Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 Mai 2026 à 00:18:03
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Une partie de khat.

Auteur Sujet: Une partie de khat.  (Lu 2342 fois)

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Une partie de khat.
« le: 15 Avril 2016 à 18:32:32 »
14 heures.

Dans une minuscule pièce aux allures d’étuve, s’entassent pêle-mêle d’innombrables petits objets. Un vieux banc sur lequel trône une thermos et quelques verres ainsi qu’un cendrier. Une multitude de coussins décatis disposée sur un tapis bigarré mais aussi sur une natte de paille étalée à même le sol. Une petite télévision somme toute modeste et un poste radio de fortune qui braille à qui veut bien l’entendre. Tohu-bohu véritable, l’endroit en question n’est autre qu’un mabraze (1) : lieu de prédilection des Djiboutiens (2) qui s’adonnent au khat (3) ! Ces citoyens honnis par une immense majorité de la population djiboutienne.

On ne présente plus le khat, au niveau du pays, celui-ci est presqu’un sport national.

Conspué, le khat l’est encore d’avantage. Il divise plus que jamais l’opinion publique. Le khat est-il une drogue ? Ne l’est-il pas ? Sur la question, chacun aura son propre avis. De ceux allant à vanter ses vertus mystiques et spirituelles, ceux-là n’y vont pas avec le dos de la cuillère ! À ceux traitant simplement ces brindilles d’infectes, au même titre que toutes les autres drogues. Aucune des parties n’a, à ce jour, pu convaincre l’autre. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! La haine des uns envers le khat n’a d’égal que l’amour et l’engouement des autres pour cet arbrisseau. Il convient dès lors de dissiper ce malentendu. La science a parlé : le khat est un psychotrope, loin d’être une panacée, c’est une drogue. Les dés sont donc jetés !

Affalés sur les coussins, joues bombées, ruisselant de sueur, perdus dans les méandres de leurs pensées respectives, cinq Djiboutiens se « shootent » au khat. Rien de bien déconcertant dans cette partie du globe, où le khat est parfaitement légal et soumis à la réglementation en vigueur dans le pays. Petite remarque incidente, chacun à une manière bien à lui de « digérer » son khat, autrement dit chacun a ses petites marottes.

Le bavard est celui qui donne le la. Euphorique, tous les khateurs le sont mais lui c’est le summum. Le top de la béatitude, ce qui se fait de mieux quand il s’agit de joie et de bonne humeur. Il mène les discussions, ou plutôt la discussion c’est lui. C’est l’animateur en chef. Il n’hésitera pas à s’époumoner jusqu'à plus soif. Il distribue le temps de parole et régule le débat. En fait, il veillera à parler plus que les autres, cela va de soit, car parler, il y tient absolument. Sans l’intarissable bavard, la partie de khat n’a pas pratiquement aucun intérêt. Le phraseur, c’est celui auquel on pense chaque fois qu’une séance de khat est sur le point de se machiner. Les mabrazes se l’arrachent. Certains iront directement le chercher chez lui, pendant que d’autres penseront à lui acheter une ou deux bottes de khat de plus histoire de l’enflammer encore davantage. Une fois l’effet du khat bien « infusé », beaucoup préféreront se taire, mais le bavard lui sera de toutes les batailles. Jusqu’à la fin ! Au point où quelques-uns se demandent si le causeur n’aurait pas…  tété du khat au berceau.

À l’extrême opposé du bavard, il y a monsieur taciturne. Muet, quasi impénétrable, il ne parle que pour dire l’essentiel. Son khat, il préfère le « chiquer » dans le calme. Il jette souvent quelques regards au bavard en pleine action tout en se demandant comment est-ce qu’on peut divaguer à ce point ? Outre pour demander de l’eau ou du thé par moments, le taciturne préféra rester silencieux. Les yeux et les doigts plongés dans ses branches de khat qu’il défrichera au fur et à mesure. Ce comportement quasi hermétique du taciturne ne manquera pas d’interpeller le causeur. « Etre à ce point renfermé sur soi-même est une attitude dangereuse » dira-t-il à l’occasion, quand le taciturne s’absente momentanément. Il semblerait que le causeur se préoccupe beaucoup de son ami le taciturne, mais dans les faits, cette attitude prétendument humaniste du bavard est une supercherie. Le chicaneur a peur pour l’ambiance générale du mabraze. S’il y avait autant de taciturnes que de khateurs, le bavard n’aurait plus qu’à plier bagages, faute d’auditoire. Ce qui serait très mauvais pour les « affaires » du verbeux.

