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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Cet Automne-là [première partie]

Auteur Sujet: Cet Automne-là [première partie]  (Lu 1811 fois)

Hors ligne Oussri

  • Aède
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Cet Automne-là [première partie]
« le: 22 Mai 2015 à 23:23:20 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Silmë. Il s’appelait Silmë. Je l’ai rencontré un soir quand, me baladant dans le bois qui bordait mon village, je me lamentais de mon sort et du sort du monde. J’aime les sous-bois le soir. Le matin aussi. J’aime les sous-bois, tout simplement. Je me rappelle l’odeur des feuilles mortes sur le sol de terre brune, les champignons qui pointaient leurs chapeaux perlés de pluie, la couleur du toit des arbres, chaleureuse comme l’automne. Il faisait sombre. Les ombres se superposaient aux ombres et l’heure de rentrer approchait. Mais, quand je tournai les talons, une lumière, douce et intense à la fois, attira mon regard. Curieuse, je cherchai sa source quand je l’aperçus, lui. La lumière émanait de son être, de sa peau, si pure qu’elle vous éblouissait jusqu’à l’âme. Il avait des yeux clairs, couleur de pluie, qui semblaient pouvoir lire au plus profond de votre être et des cheveux d’argent à l’aspect irréel tant ils étaient lisses. Il était grand, très grand, d’une allure féline, très calme. Sa beauté me bouleversa et j’étais alors persuadée d’être en présence d’un ange. Une telle perfection n’avait pu voir le jour sur notre monde si fragile, si fatigué, si faible.

Je n’osais guère l’approcher. Les anges sont-ils autorisés à communiquer avec les mortels ? A leur apparaître ? Les mains tremblantes, je sentais un marteau battre une enclume de plus en plus fort dans ma poitrine. Je caressai l’écorce d’un arbre, me glissai derrière, le corps saisi par l’excitation et la peur. La question de sa présence ici me taraudait tandis qu’il restait immobile, parfaite statue de lumière, au beau milieu du bois.

Soudain, je le vis tourner son regard vers l’arbre derrière lequel je me cachais. Je me sentis subitement idiote, persuadée qu’un être aussi puissant devait bien être capable de voir au travers de toute chose, vivante ou morte. Il esquissa un sourire et il me parut alors moins lumineux, moins éblouissant, mais toujours aussi beau. Transpercée par son regard, le corps glacé et brûlant à la fois, je m’écartai pour lui apparaître et m’approchai timidement. Je plantai mon regard dans le sien, non pas par défi, mais simplement parce que j’étais incapable de détourner mes yeux des siens tant je désirais y trouver qui il était.

J’avançai, sans le contrôler réellement, jusqu’à me retrouver devant lui. Complètement muette, je ne parvenais pas à exprimer ni à sortir le moindre son. Je fus alors étonnée de constater qu’il paraissait aussi fasciné par ma personne que moi par lui.

Nous nous observâmes ainsi un moment. Le temps semblait suspendu, tant et si bien que je ne sais s’il fut heures ou secondes. Les fourmis dans mes doigts s’agitaient, comme impatientes de se poser sur l’être. Un instant, je me demandai s’il s’évaporerait sous ma caresse. Cette idée dévasta mon âme. Je n’avais plus de doute. Il était un ange.

« Seriez-vous humaine ? »

En premier lieu déstabilisée d’entendre enfin sa voix après ce moment de silence total, je fus ensuite interloquée par sa question. Comment pouvait-il l’ignorer ?

« Euh, je… Enfin, je… Oui. »

Je retins un grognement, affligée de m’entendre bredouiller. Sa voix à lui était si pure, tintait comme une cloche de cristal. La mienne était incertaine et chevrotante, comme vieillie par l’âge. Cependant, sa réaction me déstabilisa bien plus que sa question. Il rit aux éclats puis m’enlaça et me fit tourner dans ses bras. Le cœur battant à tout rompre, le souffle court, je sentis son odeur de pin chatouiller mes narines, ses cheveux frôler mon visage et c’est le feu aux joues que je retrouvai enfin la terre ferme.

