Parfois,
Je voudrais offrir mon âme au diable sans contrepartie
Signer avec lui d’un coup de langue sans contrepèterie
Au bas d’un papier de cendres un contrat papèterie
D’autres fois,
J’enlacerais de mes bras élastiques le grand anonymat
Pour enterrer le culte de la personnalité inanimée
Et ainsi m’enivrer dans la marre de grenouilles dynamitées
Alors je laisse
Faire
Les gens me blessent
Frères
Je vous confesse
Clair
Toute ma détresse
Il n’y a plus dans cet univers de vers solitaires qui ne sauraient se taire
Quand les promesses s’affaissent reste la princesse paresse
Parfois,
Je voudrais sceller les machines de l’armurerie
A tout jamais les condamner au nom de l’armoirie
Et purifier toutes ces bâtisses au papier d’Arménie
D’autres fois,
Je déterrerais la hache et mettrais à la place la pacification
Pour voir combien de temps dureraient une telle mastication
Au nom de jugements hâtifs ou par simple provocation
Alors je laisse
Faire
Les gens me blessent
Frères
Je vous confesse
Clair
Toute ma détresse
Il n’y a plus dans cet univers de vers solitaires qui ne sauraient se taire
Quand les promesses s’affaissent reste la princesse paresse
Parfois,
Je voudrais que les voies du destin se manifestent
Qu’elles m’emmènent là où toutes les tyrannies cessent
Et qu’avec elles on écrive un nouveau manifeste
D’autres fois,
Je prendrais le taureau par les cornes dans cette corrida
Et avancerais par ma seule volonté dans ce corridor
A la vie à la mort un brouillon propre sans correcteur
Alors je laisse
Faire
Les gens me blessent
Frères
Je vous confesse
Clair
Toute ma détresse
Il n’y a plus dans cet univers de vers solitaires qui ne sauraient se taire
Quand les promesses s’affaissent reste la princesse paresse
Parfois,
Je voudrais être seul dans le monde et dans ma tête
Que les étoiles brillent pour moi et qu’elles dansent ma fête
Et qu’un dieu doux dessine des cubes sans arêtes
D’autres fois,
Je me mêlerais par mimétisme ou compétition
A mes confrères sans analyse et pour la complétion
De notre osmose à laquelle participe la sainte compassion
Alors je laisse
Faire
Les gens me blessent
Frères
Je vous confesse
Clair
Toute ma détresse
Il n’y a plus dans cet univers de vers solitaires qui ne sauraient se taire
Quand les promesses s’affaissent reste la princesse paresse