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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'homme qui ne pouvait pas mourir

Auteur Sujet: L'homme qui ne pouvait pas mourir  (Lu 2624 fois)

Hors ligne JigoKu Kokoro

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L'homme qui ne pouvait pas mourir
« le: 06 Janvier 2016 à 01:56:00 »
Hop ^^
Grosse inspiration ce matin dans ma voiture. Une fois arrivé au travail, j'ai noté les grandes lignes et puis le soir venu je m'y suis mis. Donc voilà. Là aussi pas de grosses raisons particulières à la création de ce texte, tout est partis du titre et de l'idée de départ. Cela faisait un moment que je n'avais pas écrit de "fantastique"  :D

La parole est à vous  :)

1 Le café

Vous dire quand cela a commencé je ne pourrais le faire mais je peux vous raconter quand je m'en suis aperçu. J'étais jeune à cette époque, tout juste vingt-et-un ans, et je travaillais comme cadre moyen dans une grosse boite. Finie l'époque où j'avais démarré ma start-up et débordé de créativité. J'avais déjà cédé au "Dieu argent". Vendu la start-up, vendu ses créations et je faisais partie d'un énorme tout. Un petit mangé par un plus gros comme bon nombre de mes collègues au parcours similaire. Je ne peux pas vraiment me plaindre car c'est une situation que j'avais voulu. L'argent que je gagnais et la vie que je menais en dehors de ce travail me plaisait énormément.

Ma première expérience réellement ressentie fut ce matin de milieu de semaine ordinaire où Jack, ou Paul... ou Mark, ils se ressemblaient tous tellement... Ce matin disais-je où un de ceux-là m'apporta par sympathie un café. Je le vis arriver de loin, du coin de l’œil. Son geste me fit très plaisir car j'avais vraiment envie d'un café. Après que ce soit lui ou un autre je m'en fichais un peu. Je fis discrètement de la place sur mon bureau puis plantai mon regard bien axé sur mon écran afin de feindre la surprise et lui jouer un peu de comédie. J'étais en train de frapper au clavier quand je sentis une étrange sensation en moi. Une aigreur d'estomac, un frisson, qu'à ce moment précis je n'ai pas su identifier. Mais ce qui se passa après fut étonnant. Au moment où la sensation se fit plus forte, sans que je n'y réfléchisse mon bras droit partit vers mon bras gauche puis, en un mouvement rapide ce fameux bras gauche prit appui sur le bureau et me poussa en arrière. Mon fauteuil de bureau à roulettes fit son travail et je me retrouvais à bonne distance de ma table de travail. Je fus au moins aussi surpris que mon voisin d'en face mais beaucoup moins que mon collègue au café qui lui était par terre. Lorsque je levai de nouveau les yeux vers mon bureau, je vis le café encore fumant qui m'était destiné, étalé sur mon plan de travail et mon clavier.

Mon collègue parterre s'excusa en grande pompe et je lui jouai la comédie de la compassion et de la grande amitié. Nous essuyâmes ensemble ses dégâts puis, après encore des excuses et une énième tentative de proposition pour m'apporter un nouveau café, il s'en retourna à son poste. Le café renversé m'embêtait un peu, le clavier était un peu poisseux et j'avais vraiment eu envie de le boire. Mais bon, ma prompte réaction qui occupa la conversation quelques secondes lors de la séance d'essuyage me laissait un peu rêveur. C'était bien la première fois de ma vie que je faisais preuve d'autant de vivacité.


2 La rue

C'est la même journée, en sortant de mon travail, dans la rue bondée de gens pressés de faire leur vie que je repensais à cet incident. Toute la journée, il m'avait un peu hanté, pourquoi ? A ce moment précis, je n'en savais rien mais la réponse allait venir très vite. En y repensant, j’eus le vague souvenir d'avoir évité une porte de justesse l'autre jour, le nez dans mes papiers mais je n'avais même pas pris le temps de m'arrêter. C'est drôle car d'y penser sous cet angle, je m’aperçus de plusieurs petites situations où j'avais réagis de la même manière. Instinctivement, j'avais évité, bloqué, ou que sais-je encore, divers objets ou situations qui auraient pu être douloureux.

Je marchais depuis un moment sans m'apercevoir que je ne tenais pas le même rythme de marche que la foule pressée. Je ressentis une profonde fatigue à les voir s'agiter autour de moi et ce sentiment me fit fortement ralentir. Pourtant, et sûrement parce que j'y prêtais attention, personne ne me touchait, personne ne me percutait. D'un esprit plutôt rationnel, je me suis dit à ce moment précis que je devrais peut-être freiner le travail et prit la décision de m'arrêter net au milieu du courant. C'est alors que je perçus plus nettement la sensation de tout à l'heure. Elle ne venait d'apparaître mais m'arrêter l'avait sûrement fait augmenter. Il ne fallut que quelques secondes pour m'apercevoir que je n'étais en fait pas immobile. Comme si une musique faisait danser mon corps, comme si mon corps suivait un rythme, je me balançais de droite et de gauche en faisant parfois des petits pas. Cette étrange danse surprenante était fluide et j'évitais ainsi tout contact avec les personnes. Je me pris à sourire et presque à rire devant ma prestation.

Je ne sais si c'est un bloc de personne plus important qui est arrivé ou que la vitesse de la foule a augmenté mais ma danse s'était accélérée et j'évitais alors de manière plus ample les gens. Tant et si bien que ces mouvements aussi souple étaient devenus plus brutales et je me mis à surprendre les passants. Ces derniers, craignant de justement me percuter, avaient tentés quelques mouvements maladroits. Il s'était entraîné alors une suite de déplacement très rapide de ma part qui m’avait fait terminer sur le bord du trottoir. Lorsque je m'étais retourné, j'avais pu constater un amas de personnes enchevêtrées au sol. Sans m'en rendre compte j'avais, sans avoir été percuté par qui que ce soit, provoqué la chute d'une quinzaine de personnes. Les gens s’étaient excusés entre eux, ils s'étaient redressés. Personne n'avait semblé avoir été en mesure de comprendre ce qui c'était passé à part moi. Cela m'avais arrangé bien sûr car, en plus d'être drôle, je n'avais pas besoin de m'expliquer sur ce qui c'était passé. En très peu de temps, l'incident avait semblé n'avoir jamais existé.

