait faire de toute façon, le président en personne lui avait ordonné de venir...
Juste avant de monter, des jeunes travaillant au service technique sont passés devant lui en courant – le bousculant presque – pour revenir les bras chargés du lourd tissu du drapeau des États Unis d'Amérique. Ce moment solennel a scellé dans l'esprit du général Albus le point de non-retour.
Ce sont souvent les actes anodins qui changent tout. Ils peuvent changer la perception de ce qui nous entoure, faire évoluer l'infini des possibles, comme lorsque l'on découvre un coup inédit en ne bougeant qu'un pion sur l'échiquier. Albus n'en a plus aucun à jouer à l'heure actuelle et il se retrouve, pantois, les bras ouverts et levés – pour intimer le silence aux journalistes – avec le monde entier suspendu à ses lèvres. Ce monde l'ayant déjà condamné. « Ce n'est qu'une formalité, général, tout le monde se fiche de ce que vous direz. Il faut juste le faire, c'est tout. » Voilà ce que lui avait dit le président.

Et pourtant rien ne sort.

Il revoit encore ce drapeau un peu poussiéreux, oublié dans un placard avant que deux jeunes hommes le sorte à la va-vite. Il revoit ses couleurs, si vives et profondes, paraissant plus tangibles que le réel lui-même – c'est sans doute ça qu'il a compris à cet instant : plus réel que le réel. La réalisation de ce qui semble impossible.
Il voit ces regards, ces flashs. Ils le supplient de parler, d'abréger les souffrances de l'humanité : le résultat est là, tout le monde le sait et ils aimeraient pouvoir le haïr enfin pleinement, cet homme. Qu'il ouvre sa bouche, qu'il finisse de parler, que l'on sache comment et pourquoi le haïr.
Et lui qui a cru un instant, en montant sur l'estrade et croisant le drapeau de sa patrie, que celui-ci l'avait ému pour tout ce qu'il représente, pour sa propre appartenance, sa propre culture, sa gloire personnelle et collective. Là, les mots au bord des lèvres, il comprend que ce n'était pas cela qui l'a ému dans ce drapeau trop réel pour l'être. Ce drapeau est si ridiculement fragile pour une nation, une bannière pour un homme peut-être, mais pour un monde... Alors il pense, il s'accroche à sa bannière à lui ; il pense à sa femme.

« Hier soir... »
Flashs.
« Comme vous tous, citoyens du monde, humains, être vivants, avez pu le remarquer, la Lune a disparu de notre ciel. »
Indignations, protestations, discussions. Flashs. Tout le monde le savait déjà. Comment leur expliquer la raison ?
« Si je me tiens devant vous, seul, ce n'est pas au nom des États-Unis d'Amérique – qui prendront leur responsabilité elles-aussi – mais c'est tout d'abord en mon propre nom. »
Étonnement général. Huées. Le drapeau américain à sa droite, c'est comme s'il se déchirait. Il aimerait reprendre mais il y a tout ces regards aux sourcils froncés qui le fixent, avec une incompréhension et une haine qu'il voit grandir sous ses yeux, poussant comme un champs qu'il arroserait de ses paroles. Lui, auréolé comme le soleil des maux du monde. Comment, mais comment leur expliquer ? Il inspire, il expire ; ça crépite dans le micro. Il hésite et les gens se transfigurent en bêtes, hurlant, insultant de plus en plus fort ; il n’entend plus, il ne veut plus entendre. Il ne voit plus que des postillons jaillir de bouches déformées de rage. Il constate que la dernière chose qui le sépare d'eux est une frontière fictive, une estrade de moins d'un mètre de haut. Il n'entend plus, il ne voit plus ; il pense à sa femme et se demande, eux, s'ils aiment aussi.

Il ferme les yeux.

