Quelques mots gravés sur le coin de la table
Des cœurs dessinés au dos d'un vieux cartable
Des journaux jaunis que la pluie fait renaitre
Et du lierre accroché aux joues des fenêtres
L'escalier de pierre qui domine la cour
La grande porte en bois qui cachait nos amours
Le portail ouvert sur le jardin d'antan
Où des branches de vigne survivent au poids des ans
Je suis ici un peu chez moi
Perdu dans la campagne
A l'abri des voitures et des bruit de la-bas
Seule la nature comme compagne
Seule la nature comme compagne
Je suis ici un peu chez moi
Le chemin fermé par des buissons en fleurs
Les ronces ont effacé toutes traces de bonheur
Du souffle de mon père tirant sur son mégot
Ne reste que le vent traversant les chéneaux
L'odeur du vieux bois posé dans la cabane
Les chansons que ma mère habillait de tisane
Les soirs au coin du feu où brulait mon enfance
Les aïeux disparus par manque d'imprudence
Je reste ici un peu chez moi
Perdu dans la campagne
A l'abri des voitures et des bruits de la-bas
Seule la nature comme compagne
Seule la nature comme compagne
Je reste ici un peu chez moi
Quelques mots gravés sur le coin de la table
Cette échelle oubliée prés du tas de sable
Des journaux jaunis où des photos renaissent
Ce lierre qui recouvrent les murs de ma jeunesse
L'escalier de pierre qui domine la cour
La grande porte en bois fermée à double tour
Le portail ouvert sur mes rêves d'enfant
Où les branches de ma vie survivent au poids des ans
Je suis ici un peu chez moi
Perdu dans la campagne
A l'abri des voitures et des bruits de la-bas
Seule la nature comme compagne
Seule la nature comme compagne
Je suis ici un peu chez moi
Je suis ici un peu chez moi