« J’y suis arrivé, enfin. »

Toujours aussi abasourdie, ma curiosité finit tout de même par reprendre le dessus et je lui demandai alors :
«  Arrivé où ? »

Il me sourit encore. Je n’avais jamais vu quelqu’un respirant une telle joie. La jeune femme aigrie et blasée que j’étais ne parvenait pas à comprendre ce que pouvait ressentir le bel ange.

« Sur la terre des Hommes. »

J’avais enfin la réponse à ma question. Il n’était pas un homme. Cette beauté irréelle ne pouvait pas être humaine. Malgré mon trouble, je ne pus retenir un soupir. Qui pouvait donc désirer si ardemment découvrir notre monde, ce monde que nous avions blessé et rendu malade ?

« Euh, oui, vous êtes sur… la terre des Hommes. Vous êtes, euh… un ange ? »

Voilà, au moins, j’avais osé poser la question. Je me sentis totalement ridicule quand il éclata de rire de nouveau.

« Pardonnez-moi si ma question vous semble idiote… Nous ne sommes pas habitués à voir tant de… de beauté ici-bas. »

Son hilarité cessa soudainement. Il parut surpris mais une lueur amusée demeura dans ses yeux si clairs.

« Il n’y a rien à pardonner ma Dame. Je suis flatté mais je ne suis guère un ange. Vous leur ressemblez davantage que moi. »

Etait-ce un compliment ? Ou une simple vérité ? Après tout, je ne savais pas réellement à quoi pouvait ressembler un ange. Etonnée, je constatai qu’une part de moi désirait que ma première hypothèse soit la bonne. La chaleur qui se dégageait au creux de mon ventre semblait s’étendre à mes extrémités et je tentai de retrouver mes esprits.

« Qu’êtes-vous donc ? Lui demandai-je, désireuse de penser à autre chose, mais aussi de trouver des réponses à mes interrogations.
-   Je viens d’un monde très proche et pourtant tellement éloigné du vôtre. Je connais vos histoires terrestres. Si votre peuple rencontrait le mien, il nous prendrait certainement pour des Elfes. »

Je buvais ses paroles, incapable de détourner mon regard de son visage si parfait. Plus il m’en apprenait sur lui, plus je voulais en savoir. Mes questions fusaient et il y répondait, avec patience. Je pense même qu’il était heureux de partager son histoire avec quelqu’un qui ignorait tout de lui.

Son peuple semblait bien plus évolué que le nôtre sur bien des aspects. Ils étudiaient d’autres peuples à leur insu. C’est ainsi que je compris d’où venait la passion de Silmë pour les hommes. Ils nous observaient depuis notre apparition sur la Terre. Notre évolution rapide semblait être un véritable exploit et notre technologie, bien que limitée comparée à la leur, les inspirait beaucoup.

« Nous vivons toujours sous le joug de la Nature. Votre peuple a su la dompter et lui imposer ses règles. Votre peuple a su la dompter et lui imposer ses règles. Et même quand elle cherche à vous contrer, vous vous opposez à elle. J’admire tellement votre courage et votre volonté… Mon peuple craint la Nature et se plie à ses lois. »

Malgré la fascination qu’il m’inspirait, ses paroles me semblaient totalement folles. Lui qui vivait dans un monde où la Nature tenait la place qu’elle méritait… Comment pouvait-il admirer un monde aussi meurtri que le nôtre ?

Son affection pour l’humanité était telle qu’il avait appris les langues les plus répandues de notre monde dans l’espoir qu’en voyageant jusqu’à nous, ils puissent créer un contact. Une question, cependant, me taraudait.