S'il avait un jour fait du terrain militaire, il aurait su ce que veulent dire ces regards. Il aurait eu le sang froid de les soutenir, simplement par expérience. Mais il n'a jamais fait de terrain. Il n'a jamais tué, jamais tiré sur personne, jamais vu la mort. Il s'est toujours persuadé qu'il en aurait le sang froid – mais là déjà il tremble, ses mains tremblent – et il réalise qu'il n'en sait rien, qu'il n'a jamais su de quoi il était capable.
Il a fait les grandes écoles, il est rapidement monté en grade – bon élève, travailleur acharné, passionné. Acharné, passionné, c'est ce qui l'a toujours caractérisé au quotidien. Une volonté de fer qui ouvre toutes les portes, qui peut parfois nous supplanter, dans les moments cruciaux, et nous surprendre par les mots qui sortent de notre bouche. Des mots osés, pleins d'aplomb, soutenus d'un regard d'assurance capable de faire céder à ses désirs n'importe quelle personne sur n'importe quel sujet. C'est ce qu'il a toujours fait, souvent même sans le vouloir, simplement du fait de son ardente volonté, un feu pour lequel son entourage l'aurait suivi jusqu'au bout du monde. C'est cet élan vital qui a entraîné tant de personne dans ses projets, ses ambitions, tous ceux voulant profiter de cette trajectoire à l'allure inébranlable. La détermination fascine.
Mais ici il sait qu'il ne pourra pas expliquer cela, que son élan est arrivé en bout de course.

« Je te suivrai toujours, partout, quoique tu fasses je veux en être. » Ce sont les mots de sa femme.
Ils s'étaient rencontrés très jeunes, au lycée. Ça n'a pas tout de suite été un coup de foudre, bien qu'ils aient longtemps côtoyé le même groupe d'amis. Cette phrase ; ils avaient scellé leur amour avec cette phrase. Il y avait senti – pourtant encore naïf et sans grande expérience des gens – la tension d'une voix sincère, qui s'étonne elle-même en se révélant une vérité non-avouée. À cet instant il l'a aimée et il n'a jamais cessé depuis – c'est ce qu'il aimait à penser même si certains soirs, certains uniquement, cet amour disparaissait une seconde à cause de sa fâcheuse manie de jeter ses ongles de doigts de pieds sur le carrelage.
Il se souvient – il ferme les yeux et les flashs des journalistes sont comme un ciel étoilé – sur le toit du campus, assis côte à côte, leurs épaules se touchant fébrilement sans oser, et le ciel et la lune immense. Il se rappelle l'amour.
« Je te suivrai jusqu'au bout du monde.
– Et même au-delà ? »
Ce soir-là il lui avait montré la lune. Il lui aurait décroché, comme dans les films romantiques qui lui tirent désormais une petite larme à la fin, quand tout s'arrange – il vieillit, c'est ce qu'il disait à sa femme et elle ça l'attendrissait.
Alors comment leur expliquer ?

Le jour s'est à peine levé. Dès qu'on l'a trouvé, on lui a passé des gélules pour dessaouler, vite vite vite, l'uniforme, vite vite vite, le drapeau, vite vite les caméras, vite la lune : où est-elle ? Où est la lune ? C'est la première question qu'on lui a posé – elle venait de loin derrière son épaule – et depuis la clameur de cette interrogation gronde à travers le monde entier. La lune, la lune où est-elle, où est la lune ? Et la clameur s'amplifie comme un roulis de vague qui vient s'échouer à ses pieds à lui, sur cette petite estrade où ses yeux ont envie de pleurer. Il n'a pas eu une seule seconde après son acte pour réfléchir. On lui imposé le terme d'erreur mais personne, pas même lui, n'a eu le temps d'en comprendre les véritables raisons. Il l'a fait parce qu'il le devait.
Il avait été saoul, c'est vrai. Lorsqu'il s'est réveillé, plus tôt, ce fut affalé sur le tableau de commandes, avec toutes toutes les sirènes du centre hurlant. Il avait enclenché certains boutons rouges. Grâce à sa carrière exceptionnelle, il avait pu choisir son affectation : au sommet de l'importance militaire, au département nucléaire.
Il se rend compte qu'il a toujours eu en lui un ambition débordante mais qu'il n'a jamais su qu'en faire, et malgré tout ce qu'il a accompli, il n'avait rien réalisé aux yeux du monde. Jusqu'aujourd'hui et pourtant, ce n'est pas pour le monde qu'il l'a fait.

Cette nuit sa femme était là, dans son fauteuil roulant. Il lui a tenu la main jusqu'au bout.
Il a enlevé le soleil nocturne du monde, car ce dernier lui a tout pris. La lune est partie en même temps que sa femme afin que celle-ci ne vive pas dans l'obscurité éternelle.
Flashs, crépitements. Mais comment leur expliquer ?
« Modifié: 01 Avril 2019 à 16:57:24 par Ben.G »
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Re : [défi tic tac 13/11] Titre à venir
« Réponse #1 le: 13 Novembre 2016 à 17:12:26 »
Salut Ben,
Belle production en une heure !

