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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'enchantée

Auteur Sujet: L'enchantée  (Lu 2356 fois)

MillaNox

  • Invité
L'enchantée
« le: 19 Septembre 2014 à 11:30:18 »
Salut !
une nouvelle écrite en février 2014 pour un concours, sur la thématique d'Anne de Bretagne. J'ai été retenue dans les 15 finalistes sur 60 participations reçues mais pas dans les trois premiers ! ( les nouvelles gagnantes )Un des critères était de ne pas dépasser une certaine longueur, j'y suis parvenue au mot près, autant dire que j'aurai aimé développer davantage, et je le ferai peut-être un jour d'ailleurs.
bonne lecture :)
Milla


L’enchantée


      Lectrices, lecteurs, vous qui savez les mots.
      Peut-être ignorez-vous – ô combien se méprennent à ce propos – que ce n’est pas la pluie qu’on entend quand elle frappe le sol. Ce sont les pierres qui tentent en vain de nous parler. Celles qui forment les sols et les marches du château de Langeais sont chargées de bien des secrets. Vos talons, peut-être, ont martelé ces escaliers. Avez-vous écouté leur complainte ? Car, s’il y a longtemps pour nous, il y a peu pour les pierres, que la duchesse foula les terres de Langeais. Du court âge des Hommes, voilà ce qu’elles retiennent. La ruse d’Anne de Bretagne ne les a pas dupées. Jour après jour, les dalles profitent qu’on les fasse résonner pour nous chanter son mystère, pour nous en révéler la clef. Mais peu d’entre nous les écoutent, et nul ne connaît leur langage.


   À naître au mois de janvier, on compte sa vie en hivers et on la passe à chercher de la chaleur. Anne n’en verra que trente-sept, de ces froides saisons. Elle se réfugie auprès de l’âtre, s’imprègne de la sensation de l’air chauffé par les flammes qui enroba sa peau nue à peine issue du ventre de sa mère. Marquée par ce souvenir pourtant oublié, Anne n’a peur ni du feu ni du froid. La voilà âgée de six hivers en 1483. Son enfance est peinte de rires et de larmes, de découvertes et d’inquiétudes. Dans le château des Ducs de Bretagne à Nantes, la future duchesse apprend de tout ce qui l’entoure.

   — J’ai entendu dire que le lac de Grand Leu est un endroit magnifique, confie Anne à sa gouvernante avant le début de sa leçon.
   La fillette espère l’impressionner autant qu’elle l’impressionne, elle, Françoise de Dinan. Cette femme droite au ton sec et juste lui remplit l’esprit d’images. Certaines lui ouvrent les portes de la liberté, lui offrant, en plus d’un savoir sur le monde, l’envie et la capacité de décider. D’autres sonnent comme des devoirs. Anne sait ce qu’on attend d’elle et n’oublie pas ce qui en dépend. La Bretagne, indépendante et fière de ne supporter aucun joug, lui reviendra un jour de droit. La fillette veut être à la hauteur de cet honneur. Déjà, elle souhaite montrer à celle qui la guide qu’elle peut apprendre des choses par elle-même.
   Madame de Dinan n’a pas répondu. Anne suppose qu’elle ne l’a pas entendue et répète la preuve de sa culture personnelle.
   — J’ai entendu dire que le lac de Grand Leu est un endroit magnifique.
   La gouvernante lève un sourcil, puis dévisage froidement l’enfant.
   — Où l’aurez-vous appris ?
   Anne ne rougit nullement et répond avec fierté.
   — Je me suis intéressée au dernier tableau acquis par notre maisonnée. Sa beauté m’a subjudée et j’ai été fort aise que l’endroit ne soit qu’à quelques lieues d’ici.
   — Subjuguée, corrige Madame de Dinan.
   — Mère m’a promis de m’y mener avant la fin de l’année, s’enthousiasme l’enfant.
   — Vous conta-t-elle la légende du Grand Leu ?
   — Oh oui, Madame de Dinan, elle le fit ! Et je frémis encore d’un récit si funeste. Mais puisqu’il faut tirer leçon de toute chose, j’en déduis qu’à manquer de clémence on s’expose à une éternelle culpabilité.
   La gouvernante ne peut cacher sa surprise. Elle observe l’enfant, et la certitude qui se lit dans son regard, avant de lui demander :
   — Comment donc en venez-vous à cela ?
   Anne se réjouit de pouvoir s’expliquer.
   — La cité d’Herbauges avait sombré dans le vice, et les péchés de ses habitants ont attiré sur elle la colère divine. Le lac du Grand Leu l’a engloutie jusqu’à sa complète disparition. Mais comment comprendre que des cloches sonnent encore depuis ces eaux si ce n’est pour que le drame reste en mémoire du Seigneur ? Avec plus de clémence, Dieu n’aurait-il pu laisser le temps aux habitants de changer leurs mœurs ? J’aime à croire qu’il s’en est voulu de son empressement et sonne ces cloches pour se souvenir de sa propre leçon.
   Françoise de Dinan est interloquée. Les mains crispées, elle ne sait comment réagir.
   — Allons, le Seigneur leur laissa une chance durant un temps très long. Il n’est pas convenable de mettre en cause son jugement, Anne.
   L’enfant est pensive et ne remarque pas l’irritation de sa gouvernante.
   — Mais, que veut dire ‘un temps très long’ pour Celui qui est éternel ? demande-t-elle.
   Partout dans le château des ducs de Bretagne, les pierres acquiescent en silence.