« Mais, comment êtes-vous arrivé ici ?
-   Les arbres, me répondit-il simplement. Mon peuple a découvert que les arbres étaient tous connectés. Sur chaque monde mais aussi entre ces mondes. Ce n’est qu’un vaste réseau qu’il est possible d’emprunter si on en connait les voies. »

Abasourdie, ma vie banale et sans intérêt venait de basculer avec l’apparition de Silmë. Je ne ressentais aucune peur et je ne remettais pas en doute tout ce qu’il me disait ; je lui vouais déjà une confiance qu’aucun être humain de mon monde n’avait su obtenir. La sincérité de ses paroles résonnait en mon cœur. Aucun homme ne m’avait jamais paru aussi honnête que lui. Ni aussi beau.

Je levai soudainement la tête. Ce qu’il faisait noir ! La nuit devait être bien avancée. Je fus prise de frissons. L’air était glacé mais ma rencontre avec Silmë m’avait coupée de la réalité et tous mes sens ne s’étaient plus focalisés que sur lui.

Surpris par mon attitude, il tendit une main prévenante vers mon épaule, qu’il frôla de la pulpe de ses doigts.

« Dame, vous êtes gelée ! »

Prestement, dans un geste presque flou, il fit voler sa cape de ses épaules aux miennes. Une douce chaleur m’envahit.

« Vous n’êtes pas obligé… commençais-je.
-   Je ne voudrais pas que vous mourriez déjà. Vous avez tant de choses à m’apprendre. »

Mourir ? Je me surpris à pouffer de rire.

«  Rassurez-vous, je ne vais pas mourir à cause d’une nuit un peu fraîche !
-   Pardonnez-moi mais votre espèce est si fragile… Je préfère m’inquiéter que de risquer de vous perdre, me souffla-t-il. »

Je sentis la chaleur passer de mes épaules à mes joues. Que m’arrivait-il ? Je me sentais adolescente, lycéenne fascinée par son professeur de français. Moi qui restais froide à tous les hommes qui avaient l’indécence de m’approcher, le moindre regard, la moindre parole de Silmë me retournaient les entrailles et me donnaient des sueurs bien trop gênantes pour que j’ose les assumer. Pour me reprendre, je décidai d’offrir cette prévenance dont il faisait preuve à tous ses congénères.

«  Votre peuple est si respectable, soupirai-je. »

En réalité, je le pensais. J’en venais même à regretter de ne pas être née parmi eux, d’avoir vécu sur Terre, d’avoir connu un monde dégradé par mes semblables, d’avoir vu la Nature dépérir peu à peu. Il semblait étonné de mes réactions. Pauvre de lui. J’étais certainement loin d’être l’humain qu’il espérait rencontrer.
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne Calegal

  • Troubadour
  • Messages: 387
Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #1 le: 23 Mai 2015 à 00:04:20 »
Hello Oussri  :D

Quelques remarques sur la forme d'abord:

Citer
Je l’ai rencontré un soir quand, me baladant dans le bois qui bordait mon village, je me lamentais de mon sort et du sort du monde.
Trop long

Citer
douce et intense à la fois
Pas très beau le "à la fois", tu le répètes d'ailleurs ici:
Citer
le corps glacé et brûlant à la fois,

Citer
Il avait des yeux clairs, couleur de pluie, qui semblaient pouvoir lire au plus profond de votre être et des cheveux d’argent à l’aspect irréel tant ils étaient lisses.
Trop long aussi

Citer
Il était grand, très grand, d’une allure féline, très calme.
Répétition de "très".

Citer
Les mains tremblantes, je sentais un marteau battre une enclume de plus en plus fort dans ma poitrine
Pas super jolie cette formulation.

Citer
non pas par défi,
Le "pas" est de trop ici je trouve.

