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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]

Auteur Sujet: T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]  (Lu 4647 fois)

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T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« le: 16 Février 2015 à 13:11:14 »
L'arbre aux pendus [Explicite]


Maman, elle disait toujours qu'on pouvait aimer qui on voulait. Moi, je la croyais parce que je savais qu'elle et papa, ça avait été dur au début. Enfin, je la croyais jusqu'à ce qu'elle parle avec Mrs Bergson de moi et Lloyd. J'aimais bien Mrs Bergson, c'était la meilleure amie de maman, c'est elle qui lui a appris à se servir d'un colt quand elles étaient enceintes en même temps. Maintenant, Mrs Bergson, j'aimerais qu'elle soit morte. J'aimerais que ses yeux soient dehors de son crâne et que son cerveau coule par les trous.

Elle était gentille pourtant, Mrs Bergson. Quand avec Lloyd on venait acheter des bonbons dans sa boutique elle en mettait toujours un peu plus que prévu dans le sac. Elle m'ébouriffait les cheveux et elle me disait que j'étais une gentille petite.

Lloyd, c'est mon frère. C'est le plus beau garçon du monde et le plus gentil aussi. On est nés le même jour. C'est la seule personne que j'aime. Il y avait bien papa, mais il est mort. Les autres de la ville aimaient pas qu'il soit indien et qu'il ait épousé maman et qu'il lui ait fait des enfants, alors un jour ils sont venus le chercher à la maison et ils l'ont emmené et le lendemain on l'a retrouvé pendu dans l'arbre de la route principale. C'est ce qu'on fait par ici quand quelque chose va pas "comme il faut". Il avait le corps qui balançait et sa langue qui sortait. C'est Billy qui m'a raconté ça, parce qu'on a pas voulu me laisser voir, j'étais trop petite. Billy c'est le fils de Mrs Bergson. C'était notre meilleur ami à moi et Lloyd quand on était petits. Maintenant j'aime plus Billy. Je voudrais qu'il brûle et tout son monde avec.

Après que papa est mort, c'était comme si maman était morte aussi. Alors il y avait plus que Lloyd et moi. On avait dix ans et c'était pas facile, mais Mrs Bergson venait de temps en temps, elle s'occupait de maman et nous faisait à manger, et elle nous apprenait à nous débrouiller tout seuls. C'était bien, cette époque. On avait le droit de tout faire, on allait pas à l'école et à la place on partait se balader dans la plaine autour de la ville. Après maman est revenue de sa mort et on a dû  mieux se comporter. Elle allait mieux maman à ce moment-là, elle souriait, elle avait ce petit air droit et ces épaules jetées en arrière qui lui allaient bien. C'est vers là qu'elle a commencé à me dire que je pouvais aimer n'importe qui et qu'on s'en foutait de ce que les autres diraient. C'est peut-être parce que je commençais à ressembler à une fille. Moi j'aimais Lloyd, juste Lloyd.

On était à l'âge où on sépare les petits garçons des petites filles, où on dit qu'ils sont trop grands pour dormir ensemble. Je me souviens de ce jour-là : maman empaquetait toutes mes affaires pour les transporter à l'autre bout du couloir, dans la chambre d'amis. J'avais refusé de l'aider et avec Lloyd on s'était cachés dans un placard, on avait défait tous les lacets de toutes les chaussures pour se ligoter ensemble avec. Ca avait pris un temps fou à maman de nous démêler, et le soir venu, elle nous avait envoyés chacun dans notre chambre sans souper. Au final ça nous arrangeait bien, parce qu'on avait une planque de bonbons sous une latte de parquet, et tant qu'elle était en bas à manger, elle pouvait pas savoir qu'on était ensemble en haut. C'était comme ça, la vie avec Lloyd. Mon frère-amour. Il disait qu'on se séparerait jamais et moi je répondais que je le protègerais toujours, et après il disait non c'est moi qui te protège c'est moi le garçon et alors je le frappais pour jouer. La nuit, quand maman dormait, je me faufilais hors de ma chambre d'invités et je retournais dormir avec lui, dans notre lit. Le lendemain, maman nous trouvait toujours. Elle me grondait pour de faux et me disait retourne dans ta chambre jeune fille, mais je savais bien qu'elle souriait dans le dedans. J'aimais maman aussi. Je l'aimais beaucoup jusqu'à ce qu'elle parle à Mrs Bergson. Maintenant, si elle était pas morte toute seule, j'aurais craché du poison dans son thé pour la faire mourir.

J'ai mal partout. Notre salon est à l'envers, il fait presque noir, et pourtant j'arrive à voir les marques de leurs doigts sur mes poignets. Ils sont encore entrés sans me demander mon avis, et ils m'ont frappée pendant des heures en me traitant de pute et de négresse rouge. Il y avait Billy aussi. Sale Billy. J'ai mal partout.