La foule avait repris son rythme, la rue avait repris son aspect morose. La seule chose qui était différente c'était moi. Ce que je venais de vivre était incroyable. Mon esprit rationnel avait alors fait très vite une déduction. Apparemment, j'évitais toutes formes de danger sans m'en rendre compte. Risible autant qu'original voilà un don qui ne ferait pas vraiment de moi quelqu'un d'exceptionnel. Pourtant, j'avais été pris d'un accès de folie. Si j'évitais les petits dangers alors en serait-il de même avec les grands.

Sans vraiment réaliser justement la folie de mon geste, je m'étais engagé à pied en plein dans la circulation. En quelques secondes, la sensation s'était fait violente en moi, un mal être profond, une vrille au tripes et j'avais même ressenti des tremblements quand j'avais entendu les freins de la voiture devant laquelle je venais de débouler. Pourtant une fois de plus mon corps avait réagi par lui-même et j'avais sauté littéralement sur place. Mes pieds avaient atterri sur le capot de la voiture qui s'était stoppée justement à l'endroit même où je m'étais trouvé une seconde auparavant. Il y avait eu comme un silence, entrecoupé de quelques klaxons de voiture en arrière-plan. J'étais debout sur le capot, devant le regard médusé du conducteur et de pas mal de passant.

3 L'épicerie

Au moment où j'ai vécu cet épisode dans cette épicerie, cela faisait un petit mois que j'avais découvert mon étrange don et le cernait un peu mieux. La sensation que je ressentais était un signal d'alarme. Plus elle était violente et plus le danger était grand et imminent. Comment fonctionnait-elle exactement ? Et pourquoi je me retrouvais équipé d'un tel détecteur ? Je n'en savais rien. Mais ces dernières semaines avait apporté une touche d'exotisme à ma vie. Je ne m'étais pas amusé avec, du moins pas de la même manière que la fois dans la rue où j'avais pris un gros risque. J'avais simplement vite compris comment il fonctionnait en y prêtant attention au moment opportun. Toutefois, je commençais à nourrir quelques ambitions. J'avais des doutes quant à mon raisonnement du jour l'incident de la voiture. Et si ce don pouvait être utilisé pour être utile aux autres. S'il ne pouvait justement pas m'aider à devenir une autre personne, pourquoi pas un de ces héros en papier qui peuplaient les bandes dessinées et les cinémas ?

J'étais en train d'y penser fortement lorsque j'effectuais quelques achats anodins dans une épicerie de mon quartier. C'est là que j'avais ressenti la sensation, une fois de plus violente, terrible. J'avais tourné la tête à la recherche du danger en attendant que mon corps me surprenne mais il n'y avait rien eu. Rien d'autre que les quelques rayonnages un peu vieux et le gérant regardant la télévision à sa caisse. Pourtant la sensation était là et elle avait augmenté encore. J'avais voulu me reprendre et l'ignorer, puisqu'il n'y avait pas de danger mais au moment où j'avais entrepris de continuer mes emplettes, elle m'avait presque terrassé. Douloureuse et violente, j'en avais lâché la boite que j'avais dans les mains. Le bruit de la boite accompagné du juron que je n'avais pu réprimer, à cause de la douleur, avait fait lever la tête au gérant qui m'avait regardé d'un drôle d'air. Je m'étais demandé quelle tête je pouvais bien avoir. Il fallait que je sorte, que je prenne l'air. J'étais mal. Peut-être mon nouveau radar se mettait-il à déconner. Cette envie de sortir s'était imposé tellement dans mon esprit que je n'avais pu m’exécuter sans m’empêcher de prononcer le mot « dehors ». En sortant, j'avais manqué de renverser la personne qui était rentrée mais je m'en étais moqué éperdument. J'avais fait quelques pas et m'étais adossé au panneau de circulation. Je m'étais penché un peu et avais senti déjà la sensation commencer à diminuer. J'étais en train de souffler un peu lorsque d'un bruit fort s'était fait entendre. Je m'étais figé, tout comme les gens passant derrière moi sur le trottoir. Un deuxième bruit tout aussi fort. J'avais alors su d'où il venait. Je m'étais retourné vers l'épicerie car c'est de là que provenait le bruit et justement un troisième s'était mis a résonné. C'est alors que la personne que j'avais manqué de renverser était sorti en trombe et en boitant, la jambe pleine de sang. Juste derrière, j'avais vu le gérant qui n'avait fait que deux pas avant de s’effondrer sur son étal de fruits et légumes.


4 Ma vie

L'épicerie m'avait ouvert les yeux et fait prendre une douche froide. L'imminence du danger n'avait pas été immédiate et si les choses se passaient ainsi, jamais je ne serais un héros pour personne. Comment sauver quelqu'un quand votre corps vous fait fuir la zone de danger. Cette nouvelle me déçue quelques peu mais j'avais déjà une vision plutôt morose de mes contemporains et de moi-même alors cela ne fit que renforcer mon sentiment. Ce don ne faisait pas de moi quelqu’un de meilleur. Tout au plus, il me maintiendrait en vie plus longtemps que les autres mais l'humain n'étant que de passage et relativement destructeur cela ne changerait pas la face du monde. Le cours de ma vie reprit après cela et je ne fis plus jamais d'expérience. Tous les jours, la sensation me guidait. Dans mes actions, mes choix, comme une étrange chance qui ne semblait plus me quitter. J'avais alors compris que la sensation arrivait parfois avec des pensées qu'il me fallait entendre. « Dehors » avait été la première mais « à gauche », « accepte », « achète » était des exemples comme il y en eu tant d'autres. J'étais un peu morose sur l'homme et sa vie, j'en vins vite à être blasé.

