Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 Septembre 2026 à 14:08:01
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Affaire de loups

Auteur Sujet: Affaire de loups  (Lu 6614 fois)

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Affaire de loups
« le: 12 Décembre 2008 à 23:03:50 »
Pour les rares qui m'ont déjà lue, ce texte est celui qui m'a influencée pour écrire l'autre (et pas l'inverse^^).
(J'ai rechangé pas mal de virgules pour ne pas lancer un deuxième débat ici, bien que ce texte là était bien moins touché par mon attribution égocentrique des virgules.  :-[)

Je ne trouve pas le thème particulièrement révolutionnaire, mais je l'ai écrit pour répondre à un sujet du genre "une nouvelle sur les loups", ce qui m'obligeait bien à parler de ces charmantes bêbêtes. :D

La principale source d'inspiration de ce texte est... mon cours d'éthologie, et des considérations assez pragmatiques sur les relations sociales entre animaux. ::)


Affaire de loups

Merveilleux. Ainsi était-il, le Dominant, le plus fort d’entre nous. Fasciné, obnubilé, calciné par la flamme brillant au fond de ses yeux sombres, seul éclat d’obsidienne sur son pelage de neige rougi de sang, je contemple sans jamais m’en lasser le spectacle de ses crocs fendant la chair. Sans avoir osé songer à troubler la paix de son repas, mes pattes malgré moi avancent lentement. Presque un trébuchement, un faux-pas. Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore. Un pas de trop.

C’est alors qu’il se retourne, babines retroussées, la rage dans ses yeux de perle noire, immobile, inébranlable, campé sur ses quatre pattes plus sûrement qu’un chêne sur ses racines. Pas un grondement, non. Pas un cri, pas un geste. Et sans réfléchir plus avant, je m’écroule devant lui, lui présentant ma gorge nue, offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas. Mais sans cela que me resterait-il ?
Il me renifle. Un frémissement me parcourt tandis qu’une goutte de sang quitte son museau pour tomber sur mon corps, dernière larme chaude d’une biche foudroyée dans sa course. La meute nous observe, je sens les regards pesants de mes frères. Il me dédaigne et tout est dit. Il reprend son repas et nous les regardons manger. Car depuis, la Dame l’a rejoint. Perle de blanc et d’argent elle aussi, mais ses yeux sont d’or. Son cœur aussi, pour sa meute, pour les louveteaux qui courent en son sillage. Pour Lui aussi peut-être. Mais pour nous et pour les autres, je me garde de trop me fier à son regard étincelant, et d’oublier que les griffes à ses pattes comme aux miennes jamais ne se rétractent.
Ils mangent lentement, ces seigneurs des bois. Puis se redressent et partent au cœur de leur domaine.
   Nous mangeons avec hâte comme le veut notre rang. Sans rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.

   Tandis que je m’éloigne, honteux et tremblant encore de ma folle hardiesse, me frôle la silhouette d’une compagne d’avant. Jadis confidente de mes jeux, de mes rixes, elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle. Le reproche dans ses yeux me blesse cruellement. Elle ne sait, je le vois, quelle démence m’a prit. Je ne le sais pas plus. Et ne désirant m’attirer davantage ses foudres, je l’évite. Bien qu’il me soit cruel de renoncer à elle.


   Mais il ne nous est pas donné de perpétrer notre sang. Voudrais-je l’oublier que le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant de ces deux fourrures d’argent se mêlant furtivement, tandis que la Dame, de ses griffes, de ses crocs, cherche à Lui échapper. Nous regardons impuissants et jaloux. Jaloux car, enfin, la Dame cède, et le laisse réclamer son dû. Jaloux, car depuis bien trop de saisons nos frères prennent les tons de la neige, bannière étincelante de l’hiver. Car fauve est ma robe, de même que celle de ma sœur de cœur, et celle de nombres de mes frères. Et tandis que la meute regarde et songe, son regard allant de nos chefs aux plus jeunes, mes frères et sœurs aux poils noirs ou gris se mettent à hurler. A hurler à la lune montante qui, par sa simple couleur, ne peut qu'être complice de cette espièglerie. D’autres les rejoignent. Cris de frustration, de joie ou de lamentation ? Je ne sais pour mes frères, mais bien vite la fierté l’emporte face à l’envie, et je hurle pour la meute. Pour que perdurent les miens. Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.


