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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le mal prenait racine

Auteur Sujet: Le mal prenait racine  (Lu 1550 fois)

Hors ligne Mésange

  • Tabellion
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  • Une plume légère enfante les maux les plus lourds
Le mal prenait racine
« le: 05 Mai 2015 à 18:42:23 »
 Je tremble. Pas parce que j'ai froid. C'est quelque chose qui me dépasse, une force qui émerge de mon cœur et qui fait s'ébranler mes fondations. Ce n'est pas vraiment de la peur; c'est l'excitation face à l'inconnu, ne pas savoir si l'on reviendra de ses terres que l'on s'apprête à explorer.
 Aujourd'hui je tremble sans savoir pourquoi. Je frémis face au néant. Alors je prends une décision : je vais rentrer en moi. Je plonge dans le cercle de ma poitrine, je dénoue mon estomac fatigué.

 Me voici. Où suis-je? Je ne le sais pas. Mais peu m'importe. Nées de rien, des formes s'amorcent devant mes yeux. Dansantes et sautillantes, je les admire. J'aimerais être comme elles : libres de contraintes, capables de tout. Mais être capable de tout, n'est-ce pas aussi n'être capable de rien ? Me vient un goût amer à cette idée.
 Peut-être qu'à pouvoir tout goûter on finirait par ne plus savourer ? Alors je laisse les flammes colorées se disperser, s'affaiblir, jusqu'à s'évanouir.

 Je continue mon chemin, car oui il y en a un. Il semble qu'il vient d'apparaître, mais peut-être ne l'avais-je seulement pas remarqué. Tout est noir autour de lui.
 Je passe entre ses arbres arrondis, les racines et les branches noueuses qui se rejoignent et s'entortillent entre elles. Le bois est sec, il se meurt semble-t-il.
 Je continue à avancer dans les fourrées. Entre les branches, le néant fait place à de vastes prairies.
 Au loin, devant moi se dessine une vieille chaumière. La bicoque est certes un peu délabrée, mais elle est chaleureuse. Plus je m'en approche, plus la verdure s'épanouit; à son seuil les bourgeons ont éclos et on entend siffler les oiseaux.

 J'hésite un instant : dois-je entrer ou dois-je me perdre entre les doigts de dame Nature ?
 Écoutant mon instinct, je franchis ce qui me sépare de l'entrée et pousse la porte. La cabane est plus grande à l'intérieur que ce qu'elle semblait être. Dedans le feu crépite ; il y fait bon. Il y a là une vieille dame, avec pour toute compagnie un colibri dans une cage d'argent ; elle me regarde avec bienveillance. Elle ne parle pas, mais elle irradie de bonté et de douceur. Un sourire approbateur et serein sur les lèvres, elle me regarde emporter son fardeau.

 En ressortant de la maisonnette, je décide de rendre à l'oiseau captif sa liberté tant attendue. Au creux de ma main, celui-ci  patiente quelques secondes avant de s'envoler; je crois que c'est sa manière de me remercier. Grâce au battement de ses ailes, c'est comme si l'air était plus frais ; l'atmosphère s'est allégée.
 En revenant sur mes pas, quelque chose semble différent. Jetant alors un regard en arrière, je m'aperçois  que des pensées ont fleurit sous mes pas.

 En quittant mon bois intérieur, mon jardin secret qui soudain renaît, je tremble encore : je crois que je tremble de joie.
« Modifié: 09 Mai 2015 à 16:16:07 par Mésange »
La connerie humaine n'a d'égal que le manque de neurones des principaux concernés.