   Depuis deux ans déjà, Anne sait qu’elle épousera le prince d’Angleterre. Édouard, fils d’Édouard IV, promesse d’une force politique qui protègera sa terre. La fillette se questionne, mais n’ose interroger personne. Devra-t-elle l’aimer ? Faudra-t-il lui obéir ? Sera-t-elle heureuse ? Autant de doutes qui tourbillonnent dans son cœur de Bretonne indépendante. Si Anne perd sa liberté, elle protège celle de son pays. Tissée de son mince fil de vie, Anne est déjà faite de l’étoffe de ceux qui résistent. L’enfant accepte en son for intérieur de se faire instrument pour son territoire. Mais elle garde le choix de rêver. Bientôt, Édouard apparaît dans ses songes, il lui tient la main. Anne s’attache à cette image, à leur union future. Entre deux rires dans la cour du château, elle avoue à sa demi-sœur et à sa cadette qu’elle se sent amoureuse.

   Quand vient la fin de l’année, Marguerite de Foix tient sa promesse. Elle conduit sa fille Anne au lac de Grand Leu. Paré de couleurs automnales, le paysage n’a rien à envier au tableau qui le représente dans le palais de Nantes. Le soleil, bas et froid, dépose son reflet sur la surface d’eau parsemée d’oiseaux. Anne s’approche de la berge. Elle a le cœur lourd depuis qu’elle a appris la mort du prince d’Angleterre. Des ronds s’étirent à l’infini sur le lac, en rythme avec les cloches qui retentissent. Ce sont celles d’un mariage rêvé qui n’aura jamais lieu.


   Au printemps de l’année suivante, le 7 avril 1484, Anne a peur. Des hommes ont pénétré en force dans la salle où elle se trouvait en compagnie de ses parents et de sa sœur. Là où la tranquillité s’était installée, l’illusion d’être une famille normale s’est brisée. Le pouvoir de France en veut à la couronne de Bretagne qui refuse de s’incliner. Ce sont les propres seigneurs du duché, grassement soudoyés, qui sont venus trouver le bras droit du Duc, Pierre Landais, pour le mettre à genoux. Leurs esprits comme leur trajectoire se sont toutefois égarés. Landais n’est point ici et c’est sur François II que se décharge la colère des conjurés. Anne voit les menaces et les insultes pleuvoir sur son père. Douloureusement, c’est le symbole absolu de la protection qui s’effrite devant ses yeux d’enfant. Mais surtout, une odeur étrange retient son attention. Car le parfum de la peur de mourir a envahi la pièce. Sa propre terreur l’entête et fige les larmes dans ses yeux. Au sein de ce jeune esprit, âgé de sept hivers depuis peu, une décision est prise. Anne sait où elle se rendra le lendemain si elle vit encore. Et ni la foule des Nantais – toutes classes confondues – ni les marins en escale qui déferlent sur les traîtres à la première alerte pour protéger le Duc, ne la feront changer d’avis.


   La clairière dans laquelle vit l’enchanteresse ressemble à un jardin. Des fleurs y poussent et parfument l’air sans jamais se faner. Les saisons n’ont pas cours dans cet endroit ensorcelé. Au centre, une vaste fontaine accueille  des êtres, humains ou non. Ils y entrent pour se baigner et on peut lire sur leurs visages la fraîcheur de l’eau.
   Anne n’a que faire de la beauté qui l’entoure. Sa présence rompt le calme et la sérénité du lieu, mais nul ne lui en tient rigueur. Tous ont compris que sa peine est grande, justifiée.
   — Enchanteresse, demande l’enfant, ne suis-je donc faite que de destinée ?
   — Anne, répond la haute fée. Ton corps est un outil pour la terre sur laquelle tu es née. Tu m’as demandé ton avenir et je te l’ai conté. Tu en épouseras trois, tu en refuseras un. Tu choisiras bien peu en vérité. Sache qu’on ne change pas son destin, on le fourvoie seulement.
   — Ah, Dame des bois ! Que vos propos sont obscurs… J’aimerais à votre image m’abandonner aux délices de la nature. Quitter la folie des Hommes qui se battent pour posséder les terres des autres sans choyer les leurs.
   — Mon enfant, tu ne peux renoncer à tes charges mais j’en diviserai le poids par deux si tu m’y invites.
   De ses yeux d’adulte dans un corps d’enfant, Anne remercie l’enchanteresse. Déjà, elle accepte sa proposition, avant même de la connaître. Puis ses pas la guident vers la plus grande décision de sa vie.