   Un autre jour, une autre chasse, la proie s’enfuit, plus massive, plus forte. Nous ne pouvons plus faire la fine bouche, maintenant que les jours sont courts, et froides les nuits. Le cerf s’échappe, et son pas lourd marque la neige profonde sans révéler pour autant le tapis d’herbe et de feuilles. L’ai-je rêvé ? Je ne sais pas. Toujours reviennent les beaux jours, ou l’ai-je rêvé cela aussi ? Qu’importe. Nous courons, la proie s’échappe. La fatigue dans mes muscles, mes articulations raides, le froid mordant à ma poitrine, je chasse tout cela pour mieux chasser ma proie. La Dame s’élance, plus rapide que moi, plus rapide que nous tous, saisit à la gorge le cerf majestueux, et déjà lui dessine un collier sanglant. Et nous les rejoignons, courant d’autant plus vite que la proie est acculée, et notre repas presque acquis. Je fonds sur son flanc. Le Dominant s’élance, mais un sabot le cueille, furieuse et ultime revanche du malchanceux animal, qui déjà s’effondre sous mes coups et ceux de mes frères et sœurs.

   Il ne vit plus. Je ne parle pas du cerf. Une proie est une proie, elle ne peut que mourir. Ou parfois s’échapper. Mais on ne parle pas non plus de la proie qui s’échappe. Mais Lui. Sa fin, comment l’admettre ? La chose est tellement improbable, brutale et irrévocable qu’un long silence, troublé simplement par les souffles haletants de la meute, s’installe. La Dame, plus vive ou plus courageuse que nous peut-être, comprend. Et malgré la proie sous ses griffes, elle se lève et va renifler la dépouille. Elle hurle. Et nous hurlons. Mort et désolation. Car est mort le plus grand d’entre nous.
   
La Dame mange. Et nous la regardons faire. Une fois de plus je m’avance. Aussitôt je m’arrête, voyant que la Dame se retourne, ses yeux d’or me transperçant de part en part. Elle m'ignore et reprend son repas. Elle n’en a que faire, cela ne la concerne pas, c’est affaire de loups, non de louves. Mes compagnons me regardent. L’un d’eux fend les rangs. Je fais un pas vers lui, il s’aplatit, réclamant ma clémence. Un autre s'y risque, je le fais reculer. Tous ils s’inclinent. La Dame a terminé, elle m'observe, l’éclat de l’amusement étoilant ses yeux d’or.
   La faim me taraude et je l'apaise, sous le regard de mes frères. Ils attendent. Comme je l’ai fait tant et tant de fois avant eux. Je me retire et ils s’ébranlent.
Je rattrape la Dame. Là-haut sur la butte, à l’abri d’un tronc tombé depuis deux ans déjà, nous surveillons, elle et moi, notre territoire. Et de temps à autres, elle accorde un regard à la meute en contrebas. Tandis que je ne peux en détacher les yeux. Je suis encore frappé par notre perte. La Dame, non. Elle a déjà vu mourir d’autres de ses compagnons.
J’aperçois ma sœur au pelage fauve, et je dévale la pente, oubliant un instant la Dame aux yeux d’or. Je m’avance vers elle, et elle ne fuit pas. Mais mon cœur se brise en la voyant fléchir devant moi, un fin gémissement de terreur sortant de sa gorge gelée. Me voulant rassurant, je lèche son pelage brun. Lentement se relève ma sœur d’autres temps. Et surgit sur son flanc la Dame courroucée. Grondant vers l’importune qui ose briguer son rang. Et la louve de nouveau, devant la Dame s’incline. La Dame la laisse aller, mais la rage ne meurt pas. Elle brille même, éclatante et tenace, au fond de ses yeux d’or.
Me tournant vers elle je proteste, et elle n’écoute pas. Affaire de louves où mon avis compte pour si peu. Ou pour rien. Un grand loup noir s’avance. Repu et sûr de lui. Bien qu’il se soit incliné, il est sûr désormais, c’est ma place qu’il convoite. Je ne fléchis pas. Lui non plus. Il gronde. Je montre les dents. Il me mord à l’oreille, mes griffes taillent son ventre. Nous tournoyons lui et moi, éclaboussant de neige la meute qui nous observe. Et finalement il se soumet. Je lèche sa plaie et tout est dit. J’ai gagné. Je suis le Dominant.

