tentative d'écriture sous forme de dialogue
De l’hôpital
Un hôpital est un bâtiment, imposant, organisé.
-où est l’hôpital ?
Ce n’est pas une vraie question. Je peux te parler de mon point de vue de la santé, pas la prison célèbre, mais bien l’homme d’or, le bâton de moïse, la barbe d’Asclépios…pardon, tu appelles cela des rêves.
-des mythes.
L’hôpital se trouve au sommet de ton pouce. Il est exactement entre l’ongle et la pulpe de la face interne. Tu le transportes partout avec toi, et je te laisse en déduire le fonctionnement du système de santé.
Pour d’autres, l’hôpital est en ville. La ville n’est pas immédiatement fabuleuse.
-ne veux-tu rien m’en dire mieux ?
C’est une pomme dorée qui est tombée de l’éden, et …
-ne me dis pas new york. C’est une mégalopole.
Aborder l’hôpital par la problématique de la santé est trop compliqué. C’est peut-être même has been et passé de mode. De nos jours les gens qui veulent parler de la santé expliquent leurs vacances, n’est-ce pas ravissant ?
-les malades ont donc une place ?
C’est fait pour. Pour les soins, sont nécessaires des tonnes de béton, des kilomètres de goudron, après, ça va mieux. Remarque que le malade lui-même n’est pas politique.
-ah, politique c’est sexy, ça, j’ai compris.
Les malades conservent leurs droits citoyens. La zone de l’hôpital n’est pas une dispense de Marianne. Après, je n’ai pas compris pourquoi tu dis ça sexy. Je n’ai pas vu Marianne en costume d’infirmière.
-est-ce que l’hôpital est déguisé ?
Libre à toi de le penser. Ce que j’ai remarqué, est que certaines maladies ne sont pas flagrantes. C’est à s’en désoler des apparences. Rencontrer quelqu’un dans un couloir d’hôpital ne permet pas de faire le tour de ses yeux, noir, brun, vert, bleu, ni de le résoudre. Ce n’est pas non plus que ton chi’ est bloqué mais l’omniscience n’est pas là.
-comment ça l’hôpital n’est pas omniscient ?
Aie. Pardon, c’est tabou et même pas kiffant. Voilà, n’est-ce pas une réponse satisfaisante ?
-souhaites-tu en rester là ?
Joker. Je ne sais pas qui de toi ou de moi à le temps d’en rester là.