Billy avant, c'était le premier à nous défendre quand les autres nous traitaient de peau-rouge. C'est parce qu'on ressemble à Papa, et les gens de la ville aiment pas les Indiens. Mais Billy c'était pas pareil, c'était un peu mon chevalier servant, j'aimais bien. Il nous offrait des bonbons qu'il piquait chez sa maman et quand on a grandi, il allait me ramasser des fleurs. Moi je trouvais ça un peu nul les fleurs mais j'acceptais pour lui faire plaisir, parce que c'était mon ami. Après, il a commencé à se faire d'autres copains et il était moins gentil, mais on s'entendait toujours bien. Maman disait qu'il était amoureux de moi. Menteuse. On fait pas mal aux gens qu'on aime. Par exemple, moi j'ai rien fait quand Lloyd s'est laissé embrasser sur la bouche par Suzie Shepherd. Et c'est pas faute d'être une soeur jalouse. Billy, il me demandait de plus en plus souvent qu'on sorte, que tous les deux. Il voulait m'emmener boire un verre dans les saloons et fumer des cigarettes derrière le théâtre. Je disais non. Tout ça, c'est avec Lloyd que je le faisais. On piquait dans la tabatière de maman et on allait se cacher au fond du jardin, une bouffée chacun son tour, comme on faisait avant quand on avait juste une sucette à se partager.

En fait, c'est pas vrai que j'ai rien fait quand Lloyd a embrassé Suzie Shepherd. C'était sur la place du village, elle se baladait avec toutes ses jolies copines bien blondes et bien blanches en riant, et quand elles nous ont vu passer avec Lloyd, elles se sont mises à faire des bruits de dindons. Au début j'ai cru qu'elles se moquaient de nous et j'étais prête à aller leur casser la figure, mais en fait non. Elles riaient, c'est tout. Elles se sont donné des petits coups de coudes comme pour s'encourager, et puis Suzie s'est avancé sans me regarder, et elle a dit tiens Lloyd, j'ai quelque chose à t'offrir. Elle s'est levée sur la pointe des pieds – elle est toute petite Suzie, alors qu'avec Lloyd, on dépasse pas mal de monde par ici – et elle a mis sa bouche sur la sienne. Cette sale petite garce. Moi j'attendais que Lloyd la repousse, mais non. Il est resté immobile un temps interminable puis il a fermé les yeux, et ça m'a mise tellement en colère, tellement en colère, j'ai donné un coup de pied dans le tibia de Suzie et je suis partie en courant. J'ai entendu Suzie qui criait dans mon dos et Lloyd qui m'appellait et j'ai pas répondu. Je suis rentrée à la maison, Lloyd est arrivé pas longtemps après, il m'a appelée, mais je m'étais enfermée à clé dans ma chambre d'invités, et il est resté longtemps derrière la porte à essayer de me parler. Moi j'étais à ma fenêtre, celle qui donne sur la rue. C'était l'été, on avait quinze ans. Billy est passé en sifflotant. Je l'ai appelé, je lui ai fait hé Billy ! Il a soulevé son chapeau en me souriant. Salut Sally, ça va ? J'ai répondu oui. Je lui ai demandé s'il voulait qu'on sorte ensemble ce soir-là, et il a eu l'air content. Que tous les deux ? Ouais, que tous les deux. Il a dit qu'il passerait me chercher vers huit heures et il est reparti en sautillant. Moi je me fichais un peu de sortir avec Billy, mais je savais que Lloyd derrière la porte avait tout entendu, et il n'a plus fait de bruit de toute l'après-midi. Je crois que c'est la première fois qu'on se disputait. Le soir, j'ai mis une de mes plus jolies robes, la bleue. J'ai dévérrouillé la porte et Lloyd était toujours assis dans le couloir. Il m'a regardée avec ses yeux tristes et il a dit "S'il te plaît Sally, ne va pas avec William ce soir." Quand Lloyd est fâché contre Billy, il l'appelle par son vrai nom. J'ai failli lui dire d'accord je reste avec toi, et puis je me suis souvenue de son visage collé à celui de Suzie Shepherd. Je l'ai ignoré et je suis sortie. Maman m'a dit d'être prudente et de pas rentrer trop tard, j'ai dit oui, et j'ai rejoint Billy devant la maison.

Trop d'indices. On avait laissé trop d'indices. Les gens avaient commencé à voir. Cet été de jalousie, quand on avait quinze ans, et les quelques mois qui ont suivi, ça leur avait posé des questions. Trop fusionnels, ils disaient. Trop proches. Indécents. Quand on se prenait dans les bras, en public, et parfois par la main. Quand on allait se rouler dans les champs et sur les banquettes abandonnées derrière le théâtre. N'importe qui aurait pu nous voir. On a été tellement, tellement imprudents. Mais on savait pas, vous voyez. On savait pas. C'est maman. Elle disait toujours qu'on pouvait aimer qui on voulait.

