Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 Avril 2026 à 01:48:31
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sarah à la balançoire

Auteur Sujet: Sarah à la balançoire  (Lu 21934 fois)

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #15 le: 22 Février 2016 à 23:38:59 »
J'ai eu un peu de mal à situer leur âge parfois, car tu dis "comme le sont toutes les petites filles" (bonjour la généralisation d'ailleurs  :P) à un moment alors qu'à 12-14 ans t'es ado quoi u_u (pour moi petite fille c'est genre 8 ans max XD)
Ah oui, ça m'a posé problème, je ne suis pas super satisfaite de cette phrase. D'un côté, j'aimerais bien le garder parce que je les situe un peu à la croisée de l'enfance et de l'adolescence, d'un autre côté je comprends parfaitement que ça gêne la compréhension (ados ? pas ados ?).
Mais "jeunes filles" ça n'allait pas, "comme le sont toutes les filles" ça ne me semblait pas dans le ton. Du coup, peut-être que c'est un signe qu'il faut que je vire cette généralisation ? :mrgreen:

Merci pour ton passage Bibi, surtout si le style ne t'a pas conquise !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #16 le: 23 Février 2016 à 08:34:56 »
Comme le sont toutes les filles à notre âge ?  :mrgreen:

Sinon, moi je leur donnais dans les 14 ans (classe de 3e, grosso modo), à la lecture...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #17 le: 24 Février 2016 à 20:53:22 »
C'est le premier texte que je lis de toi - oui, le défi du Mde 2016 est un défi de découvertes  :huhu:

Je n'ai pas fait un relevé de fautes d'ortho parce que j'ai vu que d'autres l'avaient fait. Le seul truc qui m'a fait tiqué, c'est la répétition du mot chaleur, omniprésent dans tout le texte. J'ai rien contre les répétitions, mais si tu fais ctrl+f, tu verras qu'il y en a vraiment beaucoup  ^^

Citer
Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.
C'est bête mais...Y a des tongs aussi  :vaurien:

Citer
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
:-\ J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !

Citer
Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent
Le coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de  description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?

Personnellement, j'aimais bien la fin, mais en lisant les autres commentaires je vois que je l'ai mal comprise. J'ai bien saisi qu'elle n'était pas emballée plus que ça par Gaspard ("À côté de moi, Gaspard riait aussi. Mais pas moi"), d'où qu'elle a le coeur froid, mais je n'ai pas saisi la confusion entre les sentiments qu'elle aurait pu avoir pour Gaspard mais qu'elle a pour Sarah. Maintenant ça me semble évident, mais à ma première lecture, je pensais que la narratrice était simplement fascinée/obnubilée par Sarah, parce qu'elle est belle, qu'elle attire les regards, qu'elle a d'autres sujets de conversation, etc. Ma compréhension n'a pas été à la hauteur de la subtilité du texte, je le crains ! Malgré tout, ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'atmosphère pesante et lourde qui dure tout le long du récit. Ca doit être du au ton que tu emploies, mais toutes les phrases semblent elles-mêmes lentes et pesantes, comme si elles incarnaient vraiment un été bouillant - c'est bien joué, comme rendu.

Et du coup...ton texte sera celui "d'un membre plus vieux que vous"  :mrgreen: Merci pour la lecture, qui m'a rappelée des souvenirs

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #18 le: 24 Février 2016 à 21:12:17 »
Comme le sont toutes les filles à notre âge ?  :mrgreen:
Owi, merci Mil ! :)


Miro
C'est le premier texte que je lis de toi - oui, le défi du Mde 2016 est un défi de découvertes  :huhu:
Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)

Citer
Le seul truc qui m'a fait tiqué, c'est la répétition du mot chaleur, omniprésent dans tout le texte. J'ai rien contre les répétitions, mais si tu fais ctrl+f, tu verras qu'il y en a vraiment beaucoup  ^^
Hum, oui, effectivement... J'en ai compté 10  :\? Je peux en virer quelques uns, je pense, mais j'arriverai pas à trouver des synonymes partout sans que ça fasse "ah ! il me fallait un synonyme" Mais merci pour la remarque !