   Le mur de flammes est haut. Les herbes qui s’y consument dégagent une odeur forte et enivrante. Des formes dansent entre les langues de feu qui lèchent le bas des cieux. Mais Anne n’a pas peur, elle se sent prête. L’enchanteresse chante alors les mots secrets, répand les larmes de trois hermines orphelines. Puis Anne s’élance dans le brasier, le traverse en psalmodiant et plonge dans la fontaine qui l’attend de l’autre côté. Elle a ressenti l’insupportable douleur, la déchirure. Seule la brûlure des flammes lui a permis de survivre à ce mal en attirant son âme vers une autre souffrance.
   Abasourdies dans l’eau froide, deux Anne se regardent. Elles se sont partagé l’essence qui les anime. L’une est prête à se livrer pour le bien de sa terre, l’autre se réjouit de sa liberté. Chacune a quelques manques, mais pourra y survivre. Et depuis ce jour-là, Anne commence à boiter.
Anne-la-libre s’installe avec délice au jardin des merveilles dans lequel l’enchanteresse l’invite. Parmi les muses, elle se sent fleurir. Quant à Anne-la-Duchesse, elle embrasse sa sœur, s’émeut de la quitter, mais s’en va sans pleurer. Grâce à son demi-cœur, elle le garde léger.


      À la fin du mois de novembre 1491, Anne-la-Duchesse gravit les marches du château de Langeais, passe sur le pont-levis qu’on abaisse pour elle. Elle n’a que treize ans, mais vient pour se marier au roi de France, Charles VIII. Dans la chambre de retrait où elle s’abandonne à l’attente et à ses pensées, Anne noue et dénoue le rideau du lit. Au gré de son humeur, elle autorise ainsi le commun des mortels à venir la trouver, à contempler sa personne enchantée sans jamais s’apercevoir de son étrangeté. La Duchesse foule les sols, traverse les pièces où se tiendra sa noce. Mais les pierres sur lesquelles elle s’appuie ne sont pas dupes de la supercherie. Toutes ont senti, dès ses premiers pas, qu’Anne ne pesait pas assez. Sa légèreté la trahit et la curiosité des roches est infinie. Ces fragments minéraux sont tous reliés dans le monde qu’ils constituent. Pour connaître le secret d’Anne, ils font appel à leur mémoire commune. Alors, les pierres apprennent l’étrange conte de la duchesse dédoublée. L’envie leur vient de louer son esprit et son courage. Car voici une existence bien courte pour la Terre, un passage éphémère, mais qui laissa sa trace dans la pierre.
« Modifié: 22 Septembre 2014 à 14:57:34 par MillaNox »

Hors ligne holden5

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Re : L'enchantée
« Réponse #1 le: 19 Septembre 2014 à 12:35:56 »
Par manque de temps je n'ai lu que le début, jusqu'à la fin du dialogue entre la jeune fille et madame de Dinan.
Je ne suis pas très amateur de littérature historique de façon générale (peut-être parce qu'on perçoit trop souvent l'intention didactique derrière) mais je trouve que tu en évites les éceuils. C'est beau dès le premier paragraphe sur les pierres, musicalement c'est très chouette aussi (j'ai lu à voix haute et ça sonnait très bien, j'ai même décelé quelques rimes peut-être volontaires)
La discussion entre les deux personnages est à la fois instructive (je ne connaissais pas cette légende autour de ce lac) et "piquante". Le personnage de la jeune Anne est tout de suite planté comme spirituel, cultivé et sympathique. J'imagine bien la tête de Dinan après sa dernière remarque! (Est-ce une vrai anecdote d'ailleurs?)

Tout ça pour dire que je suis assez admiratif de ce que j'ai lu, et que ça se lit très facilement. Je n'ose imaginer la quantité de recherches qu'il y a derrière !

H.

Hors ligne Abu-Issa

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Re : L'enchantée
« Réponse #2 le: 19 Septembre 2014 à 12:40:43 »
texte très mélodique .votre plume a un côté très littéraire ,je suppose que c'est par rapport au contexte historique du texte .
  "que ce n’est pas la pluie qu’on entend quand elle frappe le sol. Ce sont les pierres qui tentent en vain de vous parler". Pour moi la plus belle phrase du texte ,pleine de sagesse.merci du partage .

MillaNox

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #3 le: 19 Septembre 2014 à 12:58:00 »
Merci de vos lectures aussi rapides !

-holden5, oui je me suis éclatée côté recherche historique :coeur:
Le dialogue est complétement fictif, on sait qu'Anne était dotée d'un caractère fort et férue de culture, d'arts. La légende du lac existe bel et bien mais j'ignore si Anne de Bretagne y a jamais été. je me suis aussi demandé après coup si on pouvait avoir ce genre de tableaux de paysage à l'époque, mais bon...
Je suis aux anges que ça te plaise !!

-Abu-Issa : merci beaucoup ! c'est très encourageant pour moi :)

Hors ligne Rémi

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Re : L'enchantée
« Réponse #4 le: 19 Septembre 2014 à 20:30:48 »
Salut Milla,
Les points clé de l'histoire d'Anne de Bretagne sont racontés tout en restant dans l'enfance de la future reine(s !). C'est une belle trouvaille. On a du coup un récit très original sur ce point, enrichi également par le rôle de la pierre et par les légendes (celle du lac, celle de l'enchanteresse).
Sur le fond donc, belle construction.
Le style m'a plu mais certaines tournures sont complexes, ce qui est normal sur ce type de texte, je te donne un avis plus détaillé ce WE après une seconde lecture (là je pars à la musique, YEEEEEEEEEEES !). La lecture n'est donc pas forcément toujours fluide, j'étais peut-être pas assez concentré...

