Bonjour Kokox
Merci pour ce texte très fort et très personnel
J'ai espéré tout au long de la lecture qu'il ne s'agisse que d'une oeuvre de fiction.
Je me sens un peu mal à l'aise de parler du texte, de la forme, alors que le fond me semble primordial. Et je ne sais pas si tu as envie d'avoir des retours sur l'écriture ou si tu avais simplement envie de partager un moment de détresse.
Dans le doute, voici quelques observations (qui n'engagent que moi).
J'aime beaucoup ton écriture, le rythme obsessif avec lequel tu roules dans ton texte certains sentiments en boucle: l'amour, la détresse, le désespoir, le sens de culpabilité, l'impuissance.
Et cette impression de décalage constant entre le corps qui agit mécaniquement tandis que l'esprit se décompose.
Beaucoup d'images puissantes:
Ton infime tête de cygne
C'est les jambes amputées que nous nous rendons jusqu'à cette place qui vient de se libérer
Nous les rampons debout au ralenti
J'ai juste été un peu gênée par certaines explications qui ne font pas tellement corps au texte. J'ai eu une impression de paratexte, comme si je lisais une note en bas de page.
Cette expression qui date de l’antiquité reflue d’un coup dans ma mémoire. Les grecs avaient institué des jurys représentant le peuple tout entier, lesquels avaient à charge de rendre la justice. Ils disposaient devant eux deux cailloux, un blanc et un noir. Selon qu’ils considéraient l’inculpé coupable ou innocent, ils devaient trancher : le caillou noir ou blanc.
Cette substance huileuse est un film lipidique sécrété par les glandes sébacées. C’est aussi l’une des sources de nourriture du biome cutané humain.
Ce qui n'enlève rien à la puissance du texte.
J'ai un peu l'impression d'avoir pris un gros coup de poing dans la figure.
Bonne chance pour la suite