Allez, je me lance pour la première fois ici.

Bon dimanche à tous !
Quelque chose de doux, quelque chose d’écrit. Une plume agile sur le papier, l’esprit qui s’envole. Je crois que j’en ai besoin. Et ce sera bien la chose la moins rentable de ma journée. Pas envie de «faire», pas envie «d’aller», juste être ici et courir ces lignes.
On n’a pas toujours de grandes histoires à raconter. Loin des épopées romanesques et des sentiments sublimés, il y a parfois autant à savourer. Je projette dans ce cahier des personnages à admirer, des regards flamboyants et des paysages à perte de vue. Ma feuille pour ligne d’horizon sur l’océan des mots… Qui sait quel monstre peut surgir à tout instant, briser la surface et fracasser l’histoire.
Je me plais à glisser dans la piraterie autant que dans le bar miteux d’une grande ville. Il y a vingt siècles, à cet instant même ou dans un lointain avenir, tout décor me plait. Pourvu qu’il y ait un peu d’aventure. Peu importe que ce soit la quête d’un trésor caché ou celle, toute simple, d’avancer un peu plus chaque jour dans son quotidien. Dans mon cahier, il n’y a pas de petite aventure.
Écrire, c’est aussi des sensations. Le parfum sucré de la pêche qui a mûri au soleil. Le reflet satiné d’un rouge à lèvres carmin sur une bouche boudeuse. Le bourdonnement de l’aiguille du tatoueur sur l’omoplate. Le bruit de l’orage au loin, derrière les collines. Je vois l’éclair fendre le ciel, mais je ne l’entends pas. Tu as vu ?
Écrire ne coûte rien. Pas d’abonnement, pas de panne de wifi, de souci électronique ni de service après-vente non plus. La plus pure simplicité au bout des doigts, ou les vers les plus alambiqués, chacun son style. Tant que ça danse, que ça rit, que ça pleure et que quelques verres se brisent, le compte est bon. Aucun bon roman ne devrait laisser la vaisselle intacte.
Laisse-moi te guider où bon me semble. Vers quelque chose de doux, quelque chose d’écrit. Toutes les portes sont ouvertes, tu sais.