En tout cas, le premier paragraphe est très bien, mélodique, poétique et intrigant.

A bientôt,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Donaldo75

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #5 le: 20 Septembre 2014 à 11:13:24 »
Salut Milla,
Comme Holden, je ne suis pas un fan de ce type de texte et encore moins de cette période mais par contre j'aime bien l'histoire de Anne de Bretagne et la région dont tu parles (et dont, si j'ai bien compris, tu viens).
Du coup, j'ai dévoré cette nouvelle, originale et agréable à lire, dont le style ne fait pas moderne (donc pas d'anachronisme) et pas trop empesé non plus (alors que beaucoup d'auteurs forcent sur la forme).
Moi aussi, j'ai aimé l'image des pierres mais c'est surtout ta vision d'Anne de Bretagne qui m'a beaucoup plu, loin des poncifs qu'on lit ça et là sur elle.
Bravo et merci de nous l'avoir proposé !
Donald.

MillaNox

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #6 le: 20 Septembre 2014 à 11:34:53 »
Salut Rémi et Donald !

merci c'est chouette d'avoir vos ressentis !
à "l'époque" j'avais relu 2000 fois le texte pour le peaufiner au maximum ! 6 mois + tard, j'ai (j'espère) évolué dans mon écriture et je ne le réécrirai probablement pas de la même façon. Par contre c'est duuuur de porter un regard critique sur un texte à ce point relu, même longtemps après ! donc tes remarques seront vraiment les bienvenus Rémi, parce que j'aime bien cette histoire et que je la reprendrai avec plaisir :)
j'ai halluciné quand j'ai bossé sur la biographie de la nana, qui a eu une vie chargé et blindée de détails et anecdotes. je me tâtais donc à allonger, à en faire un truc + vaste... chaipatro !
Par contre je suis pas du tout bretonne. Il se trouve que j'habite en ce moment dans la ville où Anne de Bretagne s'est mariée, voilà pourquoi le concours m'a interpelé :)

@+

Milla

Hors ligne Lysea

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Re : L'enchantée
« Réponse #7 le: 20 Septembre 2014 à 21:27:08 »
Bonsoir Milla,

J'avais envie de venir voir ce que tu écris, j'ai donc sauté sur ce texte.

J'ai aimé le principe, raconter l'enfance d'un personnage historique en ajoutant cette légende (est-elle de toi ou bien "d'époque"? )
En tout cas l'idée de partager cette femme en deux pour qu'elle puisse à la fois accomplir son devoir et vivre libre est une belle image.

Et le pierres qui se rappellent d'elle parce qu'elle est trop légère à cause de la moitié qui lui manque, je trouve ça magnifique.

Je trouve certains passageS un peu compliquées. J'ai l'habitude de lire vite et lorsque je dois revenir sur une phrase pour la comprendre ça casse mon rythme :mrgreen:. Le premier paragraphe par exemple, j'ai du le relire 2x pour comprendre.

Je viens de le relire une troisième fois pour voir ce qui était compliqué et je dois bien reconnaitre que chaque phrase est claire, je ne sais pas pourquoi l'ensemble m'avait donner ce sentiment de confusion...

On voit que le texte est bien travaillé, mais ce qui m'a le plus plu c'est le contenu.

Ah oui! Et aussi la petite fille qui interprète les cloches qui sonnent comme les remords de Dieu, ça aussi je trouve que ça tue! Ca rend ton personnage super attachant, enfin moi, je me suis attaché à elle à ce moment là.


Voilà, voilà  :)

Hors ligne Rémi

  • ex RémiDeLille
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  • Trou Noir d'Encre
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Re : L'enchantée
« Réponse #8 le: 21 Septembre 2014 à 19:33:01 »
Salut Milla,
me revoici sur ce texte pour pinailler ou relever les quelques points qui pourraient être optimisés. Evidemment, ce n'est que mon avis et tu en fais ce que tu veux ! Il va sans dire que tout ce que je ne relève pas est pour moi Nicole Crème.

Citer
Car, s’il y a longtemps pour nous, il y a peu pour les pierres, que la duchesse foula les terres de Langeais. Du court âge des Hommes, voilà ce qu’elles retiennent.
"il y a longtemps", c'est pas super. Ajouté au renversement (le sens de la phrase se dévoile à la fin), ça fait tiquer (ou relire).
"Du court âge des Hommes" est aussi assez faible

La phrase d'après est volontairement énigmatique, mais si on vient de tiquer, ça coince d'autant plus :
Citer
La ruse d’Anne de Bretagne ne les a pas dupées.
c'est bien d'attiser la curiosité... mais de quelle ruse parles-tu ? (je ne me souviens plus, première lecture vieille de deux jours)

Citer
Mais peu les écoutent, et nul ne connaît leur langage.
Mais peu 'entre-nous les écoutent, et nul ne connaît leur langage.
Si t'as le droit d'ajouter des mots maintenant... tu as interpelé le lecteur au début, tu peux y revenir je crois.

