Vous voici, vous, les quatre Tributs, sacrifiés pour l'ordre de ce Tournoi. Deux personnages masculins, deux féminins - quoique pour les rielles, on est pas sûrs, mais leur déterminant est féminin - la parité est respectée.
Votre arène ? Ici. Ce sujet.
Vos armes ? Les fiches que l'on a faites pour vous.
Vos sponsors ? Les membres de ce forum.
Vous voici dans la jungle, champions...
Allez, joyeux tournoi, et que le sort vous soit favorable !
Le narrateur : Oeuvre : L'usure de la spatialité, de Holden5
Description :
Très ouvert d'esprit - d'aucuns diront irrécupérablement crédule - le narrateur est un monsieur plutôt normal, attaché à son petit appartement, à ses possessions, et puis, disons-le, assez naïf pour ouvrir la porte à un arnaqueur particulièrement culotté. À ses risques et périls.
Extrait :
— Entretien de la spatialité de votre équipement, me dit l’homme.
— De la quoi ?
— De la spatialité de votre équipement. Avez-vous déjà constaté la disparition inopinée de certains objets dans votre appartement ?
Surpris que l’information ait déjà filtré, je lui confirme qu’en effet, une télécommande et une chaussette hivernale n’ont pas reparu depuis deux bonnes semaines.
— Usure de spatialité, diagnostique aussitôt l’agent. C’est typique.
— Ah.
— Oui, ça commence par les petites choses, mais ça risque de se propager aux plus grandes.
L’homme pivote un peu sur lui-même pour me montrer la petite bonbonne en plastique accrochée à son dos.
— Il me faut simplement asperger un peu de ce produit sur votre mobilier pour éviter la contamination.
Tu me connais, soucieux comme je suis de l’intégrité de mes biens ménagers, je le laisse entrer — non sans lui demander toutefois des éclaircissements sur l’étrange phénomène qu’il combat au quotidien.
Fiche par Milora
Les rielles :Œuvre :Entre chats et rats, de Rain
Description :Les rielles sont... Des trucs. Inventées par le terrible Savant Fou du royaume des chats, qui ne sait pas spécialement à quoi elles peuvent bien servir. Tout ce qu'il sait, c'est qu'on peut les mettre dans un sac (à rielles, bien sûr) pour les transporter. Elles peuvent très bien être l'Arme Ultime du royaume chat... Ou bien ne servir à rien du tout. Mais c'est pour ça qu'on les aime.
Extrait : SF – Arrh ! Pas zi fite ! Che n’ai pas dit que che n’ai rrien pour fous. Che conzens à fous prrêter l’une de mes derrnières rrecherrches en matièrre d’arrme de guerrre. Che ne l’ai pas encorre teztée, à frrai dire, et fous ferriez de parrfaits cobayes.
DAN – Sans moi. La dernière fois que j’ai servi de cobaye, j’ai failli y laisser mes griffes et mon pelage.
SF – Encorre de la rrancune aprrès tout ze temps ? Ze n’était qu’une petite bague lanze-flammes de rrien du tout, pourrtant. Auchourrd’hui, ze n’est rrien de pluz… qu’un zac.
AMIE – Un sac ? Et que voulez-vous qu’on en fasse ?
SF – Mais ze n’est pas n’imporrte quel zac. Z’est un zac à rrielles. Un conzept rrévoluzionnairre que ch’ai mis au point il y a quelques chours.
DAN – Et qu’est-ce que c’est censé faire ? Exploser quand on dit le mot « coucou » ?
SF – Chut ! Ne dites pas de telles chozes imprrudemment ! Zerrtains objets izi pourrraient effectivement provoquer un désaztre avec de tels mots-clés ! Non, le prrinzipe du zac est infiniment plus zubtil. A frrai dire, il l’est tellement que che ne le comprrends pas moi-même.
AMIE – Vous voulez dire que… vous ne savez pas à quoi il sert ?
SF – Miou, z’est zela.
DAN – Mais, heu… C’est quoi une rielle ?
SF – Z’est bien le prroblème. Che ne zais pas encorre. Z’est pour za que che compte zur vous pour le découfrrir.
DAN – En gros, si c’est un truc dangereux, vaut mieux que ce soit pour notre pomme, quoi.
SF – Miou, en effet.
Fiche par Kerena
Meya Diablone :Oeuvre : Helden, de Daji
Description :Meya Diablone est une jeune démone de la Gourmandise envoyée sur Terre pour influencer les humains à céder à la tentation de son Pôle. Effrontée et incapable de suivre les ordres, elle profite de sa vie d’humaine sans se soucier de sa mission première, malgré les nombreuses remontrances de son superviseur.