Citer
Je fus alors étonnée de constater qu’il paraissait aussi fasciné par ma personne que moi par lui.
Maladroit "Je fus alors étonnée de constater que je le fascinais tout autant" serait peut-être  mieux

    Sur le fond maintenant :
J'ai vraiment bien accroché à ton texte. Je le trouve très original surtout cette idée de voyage à travers les arbres. J'ai bien envie de connaitre la suite. Par contre je trouve que la réaction de ton personnage n'est pas très réaliste. Je m'explique, elle devine tout de suite que Silmë est un ange (ou un non-humain). Ce n'est pas vraiment la première pensée qui vient à l'esprit quand on croise quelqu'un de beau (en tout cas pas pour moi  :P). De plus elle ne me semble pas trop choquée d'apprendre qu'il existe un autre monde. J'aurais développé un peu la partie étonnement.
       Je n'ai rien d'autre à dire si ce n'est merci d'avoir partagé ^^
A+ pour la suite, Cal'
"Le livre n'appartient plus à celui qui l'a écrit, mais à ceux qui le lisent." Modiano
"L'abus des livres tue la science. Croyant savoir ce qu'on a lu, on se croit dispensé de l'apprendre. Trop de lecture ne sert qu'à faire des présomptueux ignorants." J.J Rousseau

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #2 le: 23 Mai 2015 à 10:25:03 »
Salut Cal :)

Merci pour tes remarques et ton avis. Je vais voir à remanier quelques phrases qui ne me satisfaisaient pas totalement non plus.

    Sur le fond maintenant :
J'ai vraiment bien accroché à ton texte. Je le trouve très original surtout cette idée de voyage à travers les arbres. J'ai bien envie de connaitre la suite. Par contre je trouve que la réaction de ton personnage n'est pas très réaliste. Je m'explique, elle devine tout de suite que Silmë est un ange (ou un non-humain). Ce n'est pas vraiment la première pensée qui vient à l'esprit quand on croise quelqu'un de beau (en tout cas pas pour moi  :P). De plus elle ne me semble pas trop choquée d'apprendre qu'il existe un autre monde. J'aurais développé un peu la partie étonnement.
Elle pense qu'il est un ange parce que de la lumière émane de lui (c'est assez rare chez les hommes, je pense :P) en plus qu'il est d'une beauté irréelle. Je n'ai peut-être pas assez souligné cet aspect de Silmë quand elle le voit. Après, effectivement, elle n'est pas vraiment étonnée, j'avoue que niveau réalisme, on a fait mieux, mais je tentais de mettre l'accent sur le fait qu'il la fascine tellement qu'elle en perd sa raison. Je vais sûrement retravailler ces passages. Merci en tout cas :)

Au plaisir !
"Chat du Cheshire, quand je recommence à t'oublier, c'est toujours le souvenir de ton sourire qui disparaît en dernier." Gage

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 099
Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #3 le: 02 Juin 2015 à 22:10:36 »
Salut Oussri,

Bon je pourrai pas faire de commentaire détaillé vu sue je te réponds à partir de mon téléphone, et du coup je laisse passer deux trois erreurs que j'ai relevées.
Alors mon impression, divisée en deux parties :
- Le côté positif : c'est indéniablement original. Ne serait-ce que parce que Silmë s'intéresse au peuple des humains, contrairement à ce qu'on peut lire dans d'autres bouquins où souvent les personnages principaux se montrent condescendants si ce n'est hostiles à ces idiots  :D. Ensuite, le procédé de déplacement à travers les arbres, qui est encore une fois original. J'ai hâte de de ouvrir les règles qui régissent ton univers.
-Le point négatif : excuse-moi surtout, mais à mes yeux : un être surnaturel resplendissant de beauté + une jeune fille qui déteste les mecs ordinaires = Twilight ! Et, bien que je ne veuille pas faire de généralités, les mecs et Twilight ça fait deux quoi...
Mais que cela ne t'empêche pas de continuer ! Après tout, vu le succès de S.M, il y a un bon public pour ce genre de récits !
Et puis, j'ai moi-même pris beaucoup de plaisir à découvrir les rzgles de l'univers de S.M, c'est juste la partie amour qui m'a ennuyé  :D
Bonne continuation !

