Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

07 novembre 2026 à 01:05:35
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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » Le petit salon » Ray's Day 2014

Auteur Sujet: Ray's Day 2014  (Lu 11671 fois)

Hors ligne Baptiste

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #30 le: 22 août 2014 à 22:33:52 »
Allez en passant une petite participation pour aider aux 451 posts

De l'ivresse de la lecture
Chronique terrienne, littéraire et éthylique (bourré de vins, de référence et de bonnes intention)

   « La chair triste est là car j'ai bu tout les litres » comme le disait souvent Jean-Gustave Mallarmé au bistrot de la place. Oui, bien sûr, ce n'est pas vraiment de Mallarmé, cette phrase. C'est comme qui dirait un pastiche, pour reprendre le cri de l'auvergnat en vacance à Marseille. Mon pote Gaby, il ne serait pas content. Lui, il dit toujours : « Celui qui maltraite le langage rajoute au malheur de l’humanité ». L’autre jour, on parlait littérature et ça a mal tourné comme dirait un derviche de mes potes. On s’est disputé parce que j’ai osé dire que l’auteur que je trouvais le plus sympa, c’était La Fontaine puisque c’était un homme affable. Ça l’a énervé, il m’a dit : « Le jeu de mots est la fiente de l’esprit ». Non attends, ça c’est pas de Gaby, mais de Victor ou d’Hugo. Enfin d’un type qui vient picoler avec nous à l’occasion et qui a squatté les waters-cosette à l’époque où il écrivait Les misérables.
   Enfin, bref, Gaby m'en veut. Faut dire aussi qu'en littérature, il est très à cheval sur ses principes. Remarque moi aussi mais je suis très mauvais cavalier. Et puis que veut-tu, malgré tout le respect que je porte à l'imparfait du subjonctif, faut dire que c’est un plaisir de trousser la langue, qu’elle rougisse et se verdisse, de s’amuser à empiler des syllabes et de faire tenir ce fragile équilibre au moment d’une pirouette verbale périlleuse, de jouer avec les mots. Mêler cette langue avec d’autres par goût du jeu et la rendre interlope. Et faut pas croire, sous ses airs de puriste académique, Gaby, il aime bien ça aussi. Tiens, l’autre jour au bistrot, y a un tchèque sans provision qui a débarqué. Alors Gaby lui a payé un coup. L’autre voulait le rembourser, mais Gaby lui a répondu :« A Vienne que pourra ».
   Il est comme ça Gaby, il aime jouer avec les mots. Pour être honnête, ça m’amuse aussi beaucoup. Parfois, on fait des calembours tellement navrants que les gens lèvent les yeux au ciel. Mais comme il leur dit si bien : « Inutile de regarder en l’air, y a pas un bistro dans cette direction. »
   Parce qu'il faut que je vous dise : Gaby, il est peut être alcoolique mais il est aussi poète à ses heures. Mais plus du tout à seize heure trente, faut le reconnaitre.  Et la poésie c'est important. Ça embellit la vie, ça Rimbaud, ça permets de voir les choses en farce et comme ça d'avoir de l'espoir en l'avenir.
   Et je crois qu'en ce moment on en a bien besoin, de l'espoir. Parce que quand même, c'est pas la gaudriole. J'ai l'impression que tout le monde fait la gueule, s'isole, et est guetté par la déprime. Alors on se change les idées comme on peut. Gaby, il joue avec les mots en compulsant frénétiquement son almanach' Vermouth et moi, je m'essaie à la philo de comptoir, parce qu'en terrasse, c'est trop cher. Qu'est-ce que tu veux ? La philo moi, j'ai ça dans le sang. Quand je lis les lettres et le néon de Jean-Sol Partre, ça me remue les tripes à la mode de Kant. J'aime jouer avec Descartes, et je me suis beaucoup intéressé à la période Heidegger de 14-18. J'ai un peu du mal avec les antiques, parce que ça me fout le vertige. J'ai peur d'Ovide. Pis Platon et Socrate, c'est pas mon truc, je suis pas vraiment un lecteur à ciguë, si je puis dire. Mais quand je me plonge dans les modernes, plus moyen de me décrocher. Au chaud, au fond de mon Nietzche, je n'y suis pour Bergson.
   Enfin, moi je ne me baignerais pas dans n'importe quels discours quand même. Y a des risques. J'ai connu un homme politique, il s'est retrouvé enfermé dans une parenthèse qu'il avait ouverte et qu’il avait oublié de refermer. Et au bistrot, l'autre jour, il y a un militaire qui s'est noyé dans un Verdun. Alors je me méfie toujours un peu. Il n'y a pas de paroles sans risque. Comme dit Gaby : « Les mots en l'air finissent toujours par retomber ». Je ne goûte pas de tous les mots. Il y a des mots salés sucrés, aigres ou amers. Des mots doux, des mots durs. Des mots crus ou cuits. Les mots on les mâche, les avale, les crache ou les digère.
   Mais les paroles de Gaby, je les bois littéralement. J'aime nos conversations, qui poussent doucement à la rêverie, sans y chercher trop de cohérence. Et quand la soirée s'achève, la tête un peu lourde du vin, de la bière et des phrases échangées, on fume une dernière sèche devant le bistrot. Quand on a terminé, le patron vient jeter un dernier coup devant, pour nettoyer. Gaby m'arrache toujours un dernier sourire en constatant gravement : « Seau d'eau, mégot mort ».
   Paraîtrait qu'il vaut mieux faire un bon mot qu'un mauvais livre. Je sais pas si je suis tant d'accord que ça. Après tout, un bouquin c'est une drôle de galère. Il en faut beaucoup pour embarquer à bord d'un bateau livre. Tiens moi qui te parle, à force de nager dans des flots de paroles, de goûter et d’entendre tous ces jeux de mots laids, j’ai eu envie d’écrire moi aussi. Même si en ce moment, j’ai la muse paresseuse. Pourtant, j’ai joué de l’encrier sur ma page écrue, j’ai écrit et j’ai crié pour qu’elle revienne, mais elle fait la sourde oreille, je crois. C'est attristant comme dit Iseult. Mais je la comprends.
   Alors en ce jour de fête de la littérature, des auteurs des lecteurs et d'un certain Bradbury qui, en son temps fit des chroniques à sa manière martienne, j'ai bien envie de chômer. Peut être flâner au détour d'une bibliothèque, choisir un livre immense et puis l'ouvrir, voir si sous le pavé, je trouve la page. Et puis entre deux lignes, peut être, faire une petite sieste. A vrai dire, je rêverai d'une société qui ne s’occuperait que d'amour, de lecture et de paresse. Imaginez un peu le tableau :On organiserait de véritables conférences au sommier, on redécouvrirait Shakespeare et son songe d'une nudité, on prouverait pour une fois que la fiction crée l'orgasme.
Et puis enfin ivre de mots, repus de vins, l'esprit et le corps enfin apaisé, nous pourrions dormir. Dormir enfin... rêver peut-être... surement d'ailleurs. Si on nous en laisse le temps.
Car c'est triste à dire mais comme dit Gaby : « Le temps passe. Seuls les œufs durent.. » 

