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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » cauchemar

Auteur Sujet: cauchemar  (Lu 2686 fois)

hugolettre

  • Invité
cauchemar
« le: 19 Avril 2009 à 20:19:05 »
Un vent violent se levait sur la campagne, lorsque je regagnais en hâte la maison de mes parents. Il avait fait beau temps tout le long de la journée, et précisément a l'instant où je m'apprêtais a sortir, le ciel s'était brusquement assombri. Mécontent et bourru, je pénétrais dans le salon : un vaste feu flambait dans la cheminée, tandis qu'a l'extérieur une pluie battante s'était mise a tomber. Mon regard tomba sur un grand fauteuil écarlate qui était établi dans un coin ; je m'y jetais en grognant. Du reste le silence dans le salon était complet : on entendait seulement le faible crépitement du bois dans la cheminée, ainsi que le bruit monotone et soporifique de la pluie qui tombait. Très vite, l'ennui me gagna a tel point que je crus nécessaire d'aller me saisir d'un livre dans la bibliothèque, qui se trouvait a l'étage supérieur. En montant les marches gémissantes du grand escalier, je fus progressivement envahi par un sentiment d'appréhension inexplicable ; soudain, quand j'arrivais au premier étage, dans la sombre et grande pièce qui débouche sur les chambres et la bibliothèque, un éclair déchira les ténèbres et projeta une vive lumière sur un animal recroquevillé dans un coin, qui avait des yeux lumineux et cruels ; je ne pus réprimer un mouvement de recul. Puis, la première terreur passée, je reconnus le chat de mes parents : Félix. A mon approche il s'était faufilé entre mes jambes en miaulant, comme il le faisait quand je n'étais encore qu'un modeste lycéen. Soulagé et quelques peu déçu par la découverte de ma propre poltronnerie, je le saisis dans mes bras et l'emmenais dans la bibliothèque.
 
C'était une petite salle très encombrée ; la température y était glaciale, et la poussière accumulée depuis mon départ contribuait a rendre a l'atmosphère irrespirable. Des étagères en bois sombre tapissaient le mur de tous côtés ; sur ces étagères s'étalaient des centaines de livres, extrêmement serrés les un contre les autres. J'essayais, a la faible lueur de la lune, qui pénétrait par une étroite lucarne pratiquée au dessus d'une rangée de livre, juste derrière moi, de déchiffrer les titres des ouvrages. J'y retrouvais de vieilles connaissance : Don Quichotte, Les Misérables, Notre Dame de Paris.... Je souriais intérieurement en pensant au temps incalculable que j'avais consacré a la lecture de ces œuvres, dans ma chambre ; il me semblait impossible que ces livres auxquels je tenais tant aient pu moisir d'une telle manière! Il fallait songer a y remédier. C'est alors que, lentement, tandis que je promenais mon regard sur les différents romans, mon attention se fixa sur un petit volume jaunâtre, qui tranchait de par son état déplorable sur tous les autres livres. Je tendis le bras pour m'en saisir, quand Félix se mit a remuer dans mes bras, comme s'il voulait échapper a mon étreinte ; tandis que j'essayais de le retenir, il se dégagea de force et me griffa les doigts. Du sang en jaillit. "Maudit chat!" m'écriais-je en le chassant d'un violent coup de pied. Il se faufila comme une ombre dans les escaliers et disparut. Je fus alors obligé de rincer ma blessure a la salle de bain ; l'eau froide apaisa un peu ma douleur.

Soulagé, je regagnais la bibliothèque et, d'un geste brusque, irréfléchi, je me saisissais du volume abîmé, et redescendis au salon. Le feu s'éteint éteint ; je le rallumais promptement. La pluie tombait encore plus fort, et Félix s'était établit juste en face de moi, me considérant d'un regard timide et comme effrayé. "Il doit essayer de se racheter pensais-je". Dans cette pensée, je lui fit signe de monter sur mes genoux : manœuvre qu'il appréciait autrefois. Mais il resta stoïque, d'une immobilité de pierre ; seuls ses yeux parlaient, et ils exprimaient un sentiment étrange : partagé entre la crainte et la fascination, a ce qu'il me sembla. Voyant qu'il ne n'obéissait pas, je me jetais sur le roman que j'avais empruntée ; a mon étonnement, je vis qu'il s'agissait d'un manuscrit, d'une écriture ferme et serrée, qui allait s'agrandissant au fur et a mesure que le récit progressait. Les pages moisies et sales étaient obscurcies ca la par des empreintes de doigts ; je remarquais aussi de mystérieuses tâches sombre, qui venait parfois interrompre ma lecture en brouillant les lettres. Les premières lignes étaient celles-ci : Harry aimait tuer. C'était sa raison de vivre. Jamais il ne se sentait aussi heureux, aussi vivant et fiévreux que lorsqu'il tenait la vie d'un être humain entre ses mains. La soumission qu'il lisait dans les yeux terrifiés de ses victimes le stimulaient, l'exaltaient et le rendait plus cruel et plus inventif. Harry vivait pour le crime.
J'écarquillais les yeux : c'était intéressant. Ce mystérieux manuscrit me captiva et, pendant des heures, je lisais d'une manière ininterrompue. Cependant, au fur et a mesure que j'avançais dans le manuscrit, il me semblait sentir une étrange fatigue et un cruel mal de crâne m'envahir, brouillant ma vue et pesant comme des écailles sur mes yeux. Un sommeil irrépressible gagnait mon esprit, et je me mis a laisser tomber le nez sur le livre, jusqu'à ce qu'il me tomba des mains.