Citer
C'est bête mais...Y a des tongs aussi
Ah nan, Miro, tu mets à plat mon argumentation  |-|

Citer
J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !
Les grands esprits se rencontrent  :huhu:
Mais du coup, tu vois ça comme un truc négatif, toi ? Parce que j'ai l'impression que certains lecteurs n'ont pas aimé Sarah alors que, pour moi, c'est un perso plutôt positif (mais je ne l'ai peut-être pas très bien rendu comme je le voulais)

Citer
Le coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de  description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?
Non, c'était un détail totalement neutre pour distinguer ce mec parmi les autres  :D Nan mais je suis d'accord que c'est cliché mais il y a vraiment des gens qui ont des yeux bleus transparents et il me fallait juste un signe distinctif.

Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.

Citer
Malgré tout, ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'atmosphère pesante et lourde qui dure tout le long du récit. Ca doit être du au ton que tu emploies, mais toutes les phrases semblent elles-mêmes lentes et pesantes, comme si elles incarnaient vraiment un été bouillant - c'est bien joué, comme rendu.
Merci  :) En l'écrivant je me suis effectivement un peu sentie obligée d'employer ce style-là, pour exactement les raisons que tu dis !


Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Miromensil

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 557
  • Mon nu mental
    • Mimerions
Re : Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #19 le: 25 Février 2016 à 09:50:43 »
Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)
En effet, suis-je bête..c'est vrai qu'une lettre reste un texte !

Mais du coup, tu vois ça comme un truc négatif, toi ? Parce que j'ai l'impression que certains lecteurs n'ont pas aimé Sarah alors que, pour moi, c'est un perso plutôt positif (mais je ne l'ai peut-être pas très bien rendu comme je le voulais)
Non non, je pense que tu l'as très bien rendue, on a tous connu des filles comme ça à cet âge. Simplement, la réponse à ta question dépend du rapport qu'on a pu avoir avec. Personnellement, j'étais plus admirative qu'autre chose : tout leur semblait facile, elles avaient "naturellement" plein d'amis, on venait vers elles pcq elles mettaient facilement en confiance et elles les faisaient sentir se bien, donc je ne pense pas qu'elles étaient fondamentalement mauvaises (tout leur semblait juste simple). Donc pour ma part je n'ai pas d'aversion contre Sarah, mais pas une grande sympathie non plus ehem.


Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.
Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite  :mrgreen:

Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé  :D

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #20 le: 25 Février 2016 à 10:21:50 »
Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.
Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite  :mrgreen:
Hum, non je crois qu'il est quand même un peu trop implicite... C'est dommage qu'il ne soit compris que d'un lecteur sur deux !

Citer
Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé  :D
Et t'aimes pas mon "Oh yeah !" ? :mrgreen:
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #21 le: 25 Février 2016 à 22:20:37 »
Bonjour Marygold, premier texte que je lis de tois, et je ne suis pas déçu !

Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.
Super entrée en matière, je suis épaté. C'est du bon boulot ! Ça nous renseigne très exactement sur ce qu'on va trouver dans le texte, et du coup, un lecteur qui n'aime pas trop ce genre de texte s'en rendra vite compte, tandis qu'un lecteur qui s'y plaît aura très vite de l'intérêt pour le texte.

Personnellement, j'ai très bien compris la chute, car j'avais compris le propos du roman. Justement, je pense que tu aurais eu moyen de mieux développer ce qu'il y avait de déplaisant chez Gaspard, mais surtout, surtout, il y a moyen de mieux développer pourquoi elle fait ce "choix." Une fois que tu as su mettre en place une narration solide, il aurait valu la peine d'entrer dans le vif du sujet. Certains garçons sont très aguicheurs, est-ce que c'est sa timidité qui l'a poussée à se laisser faire ?

Ah ! La timidité... C'est une bien grande vérité !  :-[

Personnellement, j'aime beaucoup ce genre littéraire ; plutôt que Proust, selon Milora, je me réfèrerais à Rousseau pour décrire ton style. (=Les Confessions)

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #22 le: 26 Février 2016 à 09:19:18 »
Bonjour Alan,

Merci pour ta lecture et ton commentaire !

