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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le masque de la jalousie (fantastique)

Auteur Sujet: Le masque de la jalousie (fantastique)  (Lu 1103 fois)

Hors ligne Chat-noir

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Le masque de la jalousie (fantastique)
« le: 29 Octobre 2014 à 20:28:38 »
     J’aimais mon frère. Tout du moins, je l’aimais avant. Nos rires s’accordaient et jamais je n’aurais pensé que cela tournerait comme ça, dans la rage et le mépris, dans la haine et le dégout. Nous sommes jumeaux, Julien et moi. Cela aida beaucoup pour entretenir l’affection réciproque que nous avons eue. Nous avons grandi ensemble, aimant et apprenant les mêmes choses, recevant les mêmes cours avec les mêmes professeurs. Nous n’avons jamais été à l’école, ma mère l’a toujours refusé. Peut-être était-elle trop inquiète ou bien trop triste pour nous laisser partir loin de la demeure familiale ? Néanmoins, cela ne nous empêcha pas de recevoir une éducation convenable et d’acquérir des savoirs inédits tels que les arts de la musique et de la peinture. Cependant, une fissure commença à se dessiner entre mon savoir et celui de mon frère, et elle ne s’arrêta pas de s’élargir, jusqu’à devenir un gouffre. Si je savais lire parfaitement, Julien, lui, écrivait déjà de superbes poèmes. Si j’étudiais avec difficulté la gamme et ses notes, mon frère pouvait déjà faire de magnifiques récitals sur le piano du petit salon. Si j’arrivais avec peine à faire pousser quelques tomates, Julien créait de volumineux bouquets de fleurs et arrangeaient de jolis parterres de tulipes dans le jardin. Oui, mon frère était beaucoup plus érudit et doué que moi. Mais ce n’est pas de là que part ma haine. Je suis comme je suis et le fait de ne pas être aussi savant que certains n’emporte en moi aucun gêne ni rejet. Non, laissez-moi vous expliquer le fruit de mon énervement. Avec son savoir, Julien a reçu un certain sens de la déduction qu’il a employé à ce que j’appelle le don de la manipulation. Devenu hautain et froid, son seul but était clair : faire souffrir et humilier l’imbécile que j’étais, me torturer psychologiquement, me rabaisser… Pour atteindre ce cruel objectif, il s’est appliqué à faire bonne figure et à parfaire son image devant mes relations afin de me les ravir. Et il atteignit son but : il m’a dérobé mes amis, mes confidents, mes relations courtoises et arriva même à monter les animaux de la maison contre moi. Cependant, il vu que tout cela était vain : même si mon cœur était peiné de voir toutes ces personnes disparaître de ma vie, j’étais plus fort qu’il ne le pensait. Mais, à force de réflexion, il trouva le point qu’il fallait faire saigner pour vraiment m’atteindre, et il n’hésita pas un instant.

