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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La spasmophile anonyme

Auteur Sujet: La spasmophile anonyme  (Lu 1591 fois)

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
La spasmophile anonyme
« le: 26 Juin 2015 à 01:31:27 »
J'attends de voir vos réactions avec impatience. Je sais que je poste beaucoup, j'en suis désolée...

EDMA






Cher Adrien,
   
En écrivant cette lettre, j’ai déjà l’impression d’aller mieux. Mon psychiatre m’a proposé un nouveau jeu. Celui de jouer mes souvenirs à la roulette russe. J’ai longtemps hésité. Se dévoiler peut-être assez compromettant. Puis, alors qu’un nouveau spasme d’angoisse m’agressait en plein milieu d’une galerie marchande, j’ai compris. Mon corps m’envoyait des messages indéchiffrables. Mais peut-être que quelqu’un d’autre pouvait les comprendre. Pas moi, ni une personne de mon entourage, mais un inconnu. Un gentil lecteur qui lirait ma vie comme on regarde des passants à travers une fenêtre. Cette idée m’a plu.
   
En lisant cette lettre, tu dois sûrement penser que je suis barge. Je t’assure que mon médecin m’a affirmé que mon syndrome d’hyperventilation n’a rien de grave. D’ailleurs, je croule sous les médicaments. Plus de sentiment de tétanie musculaire, plus de sentiment d’étouffement. Je peux enfin rédiger calmement. Habituellement, j’aurai paniqué à l’idée de déballer ma vie à quelqu’un que je ne connais pas. Mais à l’heure actuelle, je me sens totalement en phase avec ce concept. D’ailleurs, tu dois te demander en quoi cela consiste et surtout, comment je t’ai choisi. Ce n’est pas bien compliqué. Même un gamin de primaire peut comprendre. Le hasard a tout choisi à ma place.

J’ai pris un vieil annuaire qui traînait paisiblement au fond d’un tiroir. Je l’ai posé sur la table de ma cuisine, la tranche posée contre le bois de celle-ci. J’ai fermé les yeux très fort et essayé de maîtriser ma respiration. Mon pouce caressait les pages. Soudain, j’ai tout lâché. Mais machinalement mon doigt a retenu une page. Cette dernière concernait les habitants de la ville de Nancy. Les yeux toujours clos, j’ai laissé ma main traîner sur le papier. Puis lorsque mon cœur a commencé à battre de plus en plus vite, j’ai arrêté de bouger. Mon index m’a alors montré ton adresse. Tu es le grand gagnant, celui qui recevra mes émotions une fois par semaine. Mon sauveur cathartique.

Mon intuition est toujours bonne. Alors j’ai décidé que désormais je me confierais à toi, Adrien Petit. Pendant que mon stylo frôle le papier, j’essaie de t’imaginer. Es-tu vieux ? As-tu une grande famille ? Est-ce que tu as des fossettes ? Je me doute que je ne saurais jamais ce genre de détails. Je tiens à ce que tu gardes un mystère total. Celui-ci est beaucoup plus rassurant…et excitant.

Le docteur qui s’occupe de moi m’a conseillé de n’avoir aucun sujet tabou avec toi. Cela fait précisément deux ans que je le rencontre trois fois par semaine. Trois-cent-douze rendez-vous. Je ne sais pas si tu te rends compte. Malgré tout cela, ma souffrance ne s’est jamais effacée. La solitude n’est pas partie. Je commence vraiment à être désespérée. Mon lit m’oblige à le fréquenter, il est devenu très possessif. Les fenêtres de mon appartement ne veulent plus s’ouvrir. La vaisselle a tendance à s’accumuler sur le rebord de l’évier.

Pourtant, avant j’avais une belle vie. Ma carrière d’avocate était assurée. Il y avait même un garçon qui voulait m’épouser. Et me voilà, en train de vider un énième paquet de chips et  traîner en pyjama alors qu’il est plus de midi. Je ne veux plus sortir. La lumière du jour m’angoisse. La population m’effraie. Quand je sors, j’ai l’impression que tout le monde me regarde, que je porte une croix sur mon dos. Dans ces cas précis, je me mets à convulser. Mon visage heurte violemment le sol. Les passants me regardent, tous muets. Je n’arrive jamais à arrêter les spasmes. Seuls les secours connaissent la recette magique. J’ai déjà essayé de leur soutirer des informations. Mais, comme d’habitude, on ne me répond pas.

