Bon, beh plus que 2 chansons "réelles" (avec Mila, Forcené et celle-là), et j'crois que j'aurais de quoi faire une première maquette ou de quoi aller trainouiller dans les bars et les open mics...
Merci pour vos retours ou vos avis, hein, je flood comme un goret à fond dans mon truc mais si vous avez des suggestions, des réactions épidermiques, des gtfu, des avis, c'est super constructif pour moi (et même si "espèce de bolosse arrête de rapper fissa", cimer).
J'crois que celle là définit un peu plus mes prérogatives (lol), mon école, toussa...
J'ai rendez vous le 5 janvier aprèm pour enregistrer Mila en "studio" et j'paye 40 balles l'enregistrement et le "mixage" voix du morceau... là on sera fixé savoir si c'était un délire ou si ça mérite d'aller plus loin...
http://youtu.be/JfhYXm8GJrkTracer des traits, faire des pirouettes et s'rattraper,
Mon son en métaphore parfaite de nos vies gachées,
La plume lourde, errante sous les lueurs de lune,
Mon paysage c'est trottoirs, lampadaires : y'a pas l'lagunes,
J'ai l'âme perdue, fantomatique et oppressante,
Sur les murs froids, ma protestation est délinquante,
On nous étouffe on nous enferme, et on nous parle d'obéissance,
La violence n'est jamais cause, elle est toujours une conséquence
Alors mes frères de galère préfèrent les cocktails molotov,
Au droit d'vote, à l'intérim et aux mensonges qu'on nous étoffe,
Certains se vautrent dans les mirages d'un paradis artificiel :
J'te parle pas de came, là, j'te parle de luxe et de gratte ciel
Soif de pouvoir, d'argent, et volonté d'asservissement,
Les plus grands psychopates sévissent en haut des parlements,
Comment faire autrement, que retranscrire l'ressentiment,
Entends les pleurs et les cris, derrière mon sale ton véhément
Discours d'austérité, comment tu veux qu'on se détende,
La france, deuxième pays du monde à verser l'plus de dividendes,
Cumul des mandats : vois nos élites en sarabande
L'Ecole et l'Hopital, laissé en plan sur les plates-bandes...
Alors j'squatte au micro, et rien à battre des auditeurs,
Le seul psychiatre à qui j'veux bien parler, c'est un sampleur,
Et chaque soir à ma fenêtre, j'entends la rue qui pleure,
Alors je pose des phases, insomniaque, pour que tourne l'heure
Alors j'prends mon stylo, pour y poser mon utopie,
Crier ma soif de décroissance, comme un espèce d'hippie impie,
Où est passé l'fauteuil, que je m'y pose que je m'appuie,
Ecouter ce son, c'est espionner ma théRAPie.
Ils me disent ternes, parfois violent et détaché,
Je n'suis qu'hanté par les fantômes de tous les espoirs passés,
Lutte des classes il y a eu, et luttes des classes ils ont gagné,
Faut du Chosmky faut du Friot, à enseigner depuis l'CP,
J'rêve qu'on brule les urnes, genre qu'on se remonte une commune,
Qu'on se dégage enfin de ce troupeau et de sa brume,
D'Une république digne des lumières, directement représentative,
Qui ne parle pas seulement que de "population active",
Mais leur parler de décroissance, et de salaire maximal,
C'est présenter à une vieille nonne la notice d'un plug anal,
Alors j'endure, je serre les dents, les poings et puis le reste,
Au quotidien la rage au ventre j'retournerai jamais ma veste
C'est à devenir fou, opérations téléphoniques :
Smartphone pour tous, données de masse : liberté au chomage technique
J'consomme plus rien, chaque article est entaché d'sang,
Plus de plastiques sur vos produits pour pourrir l'fond des océans...
Laissez moi mon micro, mon stylo et ma folie,
Laissez moi hors de votre monde, de votre avoir, de vos avis,
Seul dans la nuit, j'ai des visions de votre monde en cendres,
Seul dans la nuit , j'ai écris ce texte, un 24 décembre...
Alors j'squatte au micro, et rien à battre des auditeurs,
Le seul psychiatre à qui j'veux bien parler, c'est un sampleur,
Et chaque soir à ma fenêtre, j'entends la rue qui pleure,
Alors je pose des phases, insomniaque, pour que tourne l'heure
Alors j'prends mon stylo, pour y poser mon utopie,
Crier ma soif de décroissance, comme un espèce d'hippie impie,
Où est passé l'fauteuil, que je m'y pose que je m'appuie,
Ecouter ce son, c'est espionner ma théRAPie