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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Sur la jetée de Syracuse...

Auteur Sujet: Sur la jetée de Syracuse...  (Lu 4650 fois)

Hors ligne Seymour

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    • Seymour
Sur la jetée de Syracuse...
« le: 16 Décembre 2008 à 18:13:53 »
Voilà mon troisième texte posté ici, encore différent.... j'espère qu'elle vous plaira....

Il y a peut-être quelques erreurs étranges, parce qu'au dernier moment j'ai changé mon texte en utilisant plutot la première personne, donc il y a peut-être des passages qui ne correspondent plus trop....
       


       La mer fouette la longue jetée du port de Syracuse, de lourdes vagues déferlent sur le bois, maltraitant les rambardes à coup de claques sonores. Un ciel ténébreux, océan de nuages, transpercé à l’horizon par de grandes gerbes lumineuses.
A l’extrémité de l’embarcadère, les genoux au sol, agrippé  au garde-fou, giflé par les flots, je reçois ma pénitence. Des larmes se mêlent à l’écume qui recouvre mon visage. Comment pourrai-je un jour me pardonner ? Il est des crimes qu’aucun dieu ne saurait absoudre… Si je survis à l’ire du Vent, le village acceptera mon retour. Personne n’osera jamais contester la justice des cieux.
Mon crime ne sera pas oublié pour autant.
Aux yeux des autres, je resterai à jamais un affidé du Malin. Celui qui a succombé aux susurrements méphistophéliques de la Tentation. Mais peu importent les regards pernicieux, quand chaque levée du Soleil vous use davantage, tailladé par ces rayons qui jamais plus ne se refléteront sur la chevelure brasillante d’Isaura…
Le martèlement familier d’un tam-tam résonne à mes oreilles. Mon cœur accélère, pilonnant frénétiquement ma poitrine, jusqu’à ce que, finalement, les deux tambours battent à l’unisson.
Je sais ce que cela signifie. Elle approche.
Ce n’est pas la première fois qu’elle vient à moi. Par deux fois, elle avait daigné se révéler, le tambour avait retenti, mais elle n’avait fait que m’effleurer et me faire entrevoir sa lumière.
La première apparition avait eu lieu quelques heures après mon crime, j’errais comme un damné dans le brouillard de l’aube, trainant ma carcasse fantomatique près de l’océan.  La seconde, dans la chambre même où j’ai commis l’impardonnable… A chaque fois, les cris lointains de mes deux filles l’ont fait fuir. Elle ne se manifeste que dans la solitude.
Une vague violente et amère me renverse brutalement sur la jetée. Des trombes d’eau s’abattent sur moi, me projetant successivement contre les différentes barrières de l’embarcadère. La Nature n’en a visiblement pas fini avec moi. Ma main s’accroche au parapet et dans un ultime effort, je m’évertue à me relever. On ne courbe pas l’échine devant un juste châtiment. Une lame de fond vengeresse achève ce sursaut d’honneur inutile. Une lumière étincelante éclaire son visage. Alors, affalé sur le bois humide, le corps meurtri, l’âme nécrosée, j’accepte ce réconfort inespéré. Une ondée de chaleur envoutante m’enveloppe et chasse la douleur. L’océan s’évapore, il ne reste rien, rien d’autre qu’une douce lumière et le silence. Un silence inhumain, total.
Je sens que bientôt, elle sera devant moi. On raconte beaucoup de choses sur elle. Certains affirment que c’est une femme à la beauté angélique, troublante. D’autres pensent qu’elle a l’apparence d’un cheval ailé, un vieil homme à Syracuse prétend même que ce n’est qu’un chemin. Elle a ainsi tous les noms, ou n’en a aucun. Je fais partie de ceux qui la nomment la Passerelle. Celle qui vous emmène au Royaume de Sisyphe.
Soudainement, mon corps se soulève, il flotte au milieu de cette immensité de lumière, et, la Passerelle apparait. Le vieil homme avait raison. Ce n’est qu’un chemin, un sentier sinueux pavé de dalles versicolores, bordé d’objets incongrus et hétéroclites. Au bout du chemin, j’aperçois une trappe en vieux bois, humide comme celui de la jetée.
