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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Et le sang qui s'égrène

Auteur Sujet: Et le sang qui s'égrène  (Lu 5361 fois)

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Et le sang qui s'égrène
« le: 04 Février 2009 à 22:14:28 »

Oui je produis un peu plus ces temps-ci :-[ c'est grâce à Saez, mais je pense que c'est le dernier texte de la série :mrgreen:
Cette fois-ci, c'est plutôt avec le morceau Alice et sa montée en puissance, mais le dernier album n'est pas sur Deezer... enfin voilà.

J'ai un peu sorti le voc, je me dénonce, mdr (mais je me suis modéré quand même.)

Ca risque de paraître trop... emphatique ? bah, allez-y p'is on verra bien, bonne lecture.








Et le sang qui s'égrène



L’exil est sans retour, me mitraille le vent.

Mais j’avais tant de peine à traverser la lande et sa brume filasse aux phalanges glaciales, l’exil est sans retour, les sialorrhées d’écume me filent entre les orteils : sur la grève la mer crachote la sentence, sempiternelle, univoque.

Et pareillement la vase des rivières, en grands soupirs brunâtres.

Et je fuis, je fuis sans comprendre, essuyant d’un revers la sueur à mon front, j’ai du suif sur les doigts mais la bougie s’étrangle, et je fuis, je fuis sans leur laisser de temps, au hasard, avec elle.

Au galop de mes pas je passe les champs de sarrasin, sans entendre le halètement qui sort de ma bouche ficelée de bave, au nord plus au nord, toujours – c’est le pays des hautes vagues et de l’exil éternel.

Vers des lames de larmes s’en vont mes pas sourds, mais c’est toujours mieux, toujours mieux comme ça, avance-t-elle alors qu’elle part dans les prés ; et je ne cours pas pour m’enfuir, c’est pour la rattraper que, sans retour possible, je choisis l’exil.

Et l’on fuit sans attendre les lumières des villes qui tressautent et agressent, la course vers l’orée qui moutonne au fond des champs, la course vers l’océan qui frissonne et sanglote ; vers l’abîme happeuse au baiser vertical ; vers les chemins d’onagres et de bruyère cendrée, les ajoncs dont la rumeur froisse le silence douceâtre ; vers les étoiles goulues qui concentrent le jour ; vers les esprits changeants qui s’évanouissent en promesses brouillées, vers les lames de larmes je fuis j’accours et bute, n’attends pas, petit, n’attends pas – et la robe frémit devant moi c’est elle qu’à nouveau je poursuis, au hasard, par les fragons rampants.

La course aux étoiles à l’abîme à la lande aux rivages aux étoiles vers des marées d’amer… la robe jetée dans les épis, elle me hurle l’amour, noyés qu’on est dans ce dépit encore désir, la fuite attendra bien quelques nuits, suspendra quelques grains de ce sablier fou, les constellations valsent et le soleil saute et puis plonge, et sa tête enflammée ressurgit ailleurs, cent fois, plus encore, sans fin les jours fuient aussi sûrement que la mer se retire, mais la lune se creuse et l’horizon se couvre, les lapins détalent et les ans avec eux, le temps passe, la mécanique démente qui s’emballe et déchire avidement les corps sans jamais se repaître, passe le temps et coure à la mort, car la fuite reprend.

L’espoir effréné s’enclenche encore au fil des sentes noires, des silhouettes en éclats se dispersent, courons tant qu’il est temps, il nous aura faussé compagnie, si vite, si vite, dans un fibreux linceul les jours cherchent à nous tordre – ils nous étoufferaient s’il fallait s’arrêter.

Fuyons, fuyons tant qu’il est temps.

Et si cet air ne vous dit rien, si déjà votre vie s’en accommode, siphonnée par le temps, écoutez, écoutez-le et vous saurez : attendez que la nuit ait noirci l’horizon, chassez la grosse lune, séchez la sueur jaunâtre qu’elle sécrète là-haut, faites taire le grand-duc insistant, réprouvez chaque manigance du vent, ses embrassades insensibles, tantôt froides sur l’étang, tantôt vives dans les cimes, toutes ces choses enfin qui piègent le veilleur, et vous l’entendrez conspirer : la voix grêle et rauque à la fois, assuré comme un coq, les battements du cœur égrenant son emprise sur les hommes, il est là dans les ombres, comme il était là avant la nuit de la genèse et comme il demeurera après les dévorations dernières de vapeurs et de cendres, quand la terre embrasée n’aura plus dans ses grandes pupilles au fond des océans qu’une vitreuse agonie ; au plus profond de la nuit, il se laisse écouter, et je n’ai jamais rien conçu de plus abominable que cette lente dictée d’heures qui résonne dans le lointain des âges mêlés.