Pourquoi suis-je dans cet état ? La question est assez difficile. Mais il me semble important d’y réfléchir. Faisons-le ensemble, d’accord ? Tout a commencé le dix avril deux-mille-treize. Il était dix heures du soir. Je conduisais ma sublime voiture. Ma petite sœur était à bord, ma mère aussi. Nous rentrions d’un cocktail organisé par ma tante.

 Tout est arrivé très vite. Un sanglier qui débarque de nulle part. Le cri de ma benjamine. Les pleurs de ma mère. Le volant qui ne répond pas. La forêt. L’arbre. Puis plus rien. Ce jour-là, deux membres de ma famille ont perdu la vie. Par ma faute. Sur le coup, mon père a pété les plombs. Il était furieux de ne pas me voir morte. Moi, le mouton noir de la famille. Celle qui n’a pas voulu respecter les traditions. Je ne peux pas le blâmer. J’ai échangé la vie d’un animal contre celles de mon propre sang. Papa n’a plus jamais voulu me revoir. Il est parti vivre à l’étranger.

Mon cœur était brisé. Mon âme aussi. Je n’étais plus qu’une loque. Mon entourage trouvait toujours le moyen de me faire des réflexions. Mes tantes me demandaient si je ne regrettais pas d’être toujours vivante. Mes amis pensaient que je sortais tout droit d’un drame à la Coppola. J’avais l’impression d’être une criminelle. Mes excuses n’arrivaient pas à les calmer, mes pleurs non plus. Puis on a commencé à m’éviter. J’apportais la poisse. Comme si le décès du chiot de ma cousine avait quelque chose à voir avec moi. Heureusement, Nathan était toujours là pour moi. Il me rassurait, me serrait les mains quand je dormais. Je te jure que j’ai fait de mon mieux pour le préserver de ma dépression. Mais il a fini par comprendre que je ne serai plus jamais la même. Adieu nos mots doux, ses petites attentions. Nathan est parti. Sans même me dire au revoir.

J’ai donc fini par me retrouver toute seule. Le Grand Bâtonnier du Tribunal d’Instance m’a conseillé de faire une pause. Celle-ci, ça fait deux ans que je la supporte. Au début, nous avons eu du mal à cohabiter. Je continuais de lire les journaux à la recherche de faits divers sanglants, elle me rappelait qu’étant moi-même coupable je ne pouvais plus défendre les victimes. Elle et moi avons fini par trouver un terrain d’entente. Pause peut durer aussi longtemps qu’elle veut tant que je peux m’informer sur les affaires en cours.

Dès que j’essayais de me rendre à mon ancien cabinet ou même à la bibliothèque du coin, je commençais à angoisser sérieusement. Les spasmes furent l’étape suivante. Bien sûr, mon docteur pense qu’ils finiront par ne plus jamais revenir. Mais comment lui dire que le regard des autres m’obsède. J’ai l’impression que tout le monde me voit comme une criminelle. Plus personne ne veut me voir. Même mon chat a compris, il s’est barré en embarquant ma dernière tranche de jambon. 

Je ne vis plus. Pourtant, je m'obstine à fréquenter de nombreux réseaux sociaux. Je ne poste rien. Je contemple juste la vie des autres. Des vacances en Espagne en famille que je ne vivrai plus jamais, des soirées arrosées où je ne suis plus invitée, des photos niaises de couples qui s'embrassent, je me remplis le coeur avec tout cela. Le désespoir me hante. Non, je n'en veux à personne. Mon père me fuit parce qu'il refuse d'accepter la mort de la moitié de sa famille, mes amis ont peur de moi, mon ex ne me comprend pas. Et tout cela, c'est entièrement de ma faute. Même toi, tu dois te demander pourquoi je n'ai pas tenté de me suicider. J'ai essayé. Une fois, deux fois, mais même la mort ne m'accepte pas. Ma punition est de rester en vie, à contempler tous les dégâts que j'ai causé. Je respire, je mange, je bois, je dors mais mon âme, elle, ne luit plus.

En écrivant cette lettre, j’ai compris que je n’étais pas seule au monde. Tu existes, tu as ta vie et je viens t’importuner avec mes histoires. Mais peut-être qu’à force de te parler, mon anxiété s’évaporera. Qui sait ?

Merci à toi.

La spasmophile anonyme.

« Modifié: 27 Juin 2015 à 22:11:32 par Edma »

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #1 le: 26 Juin 2015 à 18:05:43 »
Salut Edma !