J'ai continué de voir Billy pendant tout l'été. Je voulais faire payer très cher à Lloyd. Et lui, pour se venger, il continuait de sortir avec Suzie Shepherd. J'essaie de pas penser à ce qu'ils ont peut-être fait tous les deux, quand ils sortaient le soir. Moi j'étais avec Billy, et pour les gens de la ville c'était sûr qu'on couchait ensemble. Ils aimaient pas trop ça à cause de ma peau et de papa, mais comme ils aimaient bien maman, ils laissaient passer. C'est pas pareil, un Blanc qui prend une Indienne et un Indien qui prend une Blanche. C'est plus une souillure, ça devient un caprice. "Du temps qu'il se met pas en tête de l'épouser", qu'ils disaient. Ça me faisait bien rire. Billy, il aurait peut-être voulu, mais moi j'aurais jamais dit oui. Et puis j'ai jamais rien fait avec Billy. Il essayait, à chaque fois qu'on se voyait, et à chaque fois je disais non. C'était un peu lourd. Mais j'imagine que c'est le prix à payer quand on fait semblant d'aimer quelqu'un.

Et puis Billy a compris. Je sais pas comment, mais il a compris. C'était peut-être le soir où on s'est trouvés tous les quatre, Billy et moi, Lloyd et Suzie, dans le même saloon, ou peut-être avant. C'est ce jour-là que tout a dégénéré en tout cas. Il a dû voir comment je les regardais. Il a dû voir comment à chaque geste qu'ils faisaient je répondais par un geste vers lui. Je l'ai vu qui devenait de plus en plus énervé. On a fini nos verres et on est sortis. Il m'a tirée par le bras sur trois rues, et moi je disais arrête Billy, tu me fais mal. Je l'ai dit plein de fois, ce soir-là. Lui, c'était comme s'il avait un diable dans la tête, il était blanc de colère. Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas. Il a essayé de m'embrasser, je l'ai frappé, il m'a frappée en retour. Il m'a coincée  contre les briques rouges de la mairie, il a remonté ma robe. Moi je hurlais je le griffais je le mordais. Je lui donnais des coups de pieds comme je pouvais parce qu'il avait bloqué mes bras. Ça n'a rien fait. D'une manière ou d'une autre, il a enfoncé son sexe dans mon corps, et ça a été comme de mourir et j'ai commencé à pleurer tellement il me faisait mal. Arrête Billy. J'ai cru que ça durait des heures. Puis il a poussé un grognement dégoûtant, il s'est enlevé, et je suis tombée par terre, avec ma robe déchirée, mes hématomes et mes cuisses tachées. Il m'a craché dessus et il est parti. Salope. Je suis restée longtemps là, à pleurer. Je marche plus dans cette rue maintenant. Plus jamais. C'est depuis ce soir-là que je déteste Billy. Après, je sais plus trop comment, je suis rentrée à la maison. J'ai vu que maman dormait dans un fauteuil, devant le feu, alors j'ai pas fait de bruit pour pas la réveiller. J'ai monté les escaliers. Il y avait de la lumière sous la porte de Lloyd – c'était sa chambre à lui, maintenant qu'on dormait plus ensemble. J'ai frappé à sa porte, il était encore habillé quand il a ouvert. Il avait l'air triste, et un peu fâché peut-être. Puis quand il a vu dans quel état j'étais il a commencé à crier qu'il allait le tuer ce sale enfoiré et j'ai plaqué ma main sur sa bouche pour qu'il arrête de faire du bruit. En bas, maman a sursauté. Tout va bien les enfants ? Elle a crié vers en haut. Oui oui maman, j'ai dit. Avec Lloyd, on est entrés dans la chambre et j'ai recommencé à pleurer. Il m'a aidée à me déshabiller. Il a enfermé ma robe dans un coffre et il a dit je la brûlerai demain. Il m'a lavée avec un linge, et sur chaque bleu, sur chaque plaie, il appliquait un baiser. Pardon, pardon il disait, et à chaque fois je répondais non, c'est moi pardon. On s'est allongés sur le lit, il m'a prise dans ses bras. J'ai regardé nos mains l'une dans l'autre, parfaitement semblables, la mienne peut-être un peu plus amochée. J'ai mal, Lloyd, j'ai sangloté. Dis-moi où tu as mal. Je lui ai montré. Comme il avait fait pour chacune de mes plaies, il a mis sa tête entre mes jambes, et m'a embrassée pour faire partir la douleur.

J'aimais bien être avec Lloyd. Après ça, on est toujours restés ensemble, de nouveau inséparables, en mieux. Un jour, on a attrapé Billy et on lui a refait le portrait tous les deux. Il a arrêté de voir Suzie Shepherd aussi, il disait qu'elle était pas intéressante. On ne se cachait pas vraiment. On évitait de s'embrasser sur la bouche devant les autres, et on était plus discrets devant maman. Au fond, on sentait bien que les gens auraient pas aimé savoir ce qu'on faisait. La preuve avec Mrs Bergson. Et puis les gens ont commencé à nous regarder bizarrement. Maman, surtout. Maman je la déteste. Et je suis bien contente qu'elle se balance à coté de Lloyd sur l'arbre aux pendus.