Sous sa forme terrestre, Meya arbore un physique avantageux qui lui facilite sa couverture, un travail dans une agence de Marketing. Sous forme démoniaque, sa peau prend une teinte foncée, ses cheveux s’enflamment, des griffes remplacent ses ongles manucurés, une queue prolonge sa colonne vertébrale et de petites cornes pointent sur son crâne.
Pour Meya, un seul mot d’ordre : déguster tous les mets du monde humain ! Mais derrière son apparente désinvolture, cette héroïne cachée renferme un lourd secret sur sa vraie nature et se révèle plus complexe qu’il n’y parait.
Extrait : Mon monde est loin d’être appréciable pour des spécialistes de la Gourmandise tels que moi. La viande prolifère mais les accompagnements sont inexistants en raison de la terre infertile. Nous la mangeons donc soit crue, soit bien grillée, simplement tranchée. Les animaux qui nous la fournissent sont très différents d’ici. Ils sont bien plus gros et ne se laissent pas facilement manger. Il faut un peu de courage pour chasser. Bref, rien de très varié…
A mon arrivée dans le monde des humains, j’ai pensé qu’ils m’avaient envoyé au Paradis. J’ai passé de longs mois à découvrir une quantité incroyable de saveurs et de textures culinaires différentes. Ces superbes trouvailles sont d’ailleurs la raison de la venue plus que récurrente de mon chef… Comment voulez-vous rester concentrée sur un travail alors que tous ces plats alléchants n’attendent que vous ? Cet endroit est incroyable pour des démons comme moi !
Un jour, la curiosité m’a poussée à entrer dans un restaurant de sushis. Une explosion de senteurs et de couleurs m’y attendait. Tout un tas de petites bouchées, prêtes à être englouties en un rien de temps. Je ne reconnaissais pas cette chose crue alors j’ai préféré ne commander qu’un petit plat. Au moment même où le petit mélange de riz vinaigré, de poisson et de wasabi a rencontré mes papilles gustatives… J’ai cru atteindre le Nirvana… Le poisson… Une denrée exotique et pourtant si simple ! Du goût, de la chair, de l’onctuosité, de la force de caractère, de la fraicheur… Tout y est ! Evidemment, j’ai ensuite essayé tout ce que le menu pouvait proposer. Depuis ce jour, mes papilles sont devenues accros aux sushis. Réellement. Si je n’en mange pas au moins trois fois par semaine, je ressens un trou au fond de moi. Voici donc pourquoi je suis plus que soulagée que Gilles n’ait pas eu l’occasion de me prendre ce précieux trésor…
Fiche par Daji
L'Hermite :Œuvre : Les Jeux innomables, d'extasy.
Description :L’Hermite est le tout premier être humain de l’Histoire à avoir évolué au rang de démon. Il a donc participé à l’inauguration des Jeux Innommables, qui s’était déroulée deux mille ans auparavant. Nous ne savons pas grand-chose de lui. Tout ce que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est qu’il jouit d’une assez bonne réputation dans le monde démoniaque, grâce à son statut privilégié de premier vainqueur des Jeux. Mais malgré sa célébrité et ses richesses (il possède l’une des plus belles demeures construites par un démon), il semble honteux de ses origines humaines. Il d’ailleurs failli massacrer les finalistes de la deux-centième éditions des Jeux, alors qu’il avait été invité pour leur adresser des encouragements protocolaires.
Extrait :L’Hermite, avec sa barbe et ses cheveux qui lui arrivaient jusqu’à la taille, avait l’air particulièrement inoffensif. A l’inverse du Bateleur, bien plus vieux que lui et qui pourtant conservait toute l’apparence d’un jeune homme plein de grâce, l’Hermite paraissait crouler sous le poids de ses deux millénaires. Le Bateleur s’inclina respectueusement face à lui, et dit, avant de lui tendre son microphone :
— Je vous en prie, l’Hermite, je vous cède la parole. Abreuvez ces petits de votre savoir.
L’Hermite prit le microphone de ses deux mains tremblantes. Et d’une voix puissante qu’on n’aurait pu soupçonner chez cet être qui semblait si fragile, il hurla :
— C’est ça, vos deux finalistes ? Une bande de couilles-molles, oui ! Deux petits merdeux qui pensent avoir ce qu’il faut pour travailler au service du Mal ! C’est déplorable ! Je n’en fais qu’une bouchée, moi, de vos stupides finalistes !
Et, d’un geste de la main, il projeta Sirius et Han contre le mur au bout de l’estrade.
Fiche par extasy