Ma vie défilait, et j'évitais tous les écueils, plus rien ne me surprenait. A chaque décision, à chaque « chance », ni joie ni peine. Je me sentais de moins en moins en phase avec les gens que je côtoyais. En apparence, je jouais toujours la comédie, souriais et donnais une représentation mais intérieurement je vivais les choses avec détachement. Je n’eus même pas un soupçon de remords quand ce jour-là, dans le métro, la sensation me fit éviter la chute de cet homme ivre sur les voies. A ma place, il avait entraîné un jeune enfant qui n'avait pas survécu à sa rencontre avec les rails métalliques. Etais-je devenu ignoble ? Je n'en savais rien, mais je passais le plus clair de mon temps à suivre ce nouvel instinct tout en jetant un regard désabusé sur le monde.

Il y eu une période où l'envie de plus être seul me prit fortement mais je ne pus jamais aborder une femme. A chaque tentative de rencontre, de rendez-vous, la sensation me prenait, m'indisposait et si j’insistais me forçait à sa volonté. Cette vie dura longtemps. Des années qui me parurent longues, en réalité pas tant que ça car je n'ai que trente et un ans aujourd'hui. J'acceptais des mutations dans des pays étrangers, reçu des promotions et engrangeais énormément d'argent. C'est fou de voir les richesses que l'on peut tirer d'un pays qui s’effondre. Je suivais docilement mon entreprise qui sût parfaitement soutirer de cette manière de gros profit sous couvert de programme d'aide, de soutien au développement et en lutte contre les crises.

Je fis une dizaine de pays puis un jour j'achetais, dans ces terres reculées, une grande superficie. J'y fis construire une petite maison tout en continuant ma participation au dépouillement de ce qui passait sous ma main. Les choses s’accélérèrent, les pays souffrant le moins des différentes crises et conflits, pour parfois avoir indirectement contribués aux ruines des autres, furent aussi touchés. Une sorte de spirale mêlant finances, malversation, accord secret et violence. Des états de plus en plus autoritaires, des révoltes, des attaques armées indirectes puis directes. Il ne fallut, là non plus, pas très longtemps pour que les pays les plus pauvres entre en guerre entre eux. Pas vraiment soutenu par les plus grands qui s'enfonçaient de leur côté. Pendant ce temps, je jouissais toujours de mon « intouchabilité », ma fortune personnelle était utilisée à bon escient, enfin pour mon compte personnel. La maison construite, elle fut équipée pour être le plus autonome. Puis j'y stockais alors des vivres en conséquence et toutes sortes de matériels utiles. Je n'étais plus dupe, mon instinct de survie surdimensionné me préparait à l'inévitable conclusion de l'évolution du monde. [/size]

5 Le monde

Accoudé à la rambarde en bois de ma petite terrasse, j'ai les yeux perdus au lointain. C'est étonnant de ne résumer sa vie qu'à ces quelques faits. Le monde n'est plus, il est sur sa fin. Tout s'est délité, les pays, leurs économies, il ne reste plus grand chose. Évidemment je me suis extrait de tout ça et suis arrivé ici depuis plusieurs mois. Je vis parfaitement bien, rien n'a été oublié, tout est au carré. La sensation n'est plus venue une seule fois me voir de manière forte depuis mon arrivée. Tout juste une ou deux fois, pour des broutilles mais plus rien de similaire à avant. C'est ainsi que je vais finir, seul à l'abri. J'ai passé ces années à me promener sur Terre parmi des hommes et des femmes qui vivaient des vies difficiles et tragiques. Grâce à cela, ils ont sûrement vécu des moments plus intenses que je n'en vivrais jamais. Un survivant plein de philosophie, un témoin du passage de l'homme sur cette planète, non plutôt de sa fin tragique.

Je porte la tasse à mes lèvres, rien ne vient. Je baisse les yeux, cette dernière est vide comme ma vie désormais dans ma confortable forteresse de solitude. Je me retourne et rentre, on est aux portes de l'hiver et ce dernier sera sûrement rude. A l'intérieur, en posant ma tasse sur la petite table du salon, je jette un œil distraitement aux livres de la bibliothèque. Je souris, puis ris, un rire amer qui fait monter des larmes à mes yeux. Tous ces livres ont un but, aucun n'est là pour le plaisir. Comme le reste, ce n'est qu'un outil de plus pour survivre. Et puis.... On cogne à la porte !

Je sursaute, je sens comme de l’électricité me parcourir. J'avais perdu ce sentiment, cela faisait longtemps que plus rien ne me surprenait. On cogna une deuxième fois. Je n'avais pas rêvé. Je me lève donc de mon canapé et avance vers la porte. Une nouvelle sensation perdue depuis longtemps fait sa réapparition : de l'appréhension. Qu'y a-t-il derrière cette porte ?
Je suis derrière, la main saisit la poignée mais je suis pris d'un doute. Le doute ! Encore une que je pensais perdue à jamais. Une troisième salve sur la porte. Là c'est l'excitation qui s'introduit en moi et j'ouvre la porte.
Sur le perron, la tête tournée vers le vide à perte de vue, il y a une personne. Je suis surpris, tellement que je reste planté là sans rien dire. La personne se retourne et me regarde avec des yeux pleins d’appréhension. Nous partageons alors cet étrange sentiment ensemble pendant quelques instant puis cette dernière enlève son bonnet délivrant sa longue chevelure. Nous nous regardons encore intensément puis je lis de la gêne dans son regard, elle rougit, détourne les yeux et sourit. Je n'ai toujours rien dis, je n'ai même pas bougé. Elle me regarde de nouveau, hésitante, puis dit :

- Je... enfin ça va être dur de vous expliquer vraiment comment ou pourquoi je suis arrivé là.... mais voilà, quelque chose en moi m'a dit qu'il fallait que je vienne ici...

Au fond de moi, la sensation ne se manifeste pas.
« Modifié: 07 Avril 2016 à 11:11:54 par JigoKu Kokoro »
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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #1 le: 06 Janvier 2016 à 19:03:45 »
Ah Ah ! Quelle chute ! Et ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants, je te le dis, moi !!