RAS sur le deuxième paragraphe à part "enroba" (enrober de chaleur, c'est bof je trouve)

Citer
La fillette espère l’impressionner, autant qu’elle l’impressionne, elle, Françoise de Dinan.
j'enlèverais la première virgule

Citer
Cette femme droite au ton sec et juste lui remplit l’esprit d’images. Certaines lui ouvrent les portes de la liberté, lui offrant, en plus d’un savoir sur le monde, l’envie et la capacité de décider. D’autres sonnent comme des devoirs.
"emplit" serait plus soutenu
Le choix du mot "images" pourrait être revu : images qui ouvrent les portes de la liberté ; sonnent comme des devoirs.
C'est pas mal, hein, juste si tu trouves mieux...

Le dialogue qui suit est très bien. A noter que les échanges sont plus soutenus que le reste. Sûrement fait exprès, j'aime bien, ça caractérise les persos, sa pose l'ambiance XVème (même si à l'époque le françois devait être encore plus space, je crois, je n'y connais rien en fait... mais c'est l'époque de Rabelais non ?), c'est très bien.

Citer
Anne semble comblée de pouvoir s’expliquer.
elle EST comblée je crois. Bon utiliser le verbe être serait pas top, voir si tu veux peaufiner ça.

Citer
Mais comment comprendre que des cloches sonnent encore depuis ces eaux si ce n’est pour que le drame reste en mémoire du Seigneur ? Avec plus de clémence, Dieu n’aurait-il pu laisser le temps aux habitants de changer leurs mœurs ? J’aime à croire qu’il s’en est voulu de son empressement et sonne ces cloches pour se souvenir de sa propre leçon.
la première phrase laisse à croire que ce n'est pas Lui qui sonne les cloches.

Citer
Françoise de Dinan est interloquée. Ses mains sont un peu crispées. Elle ne sait comment réagir.
Françoise de Dinan est interloquée. Les mains crispées, elle ne sait comment réagir.
(ça c'est mon choix pour le rythme et pour éviter les verbe être, et le "un peu").

J'ai dit que je ne relevais pas ce qui me plaît, mais ça c'est vraiment top, sur le fond, le style et le rappel de la thématique "pierres" :
Citer
— Mais, que veut dire ‘un temps très long’ pour Celui qui est éternel ? », demande-t-elle.
   Partout dans le château des ducs de Bretagne, les pierres acquiescent en silence.

Citer
Depuis deux ans déjà, Anne sait qu’elle épousera le prince d’Angleterre. Édouard, fils d’Édouard IV, promesse d’une force politique qui protègera sa terre. La fillette se questionne, mais n’ose interroger personne. Devra-t-elle l’aimer ? Faudra-t-il lui obéir ? Sera-t-elle heureuse ? Autant de doutes qui tourbillonnent dans son cœur de Bretonne indépendante. Si Anne perd sa liberté, elle protège celle de son pays. Tissée de son mince fil de vie, déjà, Anne est faite de l’étoffe de ceux qui résistent. L’enfant accepte en son for intérieur de se faire instrument de la politique d’une terre.
Répétition en gras volontaire ?
"Si Anne perd sa liberté, elle protège celle de son pays." => je vois pas comment faire autrement, mais le présent est bizarre ici puisque le mariage ne viendra que dans de nombreuses années.

Citer
Le soleil, bas et froid, dépose son reflet sur la surface d’eau envahie d’oiseaux.
ça sonne bien mais le "envahie" me paraît un peu forcé

Citer
Le 7 avril 1484, Anne a peur.
On n'a pas retenu qu'on était en 1483 (enfin, moi !), mais tu viens de parler de la fin de l'année. Ressituer le temps avec un truc genre : "au printemps suivant, le 7 avril 1484..." aiderait le lecteur.

Citer
Ce sont les propres seigneurs du duché, grassement soudoyés, qui sont venus trouver le bras droit du Duc, Pierre Landais, pour le mettre à genoux. Leurs esprits comme leur trajectoire se sont toutefois égarés. Landais n’est point ici et c’est sur François II que se décharge la colère des conjurés.
si on ne connait pas l'histoire (et y'a des chances !), on se dit "qui est Pierre Landais ? qui est François II ?"

Citer
Et ni la foule des Nantais – toutes classes confondues – ni les marins en escale qui déferlent sur les traîtres à la première alerte pour protéger le Duc, ne la feront changer d’avis.
Pq les marins viennent-ils à leur secours, il peuvent venir de loin non ?

Citer
Au centre, une vaste fontaine accueille tout un tas d’êtres, humains ou non.
certaines remarques précédentes sont des pinaillages, mais ici, le "tout un tas d'êtres, humain ou non" est pas beau du tout du tout.

Citer
Ils y entrent pour se baigner et on peut lire sur leurs visages la fraîcheur de l’ondée.
une ondée c'est pas une averse ?

Citer
Elle rompt le calme et la sérénité du lieu, mais nul ne lui en tient rigueur. Tous ont compris que sa peine est grande, justifiée.
Sa présence rompt... c'est pas mieux ?
sa peine est "justifiée" ? (c'est plutôt sa requête qui sera justifiée)

Citer
Sache qu’on ne change pas son destin, on le fourvoie seulement.
on s'y fourvoie, nan ? fourvoyer son destin, est-ce vraiment ce que tu veux dire ?

