Bonjour Servanne,
Au fil de la lecture :
notamment Les Souffrances du jeune Werther de Goethe que je relis au moins une fois par mois depuis.
C'est peut-être un effet de style qui m'échappe, mais je trouve ce "depuis" assez inutile.
Tous ces mots sont comme ceux qu'égrenait [...] je les avale tous comme autant [...]
Répétition évitable.
sans ciller, et dans son
Idéalement, mieux vaut éviter la virgule suivie d'un "et".
Il y a d'ailleurs beaucoup de "et" dans ce passage, dont un qui débute une phrase sans réelle utilité.
C'est encore pire que tu ce que j'avais pu imaginer.
Coquille
« Crois-tu que je puisse m’en empêcher ? murmuré-je en refermant lentement sa porte.
Cette guillemet n'est jamais refermée.
Je suis pas du tout spécialiste en matière de mise en forme de dialogue alors je vais m'abstenir de tout conseil, mais j'ai quand même un sérieux doute.
changer pour moi, et regagnant
Ici aussi, je pense que la virgule est de trop.
« Peu importe. Depuis ma venue en ce monde, j’ai passé mes jours dans la grisaille de l’absence… Celle d’un père et d’une mère, celle de frères et sœurs, et bientôt la tienne, alors…
Une autre guillemet jamais refermée.
« Voilà ce que j’ai écrit pour toi, fillette :
Et une autre.
— Je n'ai pas fini. « Crois-tu que c’est
Là ça devient carrément aléatoire au niveau de la gestion de la typographie des dialogues.
Je raye parce que la lecture de la suite m'a éclairée. Léa est en train de lui lire ce qu'elle lui a écrit, c'est bien ça ? Je te laisse néanmoins prendre connaissance de ma remarque initiale parce que je pense que le passage gagnerait à être clarifié.
se porte à ma joue et joue avec
Ça n'est pas vraiment une répétition au sens strict mais ça reste malheureux.
Plus tard, alors que nous reposons toutes deux,
Ça sonne bizarrement à mes oreilles "nous reposons". Nous reposons sur quelque chose ou nous nous reposons, mais nous reposons tout court, je trouve pas ça très heureux.
Alors !
Dans l'ensemble, un joli texte, très doux.
J'ai cependant quelques réserves concernant le début. C'est probablement dû à ma propre interprétation de tes mots mais après tout, ce sont les seuls éléments dont je dispose, donc je t'en fais part.
Les premières lignes m'ont laisser présumer que Léa était quelqu'un de fragile dont la solitude avait pour but de la protéger, pas une jeune femme à l'esprit trempé dans l'acier comme tu l'expliques plus tard. A l'inverse, le fait que Servanne soit qualifiée par les autres pensionnaires d'excentrique me laissait présager une personnalité plus explosive, hors il n'en est rien.
Bref, j'ai été pas mal déstabilisée par leur "rencontre" à toutes deux parce que je m'étais figurée des caractères aux antipodes de ceux qui étaient réellement les leurs, finalement.
Je pense donc que le début gagnerait à être retravaillé sur ce point. Faire davantage ressortir le côté "solide" de Léa et trouver autre chose qu'excentrique pour ta narratrice, ou alors mettre cet aspect en avant à un moment donné parce que là, ça semble un peu sorti de nulle part.
Par la suite, rien à redire.
Le reste du texte coule tout seul et la fin rapide est très amenée, elle ne gêne absolument pas.
Merci pour cette lecture, au plaisir.