Bonsoir, petits Pluméins couches-tard,
je viens vers vous - même si, OK, cela fait une blinde que je ne me suis pas connectée sur LMDE, baccalauréat et orientation obligent - avec un texte qui me tient beaucoup à cœur, et j'ai dû me faire violence pour ne pas jalousement le garder pour moi, voire le brûler. J'admet chercher ici surtout des conseils ou bien simplement des avis par rapport à l'écriture bien sûr, en précisant qu'il a été composé sur le vif, sans correction ni relecture particulière. J'espère qu'il n'aura pas été une perte de temps pour vous. Merci d'avance en tout cas, et, que dire, bonne lecture.
(Et bonne nuit.)
Le Carillon retentira encore
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre."C'est le vent en personne qui libère le son mélodieux du Carillon, le son de la vie, le rythme de la fête. Plus que survivre à la bourrasque déchaînée qui perturbe notre train-train quotidien, il nous faut vivre pleinement, mordre l'instant avec la fougue et l'excitation du premier, en le savourant tel le dernier, et leur rire au nez, rire à briser les tympans de ces créatures abjectes, rire comme si notre existence, pas moins, en dépendait. Rions à leur donner la migraine et à nous éclater les côtes, à nous déchirer les cordes vocales, à nous arracher des larmes des yeux.
Ils n'ont vraiment rien compris.
Ils n'ont pas compris qu'en dépit de la terreur qu'ils cherchent à semer, l'encre constituera encore notre arme de prédilection quels qu'en soient les signes utilisés, les salles de concerts et divers spectacles résonneront encore de nos cris de joie et nos applaudissements, les mille et une couleurs brillantes et scintillantes des feux d'artifice nous émerveilleront encore, petits et grands, étincelant dans le ciel d'ébène à l'instar de millions d'étoiles, et
LE CARILLON retentira encore, puisant sa stature dans ce qui l'ébranla un soir de novembre et qui détruisit une fois de plus nos cœurs et nos âmes. Les terrasses seront de nouveau emplies de gens profitant d'une vie qu'ils savent éphémère, un léger brouhaha permanent émanant des discussions nombreuses et hétéroclites de chaque groupe d'amis.
Nous n'avons pas peur, nous n'en avons pas le temps. Et quel meilleur moyen de nous insurger contre ces agents d'oppression que vivre comme nous l'avons toujours fait, sans ne rien changer de nos habitudes, sans leur accorder en permanence cette attention dont la quête les pousse, parmi tant d'autres motifs, à agir pour véhiculer la peur?
Ne perdons pas nos précieuses secondes à tenter de comprendre, à les insulter ou les haïr; ils n'en sont pas dignes, levons simplement notre majeur en leur direction, sans gaspiller trop de salive.
"MERDE"Clair, et concis.
Je ne ferai ni appel à la haine, ni à la violence: je fais appel à la vie. Il nous faut prendre garde à ne pas devenir comme l'ennemi omniprésent que nous combattons avec tant de hargne et d'aversion, à ne pas déroger à ce que nous défendons si chèrement, au prix de notre honneur, où ils auront le plaisir de savourer leur victoire.
Le son du carillon est un bruit nuisible qui brouille leurs communications tant il résonne d'espoir et de fureur de vivre. Ils ne le feront pas taire; nous l'intensifierons. Si nous prend l'envie, et sans la moindre considération pour leurs conceptions rigides que nous ne partageons guère, nous irons faire la fête, fumerons, boirons, irons danser en mini-jupes et crop tops ou chemises et bermudas à fleurs, rirons à gorge déployée des conneries que nous aurons pu nous raconter, profiterons d'un feu d'artifice, d'un concert , d'un évènement sportif pour nous retrouver et discuter. Nous chanterons des chansons, plus ou moins récentes, plus ou moins drôles, dont nous psalmodierons les paroles telles des prières aux dieux qui nous veillent et qui jamais,
JAMAIS, n'ont appelé à une telle violence, nous choisirons notre style de vie, avec ou sans mariage. Nous ferons l'amour, ou juste du sexe, car après tout, cela vaut mieux que la guerre, aurons - ou non - des enfants que nous emmènerons avec joie voir des spectacles, pour le plaisir de contempler les mêmes étoiles qui ont illuminé nos yeux s'allumer dans les leurs, et à qui nous intimerons de vivre à fond quel qu'en puisse être le prix.
N'entendez-vous pas le CARILLON?Il traduit ces mots dans une langue universelle dont aucune barrière quelconque ne fractionne la compréhension. La vie, et la tolérance ressortent du lot, car part des choses doit être faite pour ne se point se leurrer en amalgames injustes et plus destructeurs encore. Le terrorisme n'a ni couleur ni religion, ni nom, et ses pratiquants sont des lâches fermés d'esprit et psychorigides qu'il nous faut éradiquer à notre manière,
surtout pas à la leur.Mieux vaut une mort précédée d'une vie qu'on ne pourrait nier ni regretter, que la longévité dépourvue de vie. Vie courte vécue pleinement est préférable à une existence longue vécue à moitié, terré dans une angoisse permanente nous paralysant et nous empêchant ne serait-ce que d'aspirer à faire quoi que ce soit.
Battons-nous contre cet ennemi commun, identifié mais diffus néanmoins, sans lui laisser le loisir de nous diviser et nous monter les uns contre les autres pour mieux affirmer sa suprématie montante. Faisons-le reculer coûte que coûte, sans ciller, sans abandonner.
Agissons par nous aujourd'hui, pour nos enfants demain, vivons, c'est là tout ce que je préconise. Vivons sans nous taire et sans nous cacher, sans craindre la menace, mais en gardant toujours au fond de notre esprit, même si imperceptible, une réminiscence,de ceux qui sont tombés sans se pouvoir relever, et qui se sont battus sans en avoir conscience, une pensée et considération pour ceux qui précipitent la brise contre le carillon et nous garantissent le plaisir qu'ont nos oreilles d'entendre son tintement.
Il ne sera plus jamais muet.