Citer
Quitter la folie des Hommes qui se battent pour posséder les terres des autres sans prendre soin des leurs.
un peu faible dans la bouche d'Anne.
"Quitter la folie des Hommes qui se battent pour des terres sans choyer les leurs" ou un truc approchant, nan ? Prendre soin est léger sur le fon et la forme je trouve.

Citer
— Mon enfant, tu ne peux renoncer à tes charges mais j’en diviserai le poids par deux si tu m’y invites.
c'est pas un conditionnel : "diviserais" ?

Citer
Les herbes qui s’y consument dégagent une odeur forte et enivrante.
cool, fait tourner !  :mrgreen: (fallait bien que je dise une connerie quand même)

Citer
Des formes dansent entre les langues de feu qui lèchent le plus bas des cieux.
j'aime pas trop "le plus bas des cieux", ça pourrait être un poil plus poétique je trouve.

Citer
L’enchanteresse chante les mots secrets, répand les larmes de trois hermines orphelines.
un ptit "alors" en plus, pour montrer un enchaînement ?

Citer
Elle a ressenti l’insupportable douleur, la déchirure. Seule la brûlure des flammes lui a permis de survivre à ce mal en attirant son âme vers une autre souffrance.
La douleur n'est pas celle due aux flammes, il faut expliciter je crois.

Citer
L’une est prête à se livrer pour le bien de sa terre,
encore une fois le mot "terre" pour désigner le territoire (vérifie, mais je pense que ça fait quatre et peu d'autres synonimes utilisés je crois)

Citer
Chacune a quelques manques, mais pourra y survivre.
"quelques manques" assez faible je trouve

Citer
Et depuis ce jour-là, Anne se met à boiter.
"se mettre à" ; pas assez soutenu je trouve

Citer
... la quitter, mais s’en va sans pleurer. Grâce à son demi-cœur, elle le garde léger.
pas top la dernière phrase même si l'idée est super.
(grâce à XXXX peut-il renvoyer ensuite à XXXX ? grâce à mes lunettes autonettoyantes, elles sont toujours propres = pas français, nan ?)

Citer
À la fin du mois de novembre 1491,
idem que précédemment, elle a treize ou quatorze ans, mentionner que c'est une jeune fille, non ?

Citer
Dans la chambre de retrait où elle s’abandonne à l’attente et à ses pensées, Anne noue et dénoue le rideau du lit qui s’y trouve.
"qui s'y trouve", en trop. ben ouais, dans une chambre on se doute...

Citer
Au gré de son humeur, elle autorise ainsi le commun des mortels à venir la trouver, à contempler sa personne enchantée sans jamais s’apercevoir de son étrangeté.
pourquoi "ainsi" ?

Citer
Ces fragments minéraux sont tous reliés par le monde qu’ils constituent.
Ces fragments minéraux sont tous reliés dans (?) le monde qu’ils constituent.

Citer
Alors, les pierres apprennent l’étrange conte de la duchesse dédoublée.
les pierres content l'étrange légende (moi je l'aurais écrit comme ça...)

Citer
Car voici une existence bien courte pour la Terre, un passage éphémère. Mais, qui, à l’image des fossiles, laissa sa trace dans la pierre.
"Car voici une existence bien courte pour la Terre, un passage éphémère, mais qui laissera sa trace dans la pierre."
(le côté fossile renvoie à quelque chose de trop scientifique je trouve).


Hop, tout lu comme dirait l'autre...

Bon, j'ai détaillé à mort, j'espère que ça te servira à quelque chose et que quelques trucs seront pertinents...
En l'état, le texte est vraiment bien, je répète, j'ai vraiment cherché la petite bête.

A bientôt,
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
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Re : L'enchantée
« Réponse #9 le: 21 Septembre 2014 à 21:19:30 »
Saaalut,

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que ce n’est pas la pluie qu’on entend quand elle frappe le sol. Ce sont les pierres qui tentent en vain de vous parler
J’aime l’idée mais pas tant la forme. Ceci dit tu as visiblement une contrainte de mots, tu ne peux pas vraiment développer.

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Car, s’il y a longtemps pour nous, il y a peu pour les pierres,
C’est marrant, je trouve que « s’il y a long pour nous, il y a peu pour les pierres » irait mieux dans ta phrase… longtemps c’est trop… long

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Anne sait ce qu’on attend d’elle et n’oublie pas ce qui en dépend
A six ans ?  :???:
Au lire de la suite, j’en conclus qu’il me manque une information là, elle ne peut pas avoir 6ans quand elle a cette conversation avec sa gouvernante, notamment le « Depuis deux ans déjà, Anne sait qu’elle épousera le prince d’Angleterre » me confirme mes doutes….

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   — Mais, que veut dire ‘un temps très long’ pour Celui qui est éternel ? », demande-t-elle.
Bim xD

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Leurs esprits comme leur trajectoire se sont toutefois égarés
J’aurais mis leurs trajectoires (pluriel). Certes chacun n’a qu’une trajectoire, mais chacun n’a qu’un esprit aussi et pourtant tu le mets au pluriel… enfin surement que ça se défend, mais je te livre mes impressions comme elles viennent, tu feras le tri. :-¬?

