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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Détraqué

Auteur Sujet: Détraqué  (Lu 911 fois)

Hors ligne Enjeruinku

  • Tabellion
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  • Je suis un panda diabolique
Détraqué
« le: 28 Février 2016 à 10:00:45 »
Voici une de mes nouvelles, c'est la plus récente. Je l'avais soumise à un concours de nouvelle mais elle n'a pas été retenu, je voudrais donc savoir ce que vous en pensez ^^

Je suis enfin hors de ma chambre blanche comme neige. Je peux sentir le parfum des fleurs que je voyais seulement les rares jours de sorties. Il fait un temps de rêve. Le ciel est bleu et dégagé, le soleil rayonne comme pour me souhaiter la bienvenue dans le monde réel. Je n’ai avec moi aucunes affaires, je suis totalement libre. Rien ne peut me retenir. J’avance d’un pas assuré vers la sortie. Je vois des infirmiers et infirmières affolés qui courent comme si ils cherchaient quelque chose ou quelqu’un. Je souris et leur fait un signe d'adieu qu'ils ne voient pas. Je suis tellement heureux de pouvoir partir.

Comme je n’ai pas d’argent je ne peux pas prendre le taxi pour aller au centre ville. Mais ce n’est pas grave, je m’y rends à pieds pour profiter du paysage qui m’a tant manqué. Je regarde chaque chose avec ébahissement ; les oiseaux m’impressionnent avec leurs ailes qui leur permettent de voler, les arbres centenaires sont si imposants tant par leur taille que par leur grosseur, les fleurs sont si belles avec leurs milles couleurs qui les diversifies. Tout cela, je ne l’ai pas oublié.

Quand j’arrive au cœur de la ville je suis tellement heureux, rien qui ne c’est effacé de ma mémoire n’a changé depuis que je suis entré à l’hôpital pour ma blessure. Je prends un des multiples journaux quotidiens à un kiosque et l’ouvre. Il n’y a rien de très intéressant. Le vendeur écoute la radio, je lui demande :
- Des nouveautés attrayantes ?
- Bof, effrayantes plutôt, le tueur prénommé Devil Dias s’est échappé de prison.
- Ce prénom ne me rappelle rien.
Il me regarde, incrédule.
- Vous êtes sérieux, c’est pourtant un des plus grand criminel de ce pays.
Je hausse les épaules sans que ce prénom ne me revienne à l’esprit.
- En tout cas il faut être très vigilent et aux aguets continu-t-il, s’il rode en ce moment nous ne sommes plus en sécurité.
- C’est certains, la police doit être sur le qui-vive et ce n'est pas plus mal.
Je continue à bavarder quelques minutes puis repose le journal et m’éloigne.
- Soyez prudent me lance le marchand.
- Merci, vous aussi.
Je flâne dans les rues, savourant ma nouvelle indépendance. Ma joie s’envole quand je remarque que les gens ont peur de la menace Dias. Cette menace vide doucement mais sûrement la ville de ses habitants qui se terrent peu à peu dans leur foyers, espérant qu’ils seront en sûreté. Peu à peu je me rapproche moi aussi des endroits qui me sont familiers.

Subitement je me sens suivis. Je me retourne mais ne vois personne, et pourtant, j’en suis certains, il y a quelqu’un derrière moi. Je sens son regard sur moi. Je commence à angoisser. Ma respiration s’accélère. Mon cœur va exploser. J’avance de plus en plus vite mais il est toujours là. Je vois son ombre. Je sue à grosses gouttes. Je regarde par-dessus mon épaule pour la énième fois. Je tords mes doigts dans tout les sens. Malgré que je sois dans des lieux rassurants pour moi j’ai l’impression d’être coincé, emmuré, c’est un piège qui se referme sur moi. Je cris à l’inconnu:
- Tu me veux quoi ? !
Silence.
- Répond ! Pourquoi tu me suis?! Qu’est-ce que tu veux ? !
Toujours le même calme. Je pressens son approche, je cours cette fois-ci, je me dis que c’est peut-être l’évadé, ce fameux Devil Dias. Il veut me faire la peau, mais moi je ne le connais pas, je ne l'ai jamais vu, je ne lui ai donc rien fais. Il avance rapidement et en silence, je n'entend que le bruissement de son manteau. Je commence à sentir le couteau sous ma gorge et le fusil sur ma nuque. Il a le doigt sur la détente. La lame brille autant que la cruauté que je peux lire dans ses yeux qui me transpercent. Il va me rattraper et je m'imagine le pire. Il voit que je panique et se met à rire. Ma dernière heures est proche.

Je tourne dans une autre rue, une bagarre effroyable a éclaté entre cinq hommes. J’éprouve un nouveau sentiment. Je m’avance vers eux, deux gisent par terre, un a le nez pété et l'autre a un filet de sang qui coule de sa bouche, pourtant ils respirent encore. Alors je ne pense plus à rien et décide de les soigner. Quand je finis ma tâche c'est au tour des trois autres de l'être.