J’avance de quelques pas. Si je ne ressens plus mon corps, je perçois nettement les battements rapides de mon cœur. Sur un carreau couleur safran, je découvre un vieux livre aux pages élimées. Une profonde nostalgie m’envahit alors, entre mes mains, le recueil de contes que ma mère me lisait chaque soir pendant cinq belles années ! Mes doigts, avec frénésie, se hâtent d’ouvrir l’ouvrage mais à l’instant même où je saisis la couverture, le livre se décompose, ne laissant qu’une poussière céruléenne qui imprègne la paume de ma main. Je reste quelques instants à contempler les cendres de cette relique surgie de son passé, puis je reprends mon cheminement. Une multitude d’objets issus de mes souvenirs se succèdent, évoquant des épisodes heureux et douloureux de ma vie.
A mi-chemin, je tombe brutalement. Sur la dalle devant moi, une émeraude et une petite pièce de métal, deux demi-cercles relié en leur centre par une petite tige. Une envie de hurler m’assaille mais aucun son ne  peut exister en ce lieu. Une nuée d’images de mon passé se bousculent alors dans ma tête.
D’abord celles de ce jour de printemps, près de la rivière interdite, je suis avec Abel, mon meilleur ami. Nous nous jurons amitié éternelle et nous scellons ce pacte en pressant ensemble, paume contre paume, la pièce de métal chauffée à blanc. Aucun d’entre nous ne crie malgré l’insoutenable souffrance. C’est la tradition.
Ensuite vient l’histoire de cette émeraude, cette pierre que je sculptai spécialement pour Isaura le jour de notre union en gage d’amour et de fidélité. Et enfin les images insoutenables de ce soir où je commis l’irréparable…
Isaura ! Ma bien-aimée, tu es là ? Je ressens sa présence ! Par delà la trappe, elle m’attend !
Mais… Pourra-t-elle me pardonner ? Comprendra-t-elle mon geste, que ma folie n’était pas conduite par la haine mais par l’amour…Qu’une douleur insoutenable, une vague à l’âme incommensurable m’avait submergé lorsque j’avais surpris ce baiser infidèle. Et cette étincelle dans ses yeux… j’avais toujours cru qu’elle ne brillerait que pour moi… Je n’ai pas pu faire face, cette vision d’Isaura et Abel avait réduit à néant toute ma vie, détruit tout ce que en quoi je croyais.
Je ne vis alors qu’une seule possibilité : mettre à mort cette image, ce moment que je venais de surprendre. Cette double trahison ne pouvait pas avoir eu lieu, et rageusement, à grand coup de pierre, j’annihilai ainsi cette scène qui n’aurait jamais dû exister.
Je plaque violemment mes mains sur l’émeraude et le symbole d’amitié qui s’évanouissent dans une fumée rutilante. Je me relève précipitamment et je me mets à courir à bride abattue, les yeux fermés, le visage défiguré par ma peine, la bouche ouverte, mais muette. Isaura ! J’arrive !
Plus je m’approche de la trappe, plus je ressens sa présence. Elle m’attend au Royaume de Sisyphe, le monde des disparus. Je sais qu’une fois parti, je ne pourrais plus jamais revenir, mais qu’importe, j’ai trop souffert dans ce monde… Mais à quelques pas de ma délivrance, je m’arrête brutalement. Lorsque j’ouvre les yeux, je vois trois petits chevaux de bois. Ce sont ceux que j’ai construits pour mes filles.
Jã et Jella, les deux pépites de ma vie…
Je jette encore un regard à la trappe qui n’est plus qu’à quelques mètres de moi. Mais déjà, je sais que je ne l’ouvrirai pas. Derrière moi, il y a deux filaments qui me raccrochent encore à ce monde.  Je suis alors happé par une force terrible qui me ramène dans mon corps. La douleur qui martyrise mon corps m’arrache un cri. Je retrouve ma souffrance, ma peine et mes remords. Pourtant je me relève.
La tempête est terminée, je dois regagner le village. Je sais que je ne me pardonnerai jamais, et qu’un jour je me retrouverai de nouveau devant la trappe et alors je la franchirai.
Mais pour l’instant, ma place est ici.

« Modifié: 16 Décembre 2008 à 19:31:16 par Seymour »

Hors ligne Kathya

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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #1 le: 16 Décembre 2008 à 18:45:54 »
Les sentiments sont très bien dépeints, et la mer furieuse également ^^
On sent vraiment sa résignation et ses remords (plus pour les conséquences que pour l'acte en lui-même néanmoins...)
Même s'il est un peu agaçant que le narrateur tourne tant autour du pot au début!  ;D

Je pars du principe qu'entre maniaques tu m'en voudras pas trop  ::)

aucuns dieux ne sauraient absoudre…
Je trouve le pluriel superflu, mais n'ayant pas le courage d'ouvrir un livre de grammaire, c'est peut-être correct comme ça...
 
l'apparence d'un cheval ailée
J'aurais plus vu le cheval ailé que l'apparence...