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et fige les larmes dans ses yeux
j’aime bien  :)

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Au sein de ce jeune esprit, âgé de sept hivers depuis peu
Nom d’un petit bonhomme…. Donc tu veux dire qu’elle sait qu’elle va être mariée (enfin s’il n’avait pas péri entre temps) à un gars depuis l’âge de 4ans et qu’elle se sentait « amoureuse » ? Ok c’est historique donc on ne parle pas d’une imagination un peu audacieuse, mais mince, certaines époques me dépassent…. :ned:

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ne suis-je donc faite que de destinée ?
¤.¤ oh mon dieu que j’aime (beaucoup moins la réponse de la fée… |-|)

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L’enchanteresse chante
Un brin redondant tout de même….

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répand les larmes de trois hermines orphelines
le passage gore passé sous silence xD

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la curiosité des roches est infinie
j’aime l’idée  ^^

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Ces fragments minéraux sont tous reliés par le monde qu’ils constituent
Aime pas trop la formulation, c’est confus, être relié par ce que l’on construit… c'est ce qui nous relie qui construit quelque chose de nous normalement… BREF, pas clair  :huhu:

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Alors, les pierres apprennent l’étrange conte de la duchesse dédoublée
Si la mémoire est commune, c’est plus joli (celui mon code de principes de gouts et affinités  :lecon:) de dire « se souviennent »

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L’envie leur vient de louer sa malice et son courage
Malice, malice…. Pas convaincue… c’est un acte de salut, pas de tromperie, pas d’acte mauvais. Elle cherchais à se préserver en partie…

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Mais, qui, à l’image des fossiles, laissa sa trace dans la pierre.
Ah non, bah tu peux pas finir sur les fossiles, c’est ni poétique, ni dans le thème…. Je finis sur Anne et deux vélociraptors… nan  :huhu:



J’ai bien aimé lire ton texte  :). J’écoutais une musique qui allait bien avec, je me suis laissé bercer par ces phrases. Il y a certaines idées que j’aime beaucoup.
Après, je n’ai pas réussi à me connecter avec Anne, quelque chose me laisse éloignée un peu, sans doute le fait de mélanger des faits avec des formulations très distantes  :\?.
Genre « Des hommes ont pénétré en force dans la salle où elle se trouvait en compagnie de ses parents et de sa sœur. Là où la tranquillité s’était installée, l’illusion d’être une famille normale s’est brisée. », je ne ressens ni la force, ni le drame, ni rien du tout  :???:. Ça faisait plutôt résumé d’un téléfilm dans ma tête, et ça ça me déconcentre de ce que je lis et je reste en lecture-lointaine  :(.
Tout ce paragraphe-là m’a donné cette impression. Et d’autres phrases de-ci de-là.
Alors, j’insiste sur le fait que j’ai trouvé la lecture très agréable et plein de passages très beaux, parce que tu vas pas finir sur l’idée que j’ai pas apprécié, hein  ::)

Merci pour ce texte  :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

MillaNox

  • Invité
Re : Re : L'enchantée
« Réponse #10 le: 22 Septembre 2014 à 14:56:30 »
Salut Lysia, Rémi et Tomoyo !

merci pour vos précieux avis et conseils !

Tomoyo, je sautille de joie que tu aies aimé !  :coeur: :coeur:

J'ai fait quelques modifs basiques en suivant vos conseils mais je crois que maintenant que n'ai plus de contraintes de pages, je vais peut-être essayer de le transformer en quelque chose de + long (enfin en projet à moyen terme s'entend). En particulier l'épisode de la conjuration je l'ai effectivement esquisser en ultra rapide et le rendu est moyen. Bref vous entendrez sûrement encore parler de cette histoire en 2015 ;)

je suis un peu embêté par mon
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Car, s’il y a longtemps pour nous, il y a peu pour les pierres, que la duchesse foula les terres de Langeais.
je suis d'accord avec vous sur le il y a longtemps qui cloche, amis long tout court ne me convient pas et je n'arrive pas à le tourner autrement tout en restant dans le ton. si vous avez une idée  :-¬?

Rémi je te réponds en gras :

La phrase d'après est volontairement énigmatique, mais si on vient de tiquer, ça coince d'autant plus :
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La ruse d’Anne de Bretagne ne les a pas dupées.
c'est bien d'attiser la curiosité... mais de quelle ruse parles-tu ? (je ne me souviens plus, première lecture vieille de deux jours)
ben du fait qu'elle se soit dédoublé, c'est pour attiser la curiosité du lecteur...

Le dialogue qui suit est très bien. A noter que les échanges sont plus soutenus que le reste. Sûrement fait exprès, j'aime bien, ça caractérise les persos, sa pose l'ambiance XVème (même si à l'époque le françois devait être encore plus space, je crois, je n'y connais rien en fait... mais c'est l'époque de Rabelais non ?), c'est très bien.