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #4 le: 02 Juin 2015 à 22:27:14 »
Salut Exta !

Je suis restée bloquée sur la comparaison à Twilight... Tu as brisé mon coeur :'( Je ne sais pas si je pourrai t'excuser...

Je n'avais pas du tout pensé à ça en écrivant cette histoire :o J'espère que la suite ne donnera plus cette impression. Je vais faire en sorte que ça ne prenne pas cette tournure "guimauve et marshmallow".

Je voulais absolument que Silmë possède cette naïveté un peu idéaliste qui lui permettrait de ne voir que le bon chez l'homme.

Je posterai la suite euh... Dès que je l'aurai écrite ! Merci beaucoup en tout cas !

Au plaisir !
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Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #5 le: 02 Juin 2015 à 22:40:12 »
Aïe aïe aïe je me vois dans la malheureuse obligation d'enfoncer le couteau dans la plaie bien plus profondément : ce n'est pas Silmë qui m'a dérangé, j'aime au contraire qu'il soit sympa ; c'est euhhhh... la narratrice !
Bon bon j'arrête, d'autant plus que je ne suis clairement plus totalement objectif. Attends quand même de voir ce qu'en pensent les autres avant de changer quoi que ce soit ! Et surtout, dans le doute, comme je te l'ai déjà recommandé ailleurs, reste fidèle à ton ressenti !
Voilà voilà  :-[ on reste copains  :) ?
D'autant plus que tu n'en es qu'au début, et que du coup, aucun lecteur ne pourrait prévoir si oui ou non ça ressemblera à T (j'ose même plus l'écrire en entier !). J'ai simplement eu cette impression, à cause de l'équation suscitée /:
« Modifié: 02 Juin 2015 à 23:05:00 par extasy »

Hors ligne Oussri

  • Aède
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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #6 le: 02 Juin 2015 à 23:38:05 »
Ralala la vilaine narratrice désabusée qui n'aime rien... Bon, je ferai en sorte de ne pas l'appeler Bella :P

J'attends ce que d'autres en diront... Et sinon, je suivrais mon instinct !

C'est peut-être mieux de ne plus l'écrire en entier, ça fait moins mal ;)

Ben, on va rester copains, oui, c'est toi qui m'écris le plus de commentaires, j'ai pas vraiment le choix ! :D

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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #7 le: 02 Juin 2015 à 23:45:27 »
Roo c'est pour ça que j'ai hésité de poster ce com, alors que j'avais lu ton texte depuis un bout de temps déjà : "c'est peut-être mieux de ne plus l'écrire en entier". Surtout pas ! Que représente un seul avis pour que tu veuilles abandonner  projet ! Et puis, je n'aurais peut-être pas dû émettre un avis aussi hâtif ; après tout, comment pourrais-je savoir la manière dont se déroulera ton récit ? Non vraiment, oublie mon commentaire et lance-toi !

Hors ligne Oussri

  • Aède
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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #8 le: 02 Juin 2015 à 23:50:09 »
*se marre toute seule devant son ordi*

Tu as dit :
D'autant plus que tu n'en es qu'au début, et que du coup, aucun lecteur ne pourrait prévoir si oui ou non ça ressemblera à T (j'ose même plus l'écrire en entier !).
Je parlais du fait de ne plus écrire Twilight en entier, pas mon histoire :D

Même si tu n'aimais vraiment pas du tout, je continuerais, juste pour te convaincre que c'est pas si mauvais ;)

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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #9 le: 02 Juin 2015 à 23:58:41 »
HAHAHAHAHAHAHA oups ! Bon allez pour m'avoir fait marrer je t'avoue l'abominable secret : j'ai lu tous les Twilight ! Eh oui quand je commence un livre je dois le finir, et le même procédé s'applique aux différents tomes d'une saga. Et je peux te dire sans hésiter que tu écris mieux que S.M  :D