Elle aurait jamais, jamais dû parler à Mrs Bergson. Je m'en souviens. J'étais dans la maison, derrière la porte, j'allais sortir rejoindre Lloyd en ville mais elles parlaient dans la cuisine et j'ai entendu que maman sanglotait alors je me suis arrêtée pour écouter. Et elle lui racontait tout, des choses que je savais même pas, et je me sentais terriblement bête et terriblement en colère, d'avoir laissé passer tout ça, et de l'entendre tout raconter. Elle lui parlait de bruits parfois la nuit qu'elle avait essayé d'ignorer, elle lui disait qu'elle nous voyait nous embrasser dans les couloirs de la maison et elle disait que plusieurs fois, en entrant le matin tôt dans la chambre de Lloyd – notre chambre – elle nous trouvait nus et enlacés. Puis elle a dit je sais pas quoi faire je sais plus quoi faire, aide-moi s'il te plait, mais pitié ne le dis pas, et Mrs Bergson a répondu je sais pas Prue, c'est trop difficile ce que tu me demandes, je sais pas quoi te dire. Maman a pleuré plus fort et Mrs Bergson a dit quelque chose comme c'est une abomination et alors je suis entrée dans la cuisine, j'étais tellement énervée, j'ai renversé les chaises et jeté de la vaisselle et Mrs Bergson est partie en courant en disant elle est folle, j'ai hurlé sur maman pourquoi tu lui as dit, pourquoi tu lui as dit ? Maman m'a giflée et enfermée dans ma chambre. Elle m'a dit de me taire et qu'elle voulait plus m'entendre. Lloyd est rentré, ils se sont disputés en bas, puis il a monté les escaliers et il a voulu entrer dans ma chambre, mais maman hurlait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir. Après, tout s'est passé très vite. On a frappé à la porte et il y avait plein de gens du village, le sherif en tête, qui ont dit qu'ils allaient emmener Lloyd, ce sale petit bâtard qui ose baiser sa soeur, qu'ils savaient très bien ce qu'il se passait ici et que notre sang, il était plus pourri encore que celui de tous les Indiens réunis. Mrs Bergson avait tout raconté. Maman a dit non, non, s'il vous plait et ils ont dit écarte-toi Prue. J'ai entendu Lloyd se débattre. Je les ai entendus le frapper. Moi dans ma chambre je hurlais, je hurlais comme une folle pour qu'ils le laissent en paix. Je pensais à papa avec la langue qui pendait et je pleurais. Ils sont sortis de la maison. Par la fenêtre, trop haute pour que je saute, je les ai vus qui l'emportaient ces lâches, à plus de quinze contre un, et maman qui courait derrière en suppliant, comme si elle y était pour rien, comme si tout ça c'était pas sa faute.

Maintenant tout est vide, le monde est mort. Maman est revenue, on aurait dit un fantôme, comme avant. Elle a ouvert ma porte. Je lui ai craché au visage et j'ai couru à l'arbre aux pendus. Il était là, mon Lloyd, mon frère, avec la nuque brisée et les pieds à un mètre au-dessus du sol, avec ses yeux noirs et tout vitreux. Je suis restée là des heures, à le regarder, à pleurer et à enlacer ses jambes. J'ai pas osé le décrocher. Puis un assistant du sherif est venu, et il m'a dit de déguerpir, il m'a traitée de trainée dégénérée. J'ai voulu le frapper et il m'a tordu le poignet tellement fort que j'ai cru qu'il le cassait. J'ai continué de me débattre, je refusais de partir. Alors il m'a jetée par terre et il a commencé à me trainer par les cheveux vers la maison, jusqu'à ce que je me relève et que je parte en courant. Je me suis enfermée dans notre chambre, roulée dans notre lit, dans son odeur. La nuit, j'ai entendu maman qui sortait. Et le lendemain matin, il y avait des gens dans la maison qui me montraient du doigt et m'accusaient d'avoir tué ma propre mère et j'ai compris qu'elle était allée se pendre aussi. J'ai ri, j'ai dit que c'était bien fait pour elle, et ils m'ont frappée, parce que je leur plaisais pas, parce que j'aimais pas comme il fallait. Moi je pensais juste à Lloyd, à Lloyd qui était plus là.

Ils reviennent parfois, Billy et ses amis, s'amuser avec la pute rouge dans la maison en ruine. Moi j'ai arrêté de me débattre. J'ai mal toujours, dedans et dehors. La nuit, je repense à tous leurs visages, Mrs Bergson, Billy, le sherif, Maman, Suzie Shepherd. Je repense à leurs visages.

Et j'attends que le monde brûle.
« Modifié: 03 Mars 2015 à 23:19:49 par Mout »
Toute ma peau est maladésir.

Hors ligne Milora

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #1 le: 16 Février 2015 à 13:18:58 »
Wouaouh.
Texte-choc, assurément !
J'aime pas le thème, qui me met même mal à l'aise, mais ce texte est très très bien écrit, il prend aux tripes et il marque vraiment.
J'ai un peu de mal avec l'absence de ponctuation par moments (quand tu rapportes des paroles au style indirect), mais c'est un choix d'auteur qui tient tout à fait la route (c'est juste moi qui, subjectivement, ne suis pas fan).

