Jadis on t'appelait Hispaniola
J'imagine ta grandeur, tes routes, ta population.
En fermant les yeux, je peux même entendre les rires, sentir les odeurs et percevoir les nuances de couleurs.
Le soleil et la chaleur sont de la partie et il fait bon vivre.
Des gens dansent sur la place, quelle merveille.
Des enfants rient, jouent et se baignent.
Tout y est, tout est absolument parfait.
Gressier, Port au Prince, Labadie, Jacmel
Jadis berceaux de douceur et temples de la joie de vivre.
Soudain, dans ce paysage idyllique, voici qu'apparaît la Milice.
Armé et déterminé, telle une tornade elle détruit tout sur son passage.
Le sang répandu dans les rues, les viols, les massacres, les pendaisons, la terreur, la folie, les cris.
Le soleil se meurt, le peuple se désespère, l'espoir se fait rare.
Sans lumière, sans avenir, plus personne n'ose plus croire en ses rêves.
Pour tenir debout, la seule issue semble être le vaudou.
Chacun est sur ses gardes, chacun a peur.
Peur du lendemain, de l'inconnu, de la liberté, du bonheur.
Au loin, je peux percevoir se profiler le changement.
Doucement, à pas lents se rapprochent la renaissance, le renouveau et le beau.
Le bonheur s'apprête à remonter à la surface, la joie semble à nouveau prête à renaître de ses cendres.
La liberté est en chemin sur son cheval blanc.
Ayiti, pays chéri j'entends tes cris de détresse
Ayiti, pays chéri, j'entends ton peuple fatigué
Ayiti, pays chéri, deux histoires s'écrivent côte à côte
Ce marasme était un passage, un pont pour te mener au changement.
L'histoire sera réécrite, elle se fera autre. L'histoire sera nouvelle, à nouveau belle.
Ayiti revient à toi, renaît de tes cendres, ressuscite, rappelle toi, remémore toi 1804 ton indépendance.
Il était écrit que tu te relèverais après mille luttes et que tes enfants seraient à nouveau dans la lumière.
Ayiti à nouveau tu brilleras de mille feux.
Lilitrose