     J’adorais ma mère, beaucoup plus que j’aimais mon père. Celui-ci passait son temps à la chasse ou dans son bureau. Je n’avais rien en commun avec lui et apparemment, ça ne le dérangeait pas. Mais j’avais un tel respect pour ma mère que je n’aurais jamais pu imaginer un seul instant la laisser sans nouvelle plus de trois jours, lorsque je partais en vacances chez un parent. Elle était un repère pour moi, un modèle de douceur et de raffinement. Elle ne s’énervait jamais mais savait s’imposer, elle s’intéressait à maintes choses tout en restant modeste et était la personne la plus aimante que je n’ai jamais connue. A chaque anniversaire, je pris l’habitude de lui offrir un portrait d’elle que je prenais soin de faire la semaine précédant le jour joyeux, en toute discrétion. La peinture était le seul domaine où je dépassais mon frère même si celui-ci se plaisait à me rappeler que je n’avais pas le talent de Courbet. Ainsi, si je ne pouvais présenter ni prose, ni sonate à ma mère, je pouvais au moins monopoliser quelques temps mes pinceaux et ma gouache pour son visage angélique. Cette année ne fit pas exception. Le jour de son anniversaire, la famille regroupée dans le petit salon, je lui présentai la toile en lui baisant les deux joues. Elle s’esclaffa de joie comme elle le faisait toujours et examina alors longuement la toile, comme si elle se trouvait au musée devant un chef d’œuvre. Et dans mon cœur, ç’en était un. Je pense ne l’avoir jamais aussi bien réussi. La lumière, la pose, l’harmonie des couleurs. Tout était parfait dans ce portrait affectif. Mais comme il fallait bien continuer la célébration, ma mère posa soigneusement le tableau à plat, sur la table basse et détourna son attention. Alors, Julien, la figure toute heureuse avec son si doux sourire, s’avança avec un long vase à la main, présentant un merveilleux bouquet de rose rouge. Un peu moins enjouée, et j’avoue que cela me fit plaisir, ma mère poussa un nouveau bruit de satisfaction en joignant les deux mains. Mon frère se précipita pour lui donner les fleurs et, simulant un enthousiasme ou un accident, fit tomber une grande flaque d’eau sur ma peinture. Affichant un regard faussement peiné, je vis bien que sur sa figure se lisait la malice et la fourberie. Alors, une rage me prit au ventre et je me levai pour lui sauter au cou. Cependant, les yeux de ma mère me calmèrent et me remplirent de mélancolie. Ici se laissait observer la vraie peine, celle qui vous plombe un cœur et vous pousse dans de longs soupirs. Elle fixait la peinture dont les couleurs commençaient à se brouiller comme une soupe de gouache et lança d’une voix brisée :
« - C’est pas grave, je l’accrocherais quand même… »
Alors, je me rassis dans une brutalité d’esprit qui ne faisait que croître au fil des secondes. Puis, comme si rien n’était arrivé, Julien déclara qu’il avait composé un morceau de piano en l’honneur de sa belle et chère mère. Il s’installa derrière le clavier avec une agilité presque exagérée et commença à enfoncer doucement les touches, ses doigts ayant adopté une dextérité exceptionnelle. Alors, je remarquai qu’au fur à mesure que la mélodie évoluait dans l’atmosphère, le visage de ma mère se transforma. Il passa de tristesse à sérénité puis de sérénité à joie et enfin, plus une ombre de contrariété ne flottait dans son regard. Ca y est, Julien avait réussi. Il venait de me prendre ma mère. Comme les autres, à coup de beaux numéros et de charmes superflu, il me volait peu à peu la seule chose qui me faisait vivre. Alors, au fond de mon cœur, une sensation commença à se dévoiler. Elle n’apparaissait pas car elle y était déjà depuis longtemps, cachée sous des montagnes de bienfaisance et de politesse. Mais je la reconnu d’entre toutes cette émotions : la jalousie, la si mordante jalousie venait de faire son entrée dans mon âme. Elle m’explorait le crâne et les yeux, elle semblait me brûler tout entier, elle me dévorait peu à peu. Et quand les dernières notes furent données, quand mon frère se leva pour saluer, quand ma mère commença à applaudir en riant, j’étais sûr d’une seule chose : oui, je devenais fou, je devenais totalement fou.

     Le soir même, je devais me rendre dans la chambre de Julien afin de lui dire qu’une grande tante viendrait le lendemain diner avec nous. Je n’avais aucunement envie de combler cette demande mais comme  c’était ma mère, celle-là même qui ne m’appartenait plus, qui me l’avait formulé, il me fallait obéir. Et, alors que je me glissais silencieusement vers l’antre de mon frère, un grand fracas mêlé à des cris résonna derrière la porte. Sans réfléchir et ne prenant pas la peine d’être discret, j’ouvris vivement celle-ci que Julien n’avait pas pris la peine de fermer à clef et je m’arrêtai brusquement, l’expression même de l’horreur sur mon visage. Le jeune homme que j’avais devant moi n’était pas mon frère, c’était un monstre. Un monstre qui fracassait ma toile, celle-là même qu’il avait défiguré lors de la journée. Il la tenait en miette entre ses mains, l’ayant surement jeté contre les murs et écrasé sur le parquet. Elle était maintenant déchirée, trouée, complétement brisée. Alors, le fruit de sa propre jalousie entre les griffes, il se retourna soudainement vers moi, ses yeux me jetant un regard animal. Sans bruit, je m’avançai vers lui et m’arrêtai de nouveau, mon regard ébahi et rond passant de son visage à mon œuvre. On resta ainsi un long moment puis il ne réagit pas alors que j’empoignais calmement une paire de ciseaux qui gisait à côté d’un de ses poèmes si bien écrit. Il ne bougea toujours pas quand je l’approchai doucement de sa gorge et ne se débattit même pas lorsque la lame pénétra dans celle-ci. Ce ne fut pas violent. Je restai simplement debout devant mon frère qui n’était plus qu’une cascade de sang et l’admirai sans aucune expression sur mon visage sinon celle de l’indifférence. Petit à petit, Julien s’affaiblissait, devenant aussi pâle que la lune dont les rayons filtraient d’entre les rideaux tirés. Bientôt, ses jambes tremblèrent et il tomba sur le sol, inerte et baignant dans une mare rouge. Je ne me sentis même pas heureux, ni soulagé. Je me sentis seulement vivre.