 :bonpublic:

Bonsoir Jingujoguk... Non, jikogusko... Non ! Jinkougsu... Ha mince, j'arrive pas à le prononcer !

Bonsoir, le texte était sympa, je l'ai trouvé vivant. Peut-être que tu peux encore ajouter du piment, ça fait vivre la lecture. Certains passages m'ont un peu moins parlé, mais dans l'ensemble c'est du bon boulot. Tu cherches un style particulier, une signature. J'ai été surpris, et je me suis demandé pourquoi tu avais fait des titres comme ça entre les parties.

N'hésite pas à sauter une ligne quand tu passes d'un paragraphe à l'autre parce que le format web rend la lecture un peu compacte.

En gros ça donne ça :
Ah Ah ! Quelle chute ! Et ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants, je te le dis, moi !!
Bonsoir Jingujoguk... Non, jikogusko... Non ! Jinkougsu... Ha mince, j'arrive pas à le prononcer !
Bonsoir, le texte était sympa, je l'ai trouvé vivant. Peut-être que tu peux encore ajouter du piment, ça fait vivre la lecture. Certains passages m'ont un peu moins parlé, mais dans l'ensemble c'est du bon boulot. Tu cherches un style particulier, une signature. J'ai été surpris, et je me suis demandé pourquoi tu avais fait des titres comme ça entre les parties ?
N'hésite pas à sauter une ligne quand tu passes d'un paragraphe à l'autre parce que le format web rend la lecture un peu compacte.


Il vaut mieux sauter une ou deux ligne (format oblige).

Je baisse les yeux, cette derrière est vide comme ma vie désormais dans ma confortable forteresse de solitude.
cette derrière est vide  :\? Mmh...

Je pense que tu peux légèrement revoir la cohérence du texte ; par exemple, ton personnage ne révèle son pouvoir magique extraordinaire à personne, comme un secret, et on aimerait bien comprendre ce qui le rend aussi secret. Et puis, s'il y a eu des morts dans cette épicerie, même en ressortant de ce lieu vivant, je pense que ton personnage aurait pu éprouver un choc, quelque chose qui le fasse vraiment réagir, un traumatisme, ou je ne sais quoi. T'identifies-tu à ce héros ? Voilà, sinon la narration est efficace, on sait de quoi ça parle, et le propos est fort, avec le quotidien tout simple d'un côté, et la réalité mondiale de l'autre, et puis les émotions du personnage enfin.

On aimerait vraiment se marier à la fin de la lecture !!

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #2 le: 06 Janvier 2016 à 22:49:01 »
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Bonsoir Jingujoguk... Non, jikogusko... Non ! Jinkougsu... Ha mince, j'arrive pas à le prononcer !
:D Tu peux raccourcir tout simplement => Jigoku ou encore plus simple => JK

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Bonsoir, le texte était sympa, je l'ai trouvé vivant. Peut-être que tu peux encore ajouter du piment, ça fait vivre la lecture. Certains passages m'ont un peu moins parlé, mais dans l'ensemble c'est du bon boulot. Tu cherches un style particulier, une signature. J'ai été surpris, et je me suis demandé pourquoi tu avais fait des titres comme ça entre les parties.
Je te remercie. ^^
Je ne cherche pas de style en particulier, j'ai un style assez régulier en cas de narration simple (raconter une histoire) mais j'ai été tenter de faire plus en lisant tout ce qui se fait ici. Les titres sont comme la construction m'est venu ni plus ni moins. Je ne voulais pas de titre redondant alors j'ai gardé ceux là  ^^

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N'hésite pas à sauter une ligne quand tu passes d'un paragraphe à l'autre parce que le format web rend la lecture un peu compacte.
Je vais de ce pas souffler dans ma paille et insuffler de l'air à se texte  :)
EDIT : C'est fait ! et sans baver :D

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cette derrière est vide  :\? Mmh...
:viviane: cette dernière
Quelle buse je fait !  :kei:

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Je pense que tu peux légèrement revoir la cohérence du texte ; par exemple, ton personnage ne révèle son pouvoir magique extraordinaire à personne, comme un secret, et on aimerait bien comprendre ce qui le rend aussi secret. Et puis, s'il y a eu des morts dans cette épicerie, même en ressortant de ce lieu vivant, je pense que ton personnage aurait pu éprouver un choc, quelque chose qui le fasse vraiment réagir, un traumatisme, ou je ne sais quoi. T'identifies-tu à ce héros ? Voilà, sinon la narration est efficace, on sait de quoi ça parle, et le propos est fort, avec le quotidien tout simple d'un côté, et la réalité mondiale de l'autre, et puis les émotions du personnage enfin.
Je n'avais pas envie qu'il le révèle. Je voulais un personnage déjà un peu distant et cynique au départ. Une personne déjà un peu désabusé. Le pouvoir comme tu l'appelles ne devait pas être trop important dans ce récit, pas prendre trop de place. L'idée de changer les choses lui vient effectivement mais très vite, il s'aperçoit que cela ne sert pas à grand chose et en retourne à son mode de pensée. Le reste de l'histoire montre que rien ne vient éveiller de nouveau cette envie, que rien ne l'y convie. J'ai donc essayer de conserver cette aspect tout le long et cela n'a pas été évident car j'ai justement l'habitude en narration de mettre souvent les émotions en avant (mais à la troisième personne). Il devait justement revivre sur la fin  ;).  Par contre, je ne m'identifie pas du tout à ce héros  :D C'est une création ni plus ni moins  :)

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On aimerait vraiment se marier à la fin de la lecture !!
Ben avec qui tu veux te marier ? :D

En tout cas je te remercie beaucoup d'avoir pris le temps de lire mon texte et de m'avoir donné ton avis.  :)
« Modifié: 06 Janvier 2016 à 22:59:17 par JigoKu Kokoro »
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Re : Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #3 le: 07 Janvier 2016 à 14:19:01 »
Ok JK,
Ça me plaît bien.