Personnellement, j'ai très bien compris la chute, car j'avais compris le propos du roman. Justement, je pense que tu aurais eu moyen de mieux développer ce qu'il y avait de déplaisant chez Gaspard, mais surtout, surtout, il y a moyen de mieux développer pourquoi elle fait ce "choix." Une fois que tu as su mettre en place une narration solide, il aurait valu la peine d'entrer dans le vif du sujet. Certains garçons sont très aguicheurs, est-ce que c'est sa timidité qui l'a poussée à se laisser faire ?
Ah c'est très intéressant comme réflexion. En réalité, j'imagine plutôt que la narratrice ne trouve rien de particulièrement déplaisant chez Gaspard, sinon qu'elle n'est, en fait, pas attirée par lui - mais, pour moi, c'est plus une neutralité qu'un dégoût. Quant au "pourquoi", j'aurais pu effectivement insister un peu mais je l'ai plutôt imaginée complètement bouleversée par ses sentiments, et se laissant donc porter par les évènements sans y faire obstacle (on lui dit que Gaspard l'aime bien, elle le laisse faire, par timidité, par méconnaissance de ce qu'elle veut vraiment, puis parce que sortir avec un garçon c'est "la chose à faire" et qu'elle ne veut pas devoir s'expliquer si elle décide soudain de ne pas sortir avec lui...). Quand tout ça mijote dans ton cerveau d'adolescente, c'est difficile de mettre des mots dessus et parfois, la seule chose qui se passe dans ton cerveau, c'est un gros blanc qui t'empêche de réfléchir vraiment. D'où cette fin :)

Citer
Personnellement, j'aime beaucoup ce genre littéraire ; plutôt que Proust, selon Milora, je me réfèrerais à Rousseau pour décrire ton style. (=Les Confessions)
;D Je vois ce qui a pu te faire penser à Rousseau, mais perso, je pensais plutôt m'être imprégnée d'un style début 20e que du 18e !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne cyamme

  • Admin
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 450
  • marmotte insomniaque
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #23 le: 26 Février 2016 à 09:43:22 »
Hello,
comme demandé, c'est impitoyable... souvent subjectif et toujours du détail !
Par contre c'est pas très fini comme commentaire, j'essaierai d'y revenir pour de vrai un jour mais je le poste histoire de m'obliger à pas stocker ça dans un fichier texte pendant 10 ans.  ;)


nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)

Citer
Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,
c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même.  ::)


Citer
En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.
Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?

Citer
Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.

je suis pas convaincue par l'articulation de la dernière proposition avec le reste de la phrase.

Citer
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.

 
Citer
Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.
Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !

Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,
que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon  :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".

Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.

Citer
Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.


Citer
Une après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.
Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.


Citer
Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.
En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.

Citer
J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.
Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.

Citer

Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !


Citer
Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.

J'aime beaucoup la fin, elle porte bien son nom,  c'est plein de finesse ( contrairement à mes jeux de mots  :-¬?). Je comprends qu'on puisse la trouver frustrante mais au contraire, je trouve que cette retenue colle très bien au ton du reste du texte. C'est tout plein de pudeur et d'élégance. Et finir par "coeur froid" après avoir passé tout le texte à décrire une atmosphère caniculaire, c'est vraiment chouette !



« Modifié: 26 Février 2016 à 10:09:57 par cyamme »

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #24 le: 26 Février 2016 à 21:03:58 »
Oooh, cyamme ! :) Merci pour ton passage et ta lecture acérée !

 
Citer
nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)
Ahah, en plus tu es la troisième à faire la remarque et je croyais que, au comble de la honte, j’avais modifié ça dès que Mil et Loïc me l’ont dit… mais même pas ! Donc là, ça y est, cette horrible faute a disparu !

 
Citer
Citer
Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,
c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même.  ::)
Ah, je voyais ça un peu comme la question du « leur » que tu mets au singulier dans « ils enlèvent leur chapeau » (parce que chacun n’a qu’un chapeau)… Bref, j’ai du mal à ne pas trouver ça bizarre si j’écris « n’avaient pas de fins » :/


Citer
Citer
En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.
Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?
Ah non, j’ai rien voulu éviter, c’était la formulation que je voulais. Pourquoi elle te semble alambiquée ? « au bout de », j’y vois une notion de bilan à un moment X, alors que « en quelques semaines » donne plus une idée de durée et c’est ce que je voulais. Enfin, c’est peut-être que moi…

 
Citer
Citer
Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.
je suis pas convaincue par l'articulation de la dernière proposition avec le reste de la phrase.
Ouais, c’est pas très heureux ; tu n’es pas la seule à tiquer là-dessus. Je vais voir pour reprendre ce bout de phrase.