     Une heure plus tard, je refermais le couvercle du piano droit sur lequel Julien avait fait danser ses doigts le jour même. S’il avait tant convoité cet instrument, j’espère le savoir heureux d’y reposer maintenant. Les mains rouges de sang, je décidai de prendre le temps d’essuyer les traces laissées sur le clavier noir et blanc, afin de me penser minutieux et efficace. Je pris donc l’une des manches de mon chemisier déjà taché de rouge et je le passai sur les touches afin d’éponger le peu de sang présent sur celles-ci. Je fis ainsi quelques allées-retours le long du clavier, appuyant avec aise sur toutes les notes. Les touches ne s’enfoncèrent pas et l’instrument ne fit pas de bruit, le cadavre en son sein bloquait le mécanisme. Julien était la seule personne de la famille à réellement jouer du piano, seulement je savais qu’on découvrirait tout de même son corps assez vite. Mais, autre preuve de ma folie jalouse, je ne semblais pas m’en méfier. Peut-être acceptais-je le fait d’être démasqué et livré aux autorités, peut-être ma satisfaction était finalement trop grande pour avoir peur qu’il m’arrive quelque malheur… Quoi qu’il en soit, je laissai le cadavre à l’intérieur, satisfait d’avoir trouvé une cachette si facilement.

       Mais alors que, quelques minutes après, je me rendais dans la cuisine afin de me rafraichir avec un verre d’alcool, je constatai que les roses étaient là, dans leur vase si raffiné. Je pensai donc, dans un élan de colère, qu’il fallait maintenant réparer une injustice, comme si la mort n’avait pas été une sentence suffisante. Je m’emparai des fleurs, jeta sur le sol le vase qui éclata brusquement et prit un hachoir qui se trouvait sur l’établis. Dans une fureur noire, qui n’avait aucune grande raison à part celle de la démence, je posai les fleurs sur le billot et commençai à les dépecer, à les découper et à les arracher en lâchant des râles graves. La lame du hachoir s’enfonçait au rythme de ma respiration dans les roses qui semblaient me supplier d’arrêter. Bientôt, ce ne fut qu’une bouillasse de pétale et de tige, mélange affreux de rouge et de vert, qui se trouvait en désordre devant. Alors, comme pour assouvir une dernière envie et narguer une dernière fois mon frère, j’apportai cette mixture jusqu’au piano, rouvrit son capot et, fermant les yeux pour mieux me délecter de cet instant, versai tout cela en pluie sur le cadavre duquel commençait à s’élever des effluves fétides. Alors, frottant mes mains pour me débarrasser des restes de ce mélange floral, j’ouvrai les paupières pour jeter un dernier regard fier à Julien et sa gorge ouverte. Mais brusquement, mon cœur sembla se soulever au fond de mon être, comme pour fuir l’instant présent, alors que mon âme se glaçait d’effroi.  Mon regard n’osa pas se dévier des profondeurs de l’instrument. Le corps n’était plus là, seuls les pétales hachés reposaient maintenant dans les méandres du mécanisme. Ma respiration devenant grave et l’épouvante commençant à prendre possession de mes sens, je me retournai brusquement, sans vraiment savoir ce que je cherchais. Et je le devinai dans la pénombre, à quelques pas devant moi. Il avançait doucement, avec presque la même aisance qu’un vivant, suffoquant à chaque pas. Quand il sortit des ténèbres et que la clarté l’enveloppa, je reculai de peur et appuyai aléatoirement sur les touches de l’instrument avec mes coudes, déclenchant une tempête féroce de note. Son regard était vide, son visage marqué. Julien semblait déjà mort depuis des mois, rongés par les vers et la peau ouverte à quelques endroits. Sa plaie au cou était envahie par toutes les vermines de la terre, les cafards se battant avec les asticots, et ses mains n’étaient plus en état de tenir quoi que ce soit. Dégouté et épouvanté, mes cordes vocales refusèrent de laisser échapper le moindre cri et je sentis que quelque chose commençait à s’emparer de mes bras. Je constatai bientôt, la peur redoublant, que des roses émergeaient peu à peu des tréfonds de l’instrument dans mon dos et rampaient sur moi tel des serpents. Les tiges m’enlaçaient, prenaient possession de mon corps, enfonçant leurs épines dans ma chair. Je ne fus bientôt qu’un homme suant le sang par tous les pores de la peau, envahi par d’énormes roses rouges. Ma sentence me semblait bien faible par rapport à celle de mon frère mais je jetai tout de même un dernier regard à celui-ci qui s’était arrêté à deux mètres de moi. Et alors que je sentais ma vie glisser entre mes doigts en même temps que le peu de raison qu’il me restait, je sus enfin à quoi ressemblait le masque de la jalousie, le véritable masque de la jalousie.
« Modifié: 29 Octobre 2014 à 23:14:57 par Chat-noir »
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

