Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

19 Avril 2026 à 23:25:07
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Des araignées au plafond

Auteur Sujet: Des araignées au plafond  (Lu 10324 fois)

Donaldo75

  • Invité
Des araignées au plafond
« le: 04 Février 2015 à 07:57:05 »
Des araignées au plafond

La nuit promettait d’être pénible. Mes cellules grises avait décidé de me jouer la scène du deux, incapables de se reposer. L’excitation suite à une passionnante et longue journée de travail ? Non, c’était impossible. Il n’y avait rien d’excitant à aligner des nombres dans des colonnes, à les comparer à d’autres nombres rangés dans des lignes, pour finalement aboutir à une parfaite égalité, dans le meilleur des mondes comptables.

Perdu au milieu de mon trop grand lit, je fixai le plafond faiblement éclairé par la lumière lunaire.
« Tu aurais mieux fait d’accrocher des rideaux ! » ne cessait de me dire Arielle, mon ex presque petite copine, quand elle ne me reprochait pas ma décoration plaquée toc, mes goûts musicaux ringards ou mes plats cuisinés. Pour une fois, je devais reconnaître qu’elle n’avait pas eu tort, la bougresse.

Fixer une surface plane et dépourvue d’aspérités, c’était tout un art. Le docteur Freud ne m’aurait pas renié, analysant mon choix avec des arguments abracadabrantesques, évoquant une immaturité chronique liée à une enfance bien lisse, bref sortant son cortège de conneries à cent euros la séance.
C’était ça ou compter les moutons. J’en avais marre des comptes, cela me rappelait trop le travail, mes collègues à tête d’ampoule, mon chef élevé au boulier, les zéros et les uns de mon ordinateur.
Du coup, en bon rebelle attardé, n’en déplaisait à Arielle, je m’étais décidé à contempler mon plafond, ses angles, sa peinture mal finie, sa géométrie euclidienne.

La première araignée apparut sans tambour ni trompette. Elle me dévisagea d’un air attristé puis se lança dans un dialogue, comme si j’avais envie de taper la causette avec un arachnide.
— Alors Tiburce, on se prépare une belle insomnie ?
— En quoi ça te regarde, tronche de mille pattes ?
— Je dis ça pour causer, engager la conversation, occuper ta nuit blanche. De toutes manières, tu n’as rien de prévu là, maintenant.
— Comment peux-tu en être aussi sûre ? Tu as vérifié mon agenda ?
— Tu es seul, noyé dans tes draps. Je te vois mal organiser un concile, inviter des potes et danser la lambada jusqu’à demain matin.
— Mes neurones et moi, nous avons décidé d’étudier l’impact de la contemplation d’une surface lisse sur le sommeil chez l’être humain. C’est de la science, tu ne peux pas comprendre, péteuse de toile.

A la surprise générale, j’entendis de bons vieux rires gras. Ma compagne de fortune se marrait comme une loutre. De surcroît, elle n’était plus seule désormais. D’autres araignées, des noires et des grises, l’avaient rejointe dans son concert de zygomatiques. Je devais probablement représenter l’attraction de la nuit pour les invertébrés du cru.
— Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? J’ai dit une connerie ?
— Pas loin. T’entendre gloser scientifique, toi un comptable de base, c’est gravement psychédélique.
Sur ces quelques mots, la série de ricanements reprit de plus belle, à la limite de me vexer.
« Tiburce, tu ne vas quand même pas laisser des arthropodes se foutre de ta gueule sans réagir ! » rugit une cellule grise qui ressemblait fortement à Arielle, les bigoudis en moins.
Dans le fond, elle n’avait pas tort. Si même les bêtes à huit pattes se permettaient de vanner un homo sapiens, où allait la civilisation ? A ce rythme, je finirais dans la Zone 51 au rayon abruti, entre les petits gris mangeurs de pizza et les gros velus casseurs de buildings. Je devais réagir, sauver les apparences, affirmer la supériorité du genre humain sur le peuple des arachnides.

Je décidai de contre-attaquer.
— D’abord, qu’est-ce que vous foutez sur mon plafond ? Je ne vous ai pas envoyé de carton d’invitation, il me semble.
— Tu devrais plus souvent lire des revues spécialisées en biologie, Tiburce. Tu saurais que nous, les araignées, attendons la nuit pour hanter les maisons et les appartements, pendant que vous, les prétendus maîtres de la planète, dormez du sommeil du juste. Ici, c’est chez nous dès que le soleil se couche et que tu fermes les yeux. Nous tolérons ta présence seulement parce que tu nous fais rire.
Et ce fut reparti pour un tour. Le concerto pour ricanements et hoquets entama son second mouvement, pas franchement lent comparé au précédent. Beethoven, Brahms et Bach, les trois B de la tradition allemande, se seraient retournés dans leur tombe devant un tel manque d’orthodoxie.