Le temps perce les tympans de sa cruauté régulière et bornée, écoute, écoute, recueille son dit monocorde et puis t’effondres, abruti sous les coups de ce destin qu’il te répète et te répète encore et qui atteint le fond de tes forces.

Mais la fuite reprend.

La mécanique se tourne et retourne dans nos crânes, claque à chacun de nos pas, un bélier de fatum qui fracasse un peu plus la raison exiguë, je ne veux plus savoir, je renie le jour qui s’épanouit là-bas, un de plus ; je renie le soleil autant que la lune et les picots qui scintillent, je renie l’odieux goutte-à-goutte qui cloque nos visages et ce temps diarrhéique – je ne veux plus rien savoir du passé, avançons sans crainte et sans hâter le pas, il sera toujours temps.

L’exil est sans retour, je crois que je l’ai toujours su, le temps sème ses clauses dans le ventre de nos femmes ; ne l’écoutez jamais ! son timbre sans accent révulse et fait tourner les sangs.

Vers des lames de larmes nous marchons sans penser au destin, je crois bien que l’on s’aime, sans retour est l’exil, pourtant certains nous croisent et foulent les sentes à l’arrière ; ils avancent à revers, ils rebroussent le chemin de bruyère et d’onagre, repartent vers le sud, dos à l’océan, à l’abîme, aux étoiles ; pour ces fous qui s’immolent au bûcher du regret des lames éplorées se casseront aussi. Au loin, des rivages. Flanc contre flanc, nous lançons un regard à l’horizon perdu, là-bas d’où nous venons, lorsque l’on ne savait pas que l’on savait. Il y a de la brume et des traînées rosies. Des enfants se poursuivent en criant. Vers eux le sable s’écoule moins vite, est-ce un tour ?

Et le sang qui s’égrène.

Et la fuite reprend.




« Modifié: 26 Août 2009 à 13:59:48 par Loredan »
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Hors ligne ernya

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #1 le: 04 Février 2009 à 22:41:09 »
désolée, ce texte mérite un plus gros commentaire, mais bon, quand faut réviser...
bref, donc oui je commenterai peut-être plus précisément plus tard ( c'est-à-dire dans une période indéterminée)


mais là comme ça à chaud j'aime beaucoup^^
surtout le début!
j'aime un peu moins à partir des injonctions " vous" "tu", etc, mais le début :coeur:
c'est super poétique, il y a du rythme, de belles sonorités, ça glisse tout seul ( quoique le "orteil" un peu moins, lol)  et j'aime beaucoup "les lames de larmes"

beau texte ^^
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #2 le: 05 Février 2009 à 15:31:04 »
Jsais pas trop comment commenter   ???

Tu vois ce texte je le classerais plutôt dans les poèmes, mais... avec tes derniers textes, c'est de plus en plus dur de faire une différence :s

Donc niveau style, rythme, sonorités, c'est vraiment bien. Y'a un souffle vraiment très beau dans ce texte. J'aurais par contre aimé un thème, enfin... là c'est pas une nouvelle quoi, c'est plutôt soit un poème, soit un extrait, un simple instant.

Mais j'ai de plus en plus de mal à commenter test textes, parce que... ben, t'écris des trucs très particuliers qu'on peut pas vraiment comparer au reste, quoi. Donc "en tant que tel" (reste à trouver ce que ça veut dire  :mrgreen:) j'aime. Mais là tout de suite maintenant j'ai du mal à dire un truc plus construit  :-¬?
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #3 le: 05 Février 2009 à 19:56:01 »
Citation de: ernya
j'aime un peu moins à partir des injonctions " vous" "tu", etc

ah c'est marrant je pensais que ce serait l'inverse, que le côté Lautréamont passerait mieux (les longues phrases avec : "vers ... ; vers ... ; vers..." et les apostrophes au temps) !
oui, on bute un peu sur "orteil" mais je sais pas trop comment le modifier... l'écume file entre les doigts de pieds ? xD

han j'suis conteeeent ^^ merci !



