Aloha!
Je vous présentes ma première chanson pour le groupe de musique que j'ai fondé. Il s'agit d'une composition faites par un de mes amis, R. Modolo et de moi même également.
Comme le titre de la poésie, il s'agit du fameux jeu du Loup-Garou de Thiercelieux où le but dépend de la carte que vous ayez reçu tantôt. Les différents types de cartes sont cachés dans ces vers, à vous de les retrouver!
Pour la petite histoire, il s'agit d'une histoire d'amour cachée.Thiercelieux
Village, beau village, Thiercelieux est ton nom,
Village, mon village, merveilleux sont nos dons,
Nos secrets se révèlent, mais le mien est bien caché,
Mon amour est éternel, mais ne doit être dévoilé.
Frappée par la flèche de braise de Cupidon,
N'étant point voyant, tu n'en eus la vision,
Seule dans mon lit comme une louve qui se terre,
Je t'envoûte telle une séduisante sorcière,
Je vis la tempête dans le vol de noirs corbeaux,
Idiote que je suis, cette passion est mon fardeau,
J'ai besoin d'espoir, comme un ange qui s’évade,
Admire la petite fille qui t'observe par bravade,
Maudite la villageoise qui aime un seigneur,
Illumine ma route, ô puissant salvateur.
Serais-je damnée pour cet amour interdit ?
Mon âme est perdue, j'y laisserais la vie.
Suis-je une rêveuse ? Suis-je une impie ?
Si j'ouvre mon cœur je serais bien punie.
Entends les hurlements d'une pauvre enfant sauvage,
Je veux voler ton cœur mais je n'ai pas droit de passage,
Tout ce que je désire est d'être ta servante dévouée,
Mais suis je la seule juge de mes sombres pensées ?
L'ombre de moi même, la renarde qui perd espoir,
Comédie n'a que trop duré, j'y mettrais fin ce soir,
Les anciens du village m'ont prévenue de cette folie,
Mais telle une chasseresse, je vise sans un bruit,
Joueur de flûte souffle un triste chant funéraire,
T'atteindre enfin fit de moi une bouc émissaire.
Serais-je damnée pour cet amour interdit ?
Mon âme est perdue, j'y laisserais la vie.
Suis-je une rêveuse ? Suis-je une impie ?
Si j'ouvre mon cœur je serais bien punie.
Ma douleur s'est enfin tue, seule mon crime reste,
La mort fut seule issue de mon destin funeste,
Dans mon cher village, j'ai ainsi succombé,
Peut-être est ce plus sage, que d'être dévorée.
Romain Modolo