Sur la dalle devant moi, une émeraude et une petite pièce de métal, deux demi-cercles relié en leur centre par une petite tige.

Cette image me laisse songeuse. Autant je perçois très bien les autres scènes que tu décris, autant j'ai du mal à comprendre s'il a sous les yeux, une demi-émeraude reliée à une demi-pièce par une tige de métal (auquel cas c'est plus un bord qu'un centre, parce que le centre d'un demi cercle ça ne me parle pas O.o), ce qui serait logique pour le sens que ça peut avoir pour le narrateur... Ou si la tige les transperce en leur centre (auquel cas c'est pas des demi-cercles...), vu qu'il est question d'une pièce et d'une émeraude...
Bref quelque chose doit m'échapper...

J'aime beaucoup la fin. Elle est certes assez prévisible une fois que l'on a compris la raison des remords de ce pauvre garçon et le sens de cette trappe, mais elle donne un éclairage nouveau au texte, en particulier un sens nouveau à cette phrase là :  :coeur:
A chaque fois, les cris lointains de mes deux filles l’ont fait fuir.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #2 le: 16 Décembre 2008 à 18:50:38 »

C'est parti.


Citer
Celui qui a succombé aux susurrements méphistophélique de la Tentation. Mais peu importent les regards pernicieux, quand chaque levée du Soleil vous use davantage, tailladé par ces rayons qui jamais plus ne se refléteront sur la chevelure brasillante d’Isaura…
Le martèlement familier d’un tam-tam résonne à mes oreilles. Mon cœur accélère, pilonnant frénétiquement ma poitrine.
méphistophéliques, tamtam, ça se dit "mon cœur accélère" ? les battements s'accélèrent, mais... ?

Citation de: Seymour
La première apparition avait eu lieu quelques heures après mon crime, j’errais comme un damné dans le brouillard de l’aube, trainant ma carcasse fantomatique près de l’océan
j'aime beaucoup, et je pense que ça marque/surprend suffisamment le lecteur sans qu'il ait besoin du bout introductif et un peu trop informatif qui est quelques lignes avant.


Citer
Ma main s’accroche au parapet et dans un ultime effort, je m’évertue à me relever.
ça fait vachement lourd non, "s'évertuer à se relever" ?

Citer
Une ondée de chaleur envoutante m’enveloppe et chasse la douleur.
j'veux bien que tu détournes l'attendue "onde de chaleur" pour choisir "ondée", dont on cerne à peu près l'image, mais à ce moment-là ne change pas que le mot ; "envelopper" irait à "onde de chaleur" ; une ondée n'enveloppe pas. Si ?

Citer
D’autres pensent qu’elle a l’apparence d’un cheval ailée
ailé


Citer
le recueil de contes que ma mère me lisait chaque soir pendant cinq belles années !
un peu reformuler ? le "belles" avec l'exclamative, j'aime pas trop... à toi de voir.

Citer
le livre se décompose, ne laissant qu’une poussière céruléenne qui imprègne la paume de ma main
de la poussière azur ? mentionne p't-être la couleur du recueil de contes, si ça vient d'illustrations ou de ce genre de trucs ; si c'est le "souvenir" qui donne cette couleur-là, alors... je sais pas. Mais ça fait un peu bizarre je trouve. Ou alors, juste après quand tu parles de "cendres", ajoute-leur un adjectif, pour qu'on comprenne que ce ne sont pas des cendres ordinaires (même si on le sait déjà).


