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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Une idylle de chair et d'acier

Auteur Sujet: Une idylle de chair et d'acier  (Lu 3127 fois)

Hors ligne Luna Psylle

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Une idylle de chair et d'acier
« le: 05 Décembre 2015 à 20:03:33 »
   Salut lecteur !

   J'ai repris ce texte dans une frénésie cet après-midi. J'ai tenté de simplifier un maximum le background pour ne pas alourdir le texte vu sa longueur (même si j'aimais bien certaines choses de la première version mais bon).

   Une bonne lecture à toi !

Dernière réécriture : 2023.05.11



Une idylle de chair et d'acier

dans mon monde, tu n’étais pas le bienvenu
au tien, j’étais étrangère


*

   — Mademoiselle ?
   Un silence de plomb s’installa dans la grande salle.
   — M’accorderiez-vous cette danse ?
   Je relevai les yeux vers toi. Dans tes prunelles, je ne trouvai ni intérêt, ni mépris. Tu obéissais juste au code intégré à ton programme et te montrais attentif aux besoins de chacun des invités présents ; moi compris, la jeune fille solitaire, assise dans un coin reculé de la salle. Les autres convives nous observèrent avec cette curiosité malsaine qu’ils affectionnaient tant. Je les entendais : « Cette fille a toujours été bizarre. Vous pensez qu’elle va accepter ? qu’elle va accepter de toucher l’être sans âme ? A-t-elle perdu la sienne à croiser son regard ? »
   Il était si facile pour cette élite de se servir d’autrui sans s’inquiéter, sans même adresser une politesse ou un regard, de se moquer, de pointer du doigt un manque d’humanité. Et les androïdes ne se plaignaient jamais de ce traitement dénué d’empathie. Alors oui, peut-être avais-je perdu quelque chose à ces quelques mots. Je me laissai envoûter par ta posture droite, bien plus naturelle sur toi que sur n’importe quel humain, par ton visage inexpressif et pourtant sincèrement inquiet de mon bien-être, ou par tes imperturbables pupilles, dorées comme un soleil, derrière lesquelles frétillait des filaments électriques.
   Pour la première fois, je voulus laisser mon cœur décider. Mon cœur si solitaire, dont je cachais la sensibilité et qui ne rêvait que d’une chose : s’évader. Mon père m’adressa un regard lourd de reproches. Quelque fût mon choix, il le décevrait. Je le décevais toujours, malgré tous mes efforts. Ce soir, on me proposait un autre chemin, une nouveauté à laquelle il m’était difficile de résister.
   Je regardai ta main tendue et y posai la mienne, insensible aux exclamations choquées. Tu m’entraînas avec assurance sur la piste de danse. Je virevoltai entre tes bras d’acier, un contact froid, doux et ferme ; agréable. Moi, l’adolescente dont tout le monde se moquait, me retrouvai au côté d’un cavalier pour une valse à mille temps, exposée à la vue acérée de l’assistance.
   Un instant unique. Inoubliable, je l’aurais aimé éternel, mais c’était impossible. Je profitai alors de chaque seconde qui s’écoulait, me collai à toi si rassurant. Je te laissai guider mes mouvements et je n’eus plus l’impression d’une simple valse. Je me pris à croire en quelque chose de plus profond entre nous, espérai que tu le ressentais aussi. Pouvait-on dire ressentir pour un androïde ? Pouvais-tu ignorer cet instant aussi unique ? Une danse millénaire, celle de deux âmes qui se découvraient et s’unissaient avec grâce et élégance.