 
Citer
Citer
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
Tu voulais dire quelque chose là-dessus ?
 
Citer
Citer
Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.
Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !
Ouais, je vais changer ça, c’est prévu ^^

Citer
Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,
que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon  :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".
Ok, complètement d’accord !

Citer
Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.
Hum, mais si c’est la limite, ça veut dire que c’est passé quand même ? :-¬? Non, sérieux, je comprends bien. Il faut que je laisse des phrases assez longues, pour le rythme mais je peux sûrement faire l’économie de quelques virgules !

 
Citer
Citer
Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.
Ah. Sur le fond ou sur la forme ?  (ou les deux ? :mrgreen:)

 
Citer
Citer
Une après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.
Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.
Ouais, tu as entièrement raison. D’autant que, scientifiquement parlant, ça ne me convenait pas non plus (mais j’espérais secrètement que personne ne tiquerait ^^) (vu l’été que je décris, tous les jours sont caniculaires !) En relisant, je ne vois pas pourquoi j’ai absolument voulu garder ce bout, donc c’est viré !

Citer
Citer
Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.
En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.
Oui, tu n’es pas la seule. Comme je l’ai expliqué plus haut, j’ai hésité à virer toute référence au monde contemporain, mais bon, c’est pas non plus si gênant, si ?

Citer
Citer
J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.
Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.
Ouais, je suis d’accord. Mais tous les verbes auxquels j’ai pu penser ne décrivait pas cet état d’esprit que je voulais donc j’ai laissé ainsi… Mais si tu trouves, n’hésite pas à proposer !

 
Citer
Citer
Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !
Hum, je sais pas, peut-être que je voulais noter qu’elles étaient face à face ? Je ne me rends pas compte si ça se comprend implicitement ou pas ? Je me dis que, inconsciemment, la narratrice se serait installée face à Sarah.

Citer
Citer
Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.
Ok. Je vais essayer de trouver autre chose…

 
Citer
J'aime beaucoup la fin, elle porte bien son nom,  c'est plein de finesse ( contrairement à mes jeux de mots  :-¬?). Je comprends qu'on puisse la trouver frustrante mais au contraire, je trouve que cette retenue colle très bien au ton du reste du texte. C'est tout plein de pudeur et d'élégance. Et finir par "coeur froid" après avoir passé tout le texte à décrire une atmosphère caniculaire, c'est vraiment chouette !
Merci ! Tu sais, je n’y avais pas trop réfléchi mais tu mets des mots sur l’explication de ma volonté inconsciente de terminer sur « cœur froid » ;D (je voulais faire une antithèse avec la main chaude, mais tu as entièrement raison, ça prend encore plus de sens avec tout le reste du texte)


 Merci encore pour ton commentaire !  :)
Oh yeah ! 8)

Eveil

  • Invité
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #25 le: 27 Février 2016 à 12:21:07 »
Citer
Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah  ;)

En l'état, je trouve que tout se tient et que c'est très bien écrit, dans le sens où c'est suffisamment subtil pour ne pas trouver le temps long, et d'une longueur suffisante pour ne pas en demander davantage, ni en être frustré ; c'était juste. Je reprends ce que cyamme a dit, la langue est élégante et pudique, et c'est ce qui m'a plu, entre autre, avec le thème que tu as choisi (plus que celui de l'attirance homosexuelle, celui de l'attirance tout court, et de ces moments qui apparaissent familiers parce que décrits avec justesse). J'ai tout de suite pensé à "Sara la baigneuse" en lisant ton titre parce que je l'ai étudié il y a peu haha, et avant même de commencer la lecture par le début, j'ai lu la toute fin - je le fais quelques fois, je l'ai trouvée intrigante et c'est ce qui m'a poussé à lire l'ensemble. En somme, une lecture plaisante, fraîche, je trouve, malgré la canicule entre les mots.  ^^ 

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #26 le: 27 Février 2016 à 16:13:27 »
Merci Eveil pour ta lecture !