Citer
Je me relève précipitamment et je me mets à courir à bride abbatue, les yeux fermés, le visage défigurée par ma peine
abattue, défiguré


> finalement, c'était pas la même Isaura... si ?

l'impression générale : j'ai bien aimé, surtout la richesse du vocabulaire à certains moments. Certains passages sont bien racontés (mieux que le SMIC narratif quoi). Mais c'est toujours difficile de s'attacher un personnage de texte-court. Donc ça perd un peu d'intensité, dès qu'on résume son passé pour donner les clefs de compréhension et tout. On peut pas souvent faire grand chose contre ça.

donc j'aime bien ;)
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #3 le: 16 Décembre 2008 à 18:57:05 »
Citer
Je pars du principe qu'entre maniaques tu m'en voudras pas trop
non pas du tout, au contraire  :) je sais bien que je peux être assez chiant avec mes critiques, mais c'est justement pour qu'on le soit aussi avec moi (humm... oui je dois avoir un côté assez masochiste  :o   :mrgreen:)

Citer
aucuns dieux ne sauraient absoudre…
Je trouve le pluriel superflu, mais n'ayant pas le courage d'ouvrir un livre de grammaire, c'est peut-être correct comme ça...
ce n'est pas vraiment une question de grammaire, c'est juste que j'étais parti sur un homme polythéiste tu vois, genre croyance celtique avec les dieux liés à la nature.... donc plusieurs dieux.....

Citer
J'aurais plus vu le cheval ailé que l'apparence...
:mrgreen:  => je corrige

Citer
Bref quelque chose doit m'échapper...
euh...oui mais c'est ma faute  :-[ en effet ce n'est pas très clair, en fait il y a une emeraude toute simple ET une pièce de metal composée de deux demis cercle.... bref à corriger également....

Sinon merci pour ta critique!  :)

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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #4 le: 16 Décembre 2008 à 19:03:48 »
j'aime bien aussi, même si comme Lo', c'est dommage de ne pas avoir plus le temps pour s'attacher au personange


       La mer fouette la longue jetée du port de Syracuse, de lourdes vagues déferlent sur le bois, maltraitant les rambardes à coup de claques sonores. Un ciel ténébreux, océan de nuages, transpercé à l’horizon par de grandes gerbes lumineuses.
hum... la deuxième phrase, il manque un verbe... ça peut passer, mais là, je trouve que ça fait vraiment bizarre

Je ressens sa présence ! Par delà la trappe, elle m’attend !
ça, j'ai pas du tout aimé :-[
je.... je sais pas.... ça fait un peu "trop", un peu "mauvaise réplique"
je veux pas te vexer, j'arrive juste pas à t'expliquer en quoi j'aime pas ><
je trouve que ça va pas avec le reste en gros

Je ne vis alors qu’une seule possibilité : mettre à mort cette image, ce moment que je venais de surprendre. Cette double trahison ne pouvait pas avoir eu lieu, et rageusement, à grand coup de pierre, j’annihilai ainsi cette scène qui n’aurait jamais dû exister.
Je plaque violemment mes mains
hum... je crois qu'il y a un temps qui va pas
"voyais", non ? pour bien marquer que c'est le passé ?


voilà ;)
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #5 le: 16 Décembre 2008 à 19:10:11 »

Pour le :

Citer
aucuns dieux ne sauraient absoudre…

certes, polythéiste, mets ça veut dire "que pas un seul dieu ne saurait absoudre", donc singulier, non ?
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #6 le: 16 Décembre 2008 à 19:18:08 »
@Loredan

Citer
j'aime beaucoup, et je pense que ça marque/surprend suffisamment le lecteur sans qu'il ait besoin du bout introductif et un peu trop informatif qui est quelques lignes avant.

hum peux tu préciser quel est ce passage informatif stp ?

Citer
finalement, c'était pas la même Isaura... si ?
non non, surtout que finalement, dans l'esprit de nazca, il n'y a plus d'isaura, donc je me suis permis de piquer le nom  :mrgreen:

Pour le reste de tes remarques je suis tout à fait d''accord, ce serait corrigé et/ou amélioré.

@ ernya

Citer
hum... la deuxième phrase, il manque un verbe... ça peut passer, mais là, je trouve que ça fait vraiment bizarre

oui... j'étais en effet un peu géné par cette phrase, je sais pas encore, je vais y refléchir...

Citer
Je ressens sa présence ! Par delà la trappe, elle m’attend !
ça, j'ai pas du tout aimé;
je.... je sais pas.... ça fait un peu "trop", un peu "mauvaise réplique"
je veux pas te vexer, j'arrive juste pas à t'expliquer en quoi j'aime pas ><
je trouve que ça va pas avec le reste en gros

non non t'inquiète pas, je suis d'accord.  

Citer
"voyais", non ? pour bien marquer que c'est le passé ?
bah en fait "vis" c'est au passé simple....

merci !