Je commençai à en avoir ma claque de ces bestioles impertinentes.
— Stop ! J’essaie de dormir. M’agacer ne va pas arranger mon insomnie.
— Mets des rideaux à ta fenêtre !
Encore une salve de rires moqueurs. On aurait dit Arielle quand j’essayais de l’inviter au restaurant dans un tendre tête-à-tête romantique.
— J’y penserai. Promis, demain j’irai chez les rois du bricolage. Ceci dit, j’ai besoin de dormir.
— Pourquoi ? Tu as une journée fatigante demain ?
— Mon travail demande de la précision, de la rigueur et de la méthode.
— Tu bosses avec Hercule Poirot ?

Le troisième mouvement démarra, rapide, un rondo digne des meilleures œuvres de Mendelssohn. Si les violons avaient remplacé les rires, avec des violoncelles à la place des gloussements, j’aurais certainement applaudi des deux mains. J’aimais la musique classique, surtout l’école romantique du dix-neuvième siècle. Arielle me reprochait d’ailleurs mon côté échappé du Conservatoire alors que je n’étais finalement qu’un amateur de belles harmonies, un petit cœur d’artichaut prêt à défaillir au premier triolet de croches.
— Vous êtes qui au juste ? Les Grosses Têtes en version arachnide ?
— Nous sommes ta conscience, Tiburce !
— Alors restez tranquille !
— Que tu crois ! Ton job pourri, ta vie de nain, tes amours contrariées ne vont pas te servir d’excuse pour te défiler.
— Quoi encore ? Vous allez m’offrir une psychothérapie nocturne ? Allez, j’avoue : quand j’étais en CM2 j’ai copié sur Martine Leroy ma voisine pendant la dictée de Noël. C’est bon, je peux dormir maintenant ?
— Rien d’autre ? Pas même un petit vol à l’étalage, un pétard vite fumé dans les toilettes du lycée, un film pornographique maté à l’arrachée avec des potes boutonneux, un petit oubli dans la déclaration d’impôts ?
— Pour qui vous me prenez ? L’Ennemi Public Numéro Un ?
— Apparemment non. Tu ressembles plutôt au gars ennuyeux, celui qu’on évite dans le train, au spa ou dans la file d’attente du dentiste. Arielle doit se faire chier avec toi.
— N’importe quoi ! Et puis lâchez-moi avec Arielle !
— Tu crois qu’on ne sait pas ?
— Savoir quoi ?
— Ton petit secret au sujet d’Arielle ?

Je ne savais pas qu’il existait un quatrième mouvement dans les concertos. Peut-être était-ce le cas pour ceux dédiés aux rires gras et aux gloussements de dinde. Dans tous les cas, nonobstant cette entorse à l’art de la fugue et du contrepoint, j’eus droit à une nouvelle salve de ricanements. En fait, ces araignées étaient croisées avec des hyènes, tout droit sorties des Studios Walt Disney.
— Qu’est-ce que vous allez inventer là ?
— Ce n’est pas bien de mentir, Tiburce. Ton nez s’allonge.
— Sincèrement, je ne vois pas à quoi vous faites allusion. Croix de bois, croix de fer si je mens je vais en Enfer.
— Le pauvre petit ! Est-ce qu’on doit l’affranchir, les amies ?
Les autres araignées applaudirent des huit pattes. Visiblement, la proposition de leur leader valait son pesant de cacahuètes. Je m’attendais au pire. Pourtant, je n’avais pas le début d’un commencement d’une ébauche d’idée du secret en question. Rien. Le vide intersidéral dans le zéro absolu.
— Devant la volonté unanime de mes camarades, je me dois de dévoiler la face cachée de Tiburce Dugommeau. Oyez, araignées du monde entier, ce que vous allez entendre défie l’entendement.
— C’est bon. Tu n’es pas obligé d’en faire des tonnes.
— Que veux-tu Tiburce, j’ai le sens du drame. Je suis un arthropode shakespearien, fanatique d’Othello et de Richard III. Tout le monde n’a pas la chance d’être lisse comme toi, sans saveur, sans odeur, ennuyeux au possible, un comptable perdu dans un monde d’acrobates et de trapézistes.
— Il faut bien des gens pour compter.
— Nous, on laisse ça aux fourmis. Bref, je ne vais pas te dresser un tableau de la dure existence des invertébrés où il n’est pas facile d’être cigale ou araignée au milieu des cloportes, des cafards, des moucherons et autres vermisseaux.
— Je vais pleurer.
— Tu peux. Ce n’est pas pour rien que les scénaristes de Marvel ont affublé Spider-Man d’une tendance à la dépression. Tu te rends compte ? Le gars, il n’a plus de petite amie, son meilleur pote est un fou dangereux, sa tante gâteuse le chouchoute à coup de pancakes, son patron lui crie dessus à longueur de journée. Jamais, je le dis, jamais ça n’arriverait à l’Homme-Fourmi ou à la Femme-Cloporte.
— Quel est le rapport avec moi ?
— Nul.