(pardon pardon, c'est très mauvais, mais je tenais à faire un truc)

Hors ligne Shaé

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #31 le: 22 août 2014 à 22:44:40 »
Ce texte a été écrit un peu à la va vite, à la sortie du boulot, avant de partir au ciné, donc il est sûrement à modifier... Mais je voulais participer à la célébration de ce jour qui me tient à coeur.

Je dédit mon texte à Erwan (il va falloir qu'on m'explique comment faire des liens vers des endroits du forum), désolée très cher collègue mais je ne suis pas sûre d'avoir réussi à exprimer tout ce que j'aurai voulu. Ah oui c'est en référence à ton oeuvre Aveux (là encore le lien manque..)

http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,10972.msg197274.html#msg197274



Comme tous les matins


Je me lève, pleine de haine. Je ne sais pas d’où toute cette colère vient. Mais elle est là. Comme si elle avait toujours fait partie de moi. Je me lève et me dirige machinalement vers la salle d’eau. J’aime l’appeler comme cela. Salle d’eau. J’imagine que l’eau monte, monte, et m’emporte. Me libère. Je prends mon crayon noir et me peins le visage. Je laisse mes cheveux détachés, sans les coiffer. J’aime sentir ce voile apaisant le long de mes joues. Je suis cachée. Personne ne pourra m’enlever mes pensées. Et personne ne pourra me voler cette haine.