Tu nous as imaginé une histoire bien délirante et en même temps assez palpable, c'est cool. Le suspense monte bien au début, c'est chouette et t'as réussi à caser une certaine richesse dans tes persos.

Côté moins bien, j'aime pas trop le retour en arrière avec les imparfaits, un peu trop long à mon goût. De même, y a des figures de style sympa mais qu'il faudrait peaufiner, là on sent le premier jet (mais c'est cool de tenter plein de trucs, ça permet d'explorer des voies narratives vachement riches).

En tout cas, beau relevage de défi tic tact :)

Au plaiz'
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : [défi tic tac 13/11] Titre à venir
« Réponse #2 le: 13 Novembre 2016 à 18:41:59 »
Hello Ben,

J'ai tout lu et yénésépastropquoidire. J'ai eu l'impression d'une séquence d'un film américain. Il y a l'élément matériel des flash des appareils, et les flash-back du narrateur. Le paralèlle rend l'histoire très prenante et visuelle, comme là : « Hier soir... »/ Flashs/« Comme vous tous citoyens du monde...». Ca rend très réaliste. A côté, il y a des petits éléments comme le drapeau qui se déchire, la répétition des vite vite vite, qui racontent implicitement l'état dans lequel le narrateur se trouve. Beaucoup de choses dans le non dit, le faire-ressentir, et rha je voudrais arriver à faire ça.

Après comme dit Rémi il y a un côté premier jet, mais peut-être juste pour la forme (ortho etc), pour le fond tu tiens quelque chose de très solide. La tension est aussi bien rendue que dans des textes dico, donc je comprends que tu arrives habilement à rendre compte de ce type d'atmosphère, donc que tu retravailleras pas forcément celui-là vu que c'est ta façon d'écrire (ou une d'entre elles)(enfin je crois avoir lu ça dans le fil général). Enfin bref, je suis pas claire, mais je veux dire que le texte est cool et que si tu veux le travailler, je relèverai sans souci les coquilles restantes u_u Merci pour le chouette moment de lecture ^^

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Re : [défi tic tac 13/11] Titre à venir
« Réponse #3 le: 13 Novembre 2016 à 18:52:18 »
Yep yop!

D'abord, tout d'abord, j'ai vraiment adoré le fin! Je l'ai sentie venir à la toute fin de l'avant-dernier paragraphe et je m'en suis régalée.

J'ai beaucoup aimé la dynamique de l'écriture, les descriptions rythmées comme par exemple:
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« Hier soir... »
Flashs.
« Comme vous tous citoyens du monde, humains, être vivants, avez pu le remarquer, la Lune a disparu de notre ciel. »
Indignations, protestations, discussions. Flashs. Tout le monde le savait déjà. Comment leur expliquer le pourquoi ?

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Il a fait les grandes écoles, il est monté en grade rapidement – bon élève, travailleur acharné, passionné. Acharné, passionné, c'est ce qui l'a toujours caractérisé dans le moindre de ses actes au cours de sa vie. Toutes les portes s'ouvrent avec une volonté  de fer, une volonté à faire bouger les montagnes – celle qui, en pleine improvisation pour l'entretien le plus important de notre vie, nous surprend nous même par les mots qui sortent de notre bouche, ces mots osés, pleins d'aplomb, plein de domination, cette force de persuasion soutenue d'un regard d'assurance qui fait céder à ses désirs n'importe quelle personne sur n'importe quel sujet. C'est ce qu'il a toujours fait, persuader les gens, imposer sa volonté dévorante – brûlante dans ses yeux lorsqu'il parle avec passion, ce feu fascinant son entourage qui l'aurait suivi au bout du monde. Cet élan vital qui a fait que les gens l'ont toujours suivi, toujours soutenu dans ses projets et ambitions, voulant presque prendre cet élan avec lui ou, voir briller cet élan magnifique, vital, plein de sens ou plutôt, ayant une direction, allant quelque part dans un but. La détermination fascine.
Là il sait qu'il ne pourra pas expliquer cela.
:coeur:

J'ai juste été perdue un instant quand tu commences à parler de sa femme, je me suis dit que tu avais perdu le fil. Mais en fait tout se comprend avec le dernier paragraphe. Mais peut-être que tu peux introduire l'idée de sa femme déjà plus haut dans le texte, pour qu'on ne se sente pas trop perdu?