L’adonis ou le bel homme, bien habillé et toujours élégant, est là pour parfaire son image de marque. Très soucieux de son paraitre, le bellâtre se trimbale avec ses outils favoris que sont le miroir, le peigne et la paire de ciseaux; le coupe-ongles ne manquant pas à l’appel. Quand  il khate, l’adonis aime être parfait. De la tête aux pieds. Pendant que les autres se chamaillent, lui se consacrer entièrement son temps. Il nettoiera plusieurs fois, si besoin est, son visage avec du savon ; car pour lui, il fait toujours chaud et la sueur n’aide pas à rester propre. Les petites lingettes, du type « kleenex » et autres, il en usera et abusera. La coupe de cheveux parfaite, la barbe rasée ou poivre sel, c’est selon; la moustache taillée au centimètre près, il faut reconnaitre que l’adonis à la classe. Rouler des mécaniques, il connait. Le débat, il ne s’en désintéresse pas complètement à l’instar du taciturne. Il argumente fréquemment. Écoute et échange les idées en toute simplicité, en plus de fournir tout le matériel « esthétique » nécessaire à l’ensemble des khateurs.

Au parano, il ne faut se frotter. Personnage à la fois étrange et énigmatique du mabraze, le parano est un être à part, toujours aux aguets. Il est franc du collier, c’est le seul qui ne feint pas réellement d’écouter le bavard. Taxant, sur le coup, les autres d’avoir un brin de mauvaise foi. Son truc à lui, c’est de déceler tout ce qui ne va pas, tout ce qui est louche. Derrière chaque chose, il essaye de saisir le sens profond, le sens caché. Neuf fois sur dix ses expertises tombent à l’eau. Les seules fois où celles-ci s’avèrent être exactes, le parano préféra le rappeler constamment pendant des jours, voire des mois. Il est le plus attentif de tous. C’est une camera enregistreuse, aucun détail ne semble lui échapper. Ces délires obsessionnels et maniaques amusent très souvent ses amis khateurs. Des fois, ils se liguent contre lui, histoire de l’agacer. Mais, on ne peut pas la faire au parano ! Vous n’avez pas ouvert votre bouche qu’il sait déjà ce que vous allez dire. Il est un peu l’attraction du mabraze. Le taciturne, quand celui-ci se décide à parler, dira au parano qu’il fera mieux de dormir plus souvent les nuits, khater continuellement n’arrangera pas les choses. Et que, s’il s’entêtait sur cette voie, il passera bientôt de vie à trépas. Passer l’arme à gauche, le parano en a horreur. C’est pour cette raison qu’il tiendra note de la remarque du taciturne.

Recroquevillé dans un coin, un peu à l’écart du groupe, le bleu se dépêche d’ingurgiter les quelques branches qui lui restent, il partira prématurément du mabraze, et ce avant la tombée de la nuit. Il doit quitter les lieux bon gré mal gré ! Comme il se dit ici, le novice n’a pas le « permis » ! Cette dérogation spéciale qui lui permettrait de khater quand bon lui semble et où bon lui semble. Dans la pratique, on ignore qui attribue exactement  ce fameux « permis de khater ». Une chose est sure, il n’y a pas d’examen probatoire, sinon il y a longtemps que le nouveau l’aurait passé ! C’est la principale raison qui fait qu’il se cache pour se livrer à sa « passion ». Ce triste concours de circonstance fait du bleu une personne pressée par le temps, donc plutôt taciturne. Il suit les discussions en feignant le plus souvent une grimace. Avant de partir, il veillera à se laver, plusieurs fois s’il le faut, pour dissiper l’effet du khat. Il se parfumera aussi pour enlever les éventuelles odeurs de cigarettes car en plus du khat, le bleu n’a pas aussi le « permis » de fumer. Le bleu se frottera aussi les dents avec un bâton d’arak, la brosse à dent nationale, jusqu’au sang. Le jeune débutant khateur agit ainsi pour ne pas se faire poisser le soir quand il rentrera chez lui. Quoiqu’avec tous ces artifices, rien n’est moins sûr.

18 heures passées.

Le mabraze se vide de ses khateurs, c’est l’heure fatidique du « déplacement (4)».



(1) Lieu aménagé pour consommer du khat.
(2) Habitants de Djibouti, pays de l'Afrique de l'Est.
(3) Le khat, qat ou kat, est un arbuste ou arbrisseau (une sorte de fusain) de la famille des Célastracées, originaire d'Éthiopie, dont la culture s'est étendue à l'Arabie (surtout au Yémen) vers le xve siècle. Il est consommé par les habitants de ces régions qui en mâchent longuement les feuilles pour leur effet stimulant et euphorisant comparable à celui de l'amphétamine.
(4) Les consommateurs du khat vont quitter le mabraze pour aller dans un autre endroit, généralement chez eux, ou dans un autre mabraze. Pratique courante appelée donc affectueusement "déplacement" : ils se déplacent vers un autre lieu.