Les araignées du plafond commençaient à me lasser. Malheureusement, elles ne me fatiguaient pas encore suffisamment pour m’emporter dans un sommeil profond et amplement mérité. Je devais encore supporter leurs conneries pour un moment.
— Peut-on reprendre ou allez-vous enfin me laisser dormir ?
— Tu rêves ! Je vais dévoiler une information essentielle pour la civilisation humaine. Après une telle révélation, homo sapiens ne sera plus jamais le même, surtout envers sa lignée décadente appelée homo comptabilitus.
— J’attends.
— Tiburce, ne t’es-tu pas inscrit à des cours de musculation, dans une salle de sport du Marais, connue pour transformer les avortons en décathloniens, les gras du bide en rois de la tablette de chocolat ?

« Purée, comment peut- elle savoir ça ? » hurlèrent mes neurones rouges à mes cellules grises.
En effet, j’en avais eu marre d’entendre Arielle se pâmer béatement devant des évaporés à gros biceps, des abrutis aux pectoraux saillants et aux abdominaux huilés. Alors, sur les conseils de Michou mon voisin de palier, je m’étais lancé dans l’aventure. Au début, j’avais souffert puis Michou et ses potes m’avaient décontracté. Eux au moins ils savaient apprécier ma sensibilité artistique, mon goût des choses bien faites et pleins d’autres trucs que j’ignorais jusque-là.
Depuis, Arielle ne m’intéressait plus vraiment. Je la trouvais trop fille.
— Alors, ce n’est pas du lourd ?
— Pas tant que ça. Je me suis découvert une âme de sportif, quelle que soit la raison initiale de mon engagement. Mon corps se transforme mais je n’en suis pas différent pour autant. Pour Arielle et ses consœurs, je serai toujours le pauvre type qui cherche à les séduire à travers ses lunettes embuées. Je resterai la risée des costauds de pacotille, des frimeurs de cafétéria et des motards du dimanche. Je le sais et je m’en tape comme de l’an quarante. Si c’est ça ton scoop, arachnide de mes deux, tu peux te le mettre où je pense en format suppositoire.

Cette dernière tirade m’avait épuisé. Mes yeux commencèrent à papillonner, ma mâchoire se décrispa et mon corps se détendit. Les araignées au plafond se confondirent avec la pâle lumière lunaire puis disparurent dans un fondu enchainé. Je sombrai dans un sommeil profond.
« Promis, demain je pose des rideaux ! » s’afficha en quatre par trois dans mon cortex cérébral, gravé dans le marbre telle une résolution de Nouvel Année.
« Modifié: 07 Février 2015 à 20:49:52 par Donaldo75 »

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #1 le: 05 Février 2015 à 19:15:52 »
Désolé, man, je l'avais raté... su tété dommage, il est très chouette.

"Ma compagne de fortune se marrait comme une loutre" Je m'insurge style Potemkine, mais la loutre n'a rien d'hilarant, au contraire de la hyène. Je sais, quand il y a de la hyène, y a pas de plaisir (faudra que je la ressorte dans un des trucs débiles, celle-là  :P)
 
"ces araignées étaient croisées avec des hyènes" Ah ! Tu vois !!

"Les autres araignées applaudirent des huit pattes." Impossible, mon ami ! Vont se casser la gueule, pas plus de six, à la rigueur.

"mon gout des choses" Je crois que le ^n'est plus une faute quand qu'on l'oublie, maizenfin...
"pale lumière" meme topo :'(

Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Donaldo75

  • Invité
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #2 le: 05 Février 2015 à 22:10:18 »
Salut Georges,

Je ne t'aurais pas boudé, va !
En fait, j'ai vraiment vu des loutres se marrer au Zoo de La Flèche dans le Maine et Loire, pas plus tard que cet été. Du coup, je me suis dit, pourquoi pas ?
Les araignées ont huit pattes si j'en crois Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Araneae). Ceci dit, je ne suis pas allé vérifier. Beuarkk !
Je vais quand même remettre les accents circonflexes, pour te faire plaisir.

Bravo pour le jeu de mots avec hyène.

A bientôt, peut-être pour une aventure de Greg Marlowe.

Donald
« Modifié: 05 Février 2015 à 22:13:12 par Donaldo75 »

Hors ligne Wouds

  • Tabellion
  • Messages: 57
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #3 le: 05 Février 2015 à 22:27:19 »
Aucune gène a lire ce texte très bien écrit. Ensuite j'ai énormément aimé le passage du Marvel et de Spider-Man. Voilà je pense que c'est un très beau texte avec une très belle plume. Au plaisire de te lire :)

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #4 le: 05 Février 2015 à 22:50:11 »
Sacré Don !
Oui, l'aragne a huit pattes.
Mais explique-moi comment elle peut applaudir avec les huit en même temps sans se casser ce qui lui sert de gueule !