Hors ligne Damier

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Re : Le masque de la jalousie (fantastique)
« Réponse #1 le: 29 Octobre 2014 à 22:49:02 »
Bonsoir ! Mon modeste avis :

Le titre m'a fait penser à un vers d'Hugo, décrivant la grimace de haine comme le "Masque du Diable sur la face de Dieu" ou quelque chose comme ça, dans La Légende des Siècles. Il faudrait que je retrouve la citation exacte.

Le texte n'est pas mal, il se laisse lire. Tout s'enchaîne bien, je n'ai pas ressenti de lourdeur.
Vous (tu ?) auriez peut-être pu opérer une gradation dans la jalousie, parce que l'on a l'impression malgré tout d'une disproportion entre l'acte de Julien et son meurtre. Ou alors développer ou renforcer l'expression des sentiments de son frère.


Il faudra m'expliquer comment cacher un corps dans un piano, il n'y a pas la place j'ai vérifié sur le mien ^^

La fin est...  :o grandguignolesque. Mais l'image est belle.

A part ça :

"était la personne la plus aimante que je n’ai jamais connu." -> avec un "e" à connu.
"un ciseau" ou des ciseaux plutôt ?
"par tous les porcs de la peau" -> gruik gruik !!  :D

Hors ligne Chat-noir

  • Troubadour
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Re : Re : Le masque de la jalousie (fantastique)
« Réponse #2 le: 29 Octobre 2014 à 23:13:28 »
Bonsoir ! Mon modeste avis :

Le titre m'a fait penser à un vers d'Hugo, décrivant la grimace de haine comme le "Masque du Diable sur la face de Dieu" ou quelque chose comme ça, dans La Légende des Siècles. Il faudrait que je retrouve la citation exacte.

Le texte n'est pas mal, il se laisse lire. Tout s'enchaîne bien, je n'ai pas ressenti de lourdeur.
Vous (tu ?) auriez peut-être pu opérer une gradation dans la jalousie, parce que l'on a l'impression malgré tout d'une disproportion entre l'acte de Julien et son meurtre. Ou alors développer ou renforcer l'expression des sentiments de son frère.


Il faudra m'expliquer comment cacher un corps dans un piano, il n'y a pas la place j'ai vérifié sur le mien ^^

La fin est...  :o grandguignolesque. Mais l'image est belle.

