Encore un texte que je ne sais où placer, encore un texte qui échoue dans la section poésie. Si quelqu'un à le temps de me répondre, qu'est-ce qui fait d'un texte en prose, un poème en prose ? Mon énigme posée (dont je ne connais pas la réponse, sinon ce ne serait plus drôle), je vous livre mon texte/poème en prose.
Chrysalide
Un lac de vertige noir emplit mes sens. Sombres pensées d’absinthe. Des éclairs zèbrent l’univers de ma conscience intérieure. Sons magnifiques de désespérance, sonorités fluides d’un cœur qui penche. Fleuve obsidien de mes yeux noirs. Cruels. La transparence d’un cristal. Apparence. Différence. Moi ou
moi. Dualité.
Des battements de lumière pulsent à la lisière de mes pensées, vides de sens. Ballets de couleurs enivrantes et obsédantes... Frontières du désir et des sens. Immensité obscure d’une âme en éveil. Sensation glaciale. Des yeux qui ont peur. Peur des reflets bleus et argent. Peur du danger entre mes mains. Le cœur se révolte. Je ferme les yeux. Aller au bout de ses peurs. Aller au bout de la lumière. Frapper. Parachever le corps et l’âme. Je serre les reflets bleus et argent dans ma paume. Ils ont la couleur des
larmes. Je serre douloureusement.
Un lac de vertige noir emplit mes sens. Sombres pensées d’absinthe. Des éclairs zèbrent l’univers de ma conscience intérieure. Sons magnifiques de désespérance, sonorités fluides d’un cœur qui penche. Fleuve obsidien de mes yeux noirs. Cruels. Je frappe. Le métal froid qui s’enfonce. La froideur de la lame qui tranche. La clarté de la vie qui s’enfuie. Le bonheur du corps qui tressaute. Ultime. La lune s’élève pâle à l’horizon. Ses reflets cyniques éclairent un corps inanimé. Sur le sol une mare pourpre. Ténèbres de flamme. Fleuve de vie et de mort. Coule en ruisseaux de lait et de miel. Inonde la lame enterrée. Oubliée. Un regard vitreux. Une main raide. Un cœur froid. Si froid, - pour toi.
Un lac de vertige noir emplit mes sens. Sombres pensées d’absinthe. Des éclairs zèbrent l’univers de ma conscience intérieure. Sons magnifiques de désespérance, sonorités fluides d’un cœur qui penche. Fleuve obsidien de mes yeux noirs. Cruels. Fleuve obsidien d’un regard qui s’éteint.
Farouche.