Mais personne n’apaise la douleur du Dominant. Ma Dame s’y essaye. Maintes fois je la repousse. Il lui faudra, je le crains, toute une nuit de patience pour nettoyer le sang de mon oreille. Son regard apaisant, presque plaintif me trouble plus que tout. Nous voilà tous deux au-dessus de la meute. Et pourtant nulle joie, nulle paix en cela. Elle sait mieux que moi, que nous avons perdu. Que le prix à payer pour rester au sommet trop chèrement se paye. Qu’aux aléas du sort et aux griffes de la meute, nous cèderont un jour. Qu’au mieux nous nous inclineront, reprenant notre place d’ombre parmi les ombres. Et qu’au pire, la mort nous prendra, sûrement, lentement, par les blessures de nos frères, par cette jalousie qui trouve patiemment le chemin de leur cœur. Ils voudront notre place et, par une égratignure, par  d’autres,  jour après jour, ils scelleront sans pitié notre fin. La Dame sait cela. Et c’est pour cette raison sans doute, qu’elle cherche tant à lécher mon oreille ensanglantée. Et tandis que je cède un instant, à son incessante demande, j’ai envie de lui demander : pourquoi. J’ai perdu ma sœur de cœur, et mes frères et sœurs, si lointains qu’ils me sont désormais. Ils fomentent contre moi, rêvent du jour de ma perte, aspirent à être moi. J’entretenais un rêve et il s’est effondré. Je chassais une chimère et venimeuse est sa chair sous mes crocs.
Pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Pour être au-dessus des autres, perchés au sommet de notre territoire ? Pourquoi m’aider si elle sait que je risque de mourir tôt ou tard, et plus sûrement tôt que tard ?
La Dame s’arrête et se dresse sur ses pattes, comme si mon agitation intérieure  la dérangeait tout autant que mes coups de museau. Et dans la tendresse infinie de ses yeux aux iris veinés d’or, je trouve ma réponse.
Pour que coure sur la neige la meute à tout jamais, plus tenace et plus forte, unie sous un seul règne, sous le regard clément de loups fauves aux yeux d’or.
« Modifié: 28 Décembre 2008 à 12:17:46 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Plume d'argent

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 157
Re : Affaire de loups
« Réponse #1 le: 12 Décembre 2008 à 23:19:14 »
C'est vraiment beau! J'aime beaucoup! Les descriptions, le ton, la fluidité du texte.
 Ce texte m'a beaucoup touché, par sa réalité, sa poésie, la chute, les personnages surtout, ces animaux que j'apprécie énormément. Tu leur forges une identité, une réalité, avec cette hiérarchie de dominant, de dominé, ce concept de meute, de frères et sœurs. 

Bref, un récit que j'ai adoré!

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Affaire de loups
« Réponse #2 le: 12 Décembre 2008 à 23:29:06 »
Je plussoie Plume


C'est vraiment un très beau texte^^
tu.... comment dire ? tu rends bien l'émotion, c'est vraiment étrange, c'est très touchant
bref, j'aime beaucoup :)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Affaire de loups
« Réponse #3 le: 12 Décembre 2008 à 23:47:43 »
Merci ^^

J'ai eu du mal à trouver ce compromis qui me semble toujours étrange, je voulais pas les rendre trop humains, mais pas non plus les dénuer de sentiments, de substance...
Enfin au moins c'est pas complètement raté  ;D
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : Affaire de loups
« Réponse #4 le: 12 Décembre 2008 à 23:56:31 »
Citer
Son cœur aussi, pour sa meute, pour les louveteaux qui courent en son sillage.
on ne dit pas plutôt "courent dans son sillage" ? (je ne suis pas sûre de moi)
Citer
Voudrais-je l’oublier que, le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant de ces deux fourrures d’argent
étant donné que les virgules sont "normales" dans le reste du texte, la virgule après "que" doit soit être supprimée, soit être mise avant le "que"
Citer
La Dame s’élance, plus rapide que moi, plus rapide que nous tous,
j'aurais bien supprimé le "tous" pour qu'on ait le même rythme plus rapide que moi/plus rapide que nous
Citer
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
j'aime moins que le reste