 Un froid glacial et pénétrant vint brusquement me mordre au niveau de la nuque ; un étrange frisson parcourut comme une vague ma colonne vertébrale, et je m'éveillais en sursaut. A mon plus grand effroi, je me retrouvais d'un seul coup au milieu d'une place publique ; autour de moi des hommes et des femmes fuyaient en hurlant ; la nuit était sombre et humide. Un jeune garçon s'arrêta juste en face de moi ; il avait de grands yeux humides de terreur ; soudain, il tendit un bras tremblant dans ma direction et, après avoir poussé un cri déchirant, s'enfuit a toute vitesse. Je voulus le rattraper mais, hélas! au même instant, je me sentis empoigné par de puissantes mains ; mes pieds quittèrent le sol, et mes côtes, sévèrement comprimées, menaçaient de se rompre a tout instant. Je voulus tourner la tête pour reconnaitre mon agresseur, mais je m'arrêtais net, au moment où je sentis la pression glaciale d'une lame de couteau au niveau de mon cou. Je tentais alors de crier. Cependant, l'étreinte de l'inconnu se faisait de plus en plus intense ; mes côtes se brisèrent en un bruit sec et effrayant, puis, au même instant, je sentis une vive douleur dans ma gorge. Le sang gicla haut dans le ciel et m'aveugla en retombant sur mes yeux. L'inconnu me déposa a terre. Je me sentais déjà faible, ayant perdu beaucoup de sang. Cependant je vis, a travers le rideau de la mort qui voilait déjà mes yeux, un visage effrayant et difforme s'approcher de moi : c'était le criminel. Son visage était singulièrement maigre et sec ; de broussailleux sourcils ombrageaient son regard perçant et cruel, qui luisait dans de grand yeux globuleux. Il tendit sa main décharnée devant moi et, comme secoué par une vague frénétique, se mit a rire a gorge déployée. Je ne pouvais que le regarder avec impuissance.

 Soudain, écrasé par l'émotion, exsangue, je fermais les yeux, pour les rouvrir immédiatement en sursaut. Voila que j'étais de nouveau dans le salon! Ce n'était donc qu'un rêve! Je poussais un cris de soulagement. La pluie avait cessé ; cependant le feu continuer de rugir faiblement. Félix n'était plus la. Je voulus me lever, mais je ne le pus. En effet, j'étais comme retenu dans mon fauteuil par un poids écrasant et mystérieux, qui se manifestait surtout au niveau de ma gorge. Fébrile, anxieux, apeuré, je portais doucement ma main sur mon cou, craignant le pire. Ma vue se brouillait et mon crâne bouillonnait, en proie a une migraine effroyable. Avec avoir tâté, mon cou, je retirais ma main, et je la regardais. Elle était pleine de sang! Mon Dieu! Je voulus crier, mais mon cri, surgissant de mes entrailles s'arrêta sur mes lèvres!
L'assassin est donc la! Mon dieu, il va me tuer! Voici que j'entends l'escalier gémir ; il faut que je parvienne a me lever et a fuir!

