Bonsoir (ou bonjour) à tous, je viens de relire "Inconnu à cette adresse", petit roman épistolaire largement répandu que la plupart d'entre vous on sans doute déjà lu. Cependant, un petit détail qui m'avait autrefois échappé (peut être parce que c'est le genre de livre que l'on dévore en un quart d'heure) ma cette fois troublé.
Martin (le partisan nazi qui vit à Munich) écrit à son ami Max (le "juif" qui vit à San Francisco) dans la 6eme lettre du livre, qu'il ne peut plus correspondre avec un juif et lui explique sa haine de ceux-ci.
En réponse, Max lui fait part de sont étonnement. Il pense que Martin n'a peut être pas eût le choix en raison de la censure, et lui demande pour en avoir le coeur net de lui glisser "un simple oui, à l'exclusion de toute autre commentaire qui serait dangereux pour toi".
Martin lui répond clairement "non" au début de sa lettre, et développe sur tout le bien qu'il pense des libéraux.
Pourtant, à la fin de sa lettre, il écrit ceux-ci :
"Tu devrais te réveiller : est-ce que le chirurgien qui enlève un cancer fait preuve de ce sentimentalisme niais ? Il taille dans le vif, sans états d'âme. Oui, nous sommes cruels. La naissance est un acte brutal ; notre re-naissance l'est aussi."
Maintenant relisez ce passage sans la phrase en gras...ont peut totalement s'en passer n'est-ce pas ? Enfaite, cette petite phrase est totalement accessoires ici et elle contient ce "oui" accompagner même d'un aveu "nous sommes cruels". N'était-ce pas le "oui" que Max attendait ?
C'était peut être le seul moyen pour Martin de l'écrire sans se faire prendre par la censure. C'est subtil, si subtil que Max semble être passer à côté. Et tout ceux qui ont lu le livre connaisse les conséquences de ce malentendu (si s'en est un).
Voila, si je demande votre avis en m'adressant à vous c'est parce que je n'est rien trouvé la dessus sur internet. A croire que cette petite phrase ne trouble personne ou que tout le monde passe à côté.