Le premier poème que je poste ici.
Paroles d’un cul-bénit à sa première.
L’aurore transpirait à travers la moiteur,
Et tout juste enlisé dans l’acte sexuel,
J’imaginais déjà le lendemain cruel,
Où tu me quitteras et ma vaine candeur,
Apercevait déjà les fracas de l’amour,
Même si pour ma part, c’était le premier jour.
Mais je ne savais pas qu’il fallait profiter,
De ce moment de joie, si gentiment offert,
Au lieu de dessiner dans ma tête des vers,
Sur l’amour, qu’au final, tu ne me sauras gré.
J’aurais dû exploiter ce doux moment béni,
Et puis te susurrer, doucement, comme un roi
« Ma mie ton joli corps me fait muer d’émoi »
Mais je t’ai caressée, timide et cul-bénit :
Pendant que je pensais : amour, lenteur, été,
Toi, tu t’imaginais : fessées, billevesées.
Nuit en marche forcée, le matin est venu.
Drôle était le tableau, pourtant je n’ai pas ri :
La beauté aguicheuse et l’amoureux transi,
Moi qui ne fermais l’œil et toi qui ronflais nue.
Tu étais ma première, et lorsque tu partis,
Je me mis à pleurer, dans mes bras, comme un con,
En récitant tout seul, des mots d’amour bidons :
Je t’aimais tellement que le ciel a rougi.