Par contre il reste quelques coquilles entre crochets (restes de corrections à appliquer, je suppose ;) :P )
"[aide-moi]" et "[Indiens]" ^^ Aurais-tu envoyé ton texte le 14 à 23h59 ? :D

Citer
Mrs Bergson, Billy, le Sheriff,
shérif (et il me semble qu'il ne faut pas de majuscule, c'est juste sa fonction, son métier...)

Bref, un texte vraiment fort et très bien écrit. Bien joué !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Baptiste

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #2 le: 17 Février 2015 à 12:58:32 »
Yop

Citer
Après maman est revenue de sa mort et on a dû  mieux se comporter
J'aime beaucoup
Citer
ces épaules jetées en arrière qui lui allaient bien
Les épaules jetés, je trouve ça bizarre un peu
Citer
une latte chacun son tour
je trouve que latte ça rompt un peu avec le reste. enfin j'ai tiqué quoi.

Ouch ><.
Oui comme dit Mil, un texte choc, dis donc.
J'aime bien la construction, les fin de paragraphes, ou elle revient sur ce qu'elle veut faire au gens pour les tuer, ça rythme bien. Ce qui est assez fou, c'est qu'on devine assez vite ce qui se passe mais ça happe vraiment.
Et cette dernière phrase  :coeur:

Donc Bravo, c'est effectivement bien violent, mais très prenant, j'ai beaucoup beaucoup aimé.
Merci pour ce texte

Hors ligne Georges Cloné

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #3 le: 17 Février 2015 à 18:48:42 »
c'est trèèès bô !

mais
"on est toujours restés ensembles," je crois pas qu'il faut un s
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Tomoyo

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #4 le: 17 Février 2015 à 21:11:37 »
Saaalut,

Citer
J'aimerais que ses yeux soient dehors de son crâne et que son cerveau coule par les trous.
Ah beh ça met en bouche  :-¬?

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et elle me disait que j'étais une gentille petite.
tetetete, naïve Mrs Bergson  :huhu:

Citer
Après maman est revenue de sa mort et on a dû  mieux se comporter.
xD, j’aurais mis une virgule après « après »

Citer
Je lui ai demandé si il voulait
S’il

Citer
dans le même saloon, ou peut être avant
peut-être

Citer
Il a dû voir comment à chaque gestes
Geste

Citer
c'était comme si il avait un diable
s’il

Citer
Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas.
Alors j’ai bien conscience que ton perso parle mal exprès mais là c’est trop horrible, donc : *regarde le perso de Mout entre 4 yeux et lui dit fermement « DONT je me souviens mais QUE je me rappelle, fais un choix !! »

Citer
Dis moi où tu as mal
Dis-moi

Citer
mais pitié ne le dit pas
dis

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hurlait tout ce qu'elle savait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir.
Une petite virgule tout de même ?

Citer
et maman qui courait derrière en suppliant, comme si elle y était pour rien, comme si tout ça c'était pas sa faute.
Hm, moi je pense bien qu’elle se sentait coupable quand même  :\?

Citer
à un mètre au dessus du sol,
au-dessus

Citer
Et j'attends que le monde brûle.
:s

Nom d’un petit bonhomme… Au début je pensais que c’était une fillette de 8ans qui parlait, et puis finalement elle doit en avoir 20, c’est assez étrange le processus intellectuel qui rétablit sans cesse la tête du narrateur  :\?
Bref en effet le côté explicite comme tu dis du texte n’a pas tellement mes faveurs, mais c’est vraiment bien raconté, dans le sens crédible, ou touchant. Je crois que j’ai pas aimé mais que j’ai aimé. Je crois que je rejette l’histoire mais que je suis triste  :-\.
Bref, c’est sans doute efficace  ::)

Merci pour ce texte :D
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Hors ligne Kailiana

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #5 le: 17 Février 2015 à 21:19:09 »
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Suzie qui criait  dans mon dos
un espace en trop entre criait/dans
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aide moi [aide-moi]
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indiens [Indiens]
des corrections pas corrigées ?

Oulala. Euh je sais pas quoi dire si ce n'est que je l'ai lu d'une traite et qu'il est très fort. Il met mal à l'aise et comme dit Mil' "il prend aux tripes". Et moi el manque de ponctuation ne m'a pas gênée (en fait j'ai pas du tout trouvé que ça manquait de ponctuation, alors que si il manque une virgule à un endroit où je trouve qu'il en faudrait, ça me gène beaucoup)
Bon je sais pas quoi dire d'autre, pour le coup j'ai vraiment rien de constructif, il est très bien, bravo.
Et le titre est bien.

Par rapport au com' de Tomoyo, vu que je suis pas d'accord  :mrgreen: :
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    Après maman est revenue de sa mort et on a dû  mieux se comporter.
xD, j’aurais mis une virgule après « après »
ben pas moi, je trouve que le "manque" de virgule rend très bien, justement, ça donne un rythme très particulier bien adapté !
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    Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas.

Alors j’ai bien conscience que ton perso parle mal exprès mais là c’est trop horrible, donc : *regarde le perso de Mout entre 4 yeux et lui dit fermement « DONT je me souviens mais QUE je me rappelle, fais un choix !! »
et là pareil, oui sur le moment j'ai tilté mais en même temps je trouve que ça donne vraiment un ton au personnage, ça lui donne vie en quelques lignes, donc je suis pas sûre qu'il faille changer
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    hurlait tout ce qu'elle savait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir.