J'aimeeeeeeeeeeeuh >< je vais finir par devenir jalouse

Citer
(J'ai rechangé pas mal de virgules pour ne pas lancer un deuxième débat ici, bien que ce texte là était bien moins touché par mon attribution égocentrique des virgules.  Embarrass&eacute;)
Tu sais, on a l'habitude des textes expérimentaux ici, si tu mets un petit commentaire en début de texte (quoique c'est même pas utile) ça passera parfaitement, et il y a même de bonnes chances que ce soit apprécié  :P

Bref, j'ai trouvé que c'était un très beau texte. Pas grand chose de négatif à dire. Ta prose est...  :coeur: Tu retranscris vraiment bien les émotions.

Bon. J'attends tes autres textes. Tu as le devoir d'écrire. Sinon, direction les geôles  :-¬?
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Re : Affaire de loups
« Réponse #5 le: 13 Décembre 2008 à 00:20:15 »
-Je suis sûre qu'on dit "dans son sillage" ^^ La question ça serait plutôt : A-t-on le droit de dire "en son sillage" ?    ::)
Et j'avais décidé arbitrairement que oui xD
-Je m'en vais de ce pas corriger cette virgule égarée ayant échappé à ma vigilance (peu) scrupuleuse^^
-Je préfère "nous tous" sans avoir d'arguments pour...
-L'exclamation est pas hyper élégante, mais laissons un peu de fierté et d'esprit grégaire à ce brave animal ^^

Merci mais y  a pas de quoi être jalouse ^^'

La plupart de mes écrits sont plus standards,  y aura peut-être plus de blagues avec les virgules :P

*marmonne* Comment ça le "devoir" ? Et c'est quoi cette histoire de geôles? Loredaaaaaaaaaan xD

De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : Affaire de loups
« Réponse #6 le: 13 Décembre 2008 à 00:46:51 »
Citer
De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
T'auras le temps aux prochaines grandes vacances d'été au moins, non ?  :P Sinon, tant pis pour toi : c'est le fouet qui t'attend.  :noange:
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Seymour

  • Calligraphe
  • Messages: 119
  • La persévérance est mère de tous les rêves...
    • Seymour
Re : Affaire de loups
« Réponse #7 le: 15 Décembre 2008 à 10:46:47 »
Bon je te préviens, je vais être très pointilleux  >:D c'est chiant mais d'un autre côté c'est bon signe, ça veut dire que j'aime bien  :)

Citer
offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas.
hum... j'aime pas trop cette tournure, elle ne coule pas. Ton texte est effet bien écrit, poétique, ce passage est... comment dire? ....moche  :o  :mrgreen: ce n'est que mon point de vue évidemment, mais à ta place je le tournerais autrement; genre : offrant ma vie, espérant qu'il ne la prendrait pas. Mais avais-je vraiment le choix?.
Bon c'est qu'un exemple et de plus je ne suis pas sur que ça a le même sens que ta formulation....

Citer
Sans ne rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre
=> Ne laissant rien d'autre qu'une neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.
C'est subjectif, mais là aussi je trouvais la formulation pas très agréable à lire...

Citer
elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle.
la aussi, je pense que tu pourrais trouver une meilleure formulation...

Citer
Voudrais-je l’oublier, que le rappelle à ma mémoire le spectacle affolant
euh... il manque un mot ou quelque chose parce que je comprends pas la tournure de la phrase... c'est peut etre moi...  :-[
ok.... en lisant le post de kaliana, j'ai compris... en effet la virgule doit être enlevée, elle est très perturbante...

Citer
Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.
je préférerais la fourrure à leur poil......