Soudains j’entends un bruit d'alarme qui arrive vers nous: la police. Les flics garent leur voiture en travers de la route puis sortent. L'un de ordonne d'appeler l'ambulance. Je ne comprend pas pourquoi puisque je viens de les soigner.
- On en fait quoi de lui chef ? demande un petit gars.
- On l'embarque bien sur. Et soyez prudent !
Je ne me rappelle plus de la suite, seulement celui d'un sentiment de désir comblé.

- Ce gars est totalement fou dit une infirmière à un docteur.
- Et dangereux rajoute celui-ci.
La pauvre femme regarde l'homme se rouler par terre, celui-ci rigole tellement qu'on dirait qu'il va éclater ; mais pas d'un rire joyeux, plutôt celui d'un hystérique. Ils sont tout les trois dans une chambre ronde au mur blanc immaculé. Il n'y a aucuns meubles, aucunes décorations, aucuns objets ni même de fenêtres.
- Je les ai soigné, je les ai soigné! répète-t-il a tue tête.
Il regarde les deux employés de l'hôpital avec les yeux écarquillés et un sourire triomphant puis il les pointes du doigt.
- Je peux faire ce que vous vous êtes incapables de faire. Bande d’incapable !
Et il recommence à se tordre de rire, il devient rouge, sa met à suffoquer, tousse, il n'en peut plus. Maintenant il gueule, il cri, il rage et vocifère avec une haine digne des pires démons.
- Encore réclame-t-il. Encore !
- Il est assoiffé dit impassiblement le docteur.
L'infirmière se prépare à aller lui chercher de l'eau mais le docteur la retient.
- Il est assoiffé, mais pas d'eau.
La femme ne comprend pas et le docteur ne cherche pas lui expliquer. Elle demande:
- Où l'ont-il trouvé ?
- Dans une rue, pas des plus fréquentables, paraît que c'était un vrai bain de sang.
- A-t-il été diagnostiqué ?
- Oui, en plus de problèmes mentaux il souffre d'une blessure à la tête qui l'a rendu amnésique.
- Pourquoi dit-il les avoir soigné ?
- C'est un fou. Un fou qui croit la mort délivrance des tourments de la vie.
- C'est absurdes.
- Totalement. La vue et l'odeur du sang ont éveillé en lui un instinct qu'il avait oublié.
- Qui est-il ?
- Un évadé connu des prisons pour son impitoyable cruauté, un requin des rues sombres et un tueur réputé pour la gâchette facile, en plus simple, il s'agit de Devil Dias.


Merci de l'avoir lu ^^
"La deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin"

Trefly

  • Invité
Re : Détraqué
« Réponse #1 le: 28 Février 2016 à 11:38:52 »
Tout d'abord, j'espère pouvoir t'être d'une aide quelconque et ne t'offusque pas, s'il te plait "fuit" D:
Pour commencer, y avait-il un thème particulier au concours? Quelque chose qu'il fallait respecter?
Ensuite, je trouve qu'il y a beaucoup de phrases que l'on voit très souvent. Je pense que tu as voulu que ton texte soit sérieux, non? Tu évoques un tueur, ce qui rend toute de suite la chose plus sérieuse. Toutefois, dans le début de ton texte, on ne voit pas trop le côté "sérieux" dans le sens où les phrases sont un peu ... Naïves? On dirait que ton personnage narrateur est vraiment naïf, un peu comme un enfant, en fait.
Ensuite, dans la forme plus précisément, j'ai remarqué quelques fautes d'orthographe un peu choquantes. Je pense notamment à "C'est absurdes" qui ne prend pas de "s" dans ce cas là.
Il y a quelques endroits où la ponctuation est mal placée, particulièrement dans les dialogues où l'on ne sait pas toujours faire la différence entre le dialogue et la narration, puisqu'il n'y a pas de ponctuations pour les délimiter.
Tout de même,il y a des points positifs selon moi : tout d'abord, tu utilises beaucoup d'images dans ton texte, ce qui permet au lecteur de bien s'imaginer les différentes scènes. La description est peut-être un peu trop lourde mais je pense que c'est asses subjectif : personnellement je n'aime pas les longues descriptions qui ne sont pas réellement "utiles" à l'avancement de l'histoire.
Si on fait abstraction des problèmes de ponctuations, ton texte me parait relativement fluide et agréable à lire.

Hors ligne Enjeruinku

  • Tabellion
  • Messages: 28
  • Je suis un panda diabolique
Re : Détraqué
« Réponse #2 le: 28 Février 2016 à 17:41:57 »
Non ne t'inquiète pas cela m'aide à avancer ^^
Non il n'y avait pas de thème.
Pour le début de textes les phrases sont volontairement naïves .
D'accord merci pour tes remarques ^^
"La deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin"

 


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