Un petit texte vaguement poétique en l'honneur d'une des pages arrachées de mon carnet (oui, bon, quand on n'a pas d'idées on fait avec ce qu'on a). Il y a une légère référence au seigneur des Anneaux, j'avoue. Qui la trouvera ? Désolé si il y a des fautes, je n'ai pas trop eu le temps de me relire
. Bonne lecture, j'attends avec impatience d'éventuelles critiques
! Mes très chères pages.
Aujourd'hui, une de vos sœurs nous a quitté, laissant un vide là où il y avait fraternité.
Elle n'était pas encore tatouée, n'avait pas rejoint notre Communauté des mots, ma plume ne l'avait jamais encore effleuré.
Elle n'était encore qu'une enfant, une des cadettes, une petite sœur ayant gardé sa virginité.
Elle a été sauvagement arrachée par une étrangère qui l'a salie, corrompu.
Je n'ai pu qu'assister, impuissante, au carnage que ce fut : Ratures, traits partant de travers, fautes d'orthographes ignobles, chaque ligne remplit me laissant davantage abattu.
Votre sœur n'avait pas de nom ; elle se nomme maintenant « Repas de le semaine ».
Votre sœur était aussi blanche que peau d'un nouveau né ; elle est maintenant noircie à l'encre sombre.
Votre sœur était à l’abri parmi vous, discutant et se réchauffant parmi ses voisines.
A présent elle est placardée sur une frigo froid, parmi d'autre papier, supportant les cris d'autre feuille déchirée.
Ces feuilles là n'ont connu ni notre fraternité, ni celle de personne. Comme quoi, même au fond du gouffre, l'on trouve quelqu'un tombé plus bas que soi.
Repose en paix ma sœur.