A part ça :

"était la personne la plus aimante que je n’ai jamais connu." -> avec un "e" à connu.
"un ciseau" ou des ciseaux plutôt ?
"par tous les porcs de la peau" -> gruik gruik !!  :D

Merci pour ta lecture (et oui, on peut se tutoyer)... ^^

Je vais de ce pas corriger les fautes d'orthographe, je ne peux point me défendre là dessus...
Et j'ai regardé dans mon piano et je pense qu'en le tassant bien et en forçant un peu, un corps peut rentrer... Faut que j'essaye un jour... ^^
La disproportion entre les actes de Julien et son meurtre s'explique tout simplement par la démence qui a envahi son frère... C'est certes un meurtre de jalousie mais aussi un meurtre de folie...
Et la fin, volontairement énorme, s'explique aussi par le délire de Julien, délire qui le tuera...
Mais je suis d'accord que je n'ai peut-être pas assez appuyé sur les sentiments des personnages et ai voulu aller trop vite...

En tout cas, merci de ton commentaire et au plaisir de te revoir... :)
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

Hors ligne ernya

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Re : Le masque de la jalousie (fantastique)
« Réponse #3 le: 30 Octobre 2014 à 15:38:37 »
Citer
Je suis comme je suis et le fait de ne pas être aussi savant que certains n’emporte en moi aucun gêne ni rejet.
Je trouve la structure "emporter en moi" assez maladroite, tu peux trouver mieux

Citer
Cependant, il vu que tout cela était vain :
><
vit

   
Citer
Celui-ci passait son temps à la chasse ou dans son bureau.
à quelle époque historique se situe ton texte ?
genre quelques lignes plus loin il y a avait "relations courtoises" et ça me semble un peu bizarre en contexte moderne

Citer
La peinture était le seul domaine où je dépassais mon frère même si celui-ci se plaisait à me rappeler que je n’avais pas le talent de Courbet.
jpige pas bien le reproche...

Citer
présentant un merveilleux bouquet de rose rouge.
si c'est un bouquet, il y a plusieurs fleurs donc "roses rouges"

Citer
Cependant, les yeux de ma mère me calmèrent et me remplirent de mélancolie.
je pense que le terme "mélancolie" est un peu excessif ici

Citer
« - C’est pas grave, je l’accrocherais quand même… »
tiret ou guillemet, il faut choisir !
accrocherai

Citer
Alors, je me rassis dans une brutalité d’esprit qui ne faisait que croître au fil des secondes.

brutalité d'esprit ?

 
Citer
Alors, je remarquai qu’au fur à mesure que la mélodie évoluait dans l’atmosphère, le visage de ma mère se transforma.

c'est une action qui se fait lentement donc imparfait "se transformait"

Citer
Il passa de tristesse à sérénité
pourquoi tu ne mets pas d'articles ?

Citer
Comme les autres, à coup de beaux numéros et de charmes superflu,

s en fuite

Citer
Mais je la reconnu d’entre toutes cette émotions :
reconnus
(je pense que tu peux te passer de "cette émotion")

Citer
versai tout cela en pluie sur le cadavre duquel commençait à s’élever des effluves fétides.
je ne suis pas experte en cadavre mais à part l'odeur de sang, je ne pense pas que ça sente

 
Citer
alors que mon âme se glaçait d’effroi. 
je sais, je suis chiante avec ça, mais ça veut dire quoi cette phrase ? C'est quoi pour toi l'âme ?

Je rejoins Damier pour le décalage entre le début de jalousie et la pulsion de meurtre menée à bien. Tu t'en tires en parlant de "folie", c'est un grand mot trop flou pour expliquer ce geste. Sans recherche médicale derrière pour étoffer, je trouve la justification trop facile.  :noange:
Ca se laisse lire mais je n'ai pas vraiment accroché. Je n'arrive pas bien à me rendre compte la montée de cette jalousie, tout va trop vite pour moi et la fin, gore et macabre à souhait, excessive, ne me séduit pas. Après, je reconnais que ce n'est pas non plus mon genre d'histoires donc ça doit jouer aussi.
Je pense quand même que tu pourrais affiner un peu plus ton histoire et tes personnages (le personnage de la mère par exemple me semble assez fade).
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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