Et puis à quoi on sert finalement ?
On est pas mieux qu'tous les autres, tous ces autres qui nous mattent bizarrement.
Tous ces gens dans l'métro qui ont pas envie d'sourire,
Et qui vivent, par convention.
Tous ces gens comme moi qui ont peur de vieillir,
Mais qui existent, à leur façon.
Ils sont tellement nombreux, ces jeunes, dépressifs, qui pleurent le soir dans leurs chambres mal rangées.
Ils sont tellement nombreux, ces gens brisés, qui essayent d'retrouver l'envie d'aimer.
Et moi j'fais tout pour ça, j'donne mon coeur, j'donne mon corps,
Pour retrouver ces sensations qui m'prouvent que j'suis pas encore mort.
J'ai tellement besoin d'quelqu'un pour réanimer les putains d'papillons qu'y a dans mon bide.
J'ai tellement besoin d'quelqu'un pour réanimer mon amour, et me prouver enfin qu'j'en suis pas vide.
J'veux qu'on arrête de douter,
On a plus besoin de ça, c'est promis.
On peut réussir à s'aimer,
Comme les autres, jusqu'à entrelacer nos vies.