Mais oui, très bon texte, belles idées, bravo :)




"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : [défi tic tac 13/11] Titre à venir
« Réponse #4 le: 14 Novembre 2016 à 12:01:16 »
@Remrem

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Côté moins bien, j'aime pas trop le retour en arrière avec les imparfaits, un peu trop long à mon goût. De même, y a des figures de style sympa mais qu'il faudrait peaufiner, là on sent le premier jet (mais c'est cool de tenter plein de trucs, ça permet d'explorer des voies narratives vachement riches).
Ouaip, contrairement à l'autre tic tac où j'avais la structure mais pas trop de scène, là j'avais la scène mais pas trop de structure, donc j'ai un peu trop brodé/tatonné à mon gout sur certains points...

Et toujours toujours on explore à fond  :huhu:

@miro

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donc je comprends que tu arrives habilement à rendre compte de ce type d'atmosphère, donc que tu retravailleras pas forcément celui-là vu que c'est ta façon d'écrire (ou une d'entre elles)(enfin je crois avoir lu ça dans le fil général)
Alors ça, c'est pas faux ca fait un moment qu'on me le répète, mais je sais pas trop trop comment ca fonctionne en fait (ce que je disais sur le général c'est plus sur les textes drôles, là c'est autre chose de plus général et, merci )

@miroir

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J'ai juste été perdue un instant quand tu commences à parler de sa femme, je me suis dit que tu avais perdu le fil. Mais en fait tout se comprend avec le dernier paragraphe. Mais peut-être que tu peux introduire l'idée de sa femme déjà plus haut dans le texte, pour qu'on ne se sente pas trop perdu?
Je pense oui qu'il faut que le joue plus subtil ça, peut être parler moins du drapeau et mettre sa femme à la place...



Merci à tous les trois ^^
(Je pense que je le reprendrai, histoire de le lisser etc, ca fera toujours un texte en plus dans mon tiroir ^^ )
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Re : [défi tic tac 13/11] Titre à venir
« Réponse #5 le: 15 Novembre 2016 à 15:50:31 »
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donc je comprends que tu arrives habilement à rendre compte de ce type d'atmosphère, donc que tu retravailleras pas forcément celui-là vu que c'est ta façon d'écrire (ou une d'entre elles)(enfin je crois avoir lu ça dans le fil général)
Alors ça, c'est pas faux ca fait un moment qu'on me le répète, mais je sais pas trop trop comment ca fonctionne en fait (ce que je disais sur le général c'est plus sur les textes drôles, là c'est autre chose de plus général et, merci )
Comment fonctionne le fait de faire monter la tension ? Je peux décortiquer/interpréter si ça te dit. Dans tous les cas je suis contente de lire que tu comptes le reprendre ^^



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Re : Cieux vides [AT]
« Réponse #6 le: 01 Avril 2019 à 17:00:05 »
Je me rends compte que c'était le dernier sujet de la section défi tic tac  :D

Bref, plus de deux ans après, comme je l'avais dit, je l'ai retrvaillé pour le rendre potable. J'ai encore quelques hésitations et flottements (sur les temps, et sur l'utilisation du mot "Lune" (majuscule ou pas et quand) )
Et j'aimerais bien l'envoyer à un appel à texte sur le thème "Oiseau nocturne", du coup voilà, si quelqu'un veut bien m'aider à le relire et chasser les fautes et dire ce qui colle ou non, ça serait super cool !

Merci et des zoubis !
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Re : Cieux vides [AT]
« Réponse #7 le: 02 Avril 2019 à 16:53:34 »
Hello,

Citer
Des journalistes crient, hurlent.