Abbigails

  • Invité
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #1 le: 05 Mai 2015 à 19:00:47 »
Salut,

Alors au fil du texte :
Citer
Ce n'est pas vraiment de la peur;
il manque un espace ;)
Citer
Aujourd'hui je tremble sans savoir pourquoi
juste avant tu dis que c'est de l'excitation ...  :\?
Citer
Alors je prends une décision: je
manque un espace ;)
Citer
J'aimerais être comme elles: libres
pareil
Citer
n'est-ce pas aussi n'être capable de rien?
encore  :-¬?
Citer
Peut-être qu'à pouvoir tout goûter on finirait par ne plus savourer?
toujours
Citer
Au loin devant moi
il manque pas une virgule ? "Au loin, devant moi..." ou "Loin devant moi" non ?
Citer
la bicoque est certes
Il manque une majuscule ^^
Citer
plus la verdure s'épanouit; à
et là un espace :P
Citer
J'hésite un instant: dois-je entrer ou dois-je me perdre entre les doigts de dame Nature?
ici tu fais coup double : deux fois un espace en moins ;)
Citer
Dedans le feu crépite;
à nouveau
Citer
une cage d'argent;
re  :noange:
Citer
je décide de rentre à l'oiseau
rendre ?

Alors juste pour information parce que je crois que tu fais la faute à chaque fois, quand un signe de ponctuation est composé de deux "choses" (deux points, point virgule, point d'interrogation/exclamation ...) il y a deux espaces : un avant et un après ;)
Sinon, pour ton texte, j'aime bien l'idée. J'aime particulièrement le début et la fin. L'image est jolie. Par contre entre les deux, ça m'a semblé un peu plus brouillon/fouillis et j'ai moins accroché  :-[ Merci pour ce texte

Hors ligne ZagZag

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Re : Le mal prenait racine
« Réponse #2 le: 05 Mai 2015 à 21:53:20 »
J'ai beaucoup apprécié cette balade dans son esprit, cette découverte des nouveaux horizons de l'imagination. C'était une lecture très agréable :) merci !
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Hors ligne Mésange

  • Tabellion
  • Messages: 45
  • Une plume légère enfante les maux les plus lourds
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #3 le: 08 Mai 2015 à 01:22:25 »
 
 Il va sans dire que je ne connaissais pas la règle du point virgule ^^' et il y a également quelques fautes de frappes m'ayant échappé c'est vrai!
 Ensuite, j'explique quel genre de sentiment elle éprouve, comparable à celle qu'on éprouve avant un voyage, mais je ne dis pas POURQUOI elle le ressent, voilà la nuance!  :P
 Sinon oui c'est fouillis en effet, mais c'est voulu!  :) Je comprends néanmoins que ce soit difficile à suivre avec plaisir pour certains ^^
 En tout cas merci à tout les deux pour votre avis constructif!  :coeur:
« Modifié: 09 Mai 2015 à 16:15:10 par Mésange »
La connerie humaine n'a d'égal que le manque de neurones des principaux concernés.

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #4 le: 08 Mai 2015 à 21:25:10 »
C'est sympa, ton texte. Bref et tendre, j'aime bien.

Colibris, c'est quand il y en a deux. Ecris donc colibri.
Cet oiseau-mouche ne vit pas en France mais on en trouve cependant dans certaines régions froides en hiver (USA).
Le relâcher en hiver, c'est sûrement le condamner à mort... :'(
« Modifié: 09 Mai 2015 à 19:00:28 par Georges Cloné »
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Mésange

  • Tabellion
  • Messages: 45
  • Une plume légère enfante les maux les plus lourds
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #5 le: 09 Mai 2015 à 16:14:21 »
 
 Je m'en vais corriger ça!  :)
 En revanche il n'est pas question d'hiver, et puis toute cette petite histoire prend place dans son esprit, où tout est possible!
 Il ne mourra pas ne t'en fais pas  ;)
La connerie humaine n'a d'égal que le manque de neurones des principaux concernés.

Julien D.

  • Invité
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #6 le: 09 Mai 2015 à 20:29:05 »
Je trouve ça plutôt original comme texte :). Je trouve que la manière dont tu compares son esprit à une forêt, c'est très poétique.

Hors ligne Mésange

  • Tabellion
  • Messages: 45
  • Une plume légère enfante les maux les plus lourds
Re : Le mal prenait racine
« Réponse #7 le: 09 Mai 2015 à 21:06:38 »
Merci Julien :D
La connerie humaine n'a d'égal que le manque de neurones des principaux concernés.

 


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