J'ai décidé de vous faire partager cette nouvelle, même si je la trouve assez moyenne ; n'hésitez pas a me donner des conseils
« Modifié: 19 Avril 2009 à 22:53:34 par hugolettre »

Hors ligne ernya

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Re : cauchemard
« Réponse #1 le: 19 Avril 2009 à 20:22:46 »
alors ici, on marche pas comme ça :-¬?
on se présente d'abord dans le topic de bienvenue et ensuite on poste ses textes
c'est une façon de dire "bonjour" si tu préfères :mrgreen:

non mais parce que t'es pas le premier et à force c'est exaspérant, donc voilà

on te retrouve sur un nouveau lien où tu vas nous parler un peu de toi dans le topic de bienvenue si tu veux bien ;)
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Re : cauchemard
« Réponse #2 le: 19 Avril 2009 à 20:40:45 »
Et moi j'vais dire comme j'ai dit à un amateur, la présentation ca joue sur l'envie de lire, et là c'est pas franchement top  ><.
Évite de faire des gros blocs, aére ton texte, éventuellement fait une tite intro, et remet le titre avant le début du texte. C'est pas grand chose, mais ca fait des miracles.
A bon entendeur... ;)
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hugolettre

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Re : cauchemard
« Réponse #3 le: 19 Avril 2009 à 21:02:29 »
Excusez-moi pour le manque d'aération du texte : c'est juste. Cependant si quelqu'un veut bien prendre la patience de le lire, je suis ouvert a vos commentaires

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Re : cauchemard
« Réponse #4 le: 19 Avril 2009 à 22:40:03 »


Tu peux modifier ton texte en cliquant sur la fonction du même nom, en haut à droite du post.

Je reviendrai probablement lire ; en attendant, on écrit "cauchemar", sans D :P à plus tard
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Hors ligne Jezy

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Re : cauchemard
« Réponse #5 le: 19 Avril 2009 à 23:00:46 »
Bon ben acquiescer c'est bien, mais à l'avenir si tu pouvais modifier directement ton message, ca serait quand même mieux !

Bon sinon, let's comment :

Alors j'les ai pas tous relevé pasque la flemme, mais tu corrigeras tous les "a" en "à"...

Citer
Je fus alors obligé de rincer ma blessure a la salle de bain
Je sais pas si c'est le temps ou le "alors", mais il y a quelque chose dans cette phrase qui ne va pas niveau chronologie.

Citer
je me saisissais du volume abîmé, et redescendis au salon
me saisis et pas besoin de virgule avant le "et".

Citer
Il doit essayer de se racheter pensais-je". Dans cette pensée, je lui fit signe de monter sur mes genoux : manœuvre qu'il appréciait autrefois.
Répétition avec "pensée", et petit bémol sur le "dans" qui n'est pas le terme le plus approprié selon moi, et aussi pour les deux points (mais bon je chipote).

Citer
Les premières lignes étaient celles-ci : Harry aimait tuer
Pour les phrases tirées du manuscrit, peut etre les mettre en italique, ou entre guillemets, et aller a la ligne.

Citer
et je me mis a laisser tomber le nez sur le livre,
Piquer du nez, non ?

Citer
Le sang gicla haut dans le ciel et m'aveugla en retombant sur mes yeux.
Pas sur que ce soit très crédible là...

Citer
un visage effrayant et difforme s'approcher de moi : c'était le criminel. Son visage était singulièrement maigre et sec
Visage + visage = répétition

Citer
Avec avoir tâté, mon cou
Après j'imagine, et pas besoin de virgule ici.

Citer
Je voulus crier, mais mon cri,
Répétitif

Citer
L'assassin est donc la! Mon dieu, il va me tuer! Voici que j'entends l'escalier gémir ; il faut que je parvienne a me lever et a fuir!
Le changement de temps est brutal et assez incompréhensible.


Bon, voilà pour les remarques ponctuelles. Maintenant, le général.

Ce texte est plutôt pas mal, assez bien écrit dans l'ensemble, loin d'être original mais en même temps c'est pas trop un problème ici, on imagine très bien chaque scène, l'ambiance est posée, tout comme les décors.
La fin par contre...
Déjà, ce genre de fin passe mieux avec des points de suspension qu'avec un point d'exclamation.
Ensuite ta petite parenthèse, qui n'a rien a voir avec le récit mais se trouve quand meme juste après, ca se lit tout seul après ta fin qui ne ressemble pas a une fin. Donc, met la plutot avant qu'après ton récit  ;)

Mais je le dis et le répète, la présentation joue énormément, et là c'est franchement le bazar. Pas de structure dans ton texte, ca casse la tension, ca casse le suspens, ca casse le rythme de lecture tout simplement.
Il faut ABSOLUMENT que tu revois ça !

Mais une fois que tu auras compris l'importance de la présentation, j'espère que tu posteras d'autres textes, surtout si celui ci est "moyen". J'aimerai bien voir ce que tu fais d'autre...
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