Excuse-moi si je me suis mal exprimé, je ne voulais pas dire que tu étais obligé de changer la taille du texte, même si tu préfères peut-être dans cette taille ?
Bien aéré, en revanche, c'est parfait !

(raconter une histoire)
Oui, j'ai beaucoup entendu cette expression ces derniers temps "raconter une histoire," il faut bien faire attention car elle porte largement à confusion il faut savoir distinguer :
  • Celui qui raconte des histoires, qui ment, le menteur qui fait croire à ce qu'il n'est pas, on dit de lui qu'il raconte des histoires
  • L'écrivain qui aborde des sujets qui lui tiennent à cœur, des sujets philosophiques ou politiques, des souvenirs réels ou des désirs secrets. Dans ce second cas, le terme "raconter des histoires" qui aurait une connotation frivole contraste avec la profondeur du texte, sa valeur sincère, et tout le travail que ça représente.
Dans ton cas, je trouve que c'est un texte qui parle de notre actualité, qu'il fait part d'un malaise bien présent dans notre époque. On peut donc s'en servir soit pour réfléchir, soit pour expliquer, soit pour se repérer, il a une certaine valeur universelle. Et puis, il y a une très forte dimension morale dans ton texte : cette idée que malgré un super pouvoir de super protection, le personnage ne serait pas satisfait, ça porte un message très fort, très présent.
 :huhu:
Bien sûr, on pourrait être en désaccord avec ce qui se passe : "Oh ! Bah moi, si j'étais protégé, je serais heureux, et je me foutrais complètement de la fin du monde et des guerres !" mais ça reste un vrai propos, un message puissant.

4 Ma vie
3 Le monde

Fais gaffe, tu t'es trompé dans les chiffres sur le dernier passage
« Modifié: 07 Janvier 2016 à 14:21:50 par Alan Tréard »

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #4 le: 07 Janvier 2016 à 16:18:22 »
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Excuse-moi si je me suis mal exprimé, je ne voulais pas dire que tu étais obligé de changer la taille du texte, même si tu préfères peut-être dans cette taille ?
Ne t'excuse pas, je n'ai pas réfléchis au fait que mon navigateur avait un zoom activé. Quelques pourcentages, ça change tout ! Du coup à taille normal c'est un peu dur en effet. Alors non je trouve ça super comme ça ^^.

Citer
Oui, j'ai beaucoup entendu cette expression ces derniers temps "raconter une histoire," il faut bien faire attention car elle porte largement à confusion il faut savoir distinguer :
Ce que j'entendais par là c'est que mon domaine de prédilection, enfin celui où je suis le plus à l'aise c'est la narration simple. Ce texte, qui contient justement un peu des valeurs que tu cites, est une première pour moi.  :)

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Dans ton cas, je trouve que c'est un texte qui parle de notre actualité, qu'il fait part d'un malaise bien présent dans notre époque. On peut donc s'en servir soit pour réfléchir, soit pour expliquer, soit pour se repérer, il a une certaine valeur universelle. Et puis, il y a une très forte dimension morale dans ton texte : cette idée que malgré un super pouvoir de super protection, le personnage ne serait pas satisfait, ça porte un message très fort, très présent.
 :huhu:
Bien sûr, on pourrait être en désaccord avec ce qui se passe : "Oh ! Bah moi, si j'étais protégé, je serais heureux, et je me foutrais complètement de la fin du monde et des guerres !" mais ça reste un vrai propos, un message puissant.
Alors si c'est ce que tu y trouves c'est que j'ai au moins réussi à approcher mon but qui était de transmettre un peu de cela au milieu de cette histoire.  ^^
Après l'interprétation personnelle du "si c'était moi,..." n'appartient qu'au lecteur. Libre à lui de se dire "Ce mec est un c..."  :D

Citer
4 Ma vie
3 Le monde
:facepalm: irrécupérable je suis... 
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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #5 le: 07 Janvier 2016 à 17:45:43 »
Ortho/grammaire etc :
quand cela à commencé > a commencé
Fini l'époque > Finie
démarré ma start-up et débordais > débordé
déjà céder > cédé
me plaisais > plaisait
un de ceux là > un de ceux-là
le vis arrivé > arriver
Je fis discrètement de la place sur mon bureau puis plantais > plantai
a ce moment précis > à
pris appui > prit appui
Mon fauteuil de bureau à roulette > roulettes
je me retrouvais > retrouvai
était parterre > par terre
qui m'étais destiné > était
lorsque je levais > levai (pour imparfait vs passé simple, passe à la troisième personne pour vérifier)
mon collègue parterre > par terre
je lui jouais > jouai
je faisait > je faisais

Et tu comprendras si j'arrête à la première partie les corrections. Ca fait beaucoup pour trois paragraphes ^^
Le motto pour te corriger est simple : prends chaque verbe et vérifie sa conjugaison. Ca couvre 75% des fautes.
Et sérieusement, le correcteur auto de Word sait repérer les fautes de conjugaison de façon semi-décente. Lance-le à l'occasion.

Sur certaines phrases :

Citer
Vous dire quand cela à commencé je ne pourrais le dire mais je puis vous raconter quand je m'en suis aperçu.
Pourquoi "je puis" plutôt que "je peux" ?
Et l'inversion initiale est maladroite ("vous dire (...) / je ne pourrais le dire"). Si tu la remets à l'endroit, ça donne : "Je ne pourrais vous dire le dire quand...".
Je viserais plus simple pour l'accroche.

Citer
J'avais déjà céder cela au "Dieu argent".
Le "cela" est un peu maladroit.

Citer
Une aigreur d'estomac, un frisson, a ce moment précis je n'ai pas su identifier
Manque un "qu'à" ou un "l'identifier".

Citer
j'en avais vraiment eu envie de le boire.
"en" ou "de le boire", pas les deux à la fois.
Ou "j'avais vraiment eu envie d'en boire".