C'est bien que tu postes beaucoup, la seule restriction c'est un texte par jour. Alors fais-toi plaisir ;)

J'ai bien aimé lire ta lettre. Même si je la trouve trop verrouillée émotionnellement. Les lettres proposées par les psy sont faites pour ouvrir les vannes. La narratrice ne lâche pas prise ici, c'est dommage (d'ailleurs, quasiment aucun malade psychiatrique et/ou psychologique ne voit son médecin trois fois par semaine. Même en étant hospitalisé).

C'est bien écrit, mais un peu trop bien, en fait. J'ai envie de lire plus de colère, plus de mélancolie, plus de désespoir. Ça doit venir de tes tripes pour ce genre de textes.

Au plaisir !
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #2 le: 26 Juin 2015 à 19:06:29 »

Je ne vis plus. Pourtant, je m'obstine à fréquenter de nombreux réseaux sociaux. Je ne poste rien. Je contemple juste la vie des autres. Des vacances en Espagne en famille que je ne vivrai plus jamais, des soirées arrosées où je ne suis plus invitée, des photos niaises de couples qui s'embrassent, je me remplis le coeur avec tout cela. Le désespoir me hante. Non, je n'en veux à personne. Mon père me fuit parce qu'il refuse d'accepter la mort de la moitié de sa famille, mes amis ont peur de moi, mon ex ne me comprend pas. Et tout cela, c'est entièrement de ma faute. Même toi, tu dois te demander pourquoi je n'ai pas tenté de me suicider. J'ai essayé. Une fois, deux fois, mais même la mort ne m'accepte pas. Ma punition est de rester en vie, à contempler tous les dégâts que j'ai causé. Je respire, je mange, je bois, je dors mais mon âme, elle, ne luit plus.
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Salut Edma !

C'est bien que tu postes beaucoup, la seule restriction c'est un texte par jour. Alors fais-toi plaisir ;)

J'ai bien aimé lire ta lettre. Même si je la trouve trop verrouillée émotionnellement. Les lettres proposées par les psy sont faites pour ouvrir les vannes. La narratrice ne lâche pas prise ici, c'est dommage (d'ailleurs, quasiment aucun malade psychiatrique et/ou psychologique ne voit son médecin trois fois par semaine. Même en étant hospitalisé).

C'est bien écrit, mais un peu trop bien, en fait. J'ai envie de lire plus de colère, plus de mélancolie, plus de désespoir. Ça doit venir de tes tripes pour ce genre de textes.

Au plaisir !

Le problème, c'est que le personne ne se confie plus depuis des années. Elle a du mal à communiquer normalement. Tout le monde l'a laissé tomber, alors je pense qu'elle a peur de trop se dévoiler, d'effrayer son lecteur.
Mais j'ai essayé de rajouter un paragraphe plus émotionnel...faudra que tu me dises ce que t'en penses.
Merci beaucoup pour ton commentaire, ça m'aide à m'améliorer !!  :D

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #3 le: 26 Juin 2015 à 19:22:25 »
Citer
Le problème, c'est que le personne ne se confie plus depuis des années.
Justement, ça devrait déborder. Son mal-être devrait exploser à la figure du lecteur.

Enfin, je t'enverrai un MP pour justifier mon avis plus amplement ;)

Merci à toi du partage !
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #4 le: 26 Juin 2015 à 22:57:04 »
Merci de ta bienveillance !  ;D

Hors ligne Migarou

  • Tabellion
  • Messages: 24
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #5 le: 27 Juin 2015 à 00:44:33 »
C'est un bien beau texte que tu nous as écrit là ! :)

Le rythme est bon, la lecture agréable, le propos touchant. La multiplication de phrases courtes donne, je trouve, un côté froid et mécanique au discours qui moi ne me dérange pas, au contraire. Ça colle plutôt bien avec la détresse du personnage, le vide émotionnel qu'elle semble éprouver après les événements tragiques qu'elle a vécu et le sentiment de culpabilité qu'elle en a développé. On sent une certaine forme de désespoir, de résignation, de cynisme même face à tout ça... J'aime bien.  ;D

Ceci étant dit, quelques remarques sur des éléments qui me perturbent un tantinet. :P

Citer
Je l’ai posé sur la table de ma cuisine, son épaisse tranche posé contre le bois froid de celle-ci.
Petite faute d'accord du verbe "poser". En outre, je trouve que l'expression "bois froid" sonne de manière un peu étrange. Non ? :???:

Citer
Le docteur qui s’occupe de moi m’a conseillé de n’avoir aucun sujet tabou avec toi. Cela fait précisément deux ans que je le rencontre trois fois par semaine. Trois-cent-douze rendez-vous.
J'ai fait le calcul, ça voudrait dire qu'elle le rencontre absolument toutes les semaines pendant deux ans ? Les médecins ont beau travailler dur, ils ont droit à leurs congés eux aussi. :D
Par ailleurs, j'ai un peu de mal à imaginer que cette femme soit parvenue à se rendre (et continue de se rendre ?) avec une telle régularité chez son psychiatre, quand elle nous parle, quelques lignes plus loin, des crises d'angoisses et de spasmes qu'elle subit dès qu'elle met le nez dehors. Est-ce que ça n'aurait pas pu lui faire rater quelques rendez-vous ?

