Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Deux pour un

Auteur Sujet: Deux pour un  (Lu 1069 fois)

Hors ligne Oxy

  • Plumelette
  • Messages: 19
Deux pour un
« le: 20 Août 2016 à 19:52:46 »
Je m’en souviens comme on se souvient de la mer. La lune était lumineuse ce soir-là. Et je marchais, seul avec moi-même, dans les rues d’une ville quasi déserte dans la réalité et morte dans mon esprit. Rien ne prenait vie autour de moi, à l’exception de la Seine qui coulait, créant une douce mélodie envoutante. L’eau m’appelait. J’eus presque le courage de rejoindre ce son pur et ces belles lumières. Mais in extremis quelqu’un me sauvegarda dans ce monde. Elle était de l’autre côté du fleuve et ne m’avait pas même regardée.
 Tout doucement j’avançai en admirant ses longs cheveux lisses. Je ne me pressai pas et marchai le plus lentement possible pour admirer ce moment. Elle était là, sur un banc humide au milieu d’une rue à peine éclairée. La lumière frappa faiblement son chapeau protégeant le début du haut de son visage. J’arrivai timidement au niveau de ce banc et je m’assis le plus loin d’elle pour ne pas la faire fuir. Je sentais son odeur de rose qui était emplit d’une rivière de tristesse. Avant de pouvoir accéder à l’immensité de ses yeux j’observais ses généreuses joues habitées par quelques sanglots. Je m’approchai d’elle muni d’une infinie prudence jusqu’à ce que je la fisse sursauter lorsque j’atteignis le milieu du banc.
 Elle me regarda avec ses yeux faibles de contour et puissants au centre. Elle me suppliait avec la seule force de son iris de ne pas approcher. Son regard me disait qu’elle était sans défense et trop faible pour s’enfuir.
 Était-ce de la cruauté lorsque je continuai la pauvre distance qui me séparait d’elle ? Elle eut dû me prendre pour un sadique. C’est pour cela qu’elle comprît instantanément qui j’étais. Elle approcha sa main que je pris délicatement tout en m’avançant. Et lorsque mon épaule toucha la sienne, elle fît effondrer sa tête sur moi. Je pris le temps de ne pas la brusquer et je posai mon bras droit autour de son lourd manteau qui lui pesait sur son corps.
 Son corps qu’elle m’invita à caresser avec ma main. Ainsi je commençai par ses joues, suivi de son cou et de ses bras pour finir ma route sur son ventre si apaisant. Dès que ma route eut été achevé, elle se tourna vers mon visage et m’embrassa d’un regard et caressa mes joues de ses lèvres.
 Nous continuâmes notre histoire en marchant dans le silence vers le bord du fleuve. Arrivé au bord nous nous allongeâmes l’un à côté de l’autre. Puis Nous nous prîmes dans les bras et nous nous sommes embrassés pour finalement dormir l’un collé à l’autre.
 Je me réveillai la nuit suivante et elle avait disparue. Il n’y avait aucune trace de son passage dans ma vie. Je décidai donc de me lever. Et tandis que le froid me frappait la peau je me laissai tomber dans ce fleuve qui fût les derniers bras ayant partagés mes nuits.
 Je me souviens bien de ces deux nuits. Je m’en souviens peut-être parce que depuis que je ne suis plus, je ne fais que vivre ces instants dans le silence et le froid. Mais avec elle.
-N

Hors ligne Elisedu18

  • Troubadour
  • Messages: 369
  • Psycho-tarée de la plume
Re : Deux pour un
« Réponse #1 le: 20 Août 2016 à 21:19:47 »
Salut!

Globalement j'aime bien ton texte mais je trouve qu'il mériterait d'être un peu retravaillé. Par exemple, tu devrais peut-être décrire un peu plus ce que le personnage ressent. Parce que là, concrètement, je pense que tu as une bonne plume mais je ne ressens pas l'atmosphère de ton texte, tu ne nous entraîne pas très bien dans l'aventure et tu devrais le retravailler un petit peu. ;)

Par exemple, j'aime beaucoup le moment où il rencontre la "fille" mais j'ai l'impression que tu expédies un peu, tu ne prends pas le temps et c'est dommage parce qu'il y a un vrai potentiel qui se dégage de ton texte et il faudrait que tu trouves un moyen pour le mettre au grand jour. :)

Citer
Et je marchais, seul avec moi-même
J'adore cette expression, "seul avec moi-même" :coeur: :coeur:

Citer
Elle me suppliait avec la seule force de son iris de ne pas approcher. Son regard me disait qu’elle était sans défense et trop faible pour s’enfuir.
J'aime beaucoup ces deux phrases pour le coup sans l'expédier tu as trouvé le juste milieu entre le trop peu et le trop.  :coeur:

Voilà, j'espère t'avoir aidé, je ne dis pas tout ça pour t'enfoncer ^^
Elise
"Je sais bien que tu es morte, mais je crois qu'il y a dans tout être humain quelque chose qui ne peut pas disparaitre."
"Parfois, on demande à notre corps de parler à notre place de nos douleurs, des histoires qu'on cache en soi."
Ava Dellaira, Love letters to the Dead

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Deux pour un
« Réponse #2 le: 20 Août 2016 à 22:36:59 »
Salut Oxy et bienvenue sur le forum !