Je descends les escaliers, un sourire aux lèvres comme tous les matins. J’attrape une pomme et vole vers la sortie. Ma mère me retient. Comme tous les matins. Comme tous les matins, elle me dit que je devrais manger quelque chose de plus consistant pour commencer ma journée. « Une jeune fille comme toi ça a besoin de force à ton âge ! » Et comme tous les matins je hoche la tête comme le fait le boucher du quartier, l’entendant à peine au travers d’Oblivion.

J’arrive à ma voiture, pose mon sac sur le siège passager. Je n’aime pas son poids lourd sur mes épaules. J’enclenche la marche arrière et me voilà partie. Comme tous les matins, j’augmente le son pour que la mélodie de Metallica transperce mon être. Et je baisse ma fenêtre pour offrir ma pomme au bitume. Je profite de l’air doux du printemps qui cours dans mes cheveux. J’aime le printemps. L’odeur de l’herbe fraîchement coupée, celle des fleurs qui commencent à naître, l’humidité de l’air et la chaleur pesante qui entre dans nos corps.

En arrivant au lycée, je vois tous ces ados qui se pressent à entrer. Je regarde l’heure. Les néons de l’horloge indiquent 7h50. Comme tous les matins, je suis juste à l’heure. Je prends néanmoins le temps de réajuster le rétroviseur pour me repeindre le visage. Réellement. Je ne contrôle pas mes mains. Je les vois tracer de grands dessins aux allures tribales dans le creux de mes joues et s'envoler vers le sommet de mon crâne.
 
A partir de ce moment, je suis comme un pantin dont un Dieu vengeur tirerait les ficelles. Je me vois prendre mon sac et me diriger dans le couloir principal. Je les vois eux, riant, se pressant, se narguant. Comme tous les autres matins. Ils ne me voient pas. Je passe au milieu d’eux comme si j’avançais dans une pièce vide. Je me dirige vers ma salle de cours, et lentement, en franchissant la porte, et, toujours lentement, je le sors de mon sac.

Je déteste le printemps. Je déteste l’odeur de l’herbe fraîchement coupée qui me donne des allergies, celle des fleurs qui me donnent la nausée. Je déteste cet air lourd et pesant qui rend l’homme imbécile.

L’instant d’après, je me réveille. Comme tous les matins, je ne comprends pas. Tous mes sens me reviennent un à un, me percutant de plein fouet. L’odorat. L’odeur de sang me remplit les narines, suivie de près par celle de la sueur. L’odeur de l’acier et des larmes. L’ouï. Les sons me reviennent comme si on enlevait du coton de mes oreilles. D'abord sourd, le grondement du monde prend vite toute son ampleur. J’entends des cris, des pleurs. Une alarme et des sirènes en bruit de fond. Le goût. Je sens au bout de ma langue, les senteurs de l’air. On y retrouve le sang et la sueur…mais aussi celle de cette herbe fraîchement coupée. Le toucher. Je sens un objet lourd dans la paume de ma main droite. Mes muscles sont tendus et douloureux. La vue. Des corps. Une pile de corps jonche le sol. Du sang. Il y a du sang partout. Les personnes encore vivantes me regardent effrayées. Un katana dans les mains. Je suis en position de combat. Tout ce sang sur moi. Et, dans le miroir de la salle de classe, je contemple mon œuvre. Et je souris.

Je me sens libre. Cette haine a disparu. Quelle sensation délicieuse. Cette toute puissance. J'ai le pouvoir de choisir qui doit mourir et qui doit survivre. Car l'homme ne vit pas, il survit au monde harassant qui l'entoure. Cette émulation, cette jalousie le pousse à des folies. Être comme, être mieux que...il en oubli d'être tout simplement. Non il n'est plus, mais il a. Il possède. Et moi aussi, aujourd'hui, je possède. Je ne possède pas la meilleure famille, pas la meilleure voiture ou la meilleure maison. Je n'ai pas le nouveau téléphone dernier cri ou les nouvelles chaussures de chez MiuMiu. Je possède l'humanité. Car je la contrôle comme ils espèrent un jour pouvoir contrôler leur vie. Mes yeux se posent sur les clichés de la société que mon sabre a torturés. L'oeuvre ne fait que commencer...