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Re : Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #7 le: 16 Décembre 2008 à 19:21:55 »
Citation de: Seymour
Citer
"voyais", non ? pour bien marquer que c'est le passé ?
bah en fait "vis" c'est au passé simple....


mdr xD (t'as raison hein, c'est juste que la réplique est marrante du coup)

Bref,
Citation de: Seymour
Comment pourrai-je un jour me pardonner ? Il est des crimes qu’aucuns dieux ne sauraient absoudre… Si je survis à l’ire du Vent, le village acceptera mon retour. Personne n’osera jamais contester la justice des cieux.
Mon crime ne sera pas oublié pour autant.
Aux yeux des autres, je resterai à jamais un affidé du Malin. Celui qui a succombé aux susurrements méphistophélique de la Tentation. Mais peu importent les regards pernicieux, quand chaque levée du Soleil vous use davantage, tailladé par ces rayons qui jamais plus ne se refléteront sur la chevelure brasillante d’Isaura…
mais en fait ça va
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #8 le: 16 Décembre 2008 à 19:23:57 »
Citer
"voyais", non ? pour bien marquer que c'est le passé ?
bah en fait "vis" c'est au passé simple....
oui, oui, on est d'accord
mais justement vu qu'il y a la même forme au présent, ça peut devenir confus
en fait, c'est le passé simple qui va pas ici  je crois....
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #9 le: 16 Décembre 2008 à 19:28:31 »
alors pour le truc des aucuns dieux, en fait j'avais tort, j'ai vérifié et avec aucun, c'est au singulier qu'il faut mettre (sauf rare exception).

Pour le passé simple, je pense qu'il convient étant donné que c'est une action qui ne dure pas dans le temps, il a un comme un flash si tu veux, et il ne vit alors plus qu'un seule possibilité. C'est une action soudaine.

ah oui, pour le tam-tam Lo", on peut écrire les deux, soit tamtam, soit tam-tam...
« Modifié: 16 Décembre 2008 à 19:34:07 par Seymour »

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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #10 le: 16 Décembre 2008 à 19:37:06 »
oui mais nan

avant c'était du PQP donc... l'imparfait va mieux
bref, laisse tomber ::)
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #11 le: 16 Décembre 2008 à 19:41:58 »

moi il me choque pas le petit "vis"

Citer
détruit tout ce que en quoi je croyais
sans le "que", c'est mieux
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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #12 le: 16 Décembre 2008 à 19:50:07 »
et un petit passé composé ?  ;D
Je n'ai vu alors qu'une seule possibilité....

lol, bon en effet c'est pas très grave,

au fait Lo', pour la poussière c'était bien lié au souvenir et pas au livre, d'ailleurs c'est pourquoi ensuite il y a la fumée rutilante.... (dans le sens rouge sur ce coup)
et je pense que rajouté un adjectif ensuite à cendre ne ferait qu'alourdir la pharse non? enfin c'est mon avis d'auteur en tout cas.

Hors ligne Matt

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Re : Sur la jetée de Syracuse...
« Réponse #13 le: 25 Décembre 2008 à 21:36:40 »

Bonsoir,

Après avoir lu ton texte, voici ce que j'ai pu relevé :

Citer
Un ciel ténébreux, océan de nuages, transpercé à l’horizon par de grandes gerbes lumineuses.

Pourquoi coupes-tu cette phrase ainsi, le lecteur peut s'attendre à quelque chose derrière, non ?

Citer
Personne n’osera jamais contester la justice des cieux.

Si l'on dit "Jamais personne n'osera contester la justice des cieux", l'effet rendu n'est-il pas mieux ici pour ton texte ?

Citer
Celui qui a succombé aux susurrements méphistophéliques de la Tentation.

C'est une phrase un peu trop compliqué pour ton lecteur.

Citer
Une ondée de chaleur envoutante m’enveloppe et chasse la douleur.

"Envoûtante"

Citer
Elle a ainsi tous les noms, ou n’en a aucun.

 :)

Citer
Soudainement, mon corps se soulève, il flotte au milieu de cette immensité de lumière, et, la Passerelle apparait.

"apparaît"

Citer
bordé d’objets incongrus et hétéroclites.

C'est trop compliqué encore une fois.


Voili, voilà ! c'est pas du tout mon genre de texte, bien qu'il y ait quelques références mythologiques et autres, mais voilà !

Bonne continuation à toi !
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


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