Un texte assez étrange, selon moi. Je ne sais pas si c'était ton objectif, mais je le trouve assez surréaliste.
Je ne sais pas trop quelle était ton intention de base, je n'arrive pas a savoir si cette rencontre doit être romantique ou malsaine.
Visiblement, la jeune fille est triste, et le fait que ça parte si vite en caresses et en embrassades ne semble pas vraiment naturel, un peu forcé. Le narrateur parle de sadisme, et cela se ressent un peu dans la façon dont le texte est raconté.

Détail assez étrange, tu sembles situer l'action dans Paris, et les deux personnages s'endorment sur le bord de la Seine la nuit...hmm, je m'imagine difficilement ça : p. Plus étrange encore, le narrateur se réveille la nuit suivante, il a dormi toute une journée en bord de Seine à Paris ?

Citer
Elle eut dû me prendre pour un sadique. C’est pour cela qu’elle comprît instantanément qui j’étais.

J'avoue que je ne comprends pas l'enchainement de ces deux phrases. "Qui j'étais", c'est à dire ? Visiblement c'est ce qui donne le déclic à la jeune fille en plus, celui de se rapprocher.
J'ai l'impression en fait qu'il me manque une clef de compréhension pour cerner ton texte. Je trouve ce flou intéressant, mais en même temps j'aimerai le résoudre ! Actuellement la seule "justification" que je puisse trouver est que le narrateur soit un SDF en fin de vie, mais je pense que je dois me tromper !
L'autre possibilité étant que le texte ne cherche pas le réalisme, mais davantage les images. Dans ce cas la, cela ne se ressent pas assez a la lecture !

Citer
Je m’en souviens comme on se souvient de la mer.

Cette phrase décalée du reste pour commencer ton texte me plait bien !

A bientôt :) !


Hors ligne Oxy

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : Re : Deux pour un
« Réponse #3 le: 21 Août 2016 à 01:57:46 »
Salut Oxy et bienvenue sur le forum !

Un texte assez étrange, selon moi. Je ne sais pas si c'était ton objectif, mais je le trouve assez surréaliste.
Je ne sais pas trop quelle était ton intention de base, je n'arrive pas a savoir si cette rencontre doit être romantique ou malsaine.
Visiblement, la jeune fille est triste, et le fait que ça parte si vite en caresses et en embrassades ne semble pas vraiment naturel, un peu forcé. Le narrateur parle de sadisme, et cela se ressent un peu dans la façon dont le texte est raconté.

Détail assez étrange, tu sembles situer l'action dans Paris, et les deux personnages s'endorment sur le bord de la Seine la nuit...hmm, je m'imagine difficilement ça : p. Plus étrange encore, le narrateur se réveille la nuit suivante, il a dormi toute une journée en bord de Seine à Paris ?

Citer
Elle eut dû me prendre pour un sadique. C’est pour cela qu’elle comprît instantanément qui j’étais.

J'avoue que je ne comprends pas l'enchainement de ces deux phrases. "Qui j'étais", c'est à dire ? Visiblement c'est ce qui donne le déclic à la jeune fille en plus, celui de se rapprocher.
J'ai l'impression en fait qu'il me manque une clef de compréhension pour cerner ton texte. Je trouve ce flou intéressant, mais en même temps j'aimerai le résoudre ! Actuellement la seule "justification" que je puisse trouver est que le narrateur soit un SDF en fin de vie, mais je pense que je dois me tromper !
L'autre possibilité étant que le texte ne cherche pas le réalisme, mais davantage les images. Dans ce cas la, cela ne se ressent pas assez a la lecture !

Citer
Je m’en souviens comme on se souvient de la mer.

Cette phrase décalée du reste pour commencer ton texte me plait bien !

A bientôt :) !

D'abord merci pour ton message, ça me fait regarder ce que je ne vois pas au premier abord dans mon texte. Ensuite oui le texte n'est pas réaliste, mais dans un décor réaliste. Je voulais que l'on puisse s'identifier sans avoir le problème de la réalité tu vois. Ensuite oui c'est de la romance et non pas quelque chose de sadique. D'ailleurs je pense que j'ai pas employé ce mot là. Du moins, je le remarque maintenant, c'était maladroit. Les deux phrases ne vont pas vraiment ensemble et je ne voulais pas vraiment faire passer le narrateur pour un sadique.
Le but du texte était de montrer un homme désespéré qui voulait se suicider. Mais qui vit le grand amour un seul soir. Et vu qu'il l'a vécu et qu'elle n'est plus là il veut pour toujours garder ces souvenirs là et mourir. En prenant du recul on voit que il veut mourir dans les deux cas mais pour des raisons différentes. Et donc j'essayais d'aborder la mort dans un autre aspect que la tristesse qu'il y a en premier plan.
-N

 


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