Citer
Tout a commencé le dix avril deux-mille-treize.
C'est à l'appréciation de chacun mais, en ce qui me concerne, j'ai du mal avec les dates écrites en lettres plutôt qu'en chiffres. C'est surtout l'année qui me trouble, en fait. :P

Voilà, voilà. Merci pour ce texte ! ;)

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #6 le: 27 Juin 2015 à 19:27:26 »
C'est un bien beau texte que tu nous as écrit là ! :)

Le rythme est bon, la lecture agréable, le propos touchant. La multiplication de phrases courtes donne, je trouve, un côté froid et mécanique au discours qui moi ne me dérange pas, au contraire. Ça colle plutôt bien avec la détresse du personnage, le vide émotionnel qu'elle semble éprouver après les événements tragiques qu'elle a vécu et le sentiment de culpabilité qu'elle en a développé. On sent une certaine forme de désespoir, de résignation, de cynisme même face à tout ça... J'aime bien.  ;D

Ceci étant dit, quelques remarques sur des éléments qui me perturbent un tantinet. :P

Citer
Je l’ai posé sur la table de ma cuisine, son épaisse tranche posé contre le bois froid de celle-ci.
Petite faute d'accord du verbe "poser". En outre, je trouve que l'expression "bois froid" sonne de manière un peu étrange. Non ? :???:

Citer
Le docteur qui s’occupe de moi m’a conseillé de n’avoir aucun sujet tabou avec toi. Cela fait précisément deux ans que je le rencontre trois fois par semaine. Trois-cent-douze rendez-vous.
J'ai fait le calcul, ça voudrait dire qu'elle le rencontre absolument toutes les semaines pendant deux ans ? Les médecins ont beau travailler dur, ils ont droit à leurs congés eux aussi. :D
Par ailleurs, j'ai un peu de mal à imaginer que cette femme soit parvenue à se rendre (et continue de se rendre ?) avec une telle régularité chez son psychiatre, quand elle nous parle, quelques lignes plus loin, des crises d'angoisses et de spasmes qu'elle subit dès qu'elle met le nez dehors. Est-ce que ça n'aurait pas pu lui faire rater quelques rendez-vous ?

Citer
Tout a commencé le dix avril deux-mille-treize.
C'est à l'appréciation de chacun mais, en ce qui me concerne, j'ai du mal avec les dates écrites en lettres plutôt qu'en chiffres. C'est surtout l'année qui me trouble, en fait. :P

Voilà, voilà. Merci pour ce texte ! ;)

Migarou,

Tout d'abord, merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis partagée à propos du style que j'ai choisi. Les émotions devraient sûrement un peu plus apparaître. Mais je vais tâcher de travailler cela à présent !
Ensuite, niveau chiffre, j'ai vraiment abusé. J'ai eu la main lourde, je m'en aperçois trop tard. Malheureusement. Je vais voir si je peux remédier à cela.
En cours, mes professeurs de français m'ont toujours harcelée pour que j'écrive les nombres en toute lettre. L'habitude est restée.

Au plaisir !

anaisfleur

  • Invité
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #7 le: 27 Juin 2015 à 22:02:00 »
Bonsoir Edma,

J'ai lu ton texte (ta lettre) en entier et je trouve que tu as un réel talent au niveau de ton écriture pour captiver ton lecteur. Tu donnes envie de savoir la fin de ton récit !

J'ai lu les commentaires précédents et je comprends que tu ne laisses pas trop transparaître les émotions puisqu'elle a du mal à les sortir  ;) Logique, quoi  ^^

As-tu déjà essayé d'écrire une histoire policière/thriller, pour voir ?

Hors ligne Edma

  • Aède
  • Messages: 207
Re : La spasmophile anonyme
« Réponse #8 le: 27 Juin 2015 à 22:18:54 »
Salut anaisfleur,

Ton commentaire me fait énormément plaisir. Je t'en remercie !  :-[

Non, je n'ai jamais essayé d'écrire ce style d'histoire. Je ne saurai pas vraiment comment m'y prendre..

 


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