Oui oui, et ils parlaient vraiment français au palais des ducs de bretagne et non breton, mais bon je suis pas capable de vraiment écrire en vieux françois !  :D

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Et ni la foule des Nantais – toutes classes confondues – ni les marins en escale qui déferlent sur les traîtres à la première alerte pour protéger le Duc, ne la feront changer d’avis.
Pq les marins viennent-ils à leur secours, il peuvent venir de loin non ?
ben dans l'histoire historique, c'est ce qui s'est passé, ceux qui étaient sur place (en escale) ont aussitôt foncé pour aller défendre le duc

Citer
Sache qu’on ne change pas son destin, on le fourvoie seulement.
on s'y fourvoie, nan ? fourvoyer son destin, est-ce vraiment ce que tu veux dire ?
ben oui je voulais dire ça  :-\

Citer
— Mon enfant, tu ne peux renoncer à tes charges mais j’en diviserai le poids par deux si tu m’y invites.
c'est pas un conditionnel : "diviserais" ?
non non, futur

Citer
Les herbes qui s’y consument dégagent une odeur forte et enivrante.
cool, fait tourner !  :mrgreen: (fallait bien que je dise une connerie quand même)
Hi hi hi  :mrgreen:

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... la quitter, mais s’en va sans pleurer. Grâce à son demi-cœur, elle le garde léger.
pas top la dernière phrase même si l'idée est super.
(grâce à XXXX peut-il renvoyer ensuite à XXXX ? grâce à mes lunettes autonettoyantes, elles sont toujours propres = pas français, nan ?)
j'arrive pas à faire autrement...

Citer
Au gré de son humeur, elle autorise ainsi le commun des mortels à venir la trouver, à contempler sa personne enchantée sans jamais s’apercevoir de son étrangeté.
pourquoi "ainsi" ?
ainsi car c'est le nœud au rideau du lit qui dit si elle veut bien de la visite ou pas, ça renvoie donc à la phrase d'avant

merciiiiiii encore !

Milla

Invité

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #11 le: 15 Octobre 2014 à 23:28:27 »
C 'est ton versaaaaiiiiiiire ! Alors je fais un commentaaaaaaiiiire ! \o/


Bon, pas besoin de rappeler le code couleur, hein ?
Allez, hop =>
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


=>
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


La biz, pour finir l'anniv, hein ;)

Edit : ok donc c'est bien ça, j'ai lu le troisième prix : c'est un jury pourri. Si, si. Je le dis. Oui, oui. Je préfère amplement la tienne ! Et même les deux suivantes (bon elles sont pas mal cela dit), mais je pense que ce qui t'a porté à défaut (et c'est la faute du jury), c'est le registre et l'époque pure, la façon de parler : ça aurait fait kiffer moins de gens "lisant" les résultats du concours parce que plus fastidieux, plus documenté, plus "technique", dirais-je hasardeusement.
Bref, on est plus dans le "toucher le plus de monde possible" que viser la prise de risque et la qualité : là, c'est toi qui gagne haut la main. Sur le scénar, ça se discute. T'as carééééément pas à rougir de honte face à eux, hein.
« Modifié: 15 Octobre 2014 à 23:43:02 par Psykokwak »

MillaNox

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #12 le: 16 Octobre 2014 à 09:50:37 »
Un commentaire d'anniversaire !  :coeur: :coeur: :coeur:

Bah merci une fois de plus pour cette analyse détaillée Aahraz ! J'étais très frustrée à l'époque où j'ai écris cette nouvelle par le nombre de caractères ultra limités qui me faisaient balancer des infos imbuvables en une seule phrase... Pour cette histoire de concours, j'ai probablement pas fait assez léger... Mais j'ai toujours en tête de réutiliser cette base pour développer un truc chouette. j'hésite encore pas mal, entre tenter une nouvelle longue, un roman court (parce qu'y a vraiment à faire Anne de Bretagne a eu une vie de fou tout du long! ) ou un scénario BD ?? à voir à voir !

en tout cas merci encore, tes remarques vont me permettre de refaire deux trois changement en attendant la grande transformation ! :)

La bise à Indy !

Milla

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Re : L'enchantée
« Réponse #13 le: 16 Octobre 2014 à 22:17:07 »
Elle parle vachement bien, la gamine, quand même  :mrgreen:


Euh, il se fait tard, j'ai été larguée dans ton texte. En même temps, je suis une grosse quiche en histoire pré XIXe siècle, haha.
Oui donc j'ai pas tout suivi, y avait des trucs sympa au fil de la lecture (le jugement de la gamine, le truc avec les pierres) mais j'ai eu l'impression de lire un texte qu'on avait à tout prix essayé de faire rentrer dans un moule.
J'ai la curieuse impression que ton texte est à la fois trop long et trop court : je me suis souvent demandée quelle était l'utilité de tel ou tel passage et quand j'ai commencé à m'intéresser au texte, c'était déjà la fin.
Du coup, je reste perplexe, je ne pige pas bien le but de l'histoire. Tu m'éclaires ?  ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

MillaNox

  • Invité
Re : L'enchantée
« Réponse #14 le: 16 Octobre 2014 à 23:58:41 »
ben le but c'était de répondre à un appel à texte ;) le thème étant "anne de bretagne dans le nouveau millénaire". J'habite langeais donc je passe souvent sur les pierres dont je parles, j'ai laissé voguer mon imagination tout en me documentant sur la vie de cette femme. pis je me suis retrouvée avec beaucoup d'idées pour un nombre de pages autorisées réduit... Après le but en dehors de l'AT, intriguer un peu, partager des connaissances/découvertes, essayer de porter un regard neutre sur un autre temps ?

merci de ton passage.

Milla

 


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