Petite et modeste chanson écrite elle aussi en math (décidément, j'ai horreur de l'algèbre)... J'en suis pas particulièrement fier mais bon, ça serait du gâchis de pas la mettre ici...
Bon, c'est ma première tentative, soyez indulgent (s'il vous plait ?

) :
J'étais de celles qu'il adoraitLe carrelage est froid, j'ai mal à la tête
Et je vois le soleil filtrer par la fenêtre
La cuisine est propre, le diné servi
Et à côté de moi se tient mon mari
Il est beau mon Léon dans les rayons du jour
Allongée par terre, je sens mon amour
Palpiter dans mon cœur complétement écrasé
Par la poigne de cette homme que je ne cesse d'adorer
Je l'aime pour ses mots
Je l'aime pour ses coups
Ceux qui lacèrent le dos
Ceux qui marquent au cou
Et quand sa main s'élance
En plein sur mon visage
Je me dis qu'j'ai d'la chance
D'aimer encore à mon âge
J'aime mes hématomes
J'aime mes blessures
Celles qui prouvent que mon homme
C'est un vrai dur
A la fin d'la querelle
Quand il me laisse pour morte
Je me sens si belle
Je me sens si forteCa y est, mon sang tâche le carrelage blanc
Dansent les étoiles, je me lève doucement
Voici la récompense de cette danse effrénée
Je me sers un verre de vin pour tout oublier
Oublier que j'existe, oublier que j'ai un cœur
Oublier l'espoir d'une vie meilleure
Pourtant je suis mariée, heureuse, épanouie
A un donneur de coups, à un donneur d'envie
Je l'aime pour ses crochets
Je l'aime pour ses poings
Ceux qui m'frappent de plein fouet
Ceux qui m'font croire à demain
Et au creux de ses bras
Faible et pantelante
J'imagine quelque fois
Etre une de ses amantes
Je l'aime pour sa haine
Je l'aime pour sa violence
Et j'envie la prochaine
Qui recevra ces souffrances
Quand il m'achèvera
A force de trop m'aimer
Dites vous que moi
J'étais de celles qu'il adorait