Citer
Non qu'elle venait d'apparaître mais m'arrêter l'avait sûrement fait augmenter.
"Non qu'elle vienne" ("vînt" techniquement, mais le subjonctif présent suffit).
"Non pas qu'elle vienne" serait mieux ; ce "Non que" fait très artificiel dans le ton raconté du récit.

Citer
Si j'évitais les petits dangers alors serait-il de même avec les grands.
"en serait-il"

Citer
j'avais perçu même des tremblements
On perçoit vers l'extérieur, on ressent vers l'intérieur, généralement.

Citer
Plus violente elle était et plus le danger était grand et imminent
"Plus elle était violente"

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Comment fonctionnait-elle exactement et pourquoi je me retrouvais équipé d'un tel détecteur
Tu as deux questions qui se suivent. Pour la première, tu fais verbe-sujet ("fonctionnait-elle"). Pour la seconde, sujet-verbe ("je me retrouvais").
Tu devrais faire l'un ou l'autre, pas l'un puis l'autre aussi proches.

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Et si ce don pouvait être utilisé pour être utile aux autres. S'il ne pouvait justement pas m'aider à devenir une autre personne, pourquoi pas un de ces héros en papier qui peuplaient les bandes dessinées et les cinémas.
Je mettrais des points d'interrogation. Ce sont des questions directes, en l'état.

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si les choses ne passaient ainsi
se passaient

Sur l'ensemble. J'aime l'histoire, l'idée et son twist sont bien trouvés, bien menés, le déroulement coule bien.
J'ai un peu le même problème que pour le dernier texte de toi que j'avais commenté : je trouve que lorsqu'il s'agit des pensées et raisonnements, ça ne sonne jamais très naturel. Un truc tout con par exemple : on n'utilise assez peu d'adverbes (surtout ceux en -ment), quand on pense.
Autre remarque sur les adverbes d'ailleurs : j'ai l'impression que quand un adverbe rencontre une conjugaison composée, tu écris toujours : "sujet auxiliaire verbe adverbe", sans envisager l'alternative de "sujet auxilaire adverbe verbe" qui passe parfois mieux.
Exemple : "j'avais sauté littéralement sur place" (ton choix) vs "j'avais littéralement sauté sur place" (ce qui est fait "littéralement", c'est "sauté sur place", donc c'est plus clair sur tu le mets avant qu'au milieu).

Ton style s'est fluidifié par rapport au texte sur le détective, et l'histoire comme déjà dit est bien menée. Mais essaye vraiment de travailler sur ta relecture, et pousse encore plus sur la piste de décoincer, ou rendre plus naturelles, tes tournures.
« Modifié: 07 Janvier 2016 à 17:48:08 par barnacle »

Hors ligne extasy

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #6 le: 07 Janvier 2016 à 18:04:57 »
Salut :)

Alors j'ai vraiment surkiffé l'idée de l'homme qui ne peut pas mourir. Il y a une expression dans le texte que je trouve très efficace et qui m'a beaucoup plu, c'est celui de l'instinct de survie surdimensionné.
J'aime plutôt bien la progression aussi. Au contraire d'Alan (ou alors je t'ai mal compris Alan et je m'en excuse ^^), je trouve que cet instinct de survie, loin de fais surgir chez le narrateur des sentiment moraux, lui permet de mieux accepter sa perte d'humanité ; conditionné qu'il est à survivre en laissant les autres mourir, il en arrive à exploiter naturellement autrui pour son propre bénéfice. C'est de ça que je parle quand je dis que la progression, logique, me plait.
Après dans un cadre plus concret, cette évolution me laisse un peu perplexe. Ça va très vite à travers les ellipses et je ne sais pas si c'est le meilleur moyen d'obtenir un bon effet narratif.
Enfin, concernant le style, je pense qu'il reste pas mal de boulot. Les fautes bien sûr et les nombreuses répétitions que tu pourrais facilement éviter, mais surtout le style en général qui n'est pas particulièrement marquant (dans ce texte hein, je ne sais pas comment tu écris d'habitude), qui m'a l'air très brouillon, avec des passages que tu pourrais soigner et d'autres que tu pourrais virer.

Donc voilà, c'est un texte qui m'a beaucoup plu dans son idée, mais pas dans sa forme.

Au plaisir de te relire :)

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #7 le: 07 Janvier 2016 à 23:51:14 »
@Barnacle

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Et tu comprendras si j'arrête à la première partie les corrections. Ca fait beaucoup pour trois paragraphes ^^
Le motto pour te corriger est simple : prends chaque verbe et vérifie sa conjugaison. Ca couvre 75% des fautes.
Et sérieusement, le correcteur auto de Word sait repérer les fautes de conjugaison de façon semi-décente. Lance-le à l'occasion.
Je te remercie pour ta correction et suis navré que tu cela te sois pénible  :( (j'ai modifié l'ensemble de ce que tu m'as donné)
Cela dit, je ne me suis pas caché l'autre jour en te le disant dans un autre post et dans celui des posts des syndrome. J'ai un mal fou avec ce que j’appelle "le français inaudible". C'est une très grosse tare chez moi et dit toi qu'au tout début c'était bien pire. Mais voilà, je connais mon défaut, j'y suis attentif le plus possible mais quand je travaille cela m'est très dur et je finis toujours par laisser passer beaucoup de chose. J'en suis vraiment désolé et t'assure que je fais un maximum pour en écluser.  ><
Je relis énormément, beaucoup même. Mais il est très difficile pour moi de tout détecter. Je me soigne mais la guérison n'est pas pour demain  :-\
Et sérieusement, je n'utilise pas Word à la maison (pas les moyens), c'est Open Office qui, je dois sire est relativement merdique sur ce point. Je repasse souvent mes textes avec le Word que j’utilise au travail qui lui est performant. Du moins en apparence. Pour lui "je me levais" et "je me levai" sont juste, il a du mal à saisir le concept  :(

Donc crois moi si je te dis que je travaille beaucoup sur la question aussi, si à l'avenir cela t'épuise et te contrarie, ne te s'en pas forcer de le faire :)