Je trouve la redondance pas nécessaire
(ce sont deux synonymes)

Citer
pour revenir les bras chargés du lourd tissu du drapeau des États Unis d'Amérique.
États-Unis d'Amérique

Citer
oublié dans un placard avant que deux jeunes hommes le sorte à la va-vite
sortent

Citer
Il n'entend plus, il ne voit plus ; il pense à sa femme et se demande, eux, s'ils aiment aussi
On dirait qu’il manque un sujet dans la 2e partie de la phrase… c’est qui « ils » ? sa famille ?
Parce que ça donne ça : « il se demande, eux, s’ils l’aiment aussi »

Citer
Cette phrase ; ils avaient scellé leur amour avec cette phrase.
C’est subjectif mais je trouve que quelque chose bug dans le rythme, sans doute le « ; »

Citer
cet amour disparaissait une seconde à cause de sa fâcheuse manie de jeter ses ongles de doigts de pieds sur le carrelage.
Cette phrase plus légère au milieu d’un texte si pesant, ça fait du bien :mrgreen :

Citer
Et la clameur s'amplifie comme un roulis de vague qui vient s'échouer à ses pieds à lui,
Vagues ?

Ah oui mais il est terrible ce texte ‘-‘
Y a l’un ou l’autre truc que j’ai pas relevé parce que je me disais que ça passe quand même mais c’est le fait de mettre des virgules avant les et, les mais et les car. Il y a quelques fois des phrases avec « …, mais… » ou « …, car… » et il me semble que dans ces cas-là la virgule est inutile.  Sinon j’espère que quelqu’un repassera pour l’orthographe pour être sûr parce que j’ai probablement laissé passer des trucs.

Le lien avec l’AT c’est tout ce qui tourne autour de la lune et je me dis que c’est peut-être ténu pour le thème « Oiseau de nuit » mais je peux rien affirmer avec certitude. Ils précisent bien que : « Décor illuminé par la poésie d'un rayon de lune ou néons glauques d'un bar clandestin, racontez-nous ce qui se passe la nuit, pendant que le commun des mortels dort, bien au chaud sous sa couette » et c’est peut-être pas flagrant dans ton texte, idk. En dehors de ça la tension est toujours aussi palpable tout du long et l’ensemble est bien ficelé. J’aurais perso rajouté l’une ou l’autre description pour qu’on se figure à quoi ressemble le général mais c’est tout.

Et je me dis après lecture que le titre du texte est en fait un gros spoil haha mais faut le lire pour le savoir.

Bonne chance pour l’AT !

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Re : Cieux vides [AT]
« Réponse #8 le: 02 Avril 2019 à 20:17:04 »
Bonsoir


Une description haletante - j ai adhere
Sauf a l excuse de la saoulerie : une excuse ne me semble pas necessaire ??? :(



Deux coquilles en passant :
Citer
On lui imposé le terme d'erreur
lui a ?

Citer
qu'il a toujours eu en lui un ambition débordante
une ambition.
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

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Re : Cieux vides [AT]
« Réponse #9 le: 09 Avril 2019 à 13:25:59 »
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    Des journalistes crient, hurlent.


Je trouve la redondance pas nécessaire
(ce sont deux synonymes)
bah euh, non c'est pas la même chose, c'est plus une gradation


Citer
Le lien avec l’AT c’est tout ce qui tourne autour de la lune et je me dis que c’est peut-être ténu pour le thème « Oiseau de nuit » mais je peux rien affirmer avec certitude. Ils précisent bien que : « Décor illuminé par la poésie d'un rayon de lune ou néons glauques d'un bar clandestin, racontez-nous ce qui se passe la nuit, pendant que le commun des mortels dort, bien au chaud sous sa couette » et c’est peut-être pas flagrant dans ton texte, idk. En dehors de ça la tension est toujours aussi palpable tout du long et l’ensemble est bien ficelé. J’aurais perso rajouté l’une ou l’autre description pour qu’on se figure à quoi ressemble le général mais c’est tout.
ah ? chepa j'avais l'impression que ca rentrait bien dedans quand même ^^


Merci pour la lecture et les correction ! :)







Citer
Sauf a l excuse de la saoulerie : une excuse ne me semble pas necessaire ??? :(
tu as tout à fait raison... un sale relicat d'une période où je concevais pas la tristesse sans alcool, je vais enlever ça

Merci pour ta lecture Txuku :)
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Re : Cieux vides [AT]
« Réponse #10 le: 09 Avril 2019 à 13:27:29 »
T'as surement raison (pour le lien avec le thème), puis c'est pas moi qui en jugerai...

 


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