Je devrais te signaler à la SPA ! :/
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 890
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #5 le: 07 Février 2015 à 15:28:04 »
Salut Donald,
Encore un texte très réussi, de nombreuses pointes d'humour.

Citer
Mes yeux commencèrent à papillonner,
j'aime bien cette subtilité !

Heu, sinon, plus haut y'a un truc qui m'a arrêté :
Citer
l’avaient rejoint
pourquoi pas rejointe ? (c'est pas un COD féminin le l' ? je sens que je me plante, mais je ne vois pas pourquoi)

Bref, texte drôle, plein de finesse, les psychananlistes en prennent une au passage, ça fait toujours du bien.

A bientôt,

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #6 le: 07 Février 2015 à 17:24:29 »
Rémi a raison sur l'accord
c'est bien la première araignée qui est rejointe par ses copines.
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 173
  • ?
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #7 le: 07 Février 2015 à 17:56:17 »
Super texte.
Très bien écrit, riche, humoristique.
Bon selon moi il n'y a rien d'original ni dans l'introspection hallucinée en dialogue avec des araignées, mais tu l'écris avec tant de brio qu'on en a rien à foutre du fond un peu trop quotidien pour moi, on s'intéresse à l'humour développé, aux petits détails qui s'imbriquent les uns aux autres (genre la métaphore sur le concerto que tu reprends à chaque paragraphe, c'est pas répétitif pour un sou et ça colle vraiment bien à l'ambiance).

Le seul bémol que j'ai trouvé, mais qui n'engage que moi, c'est ce jeu de mot pas plus digne qu'une enseigne de coiffeur qui te sert de titre. Mais c'est pas tout noir, c'est vrai que ça correspond bien au texte.

En tout cas c'est agréable de te lire.
.

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 890
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #8 le: 07 Février 2015 à 18:23:10 »
Citer
fond un peu trop quotidien pour moi,
moi j'y ai vu quand même une belle réflexion sur la psychanalyse et l'introspection. Avec les neurones qui semblent indépendants par rapport au narrateur.
Pas si léger que ça comme texte pour moi, y'a un thème développé.
 
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Donaldo75

  • Invité
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #9 le: 07 Février 2015 à 20:56:24 »
Merci à tous,

J'ai corrigé le passage dont parle Rémi.

@Georges: l'araignée ne se casse pas la gueule en applaudissant des huit pattes parce qu'elle est accrochée au plafond par le fil qu'elle tisse. Eh eh, c'est cool d'être une araignée !
@Dot Quote: tu l'as bien compris, le titre correspond à l'histoire. Étonnant, non ?
@Remi: le texte se lit autant dans le sens de la grosse rigolade que de la réflexion. Ainsi, tout le monde y trouve un intérêt s'il aime ce style.

Bon, au démarrage, c'était ma réponse à un jeu littéraire sur le thème de l'insomnie.

A bientôt,

Donald

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #10 le: 08 Février 2015 à 10:05:16 »
Don, je sentais venir cette réponse.

Hélas pour toi, le fil sort de l'abdomen puis est placé avec les pattes (arrières), il ne sert pas à faire un lasso ou une corde d'alpinisme assurée à la ceinture par des mousquetons...
Nous en revenons donc au même point : combien de pattes pour s'assurer, combien pour applaudir ?
Je n'ai pu dormir de la nuit à cause de ce cruel dilemme. Applaudir à tout rompre ou se vautrer sur le tapis ?
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Wouds

  • Tabellion
  • Messages: 57
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #11 le: 08 Février 2015 à 14:24:44 »
Au pire on a qu'à dire qu'elles applaudissent de leurs pattes disponibles ou un truc du genre nan? :/

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #12 le: 08 Février 2015 à 16:31:16 »
Ah mais pas d'accord du tout !
C'est un élément crucial du texte !
Ya qu'à dire aussi qu'elles font la hola !
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

Hors ligne Wouds

  • Tabellion
  • Messages: 57
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #13 le: 08 Février 2015 à 16:36:32 »
Okay okay je n'ai rien dit

Hors ligne Georges Cloné

  • Calliopéen
  • Messages: 468
Re : Des araignées au plafond
« Réponse #14 le: 08 Février 2015 à 20:02:49 »
Euh...
Wouds, c'était que de l'humour.
T'as le droit de râler aussi, de défendre les applaudissements octopattiques.
Blue Mountain, Moka Sidamo, Maragogype...

What else ?

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 15 requêtes.