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Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #10 le: 03 Juin 2015 à 00:15:48 »
 
Citer
Curieuse, je cherchai sa source quand je l’aperçus, lui.
cherchais

Citer
La lumière émanait de son être, de sa peau, si pure qu’elle vous éblouissait jusqu’à l’âme
.
qu'est-ce que l'âme vient faire là-dedans ? une rétine brûlée, c'est déjà pas mal  ;)

Citer
Il avait des yeux clairs, couleur de pluie, qui semblaient pouvoir lire au plus profond de votre être
attention, tu viens déjà de nous parler de l'âme, maintenant les yeux qui lisent jusqu'au plus profond de son être... fais gaffe à ce genre de tournures clichées, tu es capable de dire les choses bien mieux

Citer
Sa beauté me bouleversa et j’étais alors persuadée d’être en présence d’un ange.
ta phrase me semble méga lourde surtout avec ce "et j'étais alors" après un passé simple
ça fait aussi encore une fois assez cliché que de dire que la rencontre d'un être beau coïncide avec celle d'un ange. Cette description, on l'a lue mille fois, trouve quelque chose qui te corresponde vraiment

Citer
Cette idée dévasta mon âme. Je n’avais plus de doute. Il était un ange.
ah revoilà l'âme...

Citer
« Il n’y a rien à pardonner ma Dame. Je suis flatté mais je ne suis guère un ange. Vous leur ressemblez davantage que moi. »
pardonner, ma Dame

Citer
« Qu’êtes-vous donc ? Lui demandai-je, désireuse de penser à autre chose, mais aussi de trouver des réponses à mes interrogations.
lui (pas de majuscule)

Citer
Son peuple semblait bien plus évolué que le nôtre sur bien des aspects.

répétition de "bien" facilement évitable

Citer
« Nous vivons toujours sous le joug de la Nature. Votre peuple a su la dompter et lui imposer ses règles. Votre peuple a su la dompter et lui imposer ses règles.
bug


Citer
Surpris par mon attitude, il tendit une main prévenante vers mon épaule, qu’il frôla de la pulpe de ses doigts.
de la pulpe ?  :o
la précision est-elle vraiment utile ?

Citer
  Votre peuple est si respectable, soupirai-je. »
problème de placement de guillemets

Citer
En réalité, je le pensais.
il faudrait reformuler cette phrase, je pense que le "en réalité" est assez maladroit. Parles-tu de sincérité ?


Pour le moment, je n'accroche pas. Je trouve ce début trop déjà-vu avec le mec trop parfait et l'opposition entre les deux mondes. J'imagine que la suite se fait plus nuancée et plus personnelle mais je pense que tu devrais modifier ce début pour le rendre moins naïf. Apporte un peu plus de nuances, l'opposition entre les deux personnages est un peu trop radicale, pour moi.

Eloigne-toi de ce que tu as pu lire et surprends-nous, ose !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Oussri

  • Aède
  • Messages: 208
Re : Cet Automne-là [première partie]
« Réponse #11 le: 03 Juin 2015 à 20:27:48 »
Exta : Quel terrible secret tu cachais ! :D
Et je peux te dire sans hésiter que tu écris mieux que S.M 
Hm, je ne sais pas si c'est un vrai compliment m'enfin, je prends ! Merci ;)

Ernya : Outch, pourquoi tant de haine ? :P Je plaisante, évidemment, merci pour ta sincérité et ton commentaire très bien détaillé. Je suis d'accord pour le côté cliché, c'est un problème que j'ai beaucoup de mal à résoudre dans mes écrits fantastiques. Je cerne un peu mieux le souci (enfin, je crois...) et je vais essayer de régler ça, ou au moins de limiter l'impression de déjà-lu/vu. J'espère que tu apprécieras davantage la prochaine fois ^^

Au plaisir !
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