Citation de: Kailiana
Donc niveau style, rythme, sonorités, c'est vraiment bien. Y'a un souffle vraiment très beau dans ce texte. J'aurais par contre aimé un thème, enfin... là c'est pas une nouvelle quoi, c'est plutôt soit un poème, soit un extrait, un simple instant.
oui... en fait si je faisais plus long je perdrais le... "souffle", et si je faisais plus explicité j'aurais peur de perdre un peu de poésie, de donner trop d'éléments et de figer l'histoire... j'préfère que ce soit un peu flou mais que chacun se fasse une version du texte. Mais bon il faudrait modifier parce qu'ici on ne comprend donc vraiment pas grand-chose...
pour être honnête je ne maîtrise pas non plus les tenants et aboutissants de l'histoire... c'est sur le temps, sa fuite, c'est un peu sur l'amour, sur l'affrontement ou le déni du temps qui passe... c'est la lande dans son côté un peu mystique, d'un monde qui est en décalage avec le reste, où les rapports entre les choses est brouillé, plus tortueux ou plus aisé suivant les circonstances... mais ce sont + des fils directeurs avec lesquels j'essaie de tisser quelque chose... donc c'est la méthode qu'il faudrait peut-être changer, je ne sais pas...

merci pour le reste :-[


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Mais j'ai de plus en plus de mal à commenter test textes, parce que... ben, t'écris des trucs très particuliers qu'on peut pas vraiment comparer au reste, quoi. Donc "en tant que tel" (reste à trouver ce que ça veut dire  :mrgreen:) j'aime. Mais là tout de suite maintenant j'ai du mal à dire un truc plus construit  :-¬?
bah, pour être sincère, je prends plutôt ça pour un compliment ><  mais c'est sûr qu'il y a plein de choses à améliorer, genre ce que t'as dit plus haut sur le "OK, certes certes, mais... quésaco ?"

arf, prenez votre temps pour construire, l'architecture c'est un travail de précision :mrgreen:

et merci, hein... ça faisait longtemps que vous n'aviez pas, hm, vraiment aimé, donc c'est cool, ça me fait plaisir =)
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Verasoie

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #4 le: 06 Février 2009 à 21:55:24 »
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La course aux étoiles à l’abîme à la lande aux rivages aux étoiles vers des marées d’amer…
<3
(valable pour tout le paragraphe qui suit, d'ailleurs^^)

J'ai beaucoup aimé aussi, ça fait poème en prose mais très beau. (d'ailleurs je sais pas pourquoi je dis "mais" XD)
C'est difficile à commenter comme je suis pas du tout habituée au genre. Le début est très rythmé, on sent que tu l'as écrit en écoutant de la musique ou en pensant à cette musique. C'est dommage que "sialorrhées" soit si moche orthographiquement parlant parce qu'à l'oral ça rend bien, ça n'aurait pas dû me faire buter en lisant. (*adresse des reproches à l'évolution langagière, on aura tout vu*). Voilà ^^

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #5 le: 06 Février 2009 à 22:01:10 »

Je peux l'écrire Cyal'orée si tu veux :P

à travers ton "mais" c'est ton inconscient qui se manifeste. Est-ce que, dans ta petite enfance, tu as été effrayée par un clown édenté ? je pense qu'il y a un lien avec tes complexes proso-poétiques. Si si :huhu:

hm bref, je ferais mieux de filer sauver les meubles des révisions pour demain... merci en tout cas, même si le rythme de Saez a fait beaucoup du boulot je pense xD =)
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Hors ligne Matt

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #6 le: 08 Février 2009 à 15:37:27 »

Encore un de la série Lo' !  :)

C'est très poétique, moi j'aime bien même si j'ai pas tout saisi, comme le lien entre le titre et le texte par exemple.

Sinon les "lames de larmes", ça ne me dérange pas mais je sais pas, ça me fait quand même quelque chose, vrrr !!! atchoum...sniff ! non ça va, je vais bien  :)

A pluche !
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #7 le: 08 Février 2009 à 16:05:23 »


Ah oui ? en fait pour "lames de larmes" j'pensais juste qu'on comprendrait pas forcément à la première apparition que c'était pas lame = acier mais lame = vague. Mais sinon...