Ton avis en tant que lecteur m'est tout autant, si ce n'est beaucoup plus précieux  ^^

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Sur l'ensemble. J'aime l'histoire, l'idée et son twist sont bien trouvés, bien menés, le déroulement coule bien.
J'ai un peu le même problème que pour le dernier texte de toi que j'avais commenté : je trouve que lorsqu'il s'agit des pensées et raisonnements, ça ne sonne jamais très naturel. Un truc tout con par exemple : on n'utilise assez peu d'adverbes (surtout ceux en -ment), quand on pense.
Autre remarque sur les adverbes d'ailleurs : j'ai l'impression que quand un adverbe rencontre une conjugaison composée, tu écris toujours : "sujet auxiliaire verbe adverbe", sans envisager l'alternative de "sujet auxilaire adverbe verbe" qui passe parfois mieux.
Exemple : "j'avais sauté littéralement sur place" (ton choix) vs "j'avais littéralement sauté sur place" (ce qui est fait "littéralement", c'est "sauté sur place", donc c'est plus clair sur tu le mets avant qu'au milieu).
Le message est passé, il faut que je surveille ce point qui est très récurrent dans ma façon d'écrire.

Merci encore  :)

@Extasy

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. Ça va très vite à travers les ellipses et je ne sais pas si c'est le meilleur moyen d'obtenir un bon effet narratif.
C'était volontaire, je n'avais pas envie de faire trop long ni d'en faire des tonnes avec des petits chapitres qui se suivent parfaitement. J'ai conçu chaque scène comme des passages clés de la vie de cette homme. Il ne parle que du tout début lorsqu'il à fait sa découverte et que cela a changé un peu sa vie. Il passe très vite sur le reste qu'il trouve justement sans réel intérêt.

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Enfin, concernant le style, je pense qu'il reste pas mal de boulot. Les fautes bien sûr et les nombreuses répétitions que tu pourrais facilement éviter, mais surtout le style en général qui n'est pas particulièrement marquant (dans ce texte hein, je ne sais pas comment tu écris d'habitude), qui m'a l'air très brouillon, avec des passages que tu pourrais soigner et d'autres que tu pourrais virer.
Comme dit plus haut, je met moins de "réflexion sur le monde ou autre" dans mes écrit. Du coup, l'idée était pas mal mais je me rends compte avoir voulu faire couler les types de phrases à l'image du perso et finalement certaines choses ne sont pas au point. Les fautes bon... comment dire... je m'excuse 1000 fois mais je crains que pendant encore longtemps j'en fasse  :-\ et ce malgré ma lutte acharné contre elle.  ><
Bref, je suis content que l'idée t'ai plu, après le style et tout le reste c'est à travailler évidemment. J'espère progresser à chaque publications ce qui est déjà le cas ici. Petit pas par petit pas  :)

Merci d'avoir pris le temps de me lire  :)
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #8 le: 08 Janvier 2016 à 09:50:25 »
Je relis énormément, beaucoup même. Mais il est très difficile pour moi de tout détecter. Je me soigne mais la guérison n'est pas pour demain  :-\
Et sérieusement, je n'utilise pas Word à la maison (pas les moyens), c'est Open Office qui, je dois sire est relativement merdique sur ce point. Je repasse souvent mes textes avec le Word que j’utilise au travail qui lui est performant. Du moins en apparence. Pour lui "je me levais" et "je me levai" sont juste, il a du mal à saisir le concept  :(

Je sais bien que c'est plus ou moins facile d'une personne à l'autre. C'est juste toujours un peu gênant à la lecture.
(Et la différence entre "je me levais" et "je me levai" est difficile en général ; c'est une faute que même moi je fais spontanément, d'où l'astuce de passer à la troisième personne : il se levait vs il se leva. A l'oreille tu connais la différence. Idem pour participe passé vs infinitif : si tu hésites, remplace par "mordre" (par exemple), et ça donne "mangé" vs "manger" remplacé par "mordu" vs "mordre" - tu sauras spontanément lequel est le bon)
Pour OO : je ne sais pas ce que ça vaut, mais il y a au moins deux extensions que tu pourrais tester : Grammalecte et LanguageTool. Elles ne trouveront pas tout à ta place, mais ça devrait t'aider à écrémer les "il faisais" etc.

Hors ligne kokox

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #9 le: 08 Janvier 2016 à 11:19:49 »
Salut JigoKu,
Tu démontres, à mes yeux, sur ce récit précis (je n'ai pas encore lu tes autres oeuvres) une énorme qualité et une foule de petits défauts (inhérents en partie au caractère foisonnant, voire glouton de cette qualité)  mais qui devraient s'estomper, je n'en doute pas, avec le temps.
Ta qualité énorme, c'est que ton écriture (et à fortiori ton imaginaire) avance comme un train à tombeau ouvert en rase campagne. Même si le paysage est loin d'être idyllique, on ne s'emmerde pas, on veut savoir où ce train va nous mener, au paradis, en enfer, où nulle part. Oui, mais voilà, au bout de quelques kilomètres de célérité et d'ivresse, on commence sérieusement à se demander si il y a un machiniste qui conduit la locomotive ou si c'est un jeune chien fou qui en a pris les commandes.
Bref, par delà cette branquignolesque allégorie, il me semble que ta baguette de chef d'orchestre avance plus vite que la musique (Pt1, c'est incroyable, je n'arrive plus à parler autrement qu'en parabole ce matin)  :)
Bref 2, ce je que je ressens profondément dans ma chair de lecteur affamé de fantaisies et de larmes, de suspense et de péripéties, c'est que tu as l'idée de départ et que tu sembles vouloir la coucher sur le papier le plus vite possible pour ne pas l'oublier en cours de route. Tu ne fais pas l'amour avec ton sujet JigoKu, tu n'es pas encore tombé sur un ouvrage de tantrisme ou de taoïsme, tu es un incroyable jouisseur précoce impénitent !  :) Aucun mépris, aucune méchanceté dans cela, juste la "sensation" que tu ne vas pas au bout de ton talent, que tu t'arrêtes en cours de route.
Or, tu es un raconteur d'histoires, c'est indéniable. Tu es un écrivain prodigue, fécond et généreux. Il y a  beaucoup de sympathie dans tes regards. Mais il y manque encore un peu de tempérance, de pondération, et de cet esprit artisanal et gentiment malin qui feront béer ta bouche et te dire : "Oh, putain, là je suis jouasse, j'ai tout donné, je ne peux vraiment pas plus, merci mon Dieu".
Bon, je ne sais pas si j'ai été très clair, car je n'ai pas beaucoup dormi.
Bref 3, j'ai pris grand plaisir à acheter mon billet pour JigoKuland. Tu m'as bien embarqué, c'est le principal.
Et j'ai trouvé ta chute vraiment inattendue, simple et superbe.