Et c’est là que je me réveille. Comme tous les matins, j'ai peur... Docteur, aidez-moi. Ce cauchemar me hante, me ronge, et je sens…je..je commence à la sentir…cette haine…

« Mariam, calmez-vous. Respirez...c'est bien. Mariam, je suis désolé, mais ce n'est pas un rêve... Vous ne vous souvenez pas ? Cela fait un an maintenant que vous avez tué dix-huit personnes dans votre salle de classe avant d'hoter la vie de vingt-quatre autres dans le gymnase. Vous avez été déclarée non criminellement responsable pour troubles mentaux. Vous êtes ici pour guérir, et le dénis ne vous fera pas avancez"

"Vous avez un problème docteur. Vous pensez vraiment que je suis folle ? Que je ne me souviens pas de toutes ces vies que j'ai lentement et méticuleusement enlevées ? Je me souviens de chacune d'elles, d'Allana qui m'a jurée croire en Dieu pour s'en sortir lorsque que je m’apprêtais à l'égorger....qu'elle imbécile.. Elle méritait de mourir, sûrement pas par moi, mais il faut bien s'accubler de quelques morts moins plaisantes quand on veut accomplir ma tâche. Vous avez un problème docteur, car je ne souhaite pas guérir. De quoi voulez-vous bien me préserver ? De ma soit disante folie ? Je suis plus raisonnable que tous ces fous qui courent après le temps et l'argent et qui ont perdu le sens, toutes les vrais raisons de l’existence !!"

"Vous ne sortirez pas d'ici avant d'être guéri de votre folie !"

"Alors je préfère mourir que de voir cette humanité qui me dégoûte s'en sortir sans passer par la justice de ma lame"

Elle bondit du fauteuil pour atteindre les stylos trônant sur le bureau de son piètre médecin. Son regard se planta dans celui qui jouait au sauveur sans savoir qu'il était plus malade qu'elle, atteint de la folie de l'utilitaire. Elle recula lentement en prononçant ses mots : "Vous consumez les ressources que la Terre s'efforce de vous offrir sans penser aux générations futures qui ne connaîtront qu'un monde de désolation. Il y aura la guerre de la faim, la guerre de la soif, la guerre du pétrole, la guerre nucléaire ! Elles ont déjà commencé... Et en consommant l'homme, je ne redonnais qu'à ce monde, un peu de répit. Si vous êtes horrifié par ce que je suis, demandez-vous qui m'a faite ainsi. Je ne suis pas la seule enfant de ce siècle qui aura compris que les adultes ne sont plus que s'ils possèdent, mon oeuvre sera achevée, je vous en fais la promesse."

Et sur ces dernières paroles, elle se libéra. Le stylo bille noir planté dans sa carotide, elle soutint son regard. Elle souriait.
« Modifié: 22 août 2014 à 23:40:08 par Shaé »
Que les mots qui sortent de mes lèvres et de mon esprit soient immortalisés sur des feuilles de papier immaculées.

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Hors ligne Zacharielle

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #32 le: 22 août 2014 à 23:51:31 »
J'ai libéré un livre ce soir en passant...





Quant au papier russe :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 22 août 2014 à 23:59:57 par Zacharielle »

Ceiht-El

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #33 le: 23 août 2014 à 00:12:08 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Aahraz

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #34 le: 23 août 2014 à 00:15:32 »
OK donc ma photo en réponse à la phrase de 7L qui elle même est une réponse à une photo :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
*

Voilà. Des bisous à tous les Rays du monde, et à toutes les raies aussi s'il le faut parce que le sexisme c'est le mal.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #35 le: 23 août 2014 à 00:20:48 »
bon et puis j'avais enregistré une vidéo vite fait ce matin

http://www.dailymotion.com/video/x24bl8o_en-ce-temps-la_webcam

c'est horrible à écouter mais j'ai pas pu la refaire en version pas-slam j'avais un vélo à prendre :roidumonde:

texte : Cendrars, la prose du transsibérien

Hors ligne Kerena

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #36 le: 23 août 2014 à 00:35:18 »
Je vous offre un de mes passages préférés, concernant la création. Ça parle de peinture, mais je le trouve très approprié concernant l'écriture :

"Il considérait le papier blanc comme le grand univers de la non-existence. Un simple coup de pinceau y ferait naître l'existence. Il pouvait évoquer la pluie ou le vent à volonté mais, quoi qu'il dessinât, son cœur subsisterait à jamais dans le tableau. Si son cœur était corrompu, le tableau serait corrompu ; si son cœur était agité, le tableau le serait aussi. S'il essayait de faire étalage de son adresse, impossible de le cacher. Le corps humain s'efface, mais l'encre survit. L'image de son cœur survivrait après que lui-même aurait disparu.Il sentit que ses pensées le retenaient. Il était sur le point de rentrer dans le monde de la non-existence, de laisser son cœur parler seul, indépendamment de son égo, libéré de la touche personnelle de sa main. Il essayait d'être vide, attendant l'état sublime où son cœur s'exprimerait à l'unisson de l'univers."