« Modifié: 20 Juin 2016 à 01:54:02 par wag »
Nada.

Invité

  • Invité
Re : Une partie de khat.
« Réponse #1 le: 15 Avril 2016 à 22:28:03 »
Cette nouvelle, comme l'autre que j'avais commentée, a des allures de biographie. Il est clair que celle-ci est beaucoup plus aboutie, véridique et ne manque pas de détails sur l'utilisation de cette plante naturelle, le khat de la corne de l'Afrique qui fait penser à cette autre drogue naturelle, la coca, majoritairement péruvo-bolivienne.

Une petite correction : concours de circonstances (au lieu de concourt de circonstance).

La lecture est aisée mais surtout instruisante, et c'est réussi. J'ai bien apprécié cette lecture, et l'utilisation des notes est bien pensé pour les non-connaisseurs.

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Re : Re : Une partie de khat.
« Réponse #2 le: 16 Avril 2016 à 15:49:31 »
Cette nouvelle, comme l'autre que j'avais commentée, a des allures de biographie. Il est clair que celle-ci est beaucoup plus aboutie, véridique et ne manque pas de détails sur l'utilisation de cette plante naturelle, le khat de la corne de l'Afrique qui fait penser à cette autre drogue naturelle, la coca, majoritairement péruvo-bolivienne.

Une petite correction : concours de circonstances (au lieu de concourt de circonstance).

La lecture est aisée mais surtout instruisante, et c'est réussi. J'ai bien apprécié cette lecture, et l'utilisation des notes est bien pensé pour les non-connaisseurs.
Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter. Correction faite.

Le khat est aussi consommé en Somalie, au Kenya voisin, en Ethiopie et en Érythrée !
Il est dit que c'est un empereur éthiopien (je ne sais plus lequel) qui avait envoyé cette plante au Yémen aux temps des grandes "croisades" musulmanes pour calmer leurs ardeurs d'expansion. Alors depuis, les yéménites sont calmés, ils consomment cette plante jour et nuit.

Des allures de biographie ? Que ce qui te fais penser ça ?

Autant la première nouvelle pouvait le paraître, autant là, j'ai essayé de m'extirper du récit au maximum.  :)
Nada.

Invité

  • Invité
Re : Une partie de khat.
« Réponse #3 le: 16 Avril 2016 à 16:06:16 »
Je ne parlais pas d'autobiographie mais bien de la biographie des habituels consommateurs de khat. Je viens de lire ton message sur mon sujet de présentation, je comprends mieux pourquoi tu es si bien documenté, pour être franche, je ne connaissais pas ton pays. J'ai vécu en Somalie jusqu'à l'âge de 6 ans (peu de souvenirs), puis je suis allée en Amérique pendant 14 ans, et en Mauritanie pendant 2 ans, donc tout à l'ouest de l'Afrique, et maintenant je suis en Europe. Je ne connaissais le khat que de nom.

Oui, elle est assez répandue maintenant cette plante, ils essaient souvent de la faire passer en Europe. Je ne connais pas les réels effets de la plante, je la voyais comme proche de la caféine mais semblerait-il qu'elle soit plus proche des effets amphétaminiques, auquel cas cette plante ne devrait pas être consommée en raison de ses potentielles effets secondaires destructeurs sur le long terme (si elle est réellement proche des amphétamines).

Mais comme c'est une tradition, ils ne changeront rien, comme au Pérou et leurs feuilles de coca, c'est ainsi.

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Re : Re : Une partie de khat.
« Réponse #4 le: 16 Avril 2016 à 18:00:16 »
Je ne parlais pas d'autobiographie mais bien de la biographie des habituels consommateurs de khat. Je viens de lire ton message sur mon sujet de présentation, je comprends mieux pourquoi tu es si bien documenté, pour être franche, je ne connaissais pas ton pays. J'ai vécu en Somalie jusqu'à l'âge de 6 ans (peu de souvenirs), puis je suis allée en Amérique pendant 14 ans, et en Mauritanie pendant 2 ans, donc tout à l'ouest de l'Afrique, et maintenant je suis en Europe. Je ne connaissais le khat que de nom.

Oui, elle est assez répandue maintenant cette plante, ils essaient souvent de la faire passer en Europe. Je ne connais pas les réels effets de la plante, je la voyais comme proche de la caféine mais semblerait-il qu'elle soit plus proche des effets amphétaminiques, auquel cas cette plante ne devrait pas être consommée en raison de ses potentielles effets secondaires destructeurs sur le long terme (si elle est réellement proche des amphétamines).

Mais comme c'est une tradition, ils ne changeront rien, comme au Pérou et leurs feuilles de coca, c'est ainsi.
Oui, c'est un petite biographie des aventures de quelques khateurs. Ceux qui sortent du lot en tout cas.
Je vis entourer du commerce de khat, ici à Djibouti, et j'ai voulu en faire une petite description bien sympatoche histoire de faire connaitre un peu mieux ce "phénomène" méconnu.