Pour le titre, il reprend l'avant-dernière phrase (la pénultième 8)), c'est pour l'image du temps qui passe, le sablier qui martyrise les hommes, les grains qui s'écoule, des grains de sable ou des caillots de sang. 'oilà... et puis j'aime bien comme ça sonne, et même graphiquement, les "g" et tout, les lettres font un peu refrain je trouve.

merci d'avoir lu !
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #8 le: 08 Février 2009 à 18:49:43 »
[Commentaire rapide et peu développé, désolée par avance.]

J'adore le thème, l'écriture mais ça tu le sais déjà.  ^^
Ce côté poésie en prose c'est très beau, très entraînant. Après, mais c'est très personnel, j'ai largement préféré "Roses de sable et de vent". Parce que y avait des persos attachants, une belle histoire, et plus de couleurs, de mélodie et de vent (lol) je trouve.

Mais bon toujours très agréable à lire  ; )
 
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Hors ligne Matt

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #9 le: 08 Février 2009 à 20:23:41 »

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Ah oui ? en fait pour "lames de larmes" j'pensais juste qu'on comprendrait pas forcément à la première apparition que c'était pas lame = acier mais lame = vague. Mais sinon...

Voui, voilà, mais ça passe, en plus cela ajoute une belle sonorité à ton texte !
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #10 le: 08 Février 2009 à 21:03:20 »
de toute façon "lame" au sens d'acier, ça fait tout aussi bien, je trouve
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #11 le: 08 Février 2009 à 21:30:00 »


Ok !

Nienn@ : ah oui, tiens, en fait je vais peut-être trouver celui d'avant meilleur, j'en sais rien, ils sont encore trop frais... (et si j'écrivais, ce soir ? non.)

merci des précisions.
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #12 le: 11 Août 2009 à 18:25:18 »
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son timbre sans accents
accent sans s, ce me semble...

Sinon, heu, j'ai hésité à remonter ce sujet avec un commentaire pas très enthousiaste...  :-[ Mais je me tiens fidèle à mon principe lu-commenté...

Comme les autres : très bien écrit, et tout et tout. Comme je sais plus qui l'a dit, ça fait plus poème que nouvelle, je trouve... d'où sans doute mon opinion, guère portée sur la poésie, qui est que ça manque un peu de clarté... J'arrive pas à apprécier un texte que je ne comprends pas... Enfin, là on comprend les thèmes, mais y a pas vraiment d'histoire, et c'est ça qui m'a gênée : j'ai rien trouvé pour retenir mon attention...

Cela dit ça reste agréable à lire - même si je trouve que l'avalanche de vocabulaire emphatique est peut-être un peu trop... trop, lol.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Gros Lo

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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #13 le: 26 Août 2009 à 13:59:33 »

J'aime plu trop ce texte :mrgreen: j'arrive pas toujours à retrouver la musique qu'il était censé porter. Merci de ton avis ^^ il y a des moments (genre sialorrhées... xD) où ce texte fait un peu trop branlette...

Ok pour la correction.
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Re : Et le sang qui s'égrène
« Réponse #14 le: 26 Août 2009 à 17:27:41 »
Comme souvent dans les textes poético-métaphoriques, il a fallu que je fasse un effort au départ pour ne pas lire en diagonale. L’avalanche de métaphores est un choix délibéré et très évocateur d’ambiance, mais qui égare un peu l’attention.
Sinon, moi j’aime les mots compliqués donc à ce niveau là ça va :)
J’ai bien aimé le rythme dynamique également, peut-être un peu moins entre « Fuyons, fuyons tant qu’il est temps. » et « Mais la fuite reprend. » où c’est plus statique, mais ça illustre bien les brefs moments de repos sinon de paix au milieu de la fuite.

Il m’a fallu deux lectures attentives pour bien saisir de quoi ça parlait, mais ça valait le coup : tu l'aimes plus mais moi je l'aime bien :p

Au fait… entre les sialorrhées d’écume et le temps diarrhéique, tu as une affinité particulière avec les sécrétions corporelles ?

 


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