Citer
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
hummm.... là le loup s'adresse à nous.. et c'est la seule fois où il le fait, ça ne va pas, on est dans un texte où le lecteur est observateur, pas l'interlocuteur du loup... bref... je modifierais la tournure.

Sinon, j'aime beaucoup, un des meilleurs textes que j'ai lu sur le site pour l'instant, si si je le pense.
Les relations entre les loups sont très bien décrites, le rapport de dominant dominé, la scène de la chasse est très réussie. Ce n'est pas non plus une simple description mais une vraie histoire, bref très bon, bonne continuation !

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Re : Affaire de loups
« Réponse #8 le: 15 Décembre 2008 à 13:16:17 »
Citer
De toute façon je vais vite arriver à rupture de stock de textes, et j'ai pas le temps d'écrire xD
T'auras le temps aux prochaines grandes vacances d'été au moins, non ?  :P Sinon, tant pis pour toi : c'est le fouet qui t'attend.  :noange:

On va dire que oui xD *n'a pas envie de se faire fouetter xD*

C'est pas grave je suis aussi du genre maniaque.  ::)

Citer
offrant ma vie, sûr qu’il ne la prendra pas. Sûr ? Peut-être pas.
hum... j'aime pas trop cette tournure, elle ne coule pas. Ton texte est effet bien écrit, poétique, ce passage est... comment dire? ....moche  :o  :mrgreen: ce n'est que mon point de vue évidemment, mais à ta place je le tournerais autrement; genre : offrant ma vie, espérant qu'il ne la prendrait pas. Mais avais-je vraiment le choix?.
Bon c'est qu'un exemple et de plus je ne suis pas sur que ça a le même sens que ta formulation....

Ce que je voulais dire c'est qu'il n'avait même pas envisagé *avant* l'éventualité qu'il puisse le tuer. C'était pour marquer la surprise, en quelque sorte, mais j'admets que c'est pas très élégant  :D


Citer
Sans ne rien laisser derrière nous, que la neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre
=> Ne laissant rien d'autre qu'une neige écarlate, preuve criante du festin et du meurtre.
C'est subjectif, mais là aussi je trouvais la formulation pas très agréable à lire...

Rien que dans ma phrase y a une négation en trop je crois xD

Citer
elle gronde désormais sitôt que j’essaye de manière trop ouverte de me rapprocher d’elle.
la aussi, je pense que tu pourrais trouver une meilleure formulation...

Peut-être...  >< ^^
EDIT : J'ai failli mettre "Jadis confidente de mes jeux, de mes rixes, elle ne me salue plus que par des grognements. Il n'y a plus pour moi de place à ses côtés. "
Mais finalement j'arrive pas à me résoudre à changer...   ::)

...
Je vais ôter cette virgule... Je croyais l'avoir fait mais j'ai du confondre et en ôter une autre xD

Citer
Et qu’importe au final, la couleur de leur poil.
je préférerais la fourrure à leur poil......
Oui mais non parce qu'après ça rime plus (et ça fait plus six syllabes xD)  :P

Citer
Et n’osez pas me faire l’affront de croire que je parle de ma proie.
hummm.... là le loup s'adresse à nous.. et c'est la seule fois où il le fait, ça ne va pas, on est dans un texte où le lecteur est observateur, pas l'interlocuteur du loup... bref... je modifierais la tournure.

Bon d'accord, je vais faire taire le loup  ;D

Merci (des remarques fort pertinentes et du compliment^^)
D'autant plus que pour le peu que j'en ai vu y a de belles choses sur ce forum ^^
*marmonne* Plus qu'un partiel et je pourrais enfin embêter tout le monde écrire à mon tour des commentaires constructifs.
« Modifié: 15 Décembre 2008 à 13:38:04 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Seymour

  • Calligraphe
  • Messages: 119
  • La persévérance est mère de tous les rêves...
    • Seymour
Re : Affaire de loups
« Réponse #9 le: 17 Décembre 2008 à 17:42:22 »
ah oui j'avais oublié !
........ J'aime pas ton titre !  >:D

 :mrgreen:

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Affaire de loups
« Réponse #10 le: 17 Décembre 2008 à 21:17:27 »
Ben moi je l'aime bien  :D

A l'origine cette nouvelle n'avait pas de titre...
(Donc elle s'appelait sur mon disque par le premier mot du texte, ce qui était trop présomptueux pour poster la nouvelle xD)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Scorpnix

  • Calliopéen
  • Messages: 560
    • Mon Monde Merveilleux
Re : Affaire de loups
« Réponse #11 le: 18 Décembre 2008 à 19:59:47 »
J'aime beaucoup aussi !!