Une petite virgule tout de même ?
idem, je trouve ça très bien sans virgule  :mrgreen:


Par contre c'est vrai qu'à un moment j'ai trouvé que la manière de parler de la narratrice lui donnait moins que son âge réel. Mais en fait je m'en fiche j'aime le texte tel qu'il est écrit. (oui j'ai beaucoup aimé  :mrgreen:)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Hors ligne Milora

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #6 le: 17 Février 2015 à 21:21:04 »
Moi je lui voyais plutôt dans les 16 ans, à la narratrice...

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        Après maman est revenue de sa mort et on a dû  mieux se comporter.
    xD, j’aurais mis une virgule après « après »

ben pas moi, je trouve que le "manque" de virgule rend très bien, justement, ça donne un rythme très particulier bien adapté !
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        Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas.

    Alors j’ai bien conscience que ton perso parle mal exprès mais là c’est trop horrible, donc : *regarde le perso de Mout entre 4 yeux et lui dit fermement « DONT je me souviens mais QUE je me rappelle, fais un choix !! »

et là pareil, oui sur le moment j'ai tilté mais en même temps je trouve que ça donne vraiment un ton au personnage, ça lui donne vie en quelques lignes, donc je suis pas sûre qu'il faille changer
Je plussoie Kail

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        hurlait tout ce qu'elle savait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir.

    Une petite virgule tout de même ?

idem, je trouve ça très bien sans virgule  :mrgreen:
Je plussoie Lord Tom

*fin du post inutile*
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Tomoyo

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #7 le: 17 Février 2015 à 22:17:42 »
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        Il m'a jetée contre un mur, il a crié des choses que je m'en souviens pas.

    Alors j’ai bien conscience que ton perso parle mal exprès mais là c’est trop horrible, donc : *regarde le perso de Mout entre 4 yeux et lui dit fermement « DONT je me souviens mais QUE je me rappelle, fais un choix !! »

et là pareil, oui sur le moment j'ai tilté mais en même temps je trouve que ça donne vraiment un ton au personnage, ça lui donne vie en quelques lignes, donc je suis pas sûre qu'il faille changer
hm j'ai pas dit qu'il fallait le changer, je dis que c'est trop horrible pour que je ne réagisse pas, c'est pourquoi je me suis adressée au personnage et pas à Mout  :mrgreen:
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #8 le: 20 Février 2015 à 04:07:08 »
Ouééééééé, internet ! o/

Alors d'abord, merci beaucoup pour vos réactions, j'ai corrigé ce que vous avez pointé.

Milora :
En effet, il semble que j'ai oublié quelques petites corrections qu'une bonne âme a eu la bonté de me faire avant que j'envoie mon texte. Sorry :huhu: (et oui, tu as raison pour le shérif (il semblerait même qu'il doive avoir un accent))

Baptiste :
J'ai changé "latte" par "bouffée", c'est vrai que c'était un peu anachronique comme terme.
Et merci beaucoup pour ton fort gentil commentaire, je suis content.e. que ça t'ai plu !

George Cloné :
En effet, j'oublie que "ensemble" est invariable des fois  :huhu: Merci pour ta lecture !

Tomoyo :
Merci beaucoup pour ta lecture ! J'ai fait une grande partie des modifications, par contre je vais garder la non-virgule après le "après" (comme dit Kail plus loin je préfère ce rythme là)

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Alors j’ai bien conscience que ton perso parle mal exprès mais là c’est trop horrible, donc : *regarde le perso de Mout entre 4 yeux et lui dit fermement « DONT je me souviens mais QUE je me rappelle, fais un choix !! »
:mrgreen:

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hurlait tout ce qu'elle savait qu'elle nous laisserait plus jamais nous voir.
Une petite virgule tout de même ?
Euh ben en fait non '-' "tout ce qu'elle savait" c'est une expression (assez argotique j'avoue) qui a un peu une fonction d'adverbe, type "elle hurlait très fort", ou "elle hurlait autant qu'elle pouvait" et du coup je pense pas qu'une virgule ait sa place là  :-[ cela dit si la confusion est trop forte je peux changer la phrase et enlever ça.
(du coup ça répond à Kail et Mil aussi ^^)

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Hm, moi je pense bien qu’elle se sentait coupable quand même  :\?
Ah ben c'est sûr, mais je pense que Sally est un peu trop colère pour envisager ça ^^

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Au début je pensais que c’était une fillette de 8ans qui parlait, et puis finalement elle doit en avoir 20, c’est assez étrange le processus intellectuel qui rétablit sans cesse la tête du narrateur  :\?
Comme Mil le dit un peu plus loin, Sally a environ 16-17 ans. J'ai essayé de laisser quelques indices temporels (quinze ans quand elle commence à sortir avec Billy, quelques mois de plus quand elle et Lloyd commencent à coucher ensemble, encore quelques mois plus tard pour la pendaison et toujours un peu plus tard quand elle raconte. Donc oui, plutôt 17. Mais bref, je peux essaye d'arranger ça aussi, c'est vrai que le style fait très enfantin, mais j'arrive pas à l'imaginer autrement maintenant  :-[

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Je crois que j’ai pas aimé mais que j’ai aimé. Je crois que je rejette l’histoire mais que je suis triste  :-\.
C'est plutôt positif alors ? :noange:

Merci à toi !