Bien à toi !

Kokox
« Modifié: 08 Janvier 2016 à 11:25:31 par kokox »

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #10 le: 08 Janvier 2016 à 14:29:15 »
@Kokox
:o Il m'a fallu quelques secondes afin de me rendre compte que j'avais bien cliqué sur le topic de mon texte  :D

C'est après avoir lu tes post dans celui de "100 raisons..." que j'ai compris que c'était ta façon de t'exprimer tout de moins par écrit   ;)

Si je fais l'analyse et la synthèse de ce que tu me dis, je ne suis pas d'accord avec tout mais il y aussi du vrai ^^

J'ai beaucoup d’imagination ou disons un capacité a créer à partir de rien ou de sujet parfois imposés. Oui j'écris vite, je tape vite et mon inspiration est souvent soudaine. Libre à moi de la laisser développé ou d'oublier ce qu'elle me donne. Par contre, c'est en venant ici que j'ai découvert un exercice que je n'avais jamais fait vraiment, les textes courts.
J'ai toujours vu en grand et c'est la raison pour laquelle, même si j'ai eu du mal,  je suis aller au bout de mon premier roman. C'était donc volontaire de me pas m'étaler et d'adapter mon idée sur un format inhabituel et ne gardant que ce qui avait vraiment du sens pour moi.

Il est vrai que je préfère ne pas trop traîner à mettre une idée sur papier car je perds parfois des "pièces" intéressante à ne pas le faire. Cela dit, je ne peux pas considérer cela comme tu l'interprète à la façon du "plaisir solitaire masculin". Je n'ai pas écrit de texte comme on en fait ici pendant près de deux ans. Mon activité, concernant le site pour lequel j'ai travaillé, m'a invitée à écrire bien d'autres choses et surtout à organiser et repasser derrière tout le monde. Ici je me remet en selle et je fais de grosses découvertes.

Je fais aussi des essais et je pense avoir saisi déjà un problème linguistique important dont j'ai fait l'usage ici et ailleurs (Je parles pas des fautes, ça c'est mon violon d'Ingres dirons nous   >< ). Je vais m'attacher a essayer de maîtriser ce défaut qui provient surement de ma méthode. J'écris souvent à partir d'une idée née sur un morceau de musique. La sonorité, l'ambiance, la rythmique et l'émotion suscitée font germer cette dernière et il ne reste plus qu'à jardiner. Mais cette émotion m'entraîne parfois dans une structure de langage inappropriée ou maladroite comme m'en a déjà parlé Barnacle.

Enfin, pusiqu'ici on est dans le partage j'ai besoin de ça pour progresser et mettre le doigt sur mes lacunes. Je n'ai plus mes correcteurs derrière moi (Bonjour les fautes ^^ ) et je n'ai pas non plus des masses de personnes dans mon entourage qui serait à même de faire le travail que vous réalisez tous ici. Alors voilà, je continuerais à vous solliciter pour m'aider à m'améliorer.  :P

@Barnacle
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(Et la différence entre "je me levais" et "je me levai" est difficile en général ; c'est une faute que même moi je fais spontanément, d'où l'astuce de passer à la troisième personne : il se levait vs il se leva. A l'oreille tu connais la différence. Idem pour participe passé vs infinitif : si tu hésites, remplace par "mordre" (par exemple), et ça donne "mangé" vs "manger" remplacé par "mordu" vs "mordre" - tu sauras spontanément lequel est le bon)
Pour OO : je ne sais pas ce que ça vaut, mais il y a au moins deux extensions que tu pourrais tester : Grammalecte et LanguageTool. Elles ne trouveront pas tout à ta place, mais ça devrait t'aider à écrémer les "il faisais" etc.
Je te remercie. Je connais une de ces astuces, mon problème est que même en relecture je n'ai pas le reflexe encore de tout contrôler. Je suis aveugle car je lis très vite, là aussi dû à mon activité passée où il me fallait repasser des quantités de textes rapidement pour en contrôler le contenu, les idées, les structures mais pas l'ortho-grammaire (chacun son Job ^^ ).  C'est un gros défaut, ça va être long à corriger. Je te remercie aussi pour les liens, je suis actuellement en prospection pour essayer de trouver quelques outils gratuits en ligne qui pourraient m'assister dans mon travail.  :)

On grandit tous les jours  :D :)
Ningen soto, bakemono naka....
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Hors ligne kokox

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #11 le: 08 Janvier 2016 à 17:19:49 »
Désolé de t'avoir froissé, JigoKu, mon expression était sans doute maladroite. Je n'ai absolument pas voulu dire que tu pissais de la copie, mais que tu gagnerais en force à resserrer les boulons de ta belle mécanique, une fois abouti ton premier jet. Encore une fois, je ne parlais que de ce texte-ci et non de l'ensemble de tes écrits.

Hors ligne JigoKu Kokoro

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Re : L'homme qui ne pouvait pas mourir
« Réponse #12 le: 08 Janvier 2016 à 23:52:00 »
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Désolé de t'avoir froissé, JigoKu, mon expression était sans doute maladroite. Je n'ai absolument pas voulu dire que tu pissais de la copie
Froissé non du tout je te rassure  :D j'ai saisi l'idée mais l'image n'était très appropriée en effet  ^^
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