Eiji Yoshikawa, La Parfaite Lumière
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Baptiste

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #37 le: 23 août 2014 à 00:54:51 »
et pour essayer de completer les 451 posts, une chronique d'un copain (ça commence à 1:50) sur l'érotisme du livre en papier face au numérique (je suis pas tout d'accord sur tout, hein, mais bon, ça me semble adapté sur "l'amour du livre " ^^)

Hors ligne Loïc

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #38 le: 23 août 2014 à 02:10:12 »
Image :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Faudrait finir le Cadavre aussi :mrgreen:
"We think you're dumb and we hate you too"
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"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #39 le: 23 août 2014 à 02:18:07 »



clic for song ♪
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Ambrena

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #40 le: 23 août 2014 à 05:33:33 »
Des extraits du Livre de Raison d'H.P. Lovecraft :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



Un bref passage du dernier Nothomb sorti, Pétronille , à propos de la réception de (son ?) oeuvre littéraire par ses proches :

"Maman, tu l'as lu ? lui demandai-je sotto voce.
- Oui. Je n'ai pas compris de quoi ça parlait, mais c'était très beau."

[...]"Ta mère est un peu spéciale, non ?
- Ne t'inquiète pas. Elle dit que mon titre le plus connu est
Cris et Chuchotements."


J.K. Rowling et l'écriture :

“Writing for me is a kind of compulsion, so I don’t think anyone could have made me do it, or prevented me from doing it.”

“Yes, it has made me happier. Finishing them has made me happier. Before I wrote the Potter books, I’d never finished a novel. I came close to finishing two.”

“I always advise children who ask me for tips on being a writer to read as much as they possibly can. Jane Austen gave a young friend the same advice, so I’m in good company there. (...) Read a lot. Reading really helps. Read anything you can get your hands on.”

“I just write what I wanted to write. I write what amuses me. It’s totally for myself. I never in my wildest dreams expected this popularity.”

"I didn’t write with a target audience in mind. What excited me was how much I would enjoy writing about Harry. I never thought about writing for children — children’s books chose me. I think if it is a good book anyone will read it."
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne Zacharielle

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #41 le: 23 août 2014 à 07:38:38 »
L'édition 2014 est terminée !
Merci à tous pour votre participation. 451 messages, c'était bien ambitieux, mais on en a fait 40 quand même, et c'était un beau pot-pourri :D Encore merci à tous, et rendez-vous l'année prochaine !

Hors ligne Kerena

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #42 le: 23 août 2014 à 12:59:30 »
Et voici notre cadavre exquis !

"Il était une fois un chat au pouvoir et aux projets maléfiques. Son but ultime : devenir Maitre du monde ! (et avoir du rab de croquettes). Il se résolut un jour, après de long mois de procrastination, à le mettre son plan en application. Tout d'abord, il lui fallait des chips saveur poulpe. Ensuite... Une bonne bière à l'oseille, et une serviette à carreaux. Rouges, les carreaux. Tous ces préparatifs étaient nécessaires à la réalisation de son Plan - avec un "P" majuscule, évidemment. C'était quelque chose d'important quand même. Tellement important qu'il n'allait quand même pas oublier de prévenir sa voisine ! Eh, quoi ? Ce n''est pas parce qu'il partait que son chat devait mourir de faim ! Et puis si ça lui permettait de lui glisser un clin d’œil ou deux... Bref, ne pas s'égarer : bisou au chat, sac-à-dos, clé et zou, dehors."

Perso, je le trouve énorme, parce que y'a de la continuité et surtout du n'importe quoi xD
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Hors ligne Chat-noir

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Re : Ray's Day 2014
« Réponse #43 le: 24 août 2014 à 01:20:00 »
Joyeux Ray's Day (je peux pas plus pour l'instant, je prendrais le temps pour autre chose dans quelques jours) ! :D
" Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. " - Edgar Allan Poe

 


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