Kail :
Bon, ben du coup j'ai un peu répondu à tout dans les lignes précédentes, mais en tout cas merci beaucoup pour ta lecture et je suis content.e que tu l'aimes et
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Mais en fait je m'en fiche j'aime le texte tel qu'il est écrit. (oui j'ai beaucoup aimé  :mrgreen:)
roooooh :coeur:

Et du coup voilà, merci à vous et désolé.e pour ce retard, j'ai pas trop l'occasion d'aller sur l'ordi en ce moment !
Bisous bisous
Mout n°8
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Hors ligne Milora

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #9 le: 20 Février 2015 à 08:04:44 »
Aaaaah, j'avais pas du tout capté, pour l'expression tout ce que'elle savait ! D'ailleurs, je connaissais pas l'expression. Ça pourrait valoir le coup de la modifier, parce que vu le contaxte, ça peu être (et a été, dans mon cas :D) pris au pied de la lettre...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne gage

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #10 le: 20 Février 2015 à 19:16:51 »
Très cher Mout !
être le énième à commenter un texte me  permet d'aller à l'essentiel, car la plupart des fautes d’orthographe ou de syntaxe ont été vues.
Donc :
je suis assez client, même si l'évolution de l'histoire court vraiment trop au dramatique ; c'est un choix d'écrivain que je ne discute pas.
Cela dit, je trouve aussi, comme cela a été dit plus haut, que le ton employé par la narratrice n'est pas le bon.
Je ne sais pas quel âge tu lui donnes au moment où elle raconte l'histoire, mais sa manière de parler semble celle d'une simplette, qu'elle n'est vraisemblablement pas.
Et puis, et surtout, vu le propos, je trouve dommage que tu ne parviennes pas à lui faire exprimer l'amour qu'elle ressent pour son frère.
J'aurais vraiment adoré ressentir cette passion qu'elle a.
On a un peu l'impression qu'elle subit les choses sans avoir prise sur elles...
Mais c'est corrigible,
bon courage pour une v2 éventuelle, et merci pour ce texte pas facile.

« Modifié: 20 Février 2015 à 19:33:37 par gage »
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
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Hors ligne Tomoyo

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #11 le: 20 Février 2015 à 22:04:25 »
Yo Mout!

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par contre je vais garder la non-virgule après le "après" (comme dit Kail plus loin je préfère ce rythme là)
garder une non-chose... quelle belle façon d'exprimer ne rien avoir :\?  Fais donc fais donc  ^^

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Euh ben en fait non '-' "tout ce qu'elle savait" c'est une expression (assez argotique j'avoue) qui a un peu une fonction d'adverbe, type "elle hurlait très fort", ou "elle hurlait autant qu'elle pouvait" et du coup je pense pas qu'une virgule ait sa place là  :-[ cela dit si la confusion est trop forte je peux changer la phrase et enlever ça.
ah oui.... ben tout pareil que Mil, j'étais passée mais loiiiiin de ce sens de phrase. Une petite modif serait la bienvenue je pense oui. Pourtant je connais l'expression mais c'est vraiment pas comme ça que je l'ai lu... étranges rouages  ::)

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Ah ben c'est sûr, mais je pense que Sally est un peu trop colère pour envisager ça ^^
je pense que même décolérée, elle ne l'envisagera toujours pas, c'est drame sur drame en fait... elle ne pardonnera jamais à sa mère  :s

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Comme Mil le dit un peu plus loin, Sally a environ 16-17 ans
oui bon, 17 ou 20 c'est un peu pareil j'ai gagné quand même  :-¬?

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Mais bref, je peux essaye d'arranger ça aussi, c'est vrai que le style fait très enfantin, mais j'arrive pas à l'imaginer autrement maintenant  :-[
hm, contrairement à Gage, je ne pense pas que le style soit un problème, c'est juste qu'il faudrait mettre l'info de l'age, ou un indice en tout cas d'entrée de jeu. Elle parle avec des fautes, mais c'est ni quelqu'un de simplet, ni une enfant, c'est quelqu'un qui n'a pas reçu l'éducation nécessaire ou qui n'a baignée que dans un environnement hyper cloisonné sans évolution possible, enfin bref ça fonctionne avec une fille de 17ans aussi, mais comme ça fonctionne aussi avec une fillette de 8ans, ça vaudrait peut-être le coup de le dire au départ. Parce que le "maman elle disait toujours qu'on pouvait aimer..." (d'ailleurs t'as mis une virgule après maman  :kei:) n'a pas la même voix, ni le même ton selon l'age de la narratrice.
Après, visiblement ça n'a pas gênée Kail ou Mil ou Baptiste ou Georges... du tout, donc attends encore un peu quelques commentaires  ^^