*

il n’avait aucune raison de m’apprécier
je n’avais aucune raison de le détester


*

   — Pourquoi tu es aussi loin de la capitale ?
   Assise à la terrasse du bar, je fusillai du regard l’homme qui s’installait face à moi. Il ne releva pas mon ton agressif. Dix ans que je fuyais mon passé. Je pensais avoir réussi. Cette soirée, cette danse, en était mon seul bon souvenir.
   — Comment tu vas ? Tes parents s’inquiètent pour toi.
   Il se tortilla sur sa chaise, seul signe de son inconfort. Plutôt que de le renvoyer, j’appelai le serveur. L’androïde apparut, vêtu d’un costume de seconde main froissé. Il tenait entre ses mains un carnet et un stylo. Les clients trouvaient cela plus rassurant de le voir noter les commandes. Mon indésirable compagnon de table blêmit en le voyant. Sans se soucier de sa réaction, le serveur m’adressa un salut familier, habitué à me voir. Je venais tous les jours ici et commandais toujours la même boisson, aussi ne prit-il pas la peine d’écrire. Lorsqu’il repartit, l’indésirable se râcla la gorge :
   — Un androïde de première génération.
   Ce n’était pas une question. Ce serveur ressemblait à son majordome, l’androïde qui m’avait entraînée sur la piste. On m’avait accusée d’être tombée amoureuse d’un androïde, d’avoir entretenu une idylle avec lui. Ces petits bourgeois de la capitale ne pouvaient accepter la vérité : les androïdes m’apportaient ce que j’attendais des hommes. Une oreille attentive, de l’empathie, une forme d’affection simple que les moqueurs ne comprenaient pas. Cette danse avait été le début de ma plus précieuse et secrète amitié.
   — Tu veux quoi ? demandai-je de plus en plus impatiente.
   Le serveur amena nos boissons. L’homme attendit, toujours nerveux, qu’il les dépose avec soin et retourne à d’autres clients. Une fois seuls, il sortit de sa besace un objet que je reconnus aussitôt. Il le posa entre nous et je saisis de mes mains tremblantes la petite sphère de métal de laquelle s’échappaient des fils colorés. La base du programme des androïdes, la source de leurs pensées et réflexions ; leur âme. Dante.
   — Ils l’ont déconnecté avant-hier. Trop d’anomalies qu’il n’arrivait plus à cacher. Je n’ai pu récupérer que ça. Il souhaitait que tu le récupères.
   — Il devenait trop humain.
   Je ne savais plus quoi répondre. Jusqu’à cet instant, je le voyais comme un intrus qui devait disparaître. Ma vue se brouilla et je séchai mes larmes. Il m’expliqua qu’il était resté auprès de toi jusqu’au dernier instant. Et qu’il avait ensuite pris le premier train pour me rejoindre.
   — Merci, bredouillai-je.
   — Je l’appréciai beaucoup, avoua-t-il. Il s’était donné le nom de Dante. Sa façon de se créer une identité au-delà de sa condition d’androïde. Je savais qu’il t’appréciait ; et il savait que je t’aimais. Maintenant qu’il est parti, plus rien ne m’attend à la capitale. Je ne veux plus vivre dans le mensonge.
   Je comprenais ce sentiment. Dire ce qu’on ne pensait pas, pour se protéger. Hypocrisie forcée. C’était notre quotidien à la capitale. Tu m’offrais la possibilité d’être enfin honnête.
   — J’ai commencé à regarder les logements ici, reprit-il.
   — Ils construisent un nouveau lotissement à la place de l’ancien théâtre.
   — Si ça ne te dérange pas, j’aimerais bien qu’on se revoit.
   Je plissai les yeux. Il m’avait apporté le cœur de son ami. Tu voulais qu’on se tende la main, n’est-ce pas Dante ?
   — Tu peux dormir sur mon canapé, proposai-je. Le temps de te trouver un truc à toi.
   — Merci.
« Modifié: 17 Mai 2025 à 18:53:24 par Luna Psylle »
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Hors ligne Véronika

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #1 le: 05 Décembre 2015 à 21:09:10 »
Bonsoir,
Voilà un texte troublant, ou plutôt qui me trouble et bien à propos. Un sujet inévitable dans la réalité de nos riches contrées. J'aime cet écrit traité avec délicatesse et qui  suscite la réflexion.
Comment l'idée de ce texte a bien pu venir dans ton esprit?
Véronika

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #2 le: 05 Décembre 2015 à 21:39:48 »
Merci pour ton commentaire.
Il est vrai que, mine de rien, l'informatique et la robotique font désormais partie de notre quotidien -en tout cas, le mien-.

Comment l'idée de ce texte a bien pu venir dans ton esprit?

J'ai toujours eu un faible envers les machines et l'image des robots dans l'univers S.-F. (par exemple, j'ai beaucoup d'affection pour Sunny de "I, Robot" et je trouve qu'il l'image même de ce que je vois comme un robot -proche mais loin de l'homme- ; il y a aussi R2-D2 que j'aime vraiment pour son côté robot doté de sa propre personnalité et de son humour bien à lui).
Je pense donc que mon inspiration vient de là. Un besoin d'exprimer cet amour pour les machines (lorsque mon premier ordinateur portable m'a lâché, j'ai pleuré, et j'ai demandé à avoir le même -un modèle au-dessus, vu l'évolution rapide de l'informatique de nos jours-). A dire vrai, ça fait des mois que je m'y essaye -voire plus- et c'est la première fois que je trouve le jet relativement satisfaisant.
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Hors ligne Edma

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #3 le: 05 Décembre 2015 à 22:20:57 »
Salut à toi,

Ton texte m'a littéralement scotchée. Je m'imaginais leur valse dans ma tête, c'était magique. Franchement, je pense que ton texte fait désormais partie de mes gros coups de cœur. Je trouve cela tellement dommage qu'ils ne finissent pas ensemble, malgré les préjugés et la peur de s'enticher d'un robot.

