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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie » Chanson & slam » La parade de l'argent et de l'or en barre

Auteur Sujet: La parade de l'argent et de l'or en barre  (Lu 1154 fois)

Hors ligne lepion

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 754
La parade de l'argent et de l'or en barre
« le: 26 novembre 2014 à 16:04:38 »
C'est vrai que c'est rageant de récurer ces plages,
toutes ces belles criques' souillées par les marées ;
par toutes les marées noires' et les dégazages' sauvages,
ah non! ça n'est pas faux, c'est même' la vérité :
la triste vérité d'une' période qui s'attarde,
du reste a-t-on compris quelque chose' quelque part ?
Peut-être rien de rien et le diable m'en garde,
tandis que les flots bleus noircissent' de soirs en soirs,
les pollueurs véreux blanchissent' leur argent noir.

Maudissez en effet tous ces tueurs de vie
mais ne les empalez pas sur la place du marché :
un océan qui meurt, c'est assez comme' vacherie,
enfin, ça me suffit pour ne rien vous cacher.
Quelle sorte de pourris font cramer la planète ?
Sont-ce ces diables verts qui ont pour nom dollar
ou les autres euros qu'ont leur part de galette ?
<les pollueurs véreux blanchissent leur argent noir,
alors, pour vivre heureux, faut-il être barbare ?

Le sable dans lequel les derricks de ces cruches
s'enfouissent, c'est bête, on trouve pas plus fin
car à l'heure' qu'il est, l'est bientôt vide' la cruche,
encore' dix ou vingt ans plus un petit matin.
Il n'y en aura pour sûr pas pour tout le monde :
en attendant faisons le plein des réservoirs !
Y'a plein d'hydrocarbures qui carburent' à la ronde
alors pour vivre heureux faut-il être barbare ?
Faut-il donc se foutre' du tiers comme du quart ?

C'n'est pas un lieu commun le pays de l'essence
où l'on s'baigne' de bon cœur dans l'or noir jusqu'aux yeux.
Les petits malandrins qui n'ont pas cette chance
ont l'absence d'esprit d'aller y foutre le feu
quand sonne le tocsin quand c'est l'heure' de la  guerre
contre les étrangers tous plus ou moins berbères.
Faut-il donc s'en foutre du tiers comme du quart ?
Car en outre, il est tard pour un nouveau départ.
« Modifié: 01 décembre 2014 à 15:13:41 par lepion »
rien ne sert de partir à point, il faudra courir.

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 640
  • Pingouin de Patagonie
    • Rêves de comptoir
Re : La parade de l'argent et de l'or en barre
« Réponse #1 le: 01 décembre 2014 à 14:09:53 »
Salut
Citer
toutes ces belles criques' souillées par les marées ;
bug d'apostrophe
Citer
par toutes lesmarées noires' et les dégazages' sauvages,
espace entre les et marées. Sinon c'est un peu bancale rythmiquement non?
Citer
même' la vérité
Je retire mon bug d'apostrophe precedent mais j'ai pas l'habitude de voir noter les apocopes comme ça ^^

J'aime beaucoup, rythmiquement, dans le theme, la façon dont tu le traite.

Une ou deux choses tout de même
Citer
Sont-ce ces diables verts qui ont pour nom dollard
ou les autres euros qu'ont leur part de galette ?
j'trouve ça un peu bof, un peu "lourd" ?
Citer
quand sonne le tocsin quand c'est l'heure' de la  guerre
contre les étrangers tous plus ou moins berbères.
Je surkiffe la référence et le detournement dans l'idée


Et j'aime beaucoup la construction du dernier vers que tu reprends comme avant derniers vers

Bref, merci pour ce texte

Hors ligne lepion

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 754
Re : La parade de l'argent et de l'or en barre
« Réponse #2 le: 01 décembre 2014 à 15:04:31 »
merci de ton passage baptiste  :)
voici de quoi je suis parti, je suis sûr que tu connais :

 La Ballade Des Gens Qui Sont Nés Quelque Part (Brassens)

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Les chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout cœur les malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon Dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


et voici mon dernier couplet, que je n'avais pas édité pour le suspense car la ficelle aurait été trop grosse :

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
si jamais ne croissait cette race incongrue',
cette race importune et qui surtout foisonne,
la race des gens qu'on croise' rar'ment dans la rue' ;
que la vie serait belle en toutes circonstances
si vous n'aviez tiré du néant ces jobards.
Preuve peut-être bien de votre inexistence,
les dang'reux égoïstes' qui prennent' plus que leur part,
tous ces gens dangereux qui sont là quelque part.


dans le même registre, j'ai les bancs publics, la mauvaise réputation, la complainte des filles de joie, et d'autres
quand je les chante, j'avoue sans honte et sans gloriole que c'est souvent avec un certain succès  :)
« Modifié: 01 décembre 2014 à 16:30:01 par lepion »
rien ne sert de partir à point, il faudra courir.

 


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