J'adore les loups, je vois en eux tant de noblesse, de puissante, de beauté... Et tu décris tout cela très bien, sans pour autant le décrire... Tout se passe dans les yeux, en fait, et cela suffit.

C'est fluide, poétique, ça se lit très bien... Bref, bravo ! :)

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
  • Clochard céleste
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 9 903
    • olig marcheur
Re : Affaire de loups
« Réponse #12 le: 26 Décembre 2008 à 18:25:34 »

Réussi ^^


Y a une originalité de fond, en te fondant dans le monde des loups, et des formules poétiques (la couleur des yeux et du pelage des loups) qui font qu'on n'oubliera pas ce texte-là. C'est fluide.

Citer
Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore.
j'aime bien, mais c'est une image tellement reprise qu'elle est un peu râpée maintenant... non ?

Citer
la rage dans ses yeux de perle noire
"That's the Pearl !"

Citer
Nous courrons, la proie s’échappe.
courons ? ou échappera ?

Citer
Pour que coure sur la neige la meute à tout jamais, plus tenace et plus forte, unie sous un seul règne, sous le regard clément de loups fauves aux yeux d’or.
:coeur: j'adore le rythme, alexandrins, syllabes trois par trois, on voit filer la meute en file indienne sous les arbres et dans la neige en même temps qu'on lit la suite de la phrase... trop bien.


Voilà donc magnifique conclusion et très belle histoire ^^ j'aimais bien l'emploi que tu faisais des virgules dans Rupture, mais c'est vrai que ce serait peut-être moins justifié ici. Quoique ?
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Re : Affaire de loups
« Réponse #13 le: 28 Décembre 2008 à 12:17:26 »
Merci ^^ C'est gentil de trouver encore une originalité à ce texte là après avoir lu Rupture... ::)

Citer
Citer
Comme un papillon ne pouvant résister à la chandelle qui brûlerait ses ailes, je m’approche encore.
j'aime bien, mais c'est une image tellement reprise qu'elle est un peu râpée maintenant... non ?
J'aime bien cette image, ça montre bien selon moi la soif insouciante et inconsciente du danger. ^^
Elle est peu originale mais tant pis, de toute manière je préférai me limiter à des images "simples", vu le contexte ^^

Citer
Citer
la rage dans ses yeux de perle noire
"That's the Pearl !"
Mdr, j'avais pas pensé à ça  :D
Citer
Citer
Nous courrons, la proie s’échappe.
courons ? ou échappera ?
"Courons", je vais éditer... ::)

Citer
Voilà donc magnifique conclusion et très belle histoire ^^ j'aimais bien l'emploi que tu faisais des virgules dans Rupture, mais c'est vrai que ce serait peut-être moins justifié ici. Quoique ?
Merci ^^ Pour répondre à ta question, ce texte souffrait aussi d'une virgulite chronique, moins marquée que dans Rupture, qui servaient aussi à rien, sinon à marquer un rythme dans les phrases.

Comme annoncé dans le premier post, j'ai rétabli les virgules aux emplacements standards avant de poster ce texte. La dernière phrase, que j'aime beaucoup aussi, a d'ailleurs perdu plusieurs virgules dans l'affaire je crois, et je suis contente que quelqu'un ait remarqué le rythme en alexandrin même sans ça^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Affaire de loups
« Réponse #14 le: 29 Décembre 2008 à 17:56:57 »

Visiblement tout à été dit. (niveau structure du texte)

Sinon je suis du même avis que les autres. C'est un texte fort écrit avec une belle plume. Mes félicitations !

Bonne continuation !
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.263 secondes avec 23 requêtes.