Le khat "circule" en Europe depuis que les somaliens y ont mis les pieds. Ce sont eux (et quelques yéménite) qui en font commerce. J'ai appris, il y a peu de temps par le biais d'un oncle, qu'il (le khat) à été complètement interdit en Grande Bretagne. Toutefois (il me semble) que l'on peut s'en procurer légalement au Danemark.

Les effets du khat sont dévastateurs. Les effets secondaires à long terme catastrophiques, ils peuvent aller jusqu’à la démence.
Le khat fait également beaucoup de mal au portefeuille des ménages. Quand le père et la mère se "shootent" tous deux au khat, c'est un véritable malheur pour le foyer et les enfants.

Au delà de la tradition, je pense sérieusement que le khat est une arme politiquue pour abêtir et abrutir la population ! Mais shut ! Ici, surtout ne pas parler de politique...
Nada.

Invité

  • Invité
Re : Une partie de khat.
« Réponse #5 le: 16 Avril 2016 à 19:31:25 »
C'est réellement si puissant que ça, c'est comme de la cocaïne alors, une plante naturelle très addictive, très euphorisante et très stimulante ? Je n'ai jamais vu de khat sur les marchés gris, ni sur les marchés noirs, je suis étonnée que cette plante soit si addictive, je pensais réellement que ce n'était pas pire que de la caféine. Là, tu me donnes envie d'en savoir plus, non pas que je veuille en consommer, mais par curiosité (malsaine).

En Grande-Bretagne, ils interdisent beaucoup de drogues mais ce sont les piliers d'Europe concernant la fabrication de nouvelles drogues chimiques (je précise bien nouvelles dans le but de dire que les chimistes veulent toujours contourner les lois).

Tu as des gens de ton entourage qui en consomme (du khat) ?

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Re : Une partie de khat.
« Réponse #6 le: 16 Avril 2016 à 20:16:21 »
Les hommes de ma famille qui n'en consomment pas peuvent se compter sur les doigts de la main. Il y a aussi quelques femmes.
J'en consommais aussi, jusqu’à très récemment. Mais depuis 3 ans, je n'y touche absolument plus. En plus de te déshériter complètement, le khat te laisse totalement junkie. Quand je dis junkie, je pèse mes mots. De l'allure terreuse aux habitudes névrotiques !
Nada.

Invité

  • Invité
Re : Une partie de khat.
« Réponse #7 le: 16 Avril 2016 à 22:07:41 »
À la manière des Mexicains et leur métamphétamine, je suppose… c'est triste, autant pour ton entourage que pour toi mais aussi tous les consommateurs.

Est-il possible de mâcher les feuilles comme celles de cocaïne ? L'effet serait plus doux, et donc moins addictif, les Péruviens font comme ça avec leur culture de coca.

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Re : Re : Une partie de khat.
« Réponse #8 le: 17 Avril 2016 à 16:40:58 »
À la manière des Mexicains et leur métamphétamine, je suppose… c'est triste, autant pour ton entourage que pour toi mais aussi tous les consommateurs.

Est-il possible de mâcher les feuilles comme celles de cocaïne ? L'effet serait plus doux, et donc moins addictif, les Péruviens font comme ça avec leur culture de coca.
Oui, le khat se mâche un peu comme les feuille de coca. On le mâche pour en extraire le "précieux" suc, pour enfin atteindre l’extase, le mirgane en somali. 

Les feuilles de khat les plus tendres sont broyées avec les dents tandis que les plus âpres sont tout simplement jetées. Un peu à la manière du tabac que l'on chique, beaucoup préfèrent emmagasiner le khat dans une joue. C'est pourquoi je parle de " joues bombées" dans le texte. En revanche, quand je dis qu'ils se "shootent" au khat, c'est une expression imagée, car en réalité le khat ne se s’ingère pas par les veines comme l’héroïne.

Deux images montrant des khateurs.  ;D

« Modifié: 19 Avril 2016 à 17:18:48 par wag »
Nada.

Hors ligne Luv

  • Prophète
  • Messages: 713
  • Aimer, c'est tout.
Re : Une partie de khat.
« Réponse #9 le: 18 Juin 2016 à 23:17:17 »
J'ai apprécié Wag 
autant le sujet  - je ne connaissais pas -   que la clarté   de ta plume  . 
 :-*
 Luv

Hors ligne Mahad

  • ex wag
  • Troubadour
  • Messages: 370
Re : Une partie de khat.
« Réponse #10 le: 20 Juin 2016 à 01:37:16 »
Merci bien Luv.  ::)
Nada.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 15 requêtes.