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C'est plutôt positif alors ? :noange:
objectivement c'est plutôt positif  :huhu:

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Merci à toi !
avec plaisir  :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne gage

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Re : Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #12 le: 21 Février 2015 à 16:16:42 »

hm, contrairement à Gage, je ne pense pas que le style soit un problème, c'est juste qu'il faudrait mettre l'info de l'age,
Je suis navré d'insister, mais je maintiens qu'à la lumière de toute l'histoire et de sa chute, la phrase :
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Lloyd, c'est mon frère. C'est le plus beau garçon du monde et le plus gentil aussi
est d'une trop grande mièvrerie...
je sais que je ne suis pas une fille, mais quand même...
« Modifié: 21 Février 2015 à 16:22:04 par gage »
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Hors ligne Vivi

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #13 le: 22 Février 2015 à 07:10:28 »
Citer
Après que papa est mort, c'était comme si maman était morte aussi.
Heuh, les 2 verbes ne sont pas au même temps (présent / passé) alors que temporellement, c'est le contraire... Y'a pas une boulette, là :???: ?



Citer
Après, il a commencé à se faire d'autres copains
Ouhlà, j'ai dû relire :/ (n'étant pas hétéro-centré :D)



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comme on faisait avant quand on avait juste une sucette à se partager.
Le texte est explicite mais c'est-pas-ce-que-je-crois-c'est-pas-ce-que-je-crois-c'est-pas-ce-que-je-crois- :aah: :aah: :aah:



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comme pour s'encourrager,
1 seul "r"



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vers 20h
Je sais pas à quelle époque ça se passe, mais ce terme me semble quelque peu anachronismique :D



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dévérouillé
Tiens, le "r" de tout à l'heure, bah y va là :P




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Je me souvenais de papa avec la langue qui pendait
en lisant ça, on a l'impression qu'elle l'a vu ce qui n'est pas le cas, donc reformuler peut-être (souvenais -> imaginais, par exemple).



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courru
1 "r" de trop ici aussi



Et bien encore un chef d'oeuvre (hébé, les votes vont être ardu :/), extrêmement bien raconté, j'ai eu un peu de mal à cause des phrases parlées qui n'était pas entre guillements (donc j'me sui perdu 1 ou de fois, rien de bien grave). Pour le reste, c'est que de trop bon, dur et sensible à la fois, la fin est terrible mais inéluctable. Maîtrisé. Bravo ! _/-o_ _/-o_
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne algache

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Re : T10 - L'arbre aux pendus [Explicite]
« Réponse #14 le: 22 Février 2015 à 12:35:52 »
Pas de doute: c'est du lourd, ça prend aux tripes et ça hante des heures après avoir lu, comme un alcool fort dont les arômes restent longtemps en bouche...

Je suis admiratif, parce que traiter de thèmes aussi sensibles relève souvent du funambulisme, et dans ton cas le texte est très bien maîtrisé, en suggérant l'horreur plutôt que de le brandir plus ou moins grossièrement sous le nez du lecteur. Du coup, on se retrouve forcément un peu dérangé, mais sans se sentir agressé.

Je ne vais pas répéter les commentaires que mes estimés co-lecteurs ont déjà rédigés et me contenterai de paresseusement les plussoyer. Néanmoins, je voudrais quand même relever un passage du texte qui m'a un peu sorti de ma lecture parce qu'il ne cadre pas, de mon point de vue, avec le reste:

J'ai mal, Lloyd, j'ai sangloté. Dis-moi où tu as mal. Je lui ai montré. Comme il avait fait pour chacune de mes plaies, il a mis sa tête entre mes jambes, et m'a embrassée pour faire partir la douleur.

Dans le reste du récit, tu évoques avec une certaine pudeur, presque de la délicatesse, la relation incestueuse de la narratrice et de son frère. Là, tout à coup, tu nous mets sous les yeux un épisode un peu trop explicite. Soyons bien d'accord: je ne veux pas jouer au puritain de service, je ne suis ni le shérif, ni Mrs Bergson :) mais bon, la narratrice vient quand même de se faire violer, et d'imaginer à ce moment son frère avec la tête entre ses jambes... Adieu jolie pudeur et délicatesse, là je trouve que ça devient tout à coup vraiment glauque, voire un peu crade, non? En plus, je ne trouve pas le "[il] m'a embrassée pour faire partir la douleur" très crédible.

Enfin, je suis assez d'accord avec Gage, qui a commenté de manière générale (pas cet épisode en particulier):

Citation de: gage
Et puis, et surtout, vu le propos, je trouve dommage que tu ne parviennes pas à lui faire exprimer l'amour qu'elle ressent pour son frère.
J'aurais vraiment adoré ressentir cette passion qu'elle a.

Ce qu'il dit ne m'avait pas autrement dérangé à la lecture du récit, sauf dans ce fameux passage, où j'ai quand même de la peine à ressentir la tendresse amoureuse du frère pour sa soeur...

Voilà, pour le reste, je trouve ce texte vraiment, vraiment bien.
« Modifié: 22 Février 2015 à 12:37:31 par algache »

 


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