Citer
Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah  ;)
Super, c'était exactement ce que je voulais ^^

Et merci beaucoup pour ton analyse et ton ressenti !

J'ai tout de suite pensé à "Sara la baigneuse" en lisant ton titre parce que je l'ai étudié il y a peu haha
Ah ah, le hasard, c'est joli :)
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Ichtar

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #27 le: 28 Février 2016 à 23:05:41 »
Buongiorno =)

Citer
Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).
A part ça, très très beau texte, tes mots sont d'une justesse impressionnante, c'est à la fois personnel et réaliste mais, en effet, qu'est-ce que cette fin ? Moi, pendant toute ma lecture, j'étais persuadée que la gamine était raide dingue de Sarah et que c'est comme ça que ça allait se passer...
Très agréable, merci pour cette belle lecture.
-La décadence me fascine plus.
- Que pensez-vous de l'art ?
- C'est une maladie.
- L'amour ?
- Une illusion.
- La religion ?
- Un substitut élégant pour la foi.
- Vous êtes un sceptique.
- Nullement ! Le scepticisme est un début de croyance.
- Qu'êtes-vous donc ?
- Définir, c'est limiter.

O. Wilde

Hors ligne Marygold

  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 235
  • marmotte aphilosophique
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #28 le: 29 Février 2016 à 09:24:10 »
J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).
Bon, dommage, j'ai essayé de faire le moins lourd possible...
Je crois que je vois ce que tu veux dire (insister trop sur le manque d'intérêt traduit plutôt de l'intérêt qu'on veut nier, c'est ça ?). Ce que tu proposes pourrait fonctionner si réellement elle n'en avait rien à faire de Gaspard mais, au moment où Sarah lui en parle, la narratrice ne sait pas bien ce qu'elle veut. Elle n'y a réellement pas réfléchi et, du coup, elle commence à le faire. Ce qui l'amène, au parc, à considérer Gaspard plus attentivement et à imaginer ce qui pourrait se passer tout en faisant plus attention à ce qu'elle ressent.

A part ça, très très beau texte, tes mots sont d'une justesse impressionnante, c'est à la fois personnel et réaliste mais, en effet, qu'est-ce que cette fin ? Moi, pendant toute ma lecture, j'étais persuadée que la gamine était raide dingue de Sarah et que c'est comme ça que ça allait se passer...
:) désolée pour la fin...
Tu as vraiment pensé pendant tout le texte qu'elle était amoureuse de Sarah ? C'est le titre qui t'a mis la puce à l'oreille ?
Parce que, ça, ce n'était pas vraiment prévu !

Merci pour ta lecture et ton commentaire, Ichtar !
Oh yeah ! 8)

Hors ligne Luna Psylle

  • Modo
  • Comète Versifiante
  • Messages: 4 185
  • Luna, fille de Psylle
    • Ma page perso du Monde de l'Ecriture
Re : Sarah à la balançoire
« Réponse #29 le: 20 Septembre 2016 à 14:49:52 »
Défi Lecture, j'arrive ! Ma contrainte : Un texte en ième page de sa section avec i correspondant au jour de votre naissance. (page 27)

Je me suis plongée dedans, littéralement (ou presque, j'ai pas eu aussi chaud que les personnages :mrgreen:) !
Lors de ma lecture, j'ai retrouvé cet aspect "années 70" aperçu dans les commentaires et même le téléphone portable n'a pas réussi à me faire sortir de cette ambiance.

Et en fait, je crois que j'ai pas grand chose à dire, désolée :-[

Le thème me plait, l'ambiance me plait, l'évolution me plait et surtout, cette fin qui est presque laissée aux mains du lecteur, appelant à plusieurs interprétations, me ravit. J'en serais presque à dire que c'est un coup de cœur (bah, en fait, pourquoi presque ? j'y passerai sûrement tout à l'heure pour le dire :)).
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.022 secondes avec 23 requêtes.