Une petite question : quand tu dis que l'invité est resté un peu plus longtemps que quelques jours, cela signifie-t-il qu'il a fini par se mettre en couple avec la jeune femme ?

Merci pour ce texte !

Au plaisir de te relire !  :)

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #4 le: 05 Décembre 2015 à 22:34:56 »
Merci et ravie qu'il t'ait plu :) !

Une petite question : quand tu dis que l'invité est resté un peu plus longtemps que quelques jours, cela signifie-t-il qu'il a fini par se mettre en couple avec la jeune femme ?

Très bonne question ! Je pense qu'il faudrait que je demande à la jeune femme ;) , mais il est vrai que l'attention que l'invité a porté à ses sentiments, ainsi qu'à ceux de leur ami commun a beaucoup fait pencher en sa faveur dans la balance. Donc, peut-être, peut-être.
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Hors ligne RyanCoteAzur

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #5 le: 05 Décembre 2015 à 23:23:25 »
Bonsoir Luna,

Je lis pas toujours ce genre de texte, mais la je t'avoue avoir été captivé par ce dernier.
Un texte vachement prenant, du début à la fin.  Merci pour cette lecture fort appréciée.
Souiller, mépriser, profaner, abuser, pénétrer.
Souffrance, torture, supplice, tourment, mal, larme.
Assassinat, crime, homicide, suicide, parricide, suppression.

Décès.

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #6 le: 05 Décembre 2015 à 23:30:39 »
Bonsoir Luna,

Je lis pas toujours ce genre de texte, mais la je t'avoue avoir été captivé par ce dernier.
Un texte vachement prenant, du début à la fin.  Merci pour cette lecture fort appréciée.

Merci :) ravie d'avoir pu te faire apprécier quelque chose dont tu n'as pas forcément l'habitude.
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Hors ligne barnacle

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #7 le: 06 Décembre 2015 à 00:19:55 »
J'aime. Pinaillages :
(je rentre de soirée et risque de manquer des trucs)

Citer
Alors, pour la première fois de ma vie, je laissais mon cœur décider. (...)
Au lieu de quoi, j’appelais le serveur.
Passé simple ?

Citer
Lorsque celui-ci arriva, mon invité fut troublé.
Guillemets peut-être, plutôt qu'italique ?
Je ne suis pas sûr de l'effet voulu.

Citer
« Être Mécanisé Intelligent de la première génération »
Pas sûr du "la".

Citer
que tu le récupère.
récupères

Citer
La source de réflexion
Tenté de mettre "réflexion" au pluriel ou de mettre un mot intermédiaire pour le singulier ("de la capacité de réflexion", même si c'est un peu bof).

Citer
Car, on ne souhaite pas le dire
car virgule

Une note sur les tirets. Le tiret d'incise (et celui pour les dialogues, comme je l'ai appris sur ce forum récemment) est plus long : – contre -. Autre règle : un espace avant et après (sauf si suivi d'une virgule). La plupart des traitements de texte font d'ailleurs la correction d'office si tu écris "mot - mot". Sinon -- (deux tirets) est souvent autocorrigé en –. (pour un message sur un forum, c'est ok d'avoir la flemme d'apprendre le code altgr)
N'importe quel point de fin de phrase (ie aussi exclamation, interrogation, suspension), ainsi que les deux points et le point-virgule remplacent le tiret de fermeture. Tu ne peux pas écrire – un truc comme ça –. Il faut écrire – comme ça.

Enfin comme je disais au départ, j'aime bien. L'environnement aristo, ballet et hypocrisie mondaine, est bien choisi pour l'histoire : parce qu'il permet la valse, et parce que c'est une histoire que l'on connait déjà dans des variantes humaines. Et parce que c'est une affaire d'hypocrisie.
Je suis aussi d'accord sur le fond que si une forme de conscience artificielle nait, ça ne sera pas l'affaire d'un consensus social mais un objet de contentieux politique. C'est désagréable quand l'objet devient sujet.

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Re : Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #8 le: 06 Décembre 2015 à 07:40:06 »
Merci d'être passé :) heureuse de voir que ce texte semble vraiment plaire à l'unanimité et merci des pinaillages ;)

Citer
Alors, pour la première fois de ma vie, je laissais mon cœur décider. (...)
Au lieu de quoi, j’appelais le serveur.
Passé simple ?

Citer
Car, on ne souhaite pas le dire
car virgule

Citer
que tu le récupère.
récupères

 :-[ :-[ :-[

Citer
Lorsque celui-ci arriva, mon invité fut troublé.
Guillemets peut-être, plutôt qu'italique ?
Je ne suis pas sûr de l'effet voulu.

C'était pour montrer qu'elle force un peu sur le mon invité (pour accentuer l'ironie). J'avais essayé de mettre entre guillemets, mais, je ne saurais trop dire pourquoi, visuellement, je trouve ça trop cassant. Comme si les guillemets étaient là vraiment pour une rupture.

Citer
« Être Mécanisé Intelligent de la première génération »
Pas sûr du "la".

« Être Mécanisé Intelligent (issu) de la première génération » je pense qu'on peut le rajouter, en effet.

Citer
La source de réflexion
Tenté de mettre "réflexion" au pluriel ou de mettre un mot intermédiaire pour le singulier ("de la capacité de réflexion", même si c'est un peu bof).

"La base/l'origine/la source des pensées/réflexions" peut-être qu'un synonyme passerait plus aisément.

Je pense reprendre ces quelques détails ce soir (qui sait, tu en auras peut-être vu d'autres d'ici là).

Donc, à ce soir et bonne lecture à tous !
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Hors ligne barnacle

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Re : Re : Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #9 le: 06 Décembre 2015 à 14:06:40 »
Citer
Lorsque celui-ci arriva, mon invité fut troublé.
Guillemets peut-être, plutôt qu'italique ?
Je ne suis pas sûr de l'effet voulu.
C'était pour montrer qu'elle force un peu sur le mon invité (pour accentuer l'ironie). J'avais essayé de mettre entre guillemets, mais, je ne saurais trop dire pourquoi, visuellement, je trouve ça trop cassant. Comme si les guillemets étaient là vraiment pour une rupture.
Yup, je comprends. Essaye peut-être avec un adjectif sarcastique, et en mettant l'adjectif en italique plutôt qu'invité ?

Citer
Citer
« Être Mécanisé Intelligent de la première génération »
Pas sûr du "la".
« Être Mécanisé Intelligent (issu) de la première génération » je pense qu'on peut le rajouter, en effet.

C'était pas vraiment une remarque de grammaire, plutôt la question de ce que se dit naturellement. Atari/GameBoy/iPod/EMI "de première génération" me semble plus usuel, c'est tout. Petit détail.

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #10 le: 07 Décembre 2015 à 08:01:36 »
.
« Modifié: 31 Janvier 2024 à 08:57:24 par Luna Psylle »
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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #11 le: 07 Décembre 2015 à 16:30:22 »
C'est toujours un peu difficile de commenter entre deux versions comme ça, ça serait plus facile si tu donnais une meilleure idée de ce que tu as changé.
Quelques trucs que je note, qui étaient peut-être dans la première version :
Citer
Je les entendais : Cette fille est si étrange.
Majuscule après les deux-points. Je comprends l'idée mais ça n'est pas très correct.

Citer
Peut-être étais-je en train de perdre quelque tandis que je
Manque un mot.

Citer
Je ne devrais pas être aussi émue
Probablement "je n'aurais pas dû" (conditionnel passé)

Citer
Il attendit que le serveur lui apporte son café et disparaisse
Comme l'ensemble est assez soutenu et l'ambiance mondaine, tu peux envisager l'imparfait du subjonctif. (apportât, disparût)
Juste une idée en l'air. Peut-être trop lourd.
« Modifié: 07 Décembre 2015 à 16:33:28 par barnacle »

Hors ligne Luna Psylle

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Re : Une idylle de chair et d'acier.
« Réponse #12 le: 08 Décembre 2015 à 08:01:34 »
.
« Modifié: 30 Janvier 2024 à 19:46:00 par Luna Psylle »
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Hors ligne Luna Psylle

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Re : Une idylle de chair et d'acier
« Réponse #13 le: 08 Mai 2023 à 21:42:57 »
Après 8ans, envie soudaine et glow up de ce texte. Du coup, je fais remonter.
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Hors ligne Cendres

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Re : Une idylle de chair et d'acier
« Réponse #14 le: 09 Mai 2023 à 08:05:57 »
J'ai lut ton texte

C'est sur l'amour d'une machine. Ca me fait penser enfant lorsqu'on "aime" sa peluche. On prend soin d'elle, on lui parle.... Sauf que ton androïde "vie".
La solitude de ton héroïne fait qu'elle a comme amie cette machine.
La fin on apprend que l'androïde est "mort".

C'est une